Bergerac : fermeture de lits d’hospitalisation en psy

Le communiqué

Voici le communiqué de presse de notre comité au sujet de la fermeture de 25 lits d’hospitalisation en psy à Bergerac, il est à redouter que cette fermeture « provisoire » dure , ce qui est inadmissible.

En cause le manque de deux médecins psychiatres , ce qui est un bon prétexte pour réaliser des économies.

Cette mesure aura malheureusement des conséquences négatives pour les personnes ayant besoin de soins en hospitalisation. Il faut aussi noter que le manque de moyens extra hospitaliers accentue les carences en matière d’accès aux soins en santé mentale.

En ces temps troubles avec le risque de voir arriver au pouvoir des politiques xénophobes et racistes qui porteront atteinte au service public déjà bien mal en point, il est important de ne jamais renoncer, de construire à partir des valeurs progressistes, tous ensemble, une politique de service public de santé répondant aux besoins des populations.

Samedi 8 juin, la veille du jour où le coucher de soleil s’est teinté de couleur brunâtre nous étions avec les militants du Secours Populaire de Bergerac à leur braderie pour faire signer la pétition contre le doublement des franchises médicales et tous les dépassements d’honoraires.

Quoi qu’il se passe, nous continuerons à porter nos exigences en matière de santé publique dans une société plurielle et antilibérale.

Lure : contre la fermeture du service d’addictologie d’Héricourt

Le Comité de Vigilance pour les services publics (CV 70) apporte son total soutien aux collectifs, associations, syndicats, et toutes les personnes qui se sont et qui vont se mobiliser contre la fermeture du service d’addictologie du centre de psychiatrie d’Héricourt.
Cette fermeture annoncée est une mauvaise nouvelle de plus pour la psychiatrie de proximité en particulier et l’accès aux soins en général. Notre département est déjà en déficit de nombreuses spécialités médicales et les soins de premiers recours sont mis en grandes difficultés par beaucoup de départs non remplacés.
La santé est pourtant une priorité exprimée par la population.

Le CV 70 avec d’autres et les usagères et usagers s’étaient fortement mobilisés pour défendre un service de neurologie à l’hôpital de Lure, et nous soutenons et remercions les personnels qui font d’authentiques efforts pour maintenir ce service essentiel ». L’ARS et la direction du GH 70 avait maintenu leur décision contraire à l’intérêt des patients, et actuellement le service est fortement dégradé.
Si la décision de fermeture du service d’addictologie à Héricourt est maintenue, ça sera une atteinte de plus à l’accès aux soins psychiatriques et de santé.

Va t’on encore longtemps alimenter le ressentiment d’une population qui se sent, à juste titre, délaissée et considérée comme de seconde zone.

Le CV 70 qui inlassablement défend l’accès à la santé pour toutes et tous et sans aucune exclusive, s’associera à tous les partenaires et celles et ceux qui veulent défendre un droit d’accès à la santé et aux services publics en général équitable et de proximité sur tout le territoire.

Santé Pays Haut : Assurer l’accès aux soins pour tous dans la région frontalière!

À la veille des élections des députés européens, Santé Pays-Haut lance un appel urgent pour assurer l’accès équitable aux soins de santé dans la région frontalière. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la parution récente de la carte sanitaire luxembourgeoise, offrant un aperçu des défis rencontrés par les travailleurs frontaliers et les résidents en matière d’accès aux soins.
🔍 Analyse et Constat : Suite à la parution des documents de la carte sanitaire 2023 au Luxembourg, nous avons constaté que 64,2% de la population protégée est résidente contre 35,8% des assurés sociaux qui sont des travailleurs frontaliers (données 2021). Près d’un tiers des recettes des cotisations du régime de la sécurité sociale proviennent des non-résidents, dont 7% profitent des soins hospitaliers dans le pays. Cette situation est due à plusieurs facteurs :
1. Structure d’âge plus jeune : Les travailleurs frontaliers sont souvent plus jeunes et en meilleure santé que la moyenne, ce qui réduit leur besoin de soins hospitaliers.
2. Préférence pour les soins dans leur pays de résidence : De nombreux frontaliers préfèrent se faire soigner dans leur pays de résidence pour des raisons de commodité, de langue et de proximité avec leur famille.
🚨 Désert médico-soignant : Les cotisations sociales, qu’elles proviennent des résidents ou des non-résidents, soutiennent le système de santé luxembourgeois. Cependant, les salaires attractifs au Luxembourg qui découlent de la solidité du système ont entraîné un déséquilibre, contribuant à un désert médico-soignant dans les régions frontalières, aggravant ainsi les difficultés d’accès aux soins.
📈 L’augmentation des accouchements de non-résidentes au Luxembourg est un phénomène inquiétant, représentant 17,3 % des naissances en 2022. Cette tendance est motivée par plusieurs facteurs : ressources médicales, qualité des soins (suivi gynécologique, fécondation in vitro, service de pédiatrie…), équipements médicaux et imagerie. Cette attractivité médicale met en péril la survie de la maternité de Mont-Saint-Martin ; une situation qui peut affecter particulièrement les femmes non travailleuses frontalières en recherche d’alternatives pour leur suivi gynécologique et obstétrical.
❗ Situation paradoxale des retraités du Luxembourg : Pour continuer à bénéficier des soins au Luxembourg au moment où ils en ont le plus besoin car les maladies deviennent plus courantes et les besoins en soins de santé augmentent avec l’âge, certains travailleurs frontaliers choisissent de retarder ou de ne pas prendre leur retraite en France (ce qui leur ferait perdre leurs droits d’accès à la caisse luxembourgeoise). Cependant, la réticence croissante de la Caisse Nationale de Santé à cet égard met en lumière les disparités entre les systèmes de santé et souligne la nécessité d’une action politique.
💡 Propositions pour l’action : Pour garantir un accès équitable aux soins et atténuer les défis actuels, SPH propose une série de mesures :
1. Carte Européenne Transfrontalière : Permettre à tous les résidents frontaliers, travailleurs frontaliers ou pas, de bénéficier d’une carte européenne transfrontalière, afin d’accéder à des soins d’un côté ou l’autre des frontières de la région avec un remboursement basé sur les tarifs du pays où les soins sont dispensés.
2. Renforcement des infrastructures de santé dans les régions frontalières en rétrocédant une partie des cotisations sociales vers les pays fournisseurs de professionnels de santé.
3. Renforcement des accords bilatéraux pour assurer aux retraités frontaliers un accès aux soins dans tous les pays où ils ont cotisé.
4. Coordination des systèmes de santé pour améliorer la continuité des soins entre le Luxembourg et les pays frontaliers.
5. Offrir des services de conseil pour aider les futurs retraités frontaliers à comprendre leurs droits et options en matière de soins de santé.
🏥 Centre Universitaire Médical Transfrontalier Européen :
6. En tant que vision pour l’avenir, la création d’un Centre Universitaire Médical Transfrontalier Européen offrirait des soins de qualité, une formation, médicale et des professions de santé, avancée et un accès facilité aux traitements spécialisés pour tous les résidents de la Grande Région.
📣 Appel à l’Action :
Nous appelons les décideurs politiques à agir maintenant pour garantir l’accès aux soins pour tous les travailleurs frontaliers et résidents de la région frontalière.
🙏 Votre soutien est crucial ! Partagez ce message et interpellez nos élus pour des actions concrètes en faveur de l’accès aux soins.
🤝 Ensemble, nous pouvons faire la différence.