Château-Thierry : situation préoccupante à l’EHPAD Bellevue

L’association « Ma santé j’y tiens, mon hôpital, mon bassin de vie je soutiens », solidaire du collectif des familles des résidents de l’EHPAD Bellevue à Château-Thierry, relaie aujourd’hui leur état des lieux concernant l’établissement où vivent leurs aînés.

État des lieux de l’EHPAD Bellevue

Quelques chambres ont récemment bénéficié de travaux de rénovation (papiers peints, peintures, parquets). Cependant, de nombreux dysfonctionnements persistent :

  • Gouttières défectueuses et infiltrations
  • Murs dégradés
  • Absence de médecin gériatre : le précédent praticien a démissionné et n’a pas été remplacé
  • Manque de communication sur les tarifs journaliers 2026

Le Département a fixé les montants de l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), mais la part « Hébergement », relevant du centre hospitalier, n’a toujours pas été communiquée.

En 2025, une augmentation de 21 % des tarifs avait été envisagée pour compenser un déficit d’un million d’euros. Suite à la mobilisation du collectif, celle-ci a été ramenée à 13 % (231 € au lieu de 431 € prévus).

Des informations circulent aujourd’hui sur une augmentation limitée à 1 € par jour en 2026. Les familles attendent des données officielles et transparentes (vraisemblablement mesure électorale pour les élections municipales !).

Par ailleurs, la composition du conseil de surveillance du centre hospitalier a été modifiée. Plusieurs membres ont été écartés, ce qui interroge sur les conditions de gouvernance et de prise de décision.

 

Extraits du rapport de la Chambre Régionale des Comptes (CRC)

Le rapport met en lumière plusieurs éléments préoccupants :

  • Près de 75 % des chambres d’hospitalisation sont doubles et sans douche individuelle
  • 90 % des chambres de l’EHPAD ne disposent pas de douche privative
  • Recours répété à la même entreprise pour l’achat et la maintenance des climatiseurs entre 2020 et 2024, sans marché public :
    • Montants en forte augmentation en 2021 (7 280 € TTC) à 2024 (79 265 € TTC) ce qui représente un total de 184 723 € TTC sur la période
  • Absence de médecins gériatres inscrits à l’Ordre
    • Suppression de la labellisation de la spécialité
    • Orientation des patients vers un service de médecine générale et polyvalente

Cette situation interroge sur la qualité et la sécurité des soins, d’autant plus que le centre hospitalier dispose d’un EHPAD.

Dysfonctionnements relevés à l’EHPAD

Des inspections de l’ARS ont eu lieu en 2019 puis en juillet 2023, suite à des signalements.

Plusieurs anomalies importantes ont été constatées :

  • Dispositif d’appel malade défaillant
  • Insuffisance de salles rafraîchies
  • Portes donnant sur des escaliers dangereux
  • Absence de système d’appel d’urgence pour le personnel de nuit
  • Intrusions de personnes extérieures

Le Conseil de la Vie Sociale n’a pas fonctionné de novembre 2019 à 2025.

Une réunion de fond s’est tenue en février 2024. Il est essentiel que cette dynamique soit consolidée afin d’associer pleinement les résidents et leurs familles à la vie de l’établissement.

Enfin, l’EHPAD ne dispose toujours pas :

  • D’un projet d’établissement formalisé
  • D’un contrat d’objectifs et de moyens propre

Ces obligations réglementaires avaient pourtant été demandées par l’ARS dès 2019.

Nous demandons une transparence totale, un pilotage clair et des mesures concrètes pour garantir aux résidents des conditions de vie dignes et sécurisées.

Dans l’attente de réponses précises et d’engagements forts, nous restons mobilisés.

Château-Thierry : alerte à la maison de retraite Bellevue

L’association Ma santé j’y tiens, mon hôpital, mon bassin de vie je soutiens a été alertée par le collectif des familles des résidents de la maison de retraite Bellevue.

Depuis le mois de septembre, aucun médecin senior n’est en poste au sein de l’établissement.
L’interne actuellement présente exerce sans encadrement médical senior, ce qui fait peser un risque réel de retard dans la prise en charge médicale des résidents. Ces retards entraînent des hospitalisations plus fréquentes, dont certaines pourraient être évitées.

Le personnel soignant — infirmières et aides-soignantes — travaille ainsi dans une situation d’insécurité, faute de pouvoir s’appuyer sur un médecin senior capable de prendre des décisions médicales au quotidien.

Par ailleurs, une convention indispensable avec des orthophonistes devait être mise en place.
Promise depuis deux ans, elle n’a toujours pas été signée.
Combien de temps encore les résidents devront-ils attendre pour bénéficier de soins adaptés ?

À ce jour, aucune information n’a été communiquée aux familles concernant les tarifs du prix de l’hébergement envisagés par la direction.
Pourtant, les familles disposent théoriquement de la possibilité de contester ces tarifs avant le 31 décembre — encore faudrait-il être informées.

Le collectif des familles demande donc transparence et communication sur les chiffres transmis au Conseil départemental.
Pour rappel, en janvier 2025, une augmentation de 21 % avait été imposée sans concertation. Grâce aux mobilisations, celle-ci a été ramenée à 13 %.
Après cette hausse déjà inacceptable, le collectif des familles refuse toute autre augmentation pour 2026 — et pour les années à venir — tant qu’un audit indépendant de la maison de retraite n’aura pas été réalisé.
Elles disent non au racket des familles mis en œuvre par le maire de Château-Thierry, Président de la CARCT et Conseiller Départemental, avec la complicité du Directeur de l’Hôpital de Soissons et responsable de Bellevue et de la partie soin des maisons de retraite de la CRCT.

La question de la qualité des repas suscite également de fortes inquiétudes.
Si ces repas peuvent être tolérés lors d’un court séjour hospitalier, ils ne sont pas adaptés sur la durée pour des personnes âgées vivant en établissement toute l’année.

Enfin, le rapport de la Cour régionale des comptes a pointé des dysfonctionnements du Conseil de la vie sociale (voir document ci-dessous) :

Force est de constater que ces observations ne semblent pas avoir été suivies d’effets.

Nous souhaitions relayer les inquiétudes légitimes des familles, qui concernent la sécurité, la dignité et la qualité de vie de nos aînés, et apporter sans réserve notre soutien au personnel soignant, lui aussi en grande difficulté.

Et on peut se demander si le maire de Château-Thierry qui se félicite d’avoir obtenu le label « ville amie des aînés » après avoir augmenté fortement le prix des repas, des services aux anciens à domicile et de l’hébergement en maisons de retraite, saura se mobiliser pour défendre nos aînés ?

Château-Thierry : rassemblement symbolique à l’occasion de la fermeture de la néonatalogie

1er décembre : fermeture officielle de la néonatalogie : les membres de l’association avaient organisé un rassemblement.

Michèle Leflon a indiqué combien cette fermeture fragilisait la maternité de même que la direction commune avec l’hôpital de Soissons fragilise l’hôpital, dans un contexte où il y a volonté gouvernementale de faire des économies à l’hôpital

Catherine Doffémont, la présidente de l’association, a enchainé sur la mise en danger des mères et des enfants et pointait l’absence de soutien du maire de Château-Thierry

Jacques Krabal a salué le travail des médecins et élus qui, en 2006, avaient créé le service de néonatalogie et développé l’hôpital. Il a également souligné son exclusion du Conseil de surveillance (où il siégeait comme personnalité qualifiée en tant qu’ancien député) par l’ARS. Il a conclu : « À l’hôpital comme partout ailleurs dans la ville, il faut résister aux multiples démantèlements. Non au silence et à la peur qui dominent sur la ville»

Karim Belaïd a lancé : « Vous comprenez bien qu’en tant que médecin, c’est inacceptable de voir les services menacés les uns après les autres »,

Les manifestants ont attribué des faux diplômes avec la mention « Meilleur plan de démantèlement national
Hôpital Jeanne de Navarre de Château-Thierry », à Éric Lagardère, directeur par intérim du centre hospitalier, ainsi qu’au directeur de l’ARS des Hauts de France et au maire.

Les manifestants se sont ensuite rendus à la maternité pour offrir des roses aux mamans.

Enfin, ils sont allés à la maison de retraite Bellevue pour soutenir le collectif des familles de résidents.
Ces dernières ont demandé un rendez-vous au directeur afin d’obtenir des explications sur l’augmentation du prix de journée prévue en 2026, après une hausse déjà très importante l’an dernier.

 

Feurs : inquiétude pour le futur EHPAD

Le Comité de défense et de soutien du centre hospitalier du Forez se fait le relais des membres du Conseil de Vie Sociale de l’Ehpad de Feurs,

Nous, membres du CVS, faisons suite à l’article de presse du Progrès paru le 18 septembre 2025 en vous transmettant en PJ l’intégralité des informations et des remarques sur lesquelles nous voulions communiquer, concernant le choix du repreneur de la gestion du nouvel Ehpad de Feurs et son projet, voté en Conseil de Surveillance du 8 juillet 2025.

Membres du Conseil de la Vie Sociale, (CVS), nous restons vigilants sur l’avenir du futur Ehpad, afin que ce projet réponde et apporte une prise en charge et une qualité de vie satisfaisante à nos résidents, assurant la pérennité de l’établissement futur et ses missions, avec les moyens matériels et humains que cela nécessite.

Nous continuons à vous informer.

Séverine Giroud, Présidente du CVS,

L’intégralité des informations et remarques