Urgences : le point au 1er août

Decazeville : appel de la CGT pour défendre l’accès aux soins – La dépêche du 21 juillet
Carcassonne : 5 jours sans SMUR en août – La dépêche du 23 juillet
St Etienne, suite à la fermeture de 28 lits, une patiente passe 70H. sur un brancard – France bleu le 22 juillet
et cinq jours sur un brancard dans le couloir, les urgences de St Etienne complètement débordées – France Info du 31 juillet
Villefranche de Rouergue, la CGT manifeste en soutien aux urgences en grève – La dépêche du 27 juillet
Castres : le personnel des urgences est en grève – La Dépêche et le journal d’ici du 31 juillet

Urgences : la grève se poursuit – plus de 200 services touchés – article de Actu Orange du 23 juillet et du Monde du 23 juillet

La grève s’intensifie malgré les annonces de Buzyn ; article et vidéo sur le site du Parisien du 30 juillet

Urgences, SMUR et luttes : le point au 25 juillet

Sisteron ne veut pas de la fermeture des urgences la nuit

Partout en France

Nice : la grève se poursuit au CHU – l’article et la vidéo d’Azur TV du 23 juillet
Clermont Ferrand : coup de chaud aux urgences du CHU Montpied – l’article de Radio Scoop du 23 juillet
Redon : les urgences rejoignent à leur tour la grève illimitée le 25 juillet – www.sante.cgt.fr et l’article d’Ouest France du 25 juillet
Nantes : grève aux urgences.Des moyens supplémentaires jugés insuffisants – Presse Océan le 23 juillet
Mont de Marsan : des gilets jaunes au soutien des personnels des urgences – Sud Ouest du 24 juillet
Millau : 100% du personnel des urgences en grève – Aveyron Digital News du 25 juillet

Gironde : grève annoncée à l’hôpital psychiatrique de Cadillac le 31 juillet – Actu.fr du 24 juillet

Articles généraux

Urgences : la crise partie pour durer tout l’été – Public Sénat le 15 juillet
Urgences : la grève se poursuit, plus de 200 services touchés – article du Nouvel Obs du 23 juillet
le communiqué de l’AMUF du 19 juillet
La CGT appelle à l’action les salarié.e.s des établissements privés et publics de santé et d’action sociale le 11 septembre 2019.- le tract

Pétition

Pour la réouverture et le maintien des urgences de nuit à Sisteron

 

Communiqué de presse de la Coordination Nationale : des fermetures inacceptables !

Le Président de la République a annoncé ne fermer aucun hôpital ! En réalité il en vide certains, en ferme d’autres, ainsi que des maternités.
Depuis un mois, les mauvaises nouvelles se multiplient : la fermeture définitive des maternités de Bar Le Duc, de Thann, d’Altkirch, celles temporaires mais sans garantie de réouverture de Dinan et de Privas, la fermeture des urgences de nuit à Sisteron, des suppressions de lignes de SMUR et même une fermeture totale temporaire à Lens. Où demain ?

Le dossier de presse de l’ARS Grand Est annonçant les fermetures des maternités alsaciennes est caricatural, s’appuyant sur une tribune d' »experts », personnalités certes assurément très compétentes dans leur domaine spécialisé, mais sans doute très éloignés des besoins des femmes enceintes et de leurs familles, des besoins globaux, qui seraient mieux connus par une concertation démocratique, incluant les professionnels de proximité et les populations. La gradation des soins sert précisément à prévoir ce qui sort du physiologique, pour permettre d’y rester dans les 85% de grossesses qui ne présentent pas de complications.

Le manque de professionnels de santé, en particulier de médecins, est aggravé par la politique actuelle. L’hôpital public ne fidélise plus ses personnels et les fait fuir, vers le privé ou vers une totale réorientation professionnelle. L’absence de véritable réponse de la Ministre de la Santé à la grève des personnels des urgences, qui gagne de plus en plus d’hôpitaux malgré la période estivale, traduit le désengagement du gouvernement pour l’hôpital public. C’est une stratégie assumée pour favoriser le secteur privé et les profits de ses actionnaires au détriment du service public, au détriment de la sécurité sociale et laissant de côté toute une partie de la population, en difficulté pour accéder aux soins, pour des raisons géographiques ou financières. Qui va payer les hôtels annoncés pour permettre aux femmes enceintes de passer les derniers jours de leur grossesse à proximité d’une maternité ou les dépassements d’honoraires lorsqu’il n’y aura plus d’autre choix que le privé pour les soins ?

Alors que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient de faire savoir qu’il était impératif de réduire le trafic routier, la ministre de la santé met les femmes enceintes, les malades et leurs familles sur les routes !

Cela est insupportable ! Notre pays n’en peut plus, et les gilets jaunes l’ont largement exprimé, de ces politiques où l’on réduit chaque jour davantage les dépenses publiques pour enrichir quelques uns. L’hôpital public est notre bien commun, financé par NOS cotisations, sa proximité la garante de la sécurité pour les populations. La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité apporte son soutien à tous ses comités dans l’action pour défendre et développer le service public hospitalier, à tous les élu.e.s, à tous les citoyen.ne.s, à tous les personnels hospitaliers qui revendiquent une politique de santé répondant aux besoins des populations. Ici et là, les mobilisations permettent de faire reculer la casse organisée, comme à Remiremont ou à Gérardmer. Tous ensemble, nous arriverons à être entendus !

Le communiqué en pdf