Sedan le 22 septembre 2022

Plus de cinquante personnes s’étaient rassemblées devant l’hôpital de Sedan, venues à la rencontre du comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes en cette journée nationale d’action pour la santé et les hôpitaux publics pour avoir des informations sur la situation de la maternité.
Le communiqué récent de l’ARS, au delà des discours de langue de bois, ouvre à la possibilité de « rupture d’activité » de la maternité, autrement dit sa fermeture qui se prépare d’après les fuites venant des personnels, malgré l’omerta qui règne.
Le contexte local a été remis dans le cadre national avec l’état catastrophique des hôpitaux actuels, la nécessaire exigence d’une loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2023 répondant aux besoins et appel a été fait à prolonger l’action le 29 septembre.
Parmi les présents, on notait la présence de plusieurs élus de Sedan, de la secrétaire de l’UD CGT, de la responsable de la LDH.

Le comité de défense va poursuivre la mobilisation : un RV est prévu avec le maire de Sedan.



L’intervention de la LDH

L\’intervention de la représentante du syndicat CGT des enseignants

Creil : la fermeture de la maternité est illégale

Rassemblement jeudi 22 septembre à 18 h devant l\’hôpital de Creil pour exiger le retour d\’une maternité à Creil

C’est NOTRE DÉTERMINATION, la manifestation de LA VOLONTÉ DE TOUTE UNE POPULATION qui obligera l’ARS à réexaminer son erreur et à
ne pas traiter la décision du tribunal comme un simple problème administratif.

Le tract avec toutes les explications

Cherbourg – Vallognes : Soutien du comité aux sages-femmes

Après la sélection des patients aux urgences voilà la sélection des femmes en gynécologie.

Le manque de mesures pour maintenir les sages-femmes en poste et pour anticiper les départs et les recrutements aboutit à une importante réduction du nombre de sages-femmes à l’hôpital. Elles ne sont plus en mesure d’accueillir toutes les femmes qui se présentent.

C’est ça qui motive la colère des sages-femmes du CHPC et la colère des usagers qui voient l’accès aux soins à l’hôpital être adapté à des capacités d’accueil réduites, à un manque de personnel organisé alors que les vocations ne manquent pas, à un manque de lits et d’équipements et de moyens.

Renvoyer les femmes vers le secteur libéral ou le secteur privé c’est leur dire poliment allez vous faire voir ailleurs, alors que cet ailleurs n’est pas en mesure de prendre en charge ces femmes que l’hôpital renvoie.

L’association citoyenne de défense du CHPC et de promotion de la santé apporte son total soutien aux sages-femmes et à leurs revendications :

-embauche de sages-femmes, pas en cdd ni en cdi mais en les nommant stagiaires de la fonction publique hospitalière le jour de l’embauche pour être titularisées au bout d’un an. C’est-à-dire les intégrer totalement dans la fonction publique hospitalière et leur ouvrir une perspective de carrière

– reconnaître leurs compétences et responsabilités en mettant à niveau leurs salaires et la rémunération des gardes et astreintes, travail de nuit et dimanches et fériés.

-répondre à leurs demandes de matériels, d’équipements, de formation continue

-être entendues par une administration atteinte de bureaucratose et de surdité.

Malheureusement ce sont les femmes qui seront moins suivies, avec moins d’information d’éducation à la santé et de prévention. Elles seront de nouvelles victimes de choix de gestion financière du service public de santé. Malheureusement, les conditions de travail dégradées, l’absence de réponse à leurs demandes et la perte de sens de leur précieux travail vont encore pousser les sages-femmes vers la sortie. Fuite des médecins, fuites des infirmières et aides-soignantes et maintenant fuite des sages-femmes… Qui détruit l’hôpital public ? Pourquoi ? La santé devient une marchandise comme une autre sur un marché sans morale. Qui en tire profit ?