Communiqué : Réseau France Santé : la grande opération de communication !

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Réseau France Santé : la grande opération de communication !

La colère monte dans notre pays contre les difficultés d’accès aux soins, alors le gouvernement a décidé d’agir ou plutôt de communiquer avec la mise en place du Réseau France Santé : un label accordé à des structures donnant la possibilité d’obtenir un rendez-vous médical dans un délai de 48 heures, des consultations sans dépassement d’honoraires et une ouverture au moins cinq jours par semaine.

Inutile de dire que ce label ne va pas inventer des médecins nouveaux, ni régler la question des urgences hospitalières : un rendez-vous dans 48 h pour une mère inquiète de la fièvre de son enfant ou pour une personne âgée craignant d’avoir des signes avant coureur d’un accident vasculaire cérébral, cela n’est pas rassurant ! D’ailleurs, la vraie raison de l’encombrement des urgences hospitalières, c’est le manque de lits pour hospitaliser celles et ceux qui justement ne relèvent pas de la médecine de ville.

Mais un label, cela permet de communiquer ! Et les ARS ne s’en privent pas ! La plupart ont fait leur communiqué ou leurs communiqués, un par département en associant préfets et conseils départementaux. La préfecture des Yvelines l’a même repris sur son site !

Les premières labellisations faites à toute allure (120 en Ile de France à fin 2025) concernent évidemment des structures répondant déjà aux critères :

– des maisons de santé pluri-professionnelles, sans doute celles qui fonctionnent le mieux déjà !

– beaucoup de centres de santé, municipaux en particulier dans la petite couronne parisienne ou Filiéris (les anciens centres de santé des mines). Ce n’est pas le label qui les crée !

– des hôpitaux en particulier en Bretagne ou en Bourgogne Franche Comté.

– à la marge, mais cela dénote le bricolage, des médicobus et même en Pays de Loire des pharmacies !

Quelle sera la suite de ce plan ? Quelle transparence des financements annoncés ? La Cour des Comptes a épinglé le mille feuilles des aides censées lutter contre les déserts médicaux, jugées inefficaces ! Les critères ressemblent beaucoup à ceux remplis par les centres de soins non programmés adossés à des sociétés à but lucratif qui captent des médecins au détriment d’une véritable prise en charge dans la durée des populations !

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité revendique la création d’un véritable service public service territorial de soins de premier recours autour des centres de santé publics ou non lucratifs. Elle rappelle son plan d’urgence pour les professionnels de santé : la nécessité d’en former beaucoup plus, la nécessité d’une meilleure répartition en limitant la liberté d’installation quand elle s’oppose à l’intérêt général, l’urgence de mettre fin aux dépassements d’honoraires.

En terme de formation et de communication, le gouvernement vient de faire très fort : après avoir supprimé en silence les financements donnés aux régions pour la formation d’infirmières, ce qui a amené des régions à diminuer les places affichées sur Parcoursup, il se vante de donner des crédits pour former plus d’infirmières : c’est malhonnête !

Élections municipales et santé : les élus peuvent agir

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Élections municipales et santé : les élus peuvent agir

La santé relève des politiques nationales : l’accès à la santé est mis à mal actuellement par les politiques d’austérité et d’abandon au secteur privé avec en corollaire le manque de professionnels de santé. Il est nécessaire de lutter pour des moyens aux hôpitaux et EHPAD publiques, pour une régulation de l’installation des médecins contre les déserts médicaux et les inégalités territoriales, pour une formation en nombre de professionnels de santé, contre tous les restes à charges pour les malades comme les dépassements d’honoraires.

Mais les élus du bloc communal (communes et intercommunalités) peuvent agir !

Concrètement, ils peuvent contribuer à la mise en place d’un service public de soins de premier recours avec les centres de santé municipaux ou intercommunaux (ou aider à la mise en place de centres de santé gérés par des hôpitaux, des mutuelles, association ou SCIC -société coopérative d’intérêt collectif. Mais attention : une ordonnance de 2018 permet explicitement la gestion des Centres de santé par les établissements à but lucratif. Il s’agit d’une dérive inacceptable).

Les centres de santé ont fait la preuve de leur efficacité pour un accès global à la santé sans discrimination. Ils reposent sur quelques principes : le travail en équipe, le salariat des professionnels, l’absence de dépassement d’honoraires, le tiers payant et un projet de santé pour le territoire incluant la prévention !

Sur les aspects techniques, il est possible de se rapprocher de la Fédération Nationale des Centres de Santé ou de la Fabrique des centres de santé.

La santé nécessite l’action au quotidien tout azimut  ! La participation des élus dans les différentes instances de la santé doit être active ! Si le maire a perdu des prérogatives avec la transformation par la loi Bachelot des conseils d’administration des hôpitaux en conseils de surveillance, sa participation ne peut se résumer à de la simple figuration, mais servir à la mobilisation populaire pour maintenir et améliorer les structures hospitalières et les maternités de proximité et pour des soins de qualité pour toutes et tous. Les contrats locaux de santé avec les ARS doivent être élaborés démocratiquement et peuvent être un soutien à une politique de prévention municipale ou intercommunale.

Aux élus aussi à articuler leurs actions avec les communes voisines, les niveaux supérieurs, départements, régions pour des politiques d’égalité territoriale, efficaces pour le service public et en finir avec la mise en concurrence des communes entre elles.

Les élus sont des citoyens, mais dont la parole porte particulièrement ! Leur action doit sortir du cadre étroit de leur localité pour l’accès aux soins de toutes et de tous et une vraie égalité territoriale. Il est toujours désagréable de voir un élu défendre sa collectivité contre les autres au détriment de l’intérêt commun ou participer à des partis politiques dont les prises de position nationales contredisent les actions locales.

Dourdan : communiqué du CDH

Le samedi 17 janvier 2026,
Communiqué du CDH-DOURDAN
Le maire de Dourdan a annoncé jeudi l’embauche de 2 médecins qui seront salariés au sein d’un « centre municipal de santé » accueilli, DANS UN 1ER TEMPS ET TEMPORAIREMENT comme le précisait la délibération n°2025030* du conseil municipal du 12 juin 2025, dans la maison médicale pluridisciplinaire place Bad-Wiessee en face de Ramsay santé.
Et DANS UN 2Eme TEMPS, « ce centre municipal de santé » (ou plutôt un petit cabinet pour 2 médecins) sera situé au 1er étage du bâtiment loué à Ramsay Santé en centre-ville. C’est ce que précisait M. De Carvalho lors du conseil municipal du 12 juin 2025. A moins qu’entre-temps sous le feu des critiques le maire ait changé d’avis et retrouvé la raison…
On rappelle que le bâtiment qui héberge Ramsay santé appartenait au département et qu’il a été racheté par la municipalité 600 000 Euros pour faire installer principalement une IRM privée. Cela au détriment du projet médical 2021-2025 du Centre Hospitalier du Sud-Essonne (CHSE) qui avait budgété et voté une IRM sur le plateau technique du service de radiologie public de l’hôpital de Dourdan !
Si le maire de Dourdan poursuit sa lubie, il installera des médecins salariés et payés par la municipalité au sein d’un grand groupe étranger privé à but ultra lucratif ! Un mélange des genres privé-public complétement ahurissant ! Peu importe que l’espace dédié au cabinet de médecins au 1er étage soit loué ou pas à Ramsay santé, la radiologie avec sa devanture leur appartient et on rentrera bien par chez lui pour se rendre « au centre de santé municipal ».
Comment imaginer que les médecins pourront être complétement indépendants de Ramsay Santé ? Comment imaginer que les médecins juste au-dessus du centre de radiologie Ramsay Santé enverront leurs patient-es à l’hôpital de Dourdan pour passer leurs radiologies alors qu’il sera plus facile de les faire descendre au rez-de-chaussée ? comment ne pas imaginer une collaboration étroite entre les médecins salariés et Ramsay Santé ? le problème étant bien entendu de ne pas faire travailler le CHSE et de faire régler des dépassements d’honoraires aux patient-es qui iront dans les caisses privées de Ramsay santé et pas dans celles de l’hôpital public pour la radiologie.
M. Bornet, le directeur de Ramsay santé, Olympe Santé, la Providence, SCM radio Dourdan, de Dourdan, Antony et Massy en rêvait, M. De Carvalho l’a fait ! Lors de l’installation de ce centre de radiologie privé avec du personnel de l’hôpital privé Ramsay santé d’Antony, la municipalité de Dourdan avait déjà annoncé la mise à disposition d’un pôle de santé sur la place de Bad-Wiessee avec la radiologie, la médecine et un laboratoire. A quand le rachat de la maison de santé pluridisciplinaire et du laboratoire par Ramsay santé ? Ce que notre comité craignait et sur lequel nous avions alerté est en train d’arriver et Ramsay pourrait devenir le leader de la santé en centre-ville !
Une conseillère d’opposition membre du CDH a indiqué que selon les chiffres de l’ARS, il faudrait 2.5 médecins salariés à temps plein pour compenser le départ d’UN SEUL médecin libéral à la retraite. Il va y avoir 2 médecins libéraux à la retraite et « le nouveau centre de santé municipal » n’est dimensionné que pour accueillir 2 médecins salariés qui viennent d’être embauchés dont un médecin retraité qui a déjà sa patientèle. Il y a un manque flagrant et non anticipé d’un désert médical annoncé.
La question étant pourquoi ne pas installer, définitivement, ces médecins dans la maison médicale municipale pluridisciplinaire déjà existante ? par manque de place ? par peur de concurrence vis-à-vis des médecins libéraux ? Car le code de santé publique encadre la création des centres de santé municipaux ? Et pourquoi pas créer ce centre municipal de santé à l’intérieur de l’hôpital de Dourdan au lieu d’installer des cliniques privées ?
De combien de temps sera le contrat de travail de ces 2 médecins ? Pour combien d’heures et de jours est ce contrat de travail ? Pendant combien de temps ces médecins, surtout celui retraité, souhaiteront ou pourront travailler ?
Ce projet est-il envisagé dans un intérêt général de santé ou dans un intérêt personnel ? Car il paraît aberrant de salarier, aux frais des contribuables, un médecin libéral qui vient de prendre sa retraite de son cabinet privé au lieu d’installer un médecin en début ou milieu de carrière qui n’a pas ou plus la possibilité d’avoir son propre cabinet. De plus l’autre médecin qui sera salarié par la commune avait quitté son cabinet médical pour devenir médecin coordinateur dans l’EHPAD de Dourdan nommée Jean Saran. Le maire débauche donc ce médecin au détriment de l’EHPAD !
Alors que la pénurie d’offre médicale causée par le numerus clausus a donné aux médecins un pouvoir d’agir sur leur parcours, ils ont été nombreux à s’orienter vers l’exercice salarié en centre de santé plutôt que l’exercice libéral qui demeure au centre de l’identité professionnelle du corps médical. La promotion du salariat des médecins en centre de santé comme solution locale aux déserts médicaux se présente de plus en plus comme une alternative crédible à l’installation libérale. C’est d’autant plus pertinent que les patient-es ne payent pas de dépassements d’honoraire et peuvent bénéficier du tier-payant.
Il est évident que le CDH- Dourdan est complétement en adéquation avec le salariat des médecins dans des centres de santé municipaux mais il y a une manière de le faire et ce n’est surtout pas celle de M. le maire. Héberger ce centre municipal dans un bâtiment dédié à un grand groupe étranger privé ce n’est pas déontologique et ça ne défend en rien la santé publique !
De plus il y avait une proposition du Dr Kassem, chef du service médecine du CHSE sur le site de Dourdan, de tenir des consultations de médecine générale pour assurer le suivi médical des patients qui sortent de l’hôpital et qui n’ont pas de médecins traitants. Il aurait fallu soutenir cette initiative !
Solidairement
Les co-président-es du CDH-DOURDAN

Château-Thierry : l’association à la brocante

Comme maintenant depuis 3 ans, notre association avec son stand d’information était présente sur la Foire d’automne de Château Thierry.
Merci aux nombreux visiteurs, curieux, citoyens, patients et élus qui sont passés  échanger avec nous sur le devenir de notre hôpital et de notre maternité. La fermeture de la néonatalogie au 1er Décembre, notre opposition au racket des familles mis en ouvre dans nos maisons de retraite et notre soutien aux personnels soignants restent nos priorités.
Ces échanges étaient renforcés par la présence de la présidente de la Coordination Nationale de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité.
Elle est venue apporter son témoignage sur les menaces qui pèsent sur le maintien de nos hôpitaux et maternités en milieu rural  et sur la financiarisation de la sante au profit des structures privées comme nous le constatons à ChâteauThierry.
Rapidement elle compte revenir pour nous aider dans notre lutte contre le démantèlement du service public de santé.
Si la problématique est nationale, l’action se doit aussi d’être locale!

Merci à vous toutes et tous qui êtes venus nous rencontrer et nous vous invitons à venir retrouver les vingts adhérents supplémentaires qui se mobilisent avec nous !

Venez nous rejoindre et ensemble résistons à la casse de notre système de santé!

Santé Pays Haut : organisation d’une rencontre publique le 18 novembre

Que vous soyez adhérents, sympathisants ou juste curieux, vous êtes tous usagers de notre système de santé.
A ce titre, l’association Santé Pays-Haut vous invite cordialement à une rencontre, en présence de Michèle Leflon, présidente de la Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités.
Vous pourrez nous faire part de vos remarques, vos interrogations, vos suggestions, vos revendications,… et recevoir les dernières informations concernant la politique nationale de santé et de sécurité sociale.
Ces échanges seront suivis d’un pot de l’amitié.