Communiqué de la Coordination : encore des fermetures de maternités. Inacceptable !

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Encore cinq fermetures de maternités : inacceptable

La liste des maternités fermées est déjà trop longue. Et pourtant, après Ganges ces dernières semaines, quatre nouvelles maternités sont menacées de fermeture : Autun, Sedan, Guingamp et Porto Vecchio, cinq villes et leur bassin de population avec des femmes abandonnées par la République. A Ganges, c’est faute d’obstétriciens, à Sedan, faute d’anesthésistes, à Guingamp, faute de sage-femmes, à Autun faute de pédiatres ! Au delà des particularités locales – à Ganges et Porto Vecchio, ce sont des maternités privées – et du déficit national connu en personnel, la juxtaposition de ces situations est éclairante : pour faire passer la pilule de la fermeture, voulue pour raison économique, il faut la rendre inéluctable en compliquant le recrutement dans une des catégories professionnelles nécessaires, choisie en fonction des opportunités locales.

Cette politique met en danger des femmes et des nouveaux-nés et fait de ces bassins de populations des territoires à l’abandon : la naissance, signe de vie, n’y est plus possible.

La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité

– apporte son soutien aux revendications de Porto Vecchio, à ses comités de Ganges, d’Autun, des Ardennes et de Guingamp

– demande au ministre de la santé la reprise sous statut public de la maternité de Ganges et une politique volontariste de recrutement à Autun, à Sedan et à Guingamp, au besoin par des réquisitions de personnels libéraux. A Sedan, une manifestation est prévue le 4 février, à Guingamp le 11 !

La fermeture de ces maternités fait partie de la catastrophe sanitaire actuelle marquée aussi par des fermetures de services d’urgence multiples, des lits dans les hôpitaux officiellement non fermés, mais inutilisables faute de personnels, une psychiatrie à la dérive et un accès de plus en plus compliqué à des soins de premiers recours.

Santé, retraites, un lien étroit : l’atteinte à l’hôpital public, comme aux retraites, participe de la volonté d’affaiblissement de la Sécurité Sociale.

Communiqué de la Coordination : santé, retraites, un lien étroit

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Santé, retraites, un lien étroit

C’est celui du but de la Sécurité sociale et rappelons qu’initialement il s’agissait d’une caisse unique pour assurer la sécurité face à la maladie, la vieillesse, l’invalidité, la famille.

C’est celui de son financement pour adapter les recettes aux besoins !

Le projet de réforme des retraites proposé par le Président Macron constitue une très grave régression sociale, rejetée par une grande majorité de l’opinion publique.

Rappelons l’importance des inégalités de santé dans notre pays, en fonction de la catégorie sociale, de l’emploi occupé ou du lieu de résidence !

Rappelons aussi combien les difficultés grandissantes d’accès aux soins sont en train d’influer défavorablement sur l’espérance de vie en bonne santé, sur l’espérance de vie tout court.

Enfin, le gouvernement veut il un peu plus désespérer les soignants, les pousser vers des métiers moins pénibles en repoussant l’âge de la retraite ?

C’est l’ensemble des organisations syndicales interprofessionnelles qui appellent à la mobilisation, avec une première journée le 19 janvier. 

La Coordination Nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité soutient cette mobilisation, comme elle appelle à signer la pétition intersyndicale sur https://www.change.org/p/retraites-non-%C3%A0-cette-r%C3%A9forme-injuste-et-brutale-reformesdesretraites