Remiremont : quel est le devenir des hôpitaux des Vosges après la signature entre directeurs d’un 1er volet du contrat de performance ?

A votre bonne santé ?

Quel est le devenir des hôpitaux des Vosges après la signature entre directeurs d’un 1er volet du contrat de performance ?

 

Au diable grand débat, consultation démocratique, concertation…, avis des personnels, des syndicats des associations et des élus. Le pouvoir administratif impose ses vues et sa logique comptable et financière. La ville d’Epinal peut devenir le seul siège de l’hôpital dit de recours pour le département des Vosges. Les autres hôpitaux généraux ne seront pas fermés …mais progressivement transformés… en établissements dits de proximité…(loi ma santé 2022) On pourrait s’en réjouir, mais un hôpital sans chirurgie, ni maternité, ni urgences n’est plus un hôpital.

La chirurgie viscérale est partagée entre Epinal et Remiremont … ce qui est une demi victoire mais ne dit rien de l’avenir à moyen et long terme. Le contrat de performance se décline progressivement et les économies de 6 millions prévues dans le 1er volet signé, impactant déjà lourdement usagers et personnels hospitaliers d’Epinal et Remiremont, ne retardent que de quelques semaines la mise en œuvre du 2ème volet de 19 millions (soit au total 25 millions de coupes budgétaires,) dont L’ARS veut faire porter la responsabilité du choix aux médecins et soignants, ce qui est scandaleux et inadmissible.

 Le cheval de Troie est bien entré dans le département et Messieurs VANSSON et HEINRICH laissent penser que c’est une bonne chose. Ils pourraient demain se rendre compte que la construction d’un nouvel hôpital est l’arbre qui cache la forêt d’une recentralisation des établissements de santé autour du pôle universitaire de Nancy.

Les décideurs (directeur de l’ARS et directeur commun du CHED et du CH de Remiremont) poursuivront leur carrière ailleurs tandis que les habitants et les territoires de nos bassins de vie devront subir durablement les suppressions d’emplois directs et indirects, les pertes de services qui vont avec et les risques pour la santé liés à l’éloignement des services et établissements de soins, risques accentués par ceux des transports et de leur durée.

Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt : tout cela est le fruit d’erreurs stratégiques et de dérapages financiers successifs de la construction du Nouvel Hôpital d’Epinal (NHE) dont la légitimité n’est pas à remettre en cause. Mais c’est aussi le fruit d’une politique nationale de santé publique qui voudrait faire croire :

-que les choix opérés sont dans l’intérêt des gens, or ils continueront à mourir plus vite que les autres dans leur territoire éloigné en déprise démographique et économique.

– qu’il n’y a plus d’argent pour financer la dépense publique. Or nous sommes la sixième puissance économique mondiale. On trouve un milliard en quelques jours pour sauver ND de Paris, et il faudrait asphyxier les territoires pour financer le NHE. Quelque chose ne va pas.

Le service public, les personnels de santé, les syndicats, l’Ademat-H et ses 2500 adhérents, les maires et conseillers municipaux des vallées vosgiennes et haute-saônoises, les populations locales, SONT MEPRISÉS. Aucune réelle préoccupation de la  santé des vosgiens et du développement du territoire. Tout converge pour favoriser le privé à but lucratif et le CHU.

« Qui est responsable et pourquoi est-il mort ? »

Mais demain, qui assumera la responsabilité des conséquences  sociales, médicales, démographiques et économiques qui impacteront et pénaliseront notre territoire local déjà bien malade?

L’Ademat-h soutient la résistance active du corps hospitalier et des instances internes de tous les hôpitaux vosgiens. La mise en concurrence et en rivalité des établissements et des personnels sur fond de querelles politiciennes entretenues entre quelques-uns n’est pas à la hauteur des enjeux.

C’est pourquoi l’Ademat-h propose aux élus locaux et à tous les représentants de la société civile (associations, entreprises, partenaires sociaux…) de se retrousser les manches et de travailler ensemble à la construction d’une autre vision des politiques de santé pour nos bassins de vie vosgiens, à partir des besoins réels des populations.

Le CA d’ADEMAT-H

Remiremont le 1 mai  2019

 

Moutiers : le comité représenté aux Rencontres Nationales

HÔPITAUX: LA PROXIMITÉ DEVIENT DE L’ÉLOIGNEMENT
Notre délégation du Collectif Pour l’hôpital de Moûtiers a participé ce week-end à la 31ème rencontre nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité, qui se tenait à Saint-Vallier en Saône et Loire, près du Creusot.
L’expertise du projet de Loi « ma santé 2022 » a montré la duperie de cette énième réforme de notre système de santé qui était le meilleur du monde il y a quelques dé ;cennies et que les gouvernements successifs s’ingénient à démanteler. Bafouant le terme de PROXIMITÉ, le projet « ma santé 2022 » veut faire des hôpitaux de proximité des EHPAD XXL. Plusieurs centaines en France de ces « hopitaux de proximité » nouvelle définition ne comprendrons plus de maternité, ni de plateau de chirurgie, ni d’urgences vitales.
Les délégations ont déclarées avec force que la SÉCURITÉ des patients, c’est la PROXIMITÉ des services vitaux.
Une lettre va être adressée aux Sénateurs qui doivent prochainement examiner ce projet de Loi.
Plusieurs groupes luttant actuellement pour le maintient de leurs maternité de proximité, comme Le Blanc, étaient présents.
Paradoxalement, la notion de proximité attribuée aux hôpitaux ne fait que traduire un éloignement des services vitaux dont ils vont être dépouillés…..si la Loi passe!
Quant au Président de la République qui annonce que les hôpitaux ne fermeront plus sans accord du maire, il s’agit d’un enfumage, car les hôpitaux ne ferment pas mais sont vidés de leurs services vitaux tout en maintenant des structures qui deviennent des dispensaires gériatriques.
Le bureau national a été renouvelé et Bernard Gsell a été confirmé dans son mandat de trésorier de la Coordination Nationale.
 Viviane NOGUES, Guy DURANDARD, Jean-Pierre COQUET, Bernard GSELL

Créteil : les nouvelles de la dernière semaine d’avril

30 avril

Nous nous sommes réunis, comme prévu, mardi dernier afin de faire le point sur la situation à Emile Roux, mais aussi sur celle des Urgences en allant à la rencontre des personnels en grève à H. Mondor.

Pour ce qui concerne la Gériatrie, nous sommes toujours devant un refus de dialogue de la direction générale de l’APHP qui a reçu les syndicats, à son siège vendredi 19 avril dernier. Une situation qui ne peut que renforcer notre détermination à maintenir voire élargir notre mobilisation pour qu’aucun lit de SLD ne ferme à E.Roux comme ailleurs à l’AP-HP. Ceci d’autant, que nous avons bien entendu l’engagement du Président de la République à ce qu’aucun Hôpital ne ferme, ce qui pour nous sous-entend qu’aucun service non plus ne ferme.
Dans le même temps, nous avons noté que dans le Rapport Libault, demandé par le gouvernement, il est bien noté que  « Le nombre de personnes âgées dépendantes augmenterait d’environ 200 000 personnes (+15 %) entre 2015 et 2030 selon le scénario bas, de 320 000 (+25 %) selon le scénario intermédiaire et de 410 000 (+33 %) selon le scénario haut. La divergence de la projection augmente fortement selon l’horizon de la projection : la hausse entre 2015 et 2050 serait de 620 000 (+49 %) dans le scénario bas et de 1 260 000 (+100 %) dans le scénario haut. Les progrès de la médecine ou l’efficacité des actions de prévention sont ainsi susceptibles de faire varier très sensiblement le nombre de personnes à accompagner dans la perte d’autonomie dans les années à venir ».

Il en découle, qu’Il y a donc bien besoin d’un important développement en SLD et en EHPAD pour les prochaines années. La DG de l’APHP n’ignore surement pas ces projections. S’ils ferment des lits à Emile Roux et dans l’APHP, ce ne peut être que pour des raisons économiques et renforcer le « marché » de la silver économie …

C’est ce que nous évoquerons, entre autre, le 10 mai prochain à E.Roux, avec le député Laurent Saint-Martin qui a souhaité nous rencontrer, comme l’ont déjà fait d’autres parlementaires. 

Nous avons aussi décidé de demander un rendez-vous avec des représentants de la Collégiale de la Gériatrie du GHU, afin de mieux apprécier leur analyse de la situation.

Toutes ces rencontres seront reprises lors du débat sur la Gériatrie que nous aurons le 14 mai à Limeil-Brévannes (voir tract ci-joint). Nous reviendrons tout à la fois sur nos propositions de filière gériatrique n’opposant pas maintien, voire progression, des lits en USLD, avec la création d’un UHPAD comme d’un nouveau bâtiment pour la rénovation de l’Hôpital, notamment avec des chambres à 1 ou 2 lits pour les 390 actuels, dont le DG, lui-même, a reconnu lors d’une rencontre fortuite  avec le porte parole de la Coordination que l’APHP les a laissé dans des conditions inadmissible avec, dit-il, « des chiottes au bout du couloir« .

Si la gériatrie nous préoccupera le 14 mai, leur insertion dans le territoire brévannais nous interpelle aussi en lien avec les élu-e-s locaux. L’Intersyndical d’E.roux, invitera donc La Maire a participé à cette initiative du 14 mai, comme nous le ferons avec tous les autres élu-e-s territoriaux et parlementaires concernés.

Suite à notre entretien avec les personnels des Urgences qui a suivi cette réunion, un autre invité sera présent ce 14 Mai, une représentation des Urgences d’H.Mondor, qui sont de nouveau en grève.

En effet, ces personnels considèrent que depuis leur dernier mouvement de janvier, le nombre d’urgences étant passé de 56000 à 72000 passages, cela remet en cause les effectifs necessaires à maintenir un niveau correct de qualité de prise en charge tant pour les malades que pour les personnels. Le temps d’attente tant en consultation, qu’en soin et hospitalisation est telle que cela crée un épuisement des personnels qui deviennent moins opérationnels, mais aussi entraine un risque plus élevé de mortalité pour les patients. Ce nouvel afflue, qui s’aggravera si l’on supprime les lits de SLD, nécessite selon l’Inter-Urgence H.Mondor qui a rejoint la Coordination, 7 à 8 équivalents TP de médecins d’ici l’été (et 4 de suite), mais aussi 4 infirmier-e-s, 4 Aides-soignant-e-s, 2 brancardiers, la titularisation des CDD (faute de les voire quitter le service) et des moyens en matériels notamment des brancards, ce qui est un comble pour un service d’urgence.

Pour assurer le succés du 14 mai, nous avons à distribuer rapidement tant à Limeil que dans les villes autour (Valenton, Créteil, Bonneuil,…) le tract, comme dans les services hospitaliers d’H.Mondor, A.Chennevier et bien entendu E.Roux. Une distribution dans le hall de Mondor se fera le  13 mai à 12H.

Enfin, nous n’en resterons pas là, nous attendons un rendez-vous avec le DG de l’ARS IDF sollicité par le Président du Conseil Départemental comme  par le député Jean-François Mbaye, dans un courrier qui lui a adressé récemment.

Et si tout cela ne suffit pas, ,nous prévoyons une manifestation le 4 ou 6 juin devant la Préfecture en demandant à être reçu par le Préfet.

On l’aura remarqué notre détermination ne faiblit, et nous vous invitons à faire du 14 mai, un temps fort de cette mobilisation.

Nous communiquerons à la Presse sur cette base.

29 avril
Après le picnic du 18 avril dernier, vous n’êtes pas sans savoir que le service des urgences de Mondor s’est mis en gréve ce jour, et donc un nouveau conflit nous préoccupe sur le GHU.
Entre-temps nous avons eu une rencontre trés fructueuse avec le Député Jean-François MBAYE, afin de lui faire part de la situation de la gériatrie sur le GHU et plus globalement au niveau de l’AP-HP. Il nous assuré de son soutien pour un moratoire des fermetures de lits à E.Roux comme ailleurs dans l’APHP, dans l’attente d’Etats généraux que la Coordination souhaite mettre en place en octobre de cette année sur l’arche sud de la région IDF.
Il souhaite que d’autres parlementaires s’expriment à ce sujet par un courrier commun. Il a décidé de nous apporter son aide pour obtenir un rendez-vous avec l’ARS IDF (le courrier), déjà sollicité par le Président du Conseil départemental.
Il nous a informé que nous devrions rencontrer, le 10 mai, le député Laurent Saint-Martin.
Nous avons par ailleurs rencontré le Doyen de la faculté de médecine, le Pr Pierre Wolkenstein qui nous a, lui aussi, apporté son soutien pour ce moratoire et son accord pour appeler à des Etats généraux, conscients du manque de perspectives pour cette « Arche sud francilienne « , alors que projet de loi et évolution de l’APHP se mettent en place sans aucune réflexion collective préalable. Le Président de l’Université qui devait se joindre à nous, n’a pu le faire, mais nous devons nous revoir plus tard.
Nous reviendrons, mardi 30 Avril à Midi, sur tout cela comme sur la prochaine initiative de la Coordination avec l’intersyndicale, qui se tiendra le 14 mai, 20H, dans un college de Limeil, pour une rencontre/débat avec la population dont le tract est en cours de maquettage.
La réunion de la Coordination de mardi 30 prochain, midi, se tiendra à Mondor, car nous irons ensuite à la rencontre des personnels des urgences en grève.