Créteil : le rassemblement du vendredi 4 décembre

Communiqué de la Coordination de Vigilance du GHU H. Mondor/A.Chenevier/E.Roux

Créteil, le 4 Décembre 2020

 

Dix ans après sa création, LA COORDINATION DE VIGILANCE DU G.H.U. H.MONDOR/A.CHENEVIER/E.ROUX, rassemblait près d’une centaine de personnes, ce vendredi 4 décembre à 8h, devant l’entrée principale de l’Hôpital H. Mondor.

Des personnels sont venu.es témoigner avec les syndicats CGT et SUD santé du GHU, des parlementaires, tel.les Laurence Cohen, Mathilde Panot et Michel Herbillon, des Conseillers départementaux représentant leur Président C. Favier, Olivier Capitanio, maire de Maisons-Alfort, Denis Öztorun Ömur, Premier Maire-Adjoint de Bonneuil, Martine Garrigou, maire-adjointe de Créteil, et de très nombreuses et nombreux adjoints et conseiller.e.s municipaux de 15 villes du Val-de-Marne.

Elles et ils sont revenus sur les résultats des commissions d’enquêtes à l’Assemblée nationale et au Sénat, mais aussi de leur vécu durant cette pandémie, confirmant l’analyse que nous faisions, il y a un an lors des États généraux de l’Hôpital et du médico-social dans le Sud francilien. L’hôpital public va mal, les moyens tant humains que financier sont insuffisant, à l’hôpital comme dans les EHPADs, 150 lits sont toujours menacés de suppression à E. Roux, il a manqué des produits de première nécessité en blocs-réanimation- services, l’apport de personnel des régions a été indispensable. Force est de constater que cette expérience vécue ne porte pas, si on en juge l’insuffisance des réévaluations de salaires et de primes après le Ségur de la santé, les départs de personnels consécutifs à ce manque de considération subie se multiplient, notamment du fait d’une Direction générale et des ressources humaines conduisant à un déficit de personnels médicaux et paramédicaux, dont 27 praticiens avec une fuite de plus de 10 médecins-réanimateurs.

C’est pourquoi, à l’image de ce qu’ont fait les parlementaires à l’Assemblée nationale et au Sénat, la Coordination souhaite a lancé ce vendredi, sa propre enquête sur les 3 départements du 77, 91 et 94. Nous appelons aux témoignages des personnels soignants et non-soignants, de leurs organisations syndicales, mais aussi ceux de malades et d’élu.es territoriaux sur la gestion de la pandémie de la COVID19 en 2020 en Ile de France.

Vos témoignages écrits ou vidéo (avec votre téléphone) : coordination.vigilance.ghu@gmail.com

La prochaine initiative se tiendra le 15 décembre à 18H devant l’hôpital A. Chenevier, à l’appel de l’UD CGT 94, pour une retraite aux flambeaux vers la Préfecture.

Le communiqué

HÔPITAL DES 3 VALLÉES et STATIONS : RETROUVAILLES ?

Il y a 5 ans fermaient les services vitaux de l’hôpital de Moûtiers, qui permettaient d’accueillir nuit et jour les accidentés du ski. La lutte menée par le collectif, peu soutenue par les acteurs économiques des sports d’hiver et par les élus, malgré une consultation populaire à laquelle 7000 personnes avaient participé, n’avait pas permis de faire plier la détermination de l’ARS et du Ministère de la Santé à fermer des lits. Cette politique de fermeture des lits d’hôpitaux, menée partout, accompagne la pénurie du nombre de médecins organisée depuis 40 ans avec le « numerus clausus ». Censées générer des économies, ces politiques ont surtout cassées des services publics qui fonctionnaient bien, ils n’ont pas générés de progrès, mais au contraire tout cela a dégradé l’accès aux soins.
Avec l’épidémie de COVID, la décision de l’Etat de ne pas ouvrir les remontées mécaniques durant les vacances de fin d’année « du fait du manque de place dans les hôpitaux », génère un tollé légitime des dirigeants de stations relayés par les élus savoyards qui mettent en avant les enjeux économiques et sociaux : « 5 milliards € de chiffre d’affaire, des dizaines de milliers d’emplois ».
Il est dommage que ces mêmes élus ne remettent pas en cause les politiques de santé menées depuis des décennies, la fermeture des lits d’hôpitaux parmi lesquelles ceux de l’hôpital de Moûtiers.
Rappelons que cet hôpital autrefois appelé « Hôpital des 3 Vallées » s’était naturellement spécialisé dans la traumatologie osseuse : c’est à Moûtiers que les apprentis chirurgiens en trauma venaient se former !
Cette crise sanitaire n’est pas terminée, et d’autres catastrophes peuvent survenir.
Est-ce utopique d’imaginer que les décideurs bifurquent, changent leur politique et décident de regarder sérieusement le plan B qui avait été plébiscité par la population des 3 vallées en mars 2015? Les locaux vides de Moûtiers sont toujours là et attendent. Ce n’est pas le refus par l’ARS et le Préfet, d’admettre des candidats de l’association « collectif pour l’hôpital de Moûtiers » dans les instances consultatives du CHAM (Centre Hospitalier Albertville Moûtiers), qui va aider à cette bifurcation pourtant indispensable.
Bernard GSELL
Co-Président du Collectif Hôpital
29 novembre 2020
PJ : photo hôpital de Moûtiers en 2015, avant que le panneau soit enlevé