Alès : rassemblement le 16 décembre à 17 h devant la sous-préfecture

Alors que le sénat a largement remanié le Projet de Loi de Finance de la Sécurité Sociale Le volet recette de du Projet de Loi de Finance de la Sécurité Sociale a été adopté le 5 décembre par l’Assemblée. S’ouvre la discussion sur la partie dépense du PLFSS jusqu’au 7 décembre.
Un vote solennel aura lieu le 9 décembre sur l’ensemble du budget..
Nul ne sais qu elle en sera l’issue , particulièrement si nous aurons un budget pour le Sécurité sociale.
Mais ce sont toujours des restrictions budgétaires majeurs qui nous attendent .
– des budgets insuffisants pour les hôpitaux, EHPAD , structures médico-sociales.
-des restrictions sur l’AME
– la taxation des mutuelles pour 1, 5 milliard
– augmentation du temps de travail
-diminution du pouvoir d’achat par gel des pensions et des prestations sociales, du barème de l’impôt sur le revenu et de la CSG
le gouvernement précise qu’il n’est pas prévu d’augmentation des franchises médicales.
Nous prenons note mais celle-ci dépendent de circulaires et non de lois inscrites dans le PLFSS.
Sa copie initiale a été remaniée par la suppression de plusieurs milliards d’euros de hausse de CSG sur le capital, alors que l’urgence est de sauver notre système de santé.

CETTE FIN D’ANNÉE SERA L’OCCASION DE DÉPOSER LES 3 000 SIGNATURES PORTÉES PAR LES MAIRES ET LE COMITE SUR LA VENUE DE MÉDECINS CUBAINS SUR NOTRE TERRITOIRE .

Communiqué : Pour l’accès aux soins on se mobilise le 2 décembre !

Le communiqué en pdf

Pour l’accès aux soins on se mobilise le 2 décembre !

Alors que le Sénat a largement remanié le PLFSS adopté en 1ère lecture par l’Assemblée, la commission mixte paritaire vient de conclure à l’absence d’accord possible entre députés et sénateurs. C’est donc l’Assemblée nationale qui reprend la main sur le texte avec un vote solennel prévu pour le 7 décembre.

Difficile de dire quelle en sera l’issue, mais ce sont toujours des restrictions budgétaires majeures qui sont à l’ordre du jour, mettant en péril l’accès aux soins, avec notamment :

– le doublement des franchises médicales tandis que rien n’est fait contre les dépassements d’honoraires qui explosent. Les recommandations pourtant bien timides de la mission gouvernementale confiée aux deux députés Yannick Monnet et Jean-François Rousset ne sont même pas prises en compte ;

– la taxation des mutuelles, avec à la clef de nouvelles augmentations des cotisations pour les usagers ;

– des budgets insuffisants pour les hôpitaux et les EHPAD, alors que ceux-ci sont déjà exsangues. On ne compte plus les plans de retour à l’équilibre financier pour inciter les hôpitaux à se centrer sur les activités « rentables » à l’opposé de leur mission de service public ;

– des restrictions sur l’AME (Aide Médicale d’Etat).

La formation des soignants fait toujours figure de parent pauvre ! Les objectifs régionaux pluriannuels 2026-2030 déterminés cet automne par les ARS sont très largement en dessous des besoins pour faire face à la désertification médicale.

Tout cela n’est pas acceptable et ne pourra changer que par la mobilisation populaire !

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité appelle à se mobiliser et à soutenir la journée d’action intersyndicale du 2 décembre comme à soutenir toutes les mobilisations en faveur de l’accès aux soins de toutes et tous.

Coordination : déclaration de fin des 37èmes Rencontres Nationales

La déclaration en pdf

L’accès pour tous à des soins de qualité doit être une priorité nationale.

Les 37èmes rencontres nationales de la Coordination se sont tenues ces 14, 15 et 16 novembre à Marmande (47). En ce 80ème anniversaire de la Sécurité Sociale, elles ont débuté par un rendez vous devant l’hôpital avec Pierre Caillaud Croizat, le petit fils du ministre bâtisseur de la Sécurité Sociale. Outre les délégations des comités, ce sont environ 400 personnes qui ont participé à un moment de ces rencontres, en particulier le vendredi soir. C’est une très forte volonté d’agir pour l’accès aux soins, à l’image de ce qui se passe dans le Marmandais, qui s’est manifestée. Des quatre coins de la France, c’est une immense colère contre la catastrophe sanitaire actuelle.

La démocratie en santé était le thème des ateliers de ces rencontres, une démocratie mise à mal pour couper court aux protestations contre la réduction des dépenses publiques de santé, les inégalités territoriales, avec des instances formelles, mais sans aucun pouvoir décisionnaire. Après la suppression des élections à la Sécurité sociale et les multiples réformes, celle-ci est devenue une administration à la solde du gouvernement. La voix des personnels de santé est méprisée, celle des usagers écoutée poliment et la réponse aux besoins de plus en plus insatisfaite.

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité affirme deux urgences :

Celle de financer suffisamment les hôpitaux : les innombrables Plans de Retour à l’Équilibre financier (PRE) imposant aux hôpitaux de couper dans les activités, de supprimer du personnel, ne sont pas acceptables. D’ailleurs le récent sondage Elabe indique que sept Français sur dix estiment qu’il ne faut pas réduire les dépenses de santé, « même si cela creuse le déficit public, car la santé est prioritaire » ! Il n’est pas possible de laisser l’hospitalisation privée choisir les activités rentables en ne donnant pas à l’hôpital public les moyens de prendre en charge tous ceux qui en ont besoin. Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2026 doit en tenir compte en augmentant sensiblement l’ONDAM (Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie).

Celle de s’attaquer sérieusement aux déserts médicaux. La Coordination a récemment publié une plaquette sur la nécessité d’un service public territorial de soins de premier recours, réclamant une intervention de l’État pour l’égalité républicaine. Avec les annonces du plan France Maison Santé, c’est une caricature que nous présente le gouvernement ! Un saupoudrage d’aides pour labelliser des structures libérales alors qu’il faudrait un schéma national d’implantation de centres de santé publics ou à but non lucratif, qui permettrait également de mettre fin à la mise en concurrence des collectivités pour attirer des médecins, avec des dépenses que même la Cour des Comptes dans son récent rapport avoue ne pas savoir chiffrer !

Il est nécessaire de réguler l’installation des médecins et la loi Garot adoptée en première lecture à l’Assemblée Nationale doit pouvoir être débattue rapidement au Sénat.

Enfin, si on ne veut pas que la situation soit pire dans dix ans, il faut former davantage de médecins en donnant les moyens humains et financiers aux facultés. Les prévisions actuellement formulées pour les cinq prochaines années dans les différentes régions, en lien avec les ARS, sont particulièrement inquiétantes : elles ne tiennent compte ni de la réalité actuelle ni de l’évolution prévisible des besoins. Plus d’éléments sur les propositions de la Coordination peuvent être trouvés dans son plan d’urgence pour des soignants en nombre suffisant qui vient d’être mis à jour.