Sarlat : la table ronde du 17 mars

L’article de l’Essor du 20 mars (avec leur aimable autorisation)

Intervention introductive

Message de Michèle Leflon

Synthèse finale des témoignages des femmes

*expressions de présents : Sébastien Peytavie, député de notre circonscription, SDIS 24, Ligue des Droits de L’homme (membre du bureau national), centre de santé, maires, conseillère départementale et 1ère adjoint de Sarlat, représentant de deux associations de commerçants, Femmes solitaires, cgt Ch Domme, cadre de Chalon sur Saône à la retraite, maire ( vice président des maires ruraux, vice-président du SDIS 24°

Bagnère de Bigorre : inquiétude sur les urgences et le scanner

Si l’Association et la population de B2B peuvent se réjouir de la nomination d’un nouveau directeur dédié au seul hôpital de B2B ainsi que de la réouverture de lits en service de rééducation, de sérieuses inquiétudes persistent !

Le service des Urgences est quasiment fermé : fonctionnement quelques jours dans le mois et seulement de jour !
Toujours aucun recrutement connu de médecins urgentistes !
Toujours pas de scanner en place à l’Hôpital de B2B !

L’ARS n’a tenu aucun de ses engagements annoncés en Octobre 2024 !!!!!

Le tract diffusé

L’association se réunit le jeudi 27 pour décider des suites de la mobilisation

Communiqué de la Coordination : Former des personnels pour rouvrir des lits dans les hôpitaux, une urgence à laquelle le gouvernement doit répondre

Le communiqué en pdf

Former des personnels pour rouvrir des lits dans les hôpitaux, une urgence à laquelle le gouvernement doit répondre

Les hôpitaux publics sont en souffrance ! Des lits ont été massivement fermés, les malades sur les brancards dans les services d’urgence sont le symbole de cette catastrophe. Il faut rouvrir des lits mais le personnel manque. Il faut donc d’urgence former et recruter.

Au JO du 30 janvier est parue la loi relative à l’instauration d’un nombre minimum de soignants par patient hospitalisé. Pour que cette loi ne devienne pas un motif de fermetures lors de son application au 1er janvier 2027 – c’est dans moins de deux ans – cela suppose des infirmières, des aide-soignantes.

Or, qu’a-t-on appris ? Par un communiqué du 19 décembre, Régions de France alertait : l’Etat reste silencieux sur la poursuite du Protocole État-Régions en faveur des formations sanitaires et sociales. Faute de pérennisation du financement de ce protocole, ce pourrait être une fermeture de plusieurs centaines voire milliers de places dans les instituts de formation, particulièrement d’infirmièr.e.s et d’aide-soignants. Depuis, un message circule : cela va s’arranger. Mais concrètement, rien ! Il faudrait un engagement dans la durée !

Sur le terrain, on apprend qu’à l’Institut de formation de Marmande le Conseil Régional a supprimé 23 places d’élèves infirmier(e)s sur 75 et 10 d’aides soignant(e)s sur 40 pour la prochaine rentrée. Ce sont aussi les budgets de promotion professionnelle des hôpitaux qui sont réduits à portion congrue.

Les ministres de la santé se succèdent à un rythme rapproché ! Qu’attend l’actuel ? Passer le bébé à son successeur ? Ce n’est pas sérieux. Notre pays a besoin d’engagements durables dans la formation de soignants. Les écoles d’aide-soignant ne sont pas pleines, les élèves infirmiers abandonnent massivement en cours d’étude. Pour la Coordination Nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, des mesures sont urgentes : supprimer Parcoursup pour les formations d’infirmier.e.s, ouvrir massivement des places dans les écoles d’infirmièr.e.s avec les budgets correspondants pour un enseignement de qualité – la fréquente multiplication des cours en visio ne permet pas le soutien nécessaire – et salarier les apprenant.e.s pendant leur formation en échange d’un engagement de service public.

Communiqué de la Coordination : Accès aux soins : les femmes doublement pénalisées

Le communiqué en pdf
Accès aux soins : les femmes doublement pénalisées

En cette journée internationale des droits des femmes, il est utile de rappeler combien la situation catastrophique de notre système de santé les pénalise particulièrement : ce sont elles qui le plus souvent prennent en charge les membres malades de leur famille, aides à domicile bénévoles, souvent rongées par l’inquiétude, comme après une hospitalisation écourtée faute de lits dans les hôpitaux, seules pour obtenir l’impossible rendez-vous urgent avec le cardiologue ou autre spécialiste demandé par l’hôpital ou le médecin généraliste, chauffeuses pour conduire parents ou enfants à une consultation ou pour des soins, de plus en plus lointains …

Les femmes sont aussi majoritaires parmi les soignants, avec le mythe vivace du deuxième salaire, du salaire d’appoint, justifiant, à niveau d’étude équivalent, des salaires particulièrement faibles. Comment peut on supporter qu’en 2025 subsistent de telles inégalités de salaires entre les femmes et les hommes ? Pour l’hôpital public, c’est dramatique, car être infirmier.e ne fait plus rêver, sans même parler des conditions de travail. Les écoles d’aides soignant.e.s se vident.

Et quand il s’agit de leur santé, c’est encore la galère, avec des maternités qui se sont éloignées, devenues des usines à bébé, déshumanisées pour plus de rentabilité, un recours à l’IVG compliqué. Pour faire passer la pilule de la fermeture des maternités de proximité, des centres périnataux ont été mis en place, ne répondant que partiellement aux besoins, en particulier d’un avis urgent la nuit ou le week end. Et en plus, le temps passant, on les réduit. A Ruffec le recours à l’avis spécialisé d’un médecin gynécologue n’est plus possible. A Brioude, l’ouverture du centre serait réduite à portion congrue.

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité apporte son soutien à toutes celles et ceux qui se mobilisent le 8 Mars. Elle fait part de sa solidarité totale avec son comité de Brioude, les soignants et toute la population brivadoise mobilisés contre la fermeture partielle de leur centre de périnatalité.