Montbrison : Rencontre avec la Ministre déléguée à l’Autonomie, Me Brigitte Bourguignon

Compte-rendu rencontre avec Mme Brigitte BOURGUIGNON, ministre déléguée à l’autonomie, 5 octobre 2020

Me la Ministre a reçu les propos avec disponibilité, un réel intérêt et une qualité d’écoute sur les différents points abordés. CF Détails des points abordés dans le document support de la rencontre en PJ. (Document remis à Me la ministre).
Elle a ensuite repris les différents points pour lesquels nous avons pu constater une forte convergence :
➔ Sur la position d’abandon de gestion de l’Ehpad, structure publique pour un organisme privé : Il n’existe pas de défaut de gestion. D’où l’incohérence au préalable d’abandon de gestion.
➔ Sur la fragilisation du CHF, en cas de perte de gestion de l’Ehpad
➔ La ministre a dit son attachement au service public
➔ Sur la possibilité d’une reprise de gestion par le Groupement de Coopération Sociale ou Médico-social (GCSMS), dépendant de la Fédération Hospitalière de France (FHF)
➔ Sur la localisation de l’Ehpad : laisser l’Ehpad au Coeur de Ville, pour maintenir la personne âgée intégrée à la vie sociale. La ministre a cité le « Plan Territoire » avec l’action « Ville-Âge » pour maintenir les personnes âgées dans les centres-villes et cette approche de l’Ehpad de demain.
➔ Sur le Renforcement de la politique « coeur de ville » de Montbrison. Constat du projet qui n’est pas cohérent avec la mise à l’écart de l’Ehpad de la vie sociale, en l’exportant à 4 kms, en dehors du secteur urbanisé de la ville. (Une enveloppe de 20 millions € est attribuée par l’Etat à la ville de Montbrison dans le cadre de ce projet « Coeur de ville).

Le compte rendu complet

 

 

Memo
Rencontre avec Mme Brigitte Bourguignon,
Ministre chargée de l’autonomie

Le 27 décembre 2018, entre Noël et le jour de l’an, M. Georges ZIEGLER, Président du Conseil Départemental de la Loire, et Mr Christophe BAZILE, président du Conseil de Surveillance du Centre Hospitalier du Forez, annoncent par conférence de presse, un projet de délocalisation à l’extérieur de la ville de Montbrison – avec construction nouvelle et livraison en 2022 – et de privatisation de l’EHPAD.
La nécessité d’améliorer les conditions d’hébergement des résidents de l’EHPAD, l’attachement à la qualité que représente son implantation au coeur de la ville et à son intégration au Centre Hospitalier et à sa gestion publique sont des éléments partagés par la population du territoire.
L’annonce faite sans concertation et dans la précipitation a suscité consternation et mobilisation: une pétition a recueilli en quelques semaines plus de 2600 signatures et une chaîne humaine a réuni plus de 400 personnes autour de l’EHPAD.

Le Memo complet

Nantes : En grève depuis 35 jours

Le Collectif nantais pour le droit à la santé et à la protection sociale pour toutes et tous a organisé et participé à la manifestation des soignant.es soutenue par des citoyen.nes et syndiqué.es d’autres professions du public et du privés. la manifestation est allée à la rencontre solidaire des salariées de la clinique du Parc  ( groupe Ramsay, fond de pension australien ) en grève depuis 35 jours pour une augmentation salariale et l’amélioration de leurs conditions de travail. 600 euros ont été versés dans la caisse de solidarité des grévistes.

 

 

Toutes et tous mobilisé.e.s le 15 octobre à Paris et ailleurs

Les lieux de rassemblement

Paris : Rassemblement 12h à 13h30 boulevard des invalides, Métro Varennes  pour départ  de manifestation à 13h30  en direction de Place Fontenoy à coté de ministère des Solidarités et de la Santé

Besançon : 14 h devant l’hôpital Saint-Jacques. Le comité de Dole appelle à participer au rassemblement de Besançon

Charleville-Mézières : 12 h à 14 h rue d’Aubilly devant l’ancien hôpital Corvisart L’appel

Concarneau : Rassemblement devant les Halles le 15 octobre à 11h . Un départ pour un covoiturage aura lieu à 13h45 à partir du parking de la gare pour rejoindre les personnels devant l’hôpital de Quimper, à 14h30.

Forcalquier : 13h30 devant l’hôpital

Nantes : 14 h devant l’Hôtel Dieu

Saint-Claude : 10 H place du 9 avril 1944 L’affiche

Sarlat : 13h-17h devant l’hôpital

Tours : 15 h place Jean Jaurès Le tract unitaire départemental

A Ruffec, on affiche ! Le communiqué de presse et l’affiche

Les appels

Tract unitaire – Des centaines de milliers d’emplois pour nous sauver

 

Saint-Etienne – Allocution de Pierre CAILLAUD – CROIZAT

 Allocution prononcée lors de l’inauguration de la plaque Ambroise Croizat place Jules Ferry dite « place de la Liberté » à Saint-Etienne , ce samedi 2 octobre dans le cadre du lancement de la campagne de la Convergence nationale des services publics et de la Coordination nationale des hôpitaux et maternités de proximité « Que vive la Sécu ! »

 

Je voulais adresser mes remerciements aux organisateurs de cette initiative pour leur invitation.

Je suis heureux de participer à la commémoration de l’ordonnance du 4 octobre 1945 qui fait suite aux recommandations du CNR dans son programme « Les Jours Heureux », et qui fut une étape importante dans la mise en place de cette sécu à laquelle nous sommes tous  tellement attachés, et qui a changé le visage de notre de notre pays.

C’est sans nul doute le plus bel héritage social du XXè siècle, grâce auquel rien ne sera plus comme avant et pour reprendre une formule de Croizat  « mettre définitivement l’homme à l’abri du besoin. En finir avec les angoisses du lendemain, avec la souffrance, le rejet et l’exclusion ».

C’est pour ma part la première fois que je découvre physiquement l’ENSS. Je ne puis m’empêcher de me rappeler cette scène dans le film « La Sociale » et l’étonnement de Jolfred Fragonara devant l’amphithéâtre Pierre Laroque, quand il demande quelle référence est faite à Ambroise Croizat dans l’établissement. Et le plus drôle, quand on remarque l’embarras de la personne qui l’accompagne pour lui en faire la visite.

Que Pierre Laroque soit honoré dans cette enceinte me paraît tout à fait dans l’ordre des choses. Qui mieux que lui représente cette conscience de l’Administration, et par la part importante qu’il a prise dans l’édification de l’honorable institution, rien de plus normal qu’il apparaisse comme une figure des plus représentatives.

Mais comme chacun le sait, la construction d’un tel édifice ne repose pas seulement sur un exploit de la Haute Administration. L’esprit de ce type de réalisation est une projection éminemment politique, qui s’inspire d’un modèle de fonctionnement à construire, afin d’en réduire les inégalités, protéger les populations des aléas de la vie, mettre à l’abri des accidents et des incertitudes du lendemain.

Ces considérations ne sont bien entendu pas étrangères aux représentants de l’administration. Mais de fait, le mieux placé pour incarner ces valeurs, défendre le projet et impulser l’énergie qui permettra à cette institution de voir le jour, c’est sans conteste le ministre à qui on a confié la tâche de conduire cet énorme chantier.

Un autre point sur lequel je voulais m’exprimer est la manière et la rapidité qui ont permis à ce projet d’aboutir. Car là encore, un élément déterminant a accompagné la réalisation de cette entreprise.

C’est la façon dont les masses se sont appropriées ce projet encore en gestation le 4 octobre 1945. Tous ces anonymes qui sur leur temps libre ont apporté leur concours à l’avancement de la construction des bâtiments qui allaient accueillir les futurs locaux de la sécu, ou comme l’explique Jolfred Fragonara dans « La Sociale »,  ces permanents syndicaux qui ne comptaient pas leurs heures pour établir les fichiers des futurs assurés sociaux. Cet enthousiasme et cette implication ont pris de cours ceux qui ne voyaient pas d’un très bon œil ces nouveaux conquis sociaux et ont permis l’édification de l’institution et son fonctionnement en un temps record.

Cette singularité est une grande victoire du monde militant. Et là encore, le personnage emblématique qui le représente le mieux, c’est évidemment Ambroise Croizat, le métallo qui entre à l’usine à l’âge de 13 ans, qui consacrera sa vie à défendre les droits des travailleurs, dans lequel ceux-ci ont confiance et se reconnaissent.

Dans cet établissement chargé de former les futurs cadres de l’institution,  ne pas trouver trace du rôle tenu par Croizat me laisse pantois. Car dans les fonctions que ces cadres vont être amenés à exercer, être imprégné et pénétré de ces valeurs humanistes et émancipatrices ne me semblent ni superflu ni accessoire.

C’est au contraire un point d’appui pour apprécier dans sa globalité l’importance et le rôle majeur de l’institution, dans l’esprit du vivre ensemble, ciment de la cohésion de notre pays.

Les améliorations de bien-être et de dignité qui découlent de cette réalisation sont révélatrices du degré de civilisation de la société dans laquelle nous vivons et sont devenues le socle de notre modèle social.

Je ne doute pas que nous nous retrouverons rapidement pour l’inauguration d’une plaque définitive en l’honneur de Croizat sur le bâtiment de l’ENSS, alors je vous dis à bientôt et je vous remercie pour votre accueil.