Communiqué : Pour la santé, mobilisation avec les retraités le 2 avril

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Pour la santé, mobilisation avec les retraités le 2 avril

L’hôpital public est malade, l’accès à un médecin ou à un dentiste en ville est de plus en plus compliqué, avec par exemple près de 2 semaines en moyenne pour obtenir un rendez-vous chez un généraliste contre 4 jours en 2019 d’après la Fédération Hospitalière de France, tandis que les dépassements d’honoraires se généralisent.

Alors que le renoncement aux soins progresse, à 40% pour des raisons financières, le gouvernement a missionné 4 experts sur l’articulation entre la Sécurité Sociale et les complémentaires santé, faisant craindre des mesures à venir de désengagement de la Sécurité Sociale au profit des complémentaires, source d’inégalités croissantes.

Devenue une préoccupation majeure de la population, la santé a été au cœur de beaucoup de campagnes municipales. Nombre de listes ont inclus dans leur programme, la mise en place de centres de santé municipaux ou intercommunaux afin de pallier au manque de politique nationale de santé et son abandon au secteur privé.

La santé est aussi au cœur de la mobilisation des organisations de retraités le 2 avril.

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité appelle à participer à ces mobilisations annoncées partout en France le 2 avril. Avec les retraités, nous dirons non aux dépassements d’honoraires, non au désengagement de la Sécurité Sociale. La progression des déserts médicaux nécessite le développement d’un vrai service public de soins de premier recours autour de centres de santé et des décisions fortes de formation de personnels soignants. Les hôpitaux doivent avoir les moyens de répondre aux besoins de la population : cela suppose une augmentation des recettes de la Sécurité Sociale.

Voiron : rassemblement le 7 avril

Le comité de Voiron vous invite à célébrer la Journée Mondiale de la Santé à sa façon :
POUR LE RECRUTEMENT DES MÉDECINS
POUR LA RÉOUVERTURE DES URGENCES 24h/24 7j/7
RASSEMBLEMENT MARDI 7 AVRIL 2026,

journée mondiale de la santé de l’OMS, à partir de 17H
PARVIS DU NOUVEL HÔPITAL DE VOIRON
VENEZ NOMBREUX

Le tract d’appel

Communiqué : Faire payer les malades, un déni de solidarité !

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Faire payer les malades, un déni de solidarité !

Le Premier ministre s’était engagé à ne pas augmenter les franchises médicales pour obtenir des députés un vote pour son projet de loi de financement de la Sécurité Sociale. Il tient parole, pour l’instant, en faisant payer autrement les malades : c’est une forme de parjure !

C’est par décret que les décisions sont prises : des augmentations de 15 à 33% ! Elles touchent dès le 1er mars le forfait journalier hospitalier et le forfait patient urgence, comme si les malades étaient responsables de venir aux urgences pour une pathologie ne nécessitant pas d’hospitalisation alors que trouver un médecin en urgence est souvent une gageure. Et au 1er avril, ce sera la « participation forfaitaire » facturée en cas de soins lourds et coûteux !

Une toute récente publication de la très officielle DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) s’intéresse aux conséquences des baisses de remboursement et indique que l’effet est proportionnellement plus important pour les ménages les plus modestes. Même si la complémentaire santé solidaire (C2S) exonère de ces charges, « elle ne couvre pas l’ensemble des ménages modestes, en raison du non-recours ou de revenus légèrement supérieurs au seuil d’éligibilité. » Et cette publication continue en indiquant qu’ « une hausse générale des prélèvements finançant l’Assurance maladie obligatoire (TVA, cotisations sociales, CSG) pèserait moins sur les ménages modestes, les personnes âgées et les personnes en mauvaise santé que les déremboursements étudiés.« 

Au moment où le rapport du sénateur communiste Fabien Gay a révélé 211 milliards d’aides aux entreprises sans transparence ni contreparties, où rien n’a été fait pour limiter les exonérations sociales dont bénéficient les entreprises, la population ne peut comprendre cette volonté de faire payer les malades au nom de la réduction des dépenses publiques.

C’est aussi par décret que le gouvernement s’en est pris récemment à l’AME (Aide Médicale d’État) en limitant les justificatifs d’identité aux seuls documents officiels avec photo privant ainsi d’accès aux soins des milliers de personnes pourtant éligibles à l’AME. 

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité condamne ces décisions contraires à l’accès égalitaire aux soins pour toutes et tous. Elle rappelle sa proposition d’aller vers une prise en charge des soins prescrits à 100% par la Sécurité Sociale. Une société qui ne fait pas vivre la solidarité est une société qui s’appauvrit !