Bulletin Semaines 48-2020

Ressources externes

Données Lettre

 

Édito  : Malgré les difficultés actuelles, nous avons pu tenir une Assemblée Générale riche ce samedi 28 novembre. Près de 40 comités présents, plus de 80 participants ! Une réussite qui est aussi la marque d'une situation dégradée du droit à la santé.

 

 

 

Sommaire :

·      L’écho des comités : pages 2, 3, et 4

·      Autres infos locales : pages 4 et 5

·      Dossiers :

- Intervention de Michèle Leflon dans l’Huma : page 6

M. Le 1er Ministre à Brest : page 6

Psychiatrie, lettre du Printemps aux parlementaires page 7

 

·       Culture et santé :

Les graphistes ont « la parole » : page 7

 

 

L’écho des comités :

 

CONCARNEAU - 29

 

Communiqué de presse du comité

Polémique ou réquisitoire ?

 

Un article paru récemment dans la presse locale pour pointer la mauvaise gestion de la crise du Covid 19 par le gouvernement a fait réagir les élus locaux de la République en Marche volant au secours de nos gouvernants.

Le comité de défense de l’hôpital de Concarneau n’a pas pour vocation de se lancer dans un débat politique, mais il tient à souligner la responsabilité du gouvernement actuel, comme des précédents depuis plus de 30 ans dans la catastrophe sanitaire que nous subissons.

Le communiqué

 

AUBAGNE - 13

 

Le comité demande le bilan du Covid à l’ARS

Alors que nous vivons une crise sanitaire sans précédent, les 3 collectifs de défense de l'hôpital public d'Aubagne (citoyens, médecins et maires) constatent combien il était important de se mobiliser pendant 4 ans pour le maintien du service de réanimation du centre hospitalier Edmond Garcin. 

Rappelons-le, le service réanimation de l'hôpital d'Aubagne reste à ce jour le seul service de réanimation public entre Marseille et Toulon, couvrant ainsi un territoire de plus de 240 000 habitants.

 

Le communiqué

 

DOLE - 39

 

image012.jpg

 

JUVISY – LONGJUMEAU - ORSAY

 

68.900 signataires de la pétition

20.500 sur change.org et 48.400 sur papier Hôpitaux de Juvisy, Longjumeau, Orsay

Malgré le Covid la casse continue

Résistons 

 

http://coordination-defense-sante.org/a-la-une-3/hopital-tract-manif-evry-03-12-20/

 

MONTREUIL

 

Rectificatif : la semaine dernière, nous avons attribué au comité de Montreuil la lettre adressée aux parlementaires. C'est une lettre unitaire des organisations de retraié-e-s au plan national. Toutes nos excuses !

 

TOURS

Jeudi 3 décembre à 15h devant la préfecture : tous les salariés demanderont une égalité de traitement

sanitaire, social, medicosocial tous pareils

 

Autres infos locales :

 

CRETEIL – 94

Rassemblement à 8 h devant l'entrée principale d'H. Mondor en soutien à l'hôpital public et en solidarité avec les personnels de santé

A cette occasion, la Coordination lancera sa commission d’enquête sur la gestion de la COVID19 dans le sud francilien (77 91 94)

Communique de presse de la Coordination du GHU Mondor 30 novembre 2020

 

 

PARIS HOTEL DIEU

 

Nous ne laisserons pas faire…

Le S.A.U de l’Hôtel Dieu doit rouvrir immédiatement.

« On manque de lits, de services à Paris… A l’hôpital Hôtel-Dieu, des unités peuvent et doivent rouvrir »

 

Les organisations CGT dénoncent la grave décision prise par Martin HIRSCH et Olivier VERAN d’avoir, en pleine crise sanitaire, sans la moindre concertation et de manière radicale, fermé les urgences de l’Hôtel Dieu et déployé brutalement l’ensemble de ses professionnels.

La crise sanitaire impacte l’ensemble des citoyens et les professionnels de santé en première ligne. L’hôpital Hôtel-Dieu, au cœur de la capitale, a un rôle prépondérant dans l’offre de soins nécessaire à la réponse aux besoins.

De plus, les décideurs ne prennent pas en compte l’ampleur d’une telle décision face à l’ensemble des menaces. Notamment en cas d’attentats, avec une véritable analyse liée au plan VIGIPIRATE éle vé, multipliant les facteurs de risque (covid-19 + VIGIPIRATE élevé), mais aussi de la saturation des activités et des services d’urgences des établissements hospitaliers parisiens en cette période hivernale.

Le communiqué

 

SEINE SAINT DENIS - 93

 

Notre centre de santé dentaire du 93 ne doit pas fermer !

Pétition à signer en ligne

 

La direction de la Caisse primaire d’assurance-maladie de la Seine-Saint-Denis vient d’annoncer qu’elle veut fermer d’ici le 31 décembre le Centre de santé dentaire qu’elle gère, situé à La Courneuve.

 

Les chirurgiens-dentistes et assistants ont immédiatement écrit à la direction, et affirment leur détermination à se « battre jusqu’au bout pour le maintien aux droits d’accès aux soins dentaires des patients du 93 ».

 

Ce centre dentaire est le dernier du département, après que ceux d’Aulnay et d’Aubervilliers ont été supprimés il y a trois ans.

 

On y soigne tous les habitants de la Seine-Saint-Denis, le département le plus pauvre de France, le plus frappé par le chômage et les licenciements. Ce centre appartient aux assurés. C’est le nôtre. Hors de question qu’on nous l’enlève !

 

Dans la diversité de nos sensibilités, nous lançons un appel à tous les élus, militants, syndicalistes, responsables associatifs de la Seine-Saint-Denis, pour empêcher cette fermeture et obtenir que la direction de la CPAM revienne sur son choix.

 

 

La pétition

 

Dossiers :

 

Intervention de Michèle Leflon dans l’Huma

 

1. La pandémie de Covid 19 semble démontrer une forte dépendance de notre système de santé. Dans quelle mesure et dans quels domaines précisément ?

 

2.Les politiques de libéralisation du secteur de la santé peuvent-elles être incriminées dans cette situation ?

 

3. Comment en sortir et à quelles conditions ?

 

http://coordination-defense-sante.org/wp-content/uploads/2018/01/tribunehumaml.pdf

 

 

 

Visite de Jean Castex à l’hôpital de Brest: les syndicats mis au placard

 

Au cours du déplacement du premier ministre dans l’établissement, vendredi, les syndicalistes ont été confinés dans une partie de l’hôpital, avec interdiction d’en sortir. On leur avait pourtant promis, s’ils étaient sages, qu’ils rencontreraient le chef du gouvernement.

 

L’article

 

 

 

PSYCHIATRIE

 

Le Printemps de la Psychiatrie lance un appel aux députés et sénateurs 
sur la situation de la psychiatrie

Prévenir les isolements, stopper les contentions 

 

Le 19 juin dernier, le Conseil constitutionnel a obligé le législateur à préciser le cadre des pratiques d’isolement et de contention mécanique des patients en psychiatrie en introduisant l’action du Juge des Libertés et de la Détention (JLD). Parallèlement, la Contrôleuse Générale des Lieux de Privation de Liberté (CGLPL) a dénoncé les conditions scandaleuses d’utilisation de ces pratiques. 

Le mouvement pour le Printemps de la psychiatrie, rassemblant les soignants, les soignés et les familles de soignés - réunis ce jour en Assemblée générale – tient d’abord à affirmer unanimement que ces deux pratiques ne sont pas de nature thérapeutique. Elles ont une finalité sécuritaire. Les rationalisations qui affirment le contraire doivent être déconstruites.

En ce qui concerne la contention mécanique du patient par des sangles sur un lit, il est établi qu’elle accentue la peur, accroît la souffrance, elle est vécue comme humiliante et au bout du compte constitue un traumatisme pour le patient. Les pratiques alternatives permettent de l’éviter, comme en atteste la raréfaction de ces contentions vers la fin du siècle dernier. Les institutions psychiatriques ayant développé les dispositifs de « soins sectoriels » ont pu se doter de moyens humains, matériels et immatériels (conceptions de soin) jusqu’à faire disparaître les sangles des services de soins. Cela parallèlement à la disparition des murs autour de ces hôpitaux. Cette évolution, améliorant la situation des soignés, suscitait la fierté chez les soignants.

 

Le communiqué

 

Culture et santé :

 

Des artistes dessinent pour la Santé

 

image013.jpg

 

Images hôpital (formesdesluttes.org)

 

 

« Toutes les infos sur le site de la Coordination Nationale »

 

http://coordination-defense-sante.org/

Pavé mis à jour le 2 Mai 2019

Images + infos semaine + pdf

  • Semaine: 48
  • Dates: du 23 au 27 novembre 2020

cid:image012.jpg@01D6C705.B0503A20

cid:image013.jpg@01D6C705.B0503A20

Ressources internes

@ Lettres précédentes
 

Concarneau : Communiqué du comité – Polémique ou réquisitoire ?

POLÉMIQUE OU RÉQUISITOIRE ?

Un article paru récemment dans la presse locale pour pointer la mauvaise gestion de la crise du Covid 19 par le gouvernement a fait réagir les élus locaux de la République en Marche volant au secours de nos gouvernants.

Le comité de défense de l’hôpital de Concarneau n’a pas pour vocation de se lancer dans un débat politique, mais il tient à souligner la responsabilité du gouvernement actuel, comme des précédents depuis plus de 30 ans dans la catastrophe sanitaire que nous subissons.

Bien entendu, le gouvernement n’est pas responsable du déclenchement de la pandémie mais les mesure austéritaires concernant la recherche, les fermetures massives de lits dans les hôpitaux (plus de 100 000 ces 20 dernières années), les suppressions de postes (près de 30 000 ces 15 dernières années), l’externalisation des productions indispensables comme les masques et les respirateurs ont rendu notre pays dans l’incapacité de faire face à l’épidémie dans de bonnes conditions. C’est cette situation qui a mené à une communication gouvernementale faite de contradictions, d’hésitations, de non-dits…

Si les soignants n’avaient pas fait face avec courage, malgré le manque de moyens, le nombre de morts aurait sans doute été bien plus important.

Et pourtant, les organisations de personnels et les associations d’usagers, comme notre comité, ont tiré la sonnette d’alarme depuis bien longtemps.

Quelle a été la réaction du gouvernement : Le « Ségur », montagne qui accouché d’une souris et pour tout remerciement, les soignants ont eu droit à une médaille, une prime pour certains et une augmentation de salaire de 183€ versée en 2 fois alors que les personnels demandaient 300€. A noter que cette augmentation n’a pas été accordée aux personnels du médico-social pourtant aussi en 1ère ligne.

De plus, les leçons de la 1ère vague n’ont pas été tirées puisque des fermetures de lits sont encore prévues comme à Caen, Orléans, Nancy, Nantes, Paris et que le budget de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2021, approuvé par tous les députés du Finistère, nécessitera encore des coupes budgétaires pour les hôpitaux.

En pleine crise les urgences de l’Hôtel Dieu à Paris ont fermé parce que ce site est en passe de devenir hôtel et galerie marchande de luxe : tel est le sort du plus vieil hôpital au cœur de la capitale : le profit au détriment de la santé.

Le Ministre Véran peut se mettre en colère à l’Assemblée Nationale mais il continue à appliquer la feuille de route tracée par ses prédécesseurs avec l’application de la loi « ma santé 2022 » : regroupement à marche forcée des hôpitaux pour aller sans doute vers un seul établissement pivot par département et la transformation d’hôpitaux comme Concarneau en soins de suite et de réadaptation (SSR) et/ou médecine à orientation gériatrique, obligeant les patients à faire des kilomètres pour se soigner.

Mais ce qui est prévu également, c’est le rapprochement avec le secteur privé où bon nombre de patients ne pourront accéder pour des raisons financières.

La crise du Covid offre aussi une possibilité sans précédent pour nos gouvernants d’en finir avec la Sécurité Sociale pour le plus grand profit des assurances privées.

Alors oui, notre comité affirme que ce gouvernement comme les précédents porte une responsabilité dans la mauvaise gestion de cette crise et que tout aurait dû être fait pour donner des moyens aux hôpitaux, aux EHPADs pour faire face dans de bonnes conditions.

Ces moyens existent puisque des milliards ont été donnés pour la relance de l’économie, y compris à de grosses entreprises dont les profits explosent et qui profitent de la crise pour licencier.

Tout est question de choix. Pour notre comité, la priorité est toujours de permettre l’accès aux soins de toutes et tous partout.

Il était important d’applaudir les soignants le soir à 20H. il est maintenant urgent d’exiger des moyens pour les hôpitaux.

Le Communiqué de presse