Privas : Communiqué du comité

L’agence régionale de santé a dévoilé son projet pour l’hôpital de Privas le 25 septembre 2019 – réactions et commentaires de l’association des usagers.

 

Il y va de la responsabilité d’une association de ne pas souffler sur les braises et de saluer les bonnes intentions.

Cependant elle se doit de questionner et ne saurait rester indifférente face à certains propos rapportés dans l’article du Dauphiné libéré du jeudi 26 septembre 2019 et à certains projets très imprécis et aléatoires.

Tout d’abord sur le fait d’espérer la rémission  d’une faillite financière, humaine et sanitaire.

Ceci fait poser question :

1 S’agit-il du pardon des fautes accomplies par les dirigeants successifs de l’hôpital et de l’Agence Régionale de Santé qui ont participé à cette situation par une mauvaise gestion financière et humaine et par un manque d’anticipation pour le recrutement nécessaire de professionnels spécialisés ?

2 Ou alors est-ce une atténuation momentanée d’un mal en suivant des prescriptions ou  des préconisations qui ne garantiront pas la guérison malgré des injections financières qui d’ailleurs seront limitées dans la durée ?

Ensuite sur l’intention de consolider la chirurgie s’agira-t-il de chirurgie ambulatoire exclusivement ? Sans hospitalisation  possible en service de chirurgie: qu’adviendra t-il du dit service ?

Qu’adviendra-t-il de la chirurgie du week-end et de nuit ?

Qui bénéficiera  d’une hospitalisation de jour en médecine ?

Qu’en sera-t-il des consultations médicales en collaboration avec Aubenas et Montélimar ?

Cela veut-il dire qu’il n’y aura pas de consultations à temps plein à Privas ?

De nombreux professionnels devraient rejoindre l’équipe de gériatres « recrutés » :

Cela nous renvoie à la crainte du président du département de  l’Ardèche Laurent Ughetto de voir réduire l’hôpital à la seule gérontologie.

 

On nous annonce la reconstruction de l’EPHAD de Privas , sa réorganisation  avec 80 places et 60 lits de longue durée.

L’EPHAD Rivoly de La Voulte sur Rhône gérée aussi par le CHVA rassemblera les soins de suite et de réadaptation(SSR)  actuellement à Privas et d’autres crées par L’Armée du Salut .

S’agira-t-il d’un partenariat public privé ?

Comment le CHVA va t’il  faire face aux obligations de rentabilité  et pallier à terme  la perte de la perfusion financière  annoncée en réduisant  son nombre de prestations ?

 

Sur la création d’un centre de périnatalité quelques précisions s’imposent :

Il n’y aura à Privas qu’un avant et après l’accouchement, autrement dit des consultations uniquement.

On nous dit que les futures mamans iront accoucher à Aubenas ou à Montélimar dont on sait  les maternités surchargées. Que se passera-t-il  si on ne peut  les accueillir ?

Accoucher aux urgences est ce plus et mieux sécurisé que dans une maternité ?

 

Il est dit que les femmes proches du terme pourront être  accueillies en « hôtel hospitalier » prés de Montélimar ou d’Aubenas : TRES BIEN !!!

-Qui va payer la construction de ces « hôtels » ?

– A quelle distance de l’hôpital seront ils construits ?

-Comment seront ils  gérés et par qui ?

-Quelle sera la prise en charge du séjour? Aucune ? Sécurité sociale? Complémentaire?

-Quelle en sera la durée possible ?

 

3 Quant à l’hélicoptère de Valence qui pourra venir chercher une parturiente privadoise en cas d’urgence :

  • Qui va décider de l’urgence ?
  • Comment déterminer le temps d’attente de hélicoptère ?
  • Quel en sera le coût et la prise en charge ?

 

Enfin lorsqu’on nous dit qu’à Die cela fonctionne bien malgré des accidents et des difficultés recensés et que l’on rajoute que des naissances sur la route il y en a partout même à Lyon, comment ose t’on  s’en glorifier ?

 Est-ce normal  qu’une telle chose arrive ?

De plus mettre sur le même plan ce qui est accidentel à Lyon, alors que la maternité existe et ce qui se produit ailleurs, par défaut de structure d’accueil lié à une fermeture de service est lamentable ; mais ce n’est pas pour l’argent c’est pour la sécurité que l’on ferme la maternité nous dit-on !!!

A Die, comme ailleurs, la mort d’un bébé, un accouchement au bord de route est-ce quantité négligeable et permet de dire que tout se passe bien?

Cela doit-il passer en pertes et profits ?

 

Quant à la maison de santé pluri- professionnelle en projet ; ouverte ou construite avec l’assentiment de l’ARS et de MME Le Préfet, elle relève d’un partenariat  publique privé.

-Qui  en paiera  la construction, si c’est la solution retenue, et quel sera son fonctionnement ?

Les spécialistes de cette maison de santé exerceront à l’hôpital et en libéral.

-Y aura-t-il des dépassements d’honoraires ?

 

Une question s’impose:

Que sera t’il offert aux médecins spécialistes pour qu’ils viennent s’installer à la maison de santé alors qu’aucun (soi-disant) ne s’est montré intéressé par un poste à l’hôpital.

L’hôpital n’est plus certifié par la haute autorité de santé  nous dit le directeur de l’ARS ce qui signifie que l’hôpital doit se mettre aux normes dans certaines procédures relevant de la sécurité.

Avertissement de l’ARS : l’hôpital a 12 mois pour effectuer une REMONTADA !!!

      Sinon quoi ???

Le CHVA a un an pour redresser la barre insiste le directeur de l’ARS

    Sinon quoi ?

 Hélas aucune réponse  à ces questions n’est apportée dans l’article du journal; mais restons confiants et disons : chiche !!!!!

Enfin pour conclure sur le constat désobligeant publié  dans le Dauphiné nous porterons un regard objectif et réaliste sur un fait particulier :

Lorsqu’un travail de sape, et de discrédit est pratiqué depuis des années à tous les niveaux de responsabilité, la résignation n’a rien de surprenant ; par contre elle est inquiétante à 5 mois des municipales.

L’emploi répété du mot « sacrifice » par un élu a contribué à cette résignation.

De plus aucun de ceux  qui se sont battus pour le maintien de la maternité et de tous les services du CHVA n’a fait preuve d’irresponsabilité au contraire.

C’est  avec la volonté de répondre aux besoins de la population et de défendre le service publique de santé, chaque jour plus menacé qu’ils se sont engagés en totale responsabilité.

Pour cela les syndicats et les personnels du  CHVA et des EPHAD qui s’y sont appliqués.

Sans oublier les citoyens qui les ont soutenus, doivent  être remerciés et encouragés.

 

LE BUREAU DE L ‘ASSOCIATION DES USAGERS POUR LA DEFENSE DE L ‘HOPITAL DE PRIVAS

Privas – Lettre ouverte – 25 09 19

 

Douarnenez : Communiqué de solidarité avec les personnels des EHPAD

Communiqué

Solidarité avec les personnels des EHPAD !

Le manque de personnels et les conditions de travail dans les EHPAD entraînent une dégradation de la prise en charge des résidents et des maltraitances involontaires envers eux. Les conditions de travail imposées aux personnels, à la fois humiliantes et nuisibles à leur santé physique et psychique, ainsi que la modicité des salaires, ne peuvent que rebuter celles et ceux qui souhaitent travailler dans les EHPAD. Devant cet état de choses intolérable, le Comité des Usagers de l’Hôpital de Douarnenez est pleinement solidaire des justes revendications des personnels des EHPAD de Douarnenez, d’Audierne, de Châteaulin et de Pont-Croix et appelle la population de Douarnenez, des communes voisines, et du Cap Sizun, à soutenir les personnels en lutte et à participer au rassemblement, organisé par la CGT, devant le Centre Hospitalier Michel Mazéas, à Douarnenez, le mardi 8 octobre, à 15 h. Nous sommes tous concernés.

 

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Pour le Comité des Usagers de l’Hôpital de Douarnenez

(membre de la Coordination nationale des comités de défense

des hôpitaux et maternités de proximité)

Bulletin semaine 28

NOUS ATTENDRONS…

 

Nous attendrons les conclusions de la commission d’enquête sur les dépenses de Monsieur DE RUGY pour nous indigner si les accusations portées contre lui venaient à se vérifier.

Nul doute cependant que cela renvoie « une image terrible » (1) des hommes politiques et de nos gouvernants dans les hôpitaux publics qui subissent fermetures de services, de lits, de postes et réductions budgétaires pour des motifs d’économies et chez nous, simples usagers qui en subissons les conséquences.

  • Benjamin GRIVEAUX sur France 2

L’édito et le bulletin

RIANTEC : Des soignantes sont obligées de travailler en sous-effectif dans un Ehpad, leur direction les sanctionne

Sophie est aide médico-psychologique dans un établissement pour personnes âgées (Ehpad). Une veille de Noël, elle et ses collègues soignantes apprennent qu’elles seront en sous-effectif pour s’occuper des résidents et sont invitées par leur hiérarchie à faire « au mieux ». Un an plus tard, elles sont sanctionnées et rétrogradées par leur direction. Voici pourquoi.

L’article de Bastamag du 03 07 19