Bernay : naissance en bord de route

Dans l’Eveil Normand du Mercredi 4 août 2021 le comité apprend « la naissance d’un bébé le long de la D613 ».

Madame Lebocey, maire de Duranville, adhérente et soutien de l’association Liberté-Egalité-Proximité, note à juste titre, que la jeune
femme qui a accouché au bord de la route dans un véhicule d’urgence, aurait dû être prise en charge à la Maternité de Bernay, si celle-ci avait été
encore en activité.

Nous pouvons aisément imaginer l’inquiétude et le stress vécus par les jeunes parents, par la jeune mère transportée d’urgence à la Maternité de
Lisieux, avec trois semaines d’avance sur le terme de la grossesse. Ces conditions, quelque soit la compétence des soignants.es présent.es
, sont de mauvaises conditions pour une naissance qui doit pouvoir se dérouler dans une atmosphère rassurante et chaleureuse.

Doit-on rappeler à Madame Tamarelle, députée de notre circonscription, dont certains propos sont notés dans cet article, que la maternité de Bernay
était dotée de l’équipement nécessaire pour une Maternité de niveau 1, conforme aux attentes des décrets de périnatalité de 1998. Ces décrets de
référence sont encore en cours actuellement concernant la prise en charge des grossesses et des naissances !

Doit-on rappeler, à la population comme à Madame Tamarelle qu’une maternité de Niveau 1 est mieux équipée qu’un camion de SAMU aussi bien en équipement technique qu’en personnel soignant.

*Et que le gouvernement, en fermant plusieurs maternités de niveau 1 partout en France, s’est simplement assis sur l’accès égal à des soins de
qualité pour toutes et tous !*

Nous réclamons toujours la réouverture de la Maternité de Bernay, service indispensable à la bonne santé des jeunes femmes et de leurs enfants, car
ces prises en charge sur le bord de la route sont des facteurs importants de perte de chance de prise en charge médicale en cas de nécessité.

*Notre population mérite le même accès aux soins que celle de Lisieux ou d’Evreux !*

Communiqué de la Coordination : danger majeur pour l’accès aux soins

DANGER MAJEUR POUR L’ACCÈS AUX SOINS !

La prise en charge aux urgences est menacée

Cet été 2021 bat tous les records de fermetures de services d’urgences et de SMUR, totales ou nocturnes, en cours ou annoncées pour les jours à venir  : Senlis, Toul, Montaigu, Sarlat, Nérac, Luçon, Pont à Mousson … . La liste est d’autant moins exhaustive que l’on apprend parfois seulement à posteriori le non fonctionnement d’un SMUR une nuit, un week end ou plus. C’est une mise en danger de la vie des populations concernées avec des retards inévitables de prise en charge et l’aggravation des conditions d’accueil dans les services d’urgences ouverts, tant dénoncée par les personnels.

Un manque de médecins entretenu malgré les discours sur le numerus clausus

Si les causes du manque de médecins urgentistes sont anciennes, le gouvernement actuel ne fait rien pour les retenir à l’hôpital public, laissant les ARS valider des projets de services d’urgence privés dans les grandes villes, attractif pour les médecins car sans fonctionnement 24h/24 et avec de meilleures rémunérations, comme pour les centres de vaccination. Il ne prépare pas l’avenir en se contentant de jouer sur les mots, tout en renforçant la sélection des étudiants en médecine en fin de première année.

Tous les services de soins de l’hôpital public sont en crise

Ces fermetures de services d’urgences ne sont d’ailleurs que la partie la plus voyante du manque de professionnels de santé tant à l’hôpital que pour les soins de premiers recours. Des services comme les SSR ferment faute de personnel et des malades sont dirigés vers le secteur privé lucratif, avec des restes à charge élevés. Le gouvernement aurait-il fait une croix sur l’hôpital public pour favoriser les chaînes de cliniques privées ?

La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité exige des moyens pour les hôpitaux, des mesures d’urgence et la formation de personnels de santé en nombre suffisant. Elle demande la transparence sur toutes les fermetures même temporaires de services d’urgence et de SMUR. Elle refuse toute privatisation des hôpitaux publics, que ce soit en les mettant en concurrence avec les établissements privés, existant ou en cours de création, ou de façon rampante par l’introduction à l’intérieur de l’hôpital public de structures de droit privé (maisons de garde, Happytal, etc.) ou par l’externalisation de certains services.

Le communiqué en pdf

Sarlat : rassemblement du 3 août pour la défense des urgences

Si nous, usagers du comité de défense de l’hôpital public et de la maternité de Sarlat, avons tenu à être présents aujourd’hui, aux côtés de l’intersyndicale des soignants et de tout le personnel assurant du mieux qu’il peut la bonne marche de cet établissement, c’est que nous usagers, avons réagi dès l’annonce de problèmes aux urgences. Il était inconcevable que ce service essentiel soit fermé même quelques heures.

Les délais pour accéder à des soins d’urgence sont déterminants et les minutes comptent en cas d’infarctus, d’hémorragie, d’accident vasculaire cérébral… Ils augmentent d’autant plus que les services d’urgence saturent … situation parfois difficile à comprendre par les patients et les familles dans l’angoisse.

C’est une perte de chance pour les résidents et les estivants.

Il est inadmissible que les familles restent dehors à attendre jour et nuit, qu’il pleuve ou qu’il vente… Une tente semble vide à gauche de l’entrée des urgences, pourquoi n’est-ce pas indiqué  ??? L’hôpital est le lieu où l’on doit PRENDRE SOIN AVANT TOUT ! Ce n’est pas faute de demandes réitérées.

Le 5 mai 2021, lors d’une entrevue avec des responsables de l’hôpital, il nous était indiqué la mise en place d’une troisième équipe aux urgences à partir du 10 juillet pour faire face à l’afflux des touristes.

Mesdames, Messieurs les Maires, votre présence est significative. Il faut que nous restions unis et engagés pour que les habitants de notre région et les nombreux touristes y séjournant, trouvent une structure sanitaire d’accueil digne de ce nom : un véritable hôpital public en capacité d’apporter à tous des soins de qualité et de proximité…

Lors de l‘audit en 2012, le professeur Jean-Pierre Favre, chirurgien, professeur émérite des universités, demandait expressément :

– « la réouverture dès que possible de l’unité de soins continus dont la fermeture allait entraîner une perte de chance pour certains malades médicaux et ou chirurgicaux.

– ouverture de nouvelles plages opératoires au niveau du bloc opératoire qui peut les absorber avec un renforcement de l’équipe d’anesthésie ».

Nous en sommes bien loin.

Nous dénonçons depuis des années la politique d’austérité subie par l’hôpital.

Nous agissons inlassablement contre l’insuffisance des moyens et de personnel à l’hôpital, contre l’insuffisance du nombre de médecins et de personnel de santé en formation. 

Cette situation catastrophique n’est pas le résultat d’une fatalité comme voudrait le faire croire nos gouvernants. Il est le résultat de leurs décisions, de leur volonté de réduire l’hôpital public à la portion congrue (cf : plan Ma Santé 2022).

Quant au numérus clausus,

-Le gouvernement ne fixe plus le nombre de places annuel pour les étudiants, il a délégué cette tâche aux Universités dans les régions dont les budgets ne sont pas à la hauteur des besoins !

-A cela s’ajoute la position du représentant national des doyens des facultés de médecine qui ne souhaite pas « trop augmenter le nombre d’étudiants pour ne pas avoir trop de médecins après 2030 »!

Nous œuvrons depuis plus de 7 ans, inlassablement, pour que cet hôpital retrouve des services de chirurgie conventionnelle (viscérale et orthopédique).

Nous continuerons inlassablement à soutenir les services de médecine, d’obstétrique, de psychiatrie, d’urgences.

Nous continuerons inlassablement à agir pour que nos anciens soient correctement pris en charge dans nos EHPAD dont le personnel doit impérativement être stable et de qualité.

Rappelons que grâce à la mobilisation de tous (personnels, syndicats, élus, citoyens) notre maternité, autrefois menacée, est aujourd’hui plébiscitée par tous et même labelisée « maternité saine », première en Nouvelle Aquitaine.

La santé n’est pas une marchandise, l’hôpital n’est pas une entreprise
Le soin est un investissement et non une charge pour la société.

Le texte de l’intervention

Concarneau : le comité fait signer la pétition contre le forfait urgence

Le comité de Concarneau a distribué un tract et fait signer la pétition sur les marchés de Rosporden, Tregunc et Concarneau en juillet. Malgré le temps maussade et quelques averses, 160 signatures ont été recueillies, ainsi que 10 adhésions au comité. Un bon accueil et beaucoup de discussions sur le manque de médecins, entre autres. 2 IDE des urgences du CHU de Lille pensaient que le forfait pourrait limiter le nombre de venues aux urgences. Après discussion, elles ont convenu que les patients n’avaient pas à faire les frais du manque de moyens à l’hôpital.