Communiqué : Pour une sécurité sociale à la hauteur de nos besoins de santé grandissants

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En plein été, le Premier ministre, sans légitimité démocratique, nous rejoue l’air trop connu du « trou » de la Sécurité Sociale, un trou artificiellement construit. En accusant les malades de trop consommer de soins, les professionnels de santé de mal s’organiser, il les rend responsables d’une situation dont les seuls fautifs sont les gouvernements successifs qui ont refusé toute augmentation des ressources de l’assurance maladie pour les adapter aux besoins de la population, à son vieillissement, aux progrès médicaux, au développement des maladies chroniques.

Et il ne fait pas dans la dentelle : doublement du plafond des franchises médicales, remise en cause des Affections de Longue Durée, arrêts de travail. Il demande aussi une meilleure efficience de l’hôpital, un leitmotiv répété depuis des années, qui a surtout conduit à l’augmentation de l’endettement des hôpitaux, à des fermetures de lits et de services – encore récemment, on apprend la fermeture des services de chirurgie d’Apt et de Rethel – à des urgences débordées, avec des personnels désespérés. Au total, ce sont 5 milliards d’Euros d’économie dans la santé qui sont annoncés pour 2026 et la perspective de nouvelles économies les années suivantes.

Mais ces mesures vont toujours à l’encontre de celles et ceux qui ont le plus besoin de la solidarité nationale ! Pas un mot par exemple sur les profits des laboratoires pharmaceutiques.

C’est la rupture de notre modèle social qu’il annonce, en voulant une réflexion sur la refondation du financement de notre modèle social, en cherchant d’autres bases que le travail et l’on sait combien par exemple la TVA est l’impôt le plus injuste, touchant proportionnellement plus les plus pauvres ! C’est de plus en plus clairement la volonté de brader au secteur privé la protection sociale et une grande partie du système de santé.

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité appelle à se mobiliser dès maintenant contre ces mesures immédiates ou plus structurelles à venir, en particulier en signant et en faisant signer la pétition lancée par de nombreuses organisations à l’initiative de Convergence des Services publics : »La Sécurité Sociale, c’est vital !« . Elle appelle également à participer à toutes les mobilisations de la rentrée de septembre.

Lannion : le comité a interpelé le conseil de surveillance le 27 juin

Le communiqué en pdf

Lannion 250627-1 : CDHPLT au conseil de surveillance de l’hôpital.

Lannion 250627-2 : CDHPLT au conseil de surveillance de l’hôpital.

Communiqué de Presse du Comité de Défense de l’Hôpital Lannion-Trestel

Le Conseil de Surveillance du vendredi 27 juin

Une occasion manquée pour les élus !

A l’appel du Comité de Défense de l’Hôpital de nombreux adhérents ont répondu présents et ont interpellé les membres du Conseil de Surveillance.

La situation en ce début d’été est grave :

– « Régulation/fermeture » des 4 sites d’Urgences du groupe hospitalier : Lannion, Paimpol, Guingamp et Saint Brieuc, chaque nuit de 18h30 au lendemain 8 heures, du 12 juillet au 24 août.

– A partir de juillet, fermeture des 12 lits du service de gastro entérologie.

– Fermetures cet été de lits en cardiologie, en médecine, en soins médicaux et de réadaptation…

– Un déficit cumulé de l’établissement de 65 millions qui étouffe la dynamique et le développement de l’établissement.

Le Comité de Défense s’adressait plus particulièrement aux élus, membres du collège 1 de l’instance : aux représentants des collectivités locales et départementales, au député, au maire de Lannion président de ce Conseil.

Le Conseil de Surveillance définit les orientations stratégiques de l’hôpital et assure un contrôle permanent de sa gestion. Représentants d’une population attachée à son hôpital public, les élus y jouent un rôle déterminant.

Le Comité de Défense les sollicitait pour adopter une motion adressée à l’ARS demandant en urgence une enveloppe budgétaire permettant la mise en œuvre du projet d’établissement en cours d’élaboration et assurant au quotidien le maintien de la capacité des services en personnels et en lits, garantie de l’accès aux soins pour tous.

Cette motion aurait pu être le juste écho des difficultés rencontrées au quotidien par la population du Trégor, le moyen d’obtenir de l’ARS un financement égal au budget du projet abandonné de la fusion avec la polyclinique.

Cette motion aurait été un signe fort d’une volonté d’assurer un avenir à l’hôpital et d’affirmer le rôle qu’il assure dans le développement économique du Trégor.

Mais les élus n’ont pas proposé de motion, monsieur le Maire, monsieur le Député n’en ont pas eu la volonté, pourtant dans le même temps le président du conseil communautaire de GPA se félicitait du projet d’établissement de 110 millions validé par l’ARS pour l’hôpital de Guingamp et soulignait la victoire de la ténacité des élus de ce territoire pour défendre l’hôpital !

Le Comité sera vigilant durant tout l’été et dès la rentrée invitera la population à se mobiliser pour gagner un projet d’établissement à la hauteur de l’évolution des besoins du bassin de vie.

Le Comité s’adressera à nouveau à tous les élus des 57 communes de LTC, à quelques mois des élections municipales ils portent la responsabilité de défendre l’hôpital, ses personnels et les usagers.

Mayenne : la lutte paie !

Communiqué du 4 juillet 20 h 30

Les 24 millions (10 à Laval, 6 à Château-Gontier et 8 à Mayenne) sont un incontestable ballon d’oxygène pour les hôpitaux publics de la Mayenne. On le doit sans aucun doute à l’engagement des élus en réponse à la forte mobilisation des soignants et de la population de Laval et de l’ensemble du département depuis plusieurs mois. Le ministre a pris le soin de se déplacer dans les 3 hôpitaux et de rencontrer, même brièvement, personnels, usagers et élus. Cette visite dans le nord du département est une première et mérite à ce titre d’être saluée.
Cependant, saluer ces engagements financiers ne peut permettre de masquer la situation générale de la santé qui demeure très préoccupante en Mayenne.
Le manque de médecins, tant en ville qu’à l’hôpital s’aggrave et impacte sérieusement l’accès aux soins des mayennais.
Quant à l’immédiat, l’été s’annonce chaud et sombre. Aucune proposition à ce jour pour offrir un fonctionnement des Urgences et du SMUR garantissant la sécurité de tous, malgré les événements marquants des prochains mois, à commencer par l’étape du Tour de France.
Pire, le « 15 » risque de rester muet certains jours, faute de médecins.
Enfin le ministre n’a réservé que quelques minutes (une quinzaine tout au plus) pour écouter les représentants des usagers. Écoute polie, mais succincte et formelle.
A croire que les usagers des services de santé ne sont (presque) pas concernés par le marasme actuel.
Rien n’est réglé. Ni pour l’accès aux soins en général, ni pour le fonctionnement des hôpitaux, qui risquent bien de se retrouver rapidement dans le rouge, une fois les millions absorbés, si aucune décision essentielle susceptible d’inverser la tendance n’est prise.
Bref tout va rapidement être à refaire.
Mais nous le referons.

 

Communiqué du 3 juillet

Un nouveau comité départemental de suivi des urgences s’est réuni hier mercredi 2 juillet à la préfecture, sous la présidence de Madame la préfète et du directeur général de l’ARS Pays de Loire.
La situation décrite pour l’été est catastrophique.
On n’est même plus capable de nous garantir un SMUR unique pour l’ensemble du département. Plusieurs DIZAINES de plages (jours ou nuits) restent vierges sur le planning de l’été.
Même le SAMU risque de rester muet certains jours en l’absence de médecin urgentiste pour répondre aux appels au 15.
Impensable !

Pour ce qui est du CHNM, sans évolution notable en terme de recrutement médical dans les prochains jours, les Urgences  ne vont plus être ouvertes cet été (et à la rentrée ?) que deux nuits par semaine (mercredis et samedis) et la journée de 8h30 à 16h30.

Cette situation est la conséquence d’années d’abandon de l’hôpital public et d’absence de recrutement médical suffisant.
Il appartient pourtant à l’État de garantir la sécurité des citoyens. L’État a failli. l’État doit réparer.
C’est ce que nous dirons au ministre Yannick NEUDER présent à l’hôpital de Mayenne vendredi 4 juillet après-midi.
AUDACE53 appelle donc tous les mayennais qui le peuvent à se rassembler devant l’hôpital de La Baudrerie à Mayenne ce vendredi à 14h30 pour appuyer l’association qui doit être reçue.
N’acceptons pas ce qu’on nous inflige !