Dourdan : communiqué du CDH

Le samedi 17 janvier 2026,
Communiqué du CDH-DOURDAN
Le maire de Dourdan a annoncé jeudi l’embauche de 2 médecins qui seront salariés au sein d’un « centre municipal de santé » accueilli, DANS UN 1ER TEMPS ET TEMPORAIREMENT comme le précisait la délibération n°2025030* du conseil municipal du 12 juin 2025, dans la maison médicale pluridisciplinaire place Bad-Wiessee en face de Ramsay santé.
Et DANS UN 2Eme TEMPS, « ce centre municipal de santé » (ou plutôt un petit cabinet pour 2 médecins) sera situé au 1er étage du bâtiment loué à Ramsay Santé en centre-ville. C’est ce que précisait M. De Carvalho lors du conseil municipal du 12 juin 2025. A moins qu’entre-temps sous le feu des critiques le maire ait changé d’avis et retrouvé la raison…
On rappelle que le bâtiment qui héberge Ramsay santé appartenait au département et qu’il a été racheté par la municipalité 600 000 Euros pour faire installer principalement une IRM privée. Cela au détriment du projet médical 2021-2025 du Centre Hospitalier du Sud-Essonne (CHSE) qui avait budgété et voté une IRM sur le plateau technique du service de radiologie public de l’hôpital de Dourdan !
Si le maire de Dourdan poursuit sa lubie, il installera des médecins salariés et payés par la municipalité au sein d’un grand groupe étranger privé à but ultra lucratif ! Un mélange des genres privé-public complétement ahurissant ! Peu importe que l’espace dédié au cabinet de médecins au 1er étage soit loué ou pas à Ramsay santé, la radiologie avec sa devanture leur appartient et on rentrera bien par chez lui pour se rendre « au centre de santé municipal ».
Comment imaginer que les médecins pourront être complétement indépendants de Ramsay Santé ? Comment imaginer que les médecins juste au-dessus du centre de radiologie Ramsay Santé enverront leurs patient-es à l’hôpital de Dourdan pour passer leurs radiologies alors qu’il sera plus facile de les faire descendre au rez-de-chaussée ? comment ne pas imaginer une collaboration étroite entre les médecins salariés et Ramsay Santé ? le problème étant bien entendu de ne pas faire travailler le CHSE et de faire régler des dépassements d’honoraires aux patient-es qui iront dans les caisses privées de Ramsay santé et pas dans celles de l’hôpital public pour la radiologie.
M. Bornet, le directeur de Ramsay santé, Olympe Santé, la Providence, SCM radio Dourdan, de Dourdan, Antony et Massy en rêvait, M. De Carvalho l’a fait ! Lors de l’installation de ce centre de radiologie privé avec du personnel de l’hôpital privé Ramsay santé d’Antony, la municipalité de Dourdan avait déjà annoncé la mise à disposition d’un pôle de santé sur la place de Bad-Wiessee avec la radiologie, la médecine et un laboratoire. A quand le rachat de la maison de santé pluridisciplinaire et du laboratoire par Ramsay santé ? Ce que notre comité craignait et sur lequel nous avions alerté est en train d’arriver et Ramsay pourrait devenir le leader de la santé en centre-ville !
Une conseillère d’opposition membre du CDH a indiqué que selon les chiffres de l’ARS, il faudrait 2.5 médecins salariés à temps plein pour compenser le départ d’UN SEUL médecin libéral à la retraite. Il va y avoir 2 médecins libéraux à la retraite et « le nouveau centre de santé municipal » n’est dimensionné que pour accueillir 2 médecins salariés qui viennent d’être embauchés dont un médecin retraité qui a déjà sa patientèle. Il y a un manque flagrant et non anticipé d’un désert médical annoncé.
La question étant pourquoi ne pas installer, définitivement, ces médecins dans la maison médicale municipale pluridisciplinaire déjà existante ? par manque de place ? par peur de concurrence vis-à-vis des médecins libéraux ? Car le code de santé publique encadre la création des centres de santé municipaux ? Et pourquoi pas créer ce centre municipal de santé à l’intérieur de l’hôpital de Dourdan au lieu d’installer des cliniques privées ?
De combien de temps sera le contrat de travail de ces 2 médecins ? Pour combien d’heures et de jours est ce contrat de travail ? Pendant combien de temps ces médecins, surtout celui retraité, souhaiteront ou pourront travailler ?
Ce projet est-il envisagé dans un intérêt général de santé ou dans un intérêt personnel ? Car il paraît aberrant de salarier, aux frais des contribuables, un médecin libéral qui vient de prendre sa retraite de son cabinet privé au lieu d’installer un médecin en début ou milieu de carrière qui n’a pas ou plus la possibilité d’avoir son propre cabinet. De plus l’autre médecin qui sera salarié par la commune avait quitté son cabinet médical pour devenir médecin coordinateur dans l’EHPAD de Dourdan nommée Jean Saran. Le maire débauche donc ce médecin au détriment de l’EHPAD !
Alors que la pénurie d’offre médicale causée par le numerus clausus a donné aux médecins un pouvoir d’agir sur leur parcours, ils ont été nombreux à s’orienter vers l’exercice salarié en centre de santé plutôt que l’exercice libéral qui demeure au centre de l’identité professionnelle du corps médical. La promotion du salariat des médecins en centre de santé comme solution locale aux déserts médicaux se présente de plus en plus comme une alternative crédible à l’installation libérale. C’est d’autant plus pertinent que les patient-es ne payent pas de dépassements d’honoraire et peuvent bénéficier du tier-payant.
Il est évident que le CDH- Dourdan est complétement en adéquation avec le salariat des médecins dans des centres de santé municipaux mais il y a une manière de le faire et ce n’est surtout pas celle de M. le maire. Héberger ce centre municipal dans un bâtiment dédié à un grand groupe étranger privé ce n’est pas déontologique et ça ne défend en rien la santé publique !
De plus il y avait une proposition du Dr Kassem, chef du service médecine du CHSE sur le site de Dourdan, de tenir des consultations de médecine générale pour assurer le suivi médical des patients qui sortent de l’hôpital et qui n’ont pas de médecins traitants. Il aurait fallu soutenir cette initiative !
Solidairement
Les co-président-es du CDH-DOURDAN

Château-Thierry : l’association à la brocante

Comme maintenant depuis 3 ans, notre association avec son stand d’information était présente sur la Foire d’automne de Château Thierry.
Merci aux nombreux visiteurs, curieux, citoyens, patients et élus qui sont passés  échanger avec nous sur le devenir de notre hôpital et de notre maternité. La fermeture de la néonatalogie au 1er Décembre, notre opposition au racket des familles mis en ouvre dans nos maisons de retraite et notre soutien aux personnels soignants restent nos priorités.
Ces échanges étaient renforcés par la présence de la présidente de la Coordination Nationale de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité.
Elle est venue apporter son témoignage sur les menaces qui pèsent sur le maintien de nos hôpitaux et maternités en milieu rural  et sur la financiarisation de la sante au profit des structures privées comme nous le constatons à ChâteauThierry.
Rapidement elle compte revenir pour nous aider dans notre lutte contre le démantèlement du service public de santé.
Si la problématique est nationale, l’action se doit aussi d’être locale!

Merci à vous toutes et tous qui êtes venus nous rencontrer et nous vous invitons à venir retrouver les vingts adhérents supplémentaires qui se mobilisent avec nous !

Venez nous rejoindre et ensemble résistons à la casse de notre système de santé!

Santé Pays Haut : organisation d’une rencontre publique le 18 novembre

Que vous soyez adhérents, sympathisants ou juste curieux, vous êtes tous usagers de notre système de santé.
A ce titre, l’association Santé Pays-Haut vous invite cordialement à une rencontre, en présence de Michèle Leflon, présidente de la Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités.
Vous pourrez nous faire part de vos remarques, vos interrogations, vos suggestions, vos revendications,… et recevoir les dernières informations concernant la politique nationale de santé et de sécurité sociale.
Ces échanges seront suivis d’un pot de l’amitié.

Mayenne : rencontre entre Audace 53 et la préfète

Comme prévu, AUDACE53 a été reçue par Mme la préfète vendredi 7 novembre pendant un peu plus d’une heure. Mme Baptista s’est montrée attentive à notre propos et déterminée à garantir la sécurité des mayennais.
Le Service d’Accueil d’Urgence du Centre Hospitalier de Laval doit se maintenir 24/24 malgré les difficultés, objectif que nous lui avons assuré partager.

En revanche, nous lui avons exprimé notre détermination, tout comme celle de la population et des élus du nord-Mayenne, à refuser que l’on officialise, en substituant au Service d’Accueil d’Urgence une Antenne Medicale d’Urgence ouverte 12h/24, la fermeture TOUTES LES NUITS des Urgences à Mayenne.

Le n°2 de l’ARS, en visio depuis Nantes a argué du fait qu’une nouvelle réglementation (Decret du 29/12/23) mettait chaque établissement hospitalier dans l’obligation juridique de déposer une demande de passage en AMU s’il n’était pas à même de garantir une ouverture de ses Urgences 24/7 et ce, avant la fin de l’année.

Il a donc maintenu sa position en disant même que l’arrêté était sur le bureau du DG de l’ARS, prêt à être signé, alors que c’est l’hôpital qui doit déposer la demande de transformation après consultation du Conseil de Surveillance (le prochain a justement lieu le 16 décembre).
Cela reste bien confus.

Nous avons fait remarquer qu’on avait la sinistre impression que le CHNM n’était pas traité à égalité avec les autres hôpitaux du département.
En effet, l’hôpital de Château-Gontier est lui aussi régulièrement victime de fermetures de son SAU la nuit (9 nuits en novembre). On ne lui a pas demandé de passer en Antenne Medicale d’Urgence. Nous ne le demandons bien entendu pas nous-mêmes.
Quant à celui de Laval, même si un grand cap a été franchi en rouvrant son SAU 24h/24, cela se fait dans la douleur et demeure extrêmement fragile.
Le représentant de l’ARS nous a assuré que les 3 hôpitaux de la Mayenne étaient traités de la même façon.
Bientôt 3 Antennes Médicales d’Urgence en lieu et place des 3 SAU, alors ???
C’est bien sûr un (mauvais) gag.

Nous avons alors réaffirmé notre résolution à ne pas accepter une décision qui pénaliserait notre hôpital (perte d’activité et donc de recettes, suppression de postes de soignants, mise en péril de certains services..) et qui mettrait un bassin de 100 000 habitants en danger, en plaçant certains d’entre eux à 50, voire 60 mn des Urgences les plus proches.

Mme la préfète nous a demandé que nous nous revoyions avant le prochain Comité de Suivi du 21 novembre pour faire le point.
Nous lui savons gré de cette proposition.

AUDACE53 saura discuter, argumenter jusqu’au bout afin de trouver des solutions qui ne lèsent AUCUN des 3 hôpitaux.
Nous rencontrerons le nouveau directeur (par interim) du CHNM le 18, la préfète à nouveau, donc, entre le 17 et le 21, et nous assisterons au Comite Départemental de suivi en préfecture le 21. 3 moments clés pour développer nos arguments, calmement, mais avec détermination.
Après, viendra une autre façon de se faire entendre si nous ne sommes pas écoutés.

Accepter le passage en AMU, c’est entériner la fermeture vraisemblablement définitive des Urgences la nuit à Mayenne.
C’est inacceptable.
Nous ne l’accepterons donc pas.