Casse du service public de santé : jusqu’où les laisserons nous aller ?

Au 1er juillet, de nouvelles fermetures prendront effet:
– Maternité de Dourdan
– Maternité de Privas
– Lits de chirurgie de Brignoles
Tous les jours, ce sont aussi de nouvelles amputations de services, comme à Douarnenez, à Briançon, à Sarlat, Bichat-Beaujon à Paris, des structures menacées comme à Apt, Die, Millau, des risques de réductions d’horaires comme à Lure et
Luxeuil… Tout cela sous divers prétextes, au premier plan desquels le manque de personnels médicaux, alors que le numérus clausus et la liberté d’installation n’ont jamais été remis en cause par les gouvernements successifs.

Santé, après l’été un automne de tous les dangers

 

Pendant l’été, Le gouvernement et le ministère de la Santé ont poursuivi inexorablement leur politique de démantèlement du
service public hospitalier :
– restructurations entraînant des fermetures de sites ou d’activités
– fermetures de maternités et de centres d’interruption volontaire de grossesse qui leur sont liés (Dourdan, Privas).
– fermetures de services de chirurgie de plein exercice (Sarlat, Douarnenez)
– réductions d’horaires ou fermetures temporaires de services d’urgence (Valognes, Firminy, Saint-Vallier, Mantes…)
– et partout des fermetures « temporaires » de lits comme à Lure-Luxeuil.

Lourdes menaces sur l’avenir de la Maternité des Bluets

La Coordination Nationale apporte tout son soutien aux personnels
Créée aux lendemains de la Libération par Pierre Rouquès chirurgien, résistant, pionnière de «l’accouchement sans douleur », la Maternité des Bluets résiste depuis de nombreuses années aux mesures d’austérité qui touchent plus particulièrement la Périnatalité.
Pour faire face à un plan de retour à l’équilibre financier, elle est passée de 1800 à 3000 naissances par an, avec un effectif soignant constant.
A cela s’ajoute un réel problème de gestion, obstacle supplémentaire pour la pérennité de la structure et qui rend difficiles les recrutements nécessaires. C’est pourquoi, pour débloquer la situation, la Coordination Nationale appelle toutes les parties prenantes à mettre en œuvre rapidement une démarche et un contrôle démocratique intégrant personnels et usagers.