Morlaix : Lettre à la directrice du centre hospitalier du Pays de Morlaix

Madame la directrice.

Selon des informations que nous avons recueillies, certains services du CHPM seront fermés durant la période estivale pour tout ou partie, voire déjà placés dans cette situation en raison d’un manque de moyen et en particulier d’effectif de praticiens hospitaliers.

Au nom de mon organisation et des usagers que nous représentons, je tiens à vous faire part de ma surprise et de mon inquiétude si ces informations s’avéraient confirmées.

Les services de Médecine Pluridisciplinaires : moins 9 lits, la Pneumologie : moins 14 lits, la Pédiatrie : moins 4 lits.

Chirurgie 2 : fermeture de 6 lits définitifs; ce service n’aura plus qu’une capacité de 20 lits.

Médecine ambulatoire : moins 3 places.

Les services de Médecine 1 et 2 n’auront plus qu’une capacité de 27 lits à eux deux ?

L’hospitalisation de jour en Réhabilitation Respiratoire perdra 5 places.

Ce qui fera au total une fermeture de 41 lits.

Cela continue par la fermeture dans 4 unités d’hospitalisation de jour de Pédopsychiatrie, à Morlaix de 2 unités, au Folgoët 1 unité et à Carhaix 1 unité. Le nombre de jours ouvrés fermés sera au total de 5 mois sur 12 pour l’année 2019.

Je tiens à vous affirmer notre profonde inquiétude face à des situations que l’on rencontre tous les ans et dans des proportions toujours plus importantes.

Les usagers sont ainsi confrontés à une baisse drastique de l’offre de soins en Pays de Morlaix pendant cette période.

Nous nous interrogeons sur le sort des patients durant cette période, et sur les conséquences de la situation qui pourrait conduire, dans certains cas, à une mise en danger des patients.

Pour ces raisons, je vous demande au nom du Comité de Défense des Usagers de l’Hôpital Public en Pays de Morlaix, de prendre toute mesure pour assurer le remplacement des praticiens pendant leurs congés annuels, et d’agir pour obtenir les moyens financiers qui permettraient d’éviter une telle situation, dans l’intérêt de la population toute entière.

Je vous saurais gré de bien vouloir me tenir informée des développements relatifs à cette affaire.

Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Madame la directrice, l’assurance de ma considération distinguée.

Madame Martine CARN.

Copie à : Madame Le Brun Agnès, Présidente du conseil de surveillance

Madame Sandrine Le Feur, Députée.

Monsieur Jean-Luc Fichet, Sénateur.

Lettre ouverte à la presse.

La lettre

Communiqué de presse de la Coordination Nationale : des fermetures inacceptables !

Le Président de la République a annoncé ne fermer aucun hôpital ! En réalité il en vide certains, en ferme d’autres, ainsi que des maternités.
Depuis un mois, les mauvaises nouvelles se multiplient : la fermeture définitive des maternités de Bar Le Duc, de Thann, d’Altkirch, celles temporaires mais sans garantie de réouverture de Dinan et de Privas, la fermeture des urgences de nuit à Sisteron, des suppressions de lignes de SMUR et même une fermeture totale temporaire à Lens. Où demain ?

Le dossier de presse de l’ARS Grand Est annonçant les fermetures des maternités alsaciennes est caricatural, s’appuyant sur une tribune d' »experts », personnalités certes assurément très compétentes dans leur domaine spécialisé, mais sans doute très éloignés des besoins des femmes enceintes et de leurs familles, des besoins globaux, qui seraient mieux connus par une concertation démocratique, incluant les professionnels de proximité et les populations. La gradation des soins sert précisément à prévoir ce qui sort du physiologique, pour permettre d’y rester dans les 85% de grossesses qui ne présentent pas de complications.

Le manque de professionnels de santé, en particulier de médecins, est aggravé par la politique actuelle. L’hôpital public ne fidélise plus ses personnels et les fait fuir, vers le privé ou vers une totale réorientation professionnelle. L’absence de véritable réponse de la Ministre de la Santé à la grève des personnels des urgences, qui gagne de plus en plus d’hôpitaux malgré la période estivale, traduit le désengagement du gouvernement pour l’hôpital public. C’est une stratégie assumée pour favoriser le secteur privé et les profits de ses actionnaires au détriment du service public, au détriment de la sécurité sociale et laissant de côté toute une partie de la population, en difficulté pour accéder aux soins, pour des raisons géographiques ou financières. Qui va payer les hôtels annoncés pour permettre aux femmes enceintes de passer les derniers jours de leur grossesse à proximité d’une maternité ou les dépassements d’honoraires lorsqu’il n’y aura plus d’autre choix que le privé pour les soins ?

Alors que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient de faire savoir qu’il était impératif de réduire le trafic routier, la ministre de la santé met les femmes enceintes, les malades et leurs familles sur les routes !

Cela est insupportable ! Notre pays n’en peut plus, et les gilets jaunes l’ont largement exprimé, de ces politiques où l’on réduit chaque jour davantage les dépenses publiques pour enrichir quelques uns. L’hôpital public est notre bien commun, financé par NOS cotisations, sa proximité la garante de la sécurité pour les populations. La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité apporte son soutien à tous ses comités dans l’action pour défendre et développer le service public hospitalier, à tous les élu.e.s, à tous les citoyen.ne.s, à tous les personnels hospitaliers qui revendiquent une politique de santé répondant aux besoins des populations. Ici et là, les mobilisations permettent de faire reculer la casse organisée, comme à Remiremont ou à Gérardmer. Tous ensemble, nous arriverons à être entendus !

Le communiqué en pdf

Toulouse : Communiqué de presse de la CGT du CHU de Toulouse + Lettre au Président de la République

Madame la Ministre de la Santé,
Et Monsieur le Président de la République Française

L’équipe d’Hématologie Hautement Protégée (de greffe de moelle osseuse) du CHU de Toulouse, signale un événement sanitaire qui pourrait avoir des conséquences sur la santé humaine et a dû se mettre en grève à compter du 28 juin 2019 pour le dénoncer.

En effet, depuis Février 2019 nous avons interpellés à de nombreuses reprises la Direction et les médecins, malgré cela les problèmes du service d’hématologie-greffe persistent.

Tout d’abord le manque d’effectif ne nous permet pas de travailler dans des conditions optimales. En effet, en 2015 nous comptions 31 infirmières et 27 aides-soignantes. Aujourd’hui nous sommes 28 infirmières et 24 aides-soignantes alors que nous faisons face à un accroissement considérable de l’activité de notre service, avec une charge en soins de plus plus conséquente et une population toulousaine en perpétuelle croissance.

Lettre au Président et à la Ministère de la Santé 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CGT DU CHU DE TOULOUSE

L’équipe d’Hématologie Hautement Protégée (de greffe de moelle osseuse) du CHU de Toulouse, signale un événement sanitaire qui pourrait avoir des conséquences sur la santé humaine et a dû se mettre en grève à compter du 28 juin 2019 pour le dénoncer.

En effet, depuis Février 2019 les agents et le syndicat CGT ont interpellés à de nombreuses reprises la Direction et les médecins. Malgré cela les problèmes du service d’hématologie-greffe persistent.

Le communiqué de presse