Luçon : Nouvelle tentative d’opération de démantèlement des Urgences et du SMUR.

A nouveau le directeur de l’hôpital menace de fermer les urgences et le SMUR de Luçon

Le tract du comité du 6 mai

L’article de Actu.fr du 11 mai

A la suite de la vigilance de la population, une réunion a eu lieu le 11 mai : les urgences sont maintenues 24h/24 pour la période estivale, mais le SMUR ne fonctionnera que s’il y a deux médecins urgentistes sinon ce seront les SMUR de Fontenay le comte , les Sables d’Olonne, la Roche sur Yon qui interviendront

Ce n’est pas acceptable !

 

 

Lonjumeau

MANIFESTATION À LONGJUMEAU,
SAMEDI 29 MAI 9 H 30
RENDEZ-VOUS RUE HENRI DUNANT, ENTRÉE DE L’HÔPITAL.
NON À LA CASSE DU SERVICE PUBLIC HOSPITALIER,
NON À LA PRIVATISATION, MAINTIEN DE TOUS LES SERVICES, COMME LES MATERNITÉS, LES LITS, LES PERSONNELS, AUGMENTATIONS DE LEURS SALAIRES,
Alors que les hôpitaux du Nord-Essonne, Longjumeau, Orsay, sont en première ligne face à la pandémie Covid (l’hôpital de Juvisy a été vendu au groupe Korian, groupe privé européen, pour une clinique gériatrique médicalisée, ce qui rapporte le plus d’argent…), lors du Conseil de surveillance de mars, le directeur du GHNE, représentant de l’ARS et du ministère, a fait voter la vente pour10 millions d’euros de 50% des locaux de l’hôpital de Longjumeau au privé, pour 2024-2026. Ce qui restera des locaux devant être vendus plus tard. La maire de Longjumeau s’est soumise, a voté ce démantèlement, sachant que tous les services actuels doivent disparaître, comme la pédiatrie et la maternité, ne laissant que des soins palliatifs et la gériatrie, facilement récupérables par le privé à l’affut des bonnes occasions. Le nombre de lits diminue, 120 lits perdus à Longjumeau, en supprimant les doubles lits par chambre sous couvert de contamination ainsi, les lits d’aval pour les malades Covid manquent. 40% de déprogrammations pour les deux hôpitaux restants sont récupérés par le privé, vautours à l’affut de tout ce qui est rentable du public… Nous rappelons que la maternité avec 97% d’accouchements naturels en France, ne rapporte rien au privé, à moins, comme aux Etats-Unis, qu’on passe à 30% de césariennes de « confort », qu’on fasse payer les nuitées d’hôtel ou des anesthésies pour les accouchements. Les cliniques privées, c’est d’abord un racket (comme les dépassements d’honoraires, travail dissimulé parfaitement assumé par l’Etat libéral), totalement immoral, qui joue sur les situations critiques (pénurie de médecins après 40 ans de numérus closus) des patients pris en otage et les augmentations des tarifs des mutuelles et des assurances… Le nombre d’accouchement dans les ambulances est passé de un à quatre par mois en une dizaine d’années, provoquant des mortalités insoutenables. Le Comité de Défense des 3 hôpitaux du Nord Essonne dit clairement que ces choix politiques sont insupportables et que cela doit cesser :

 

Déclaration du collectif « Hôpital-santé publique-sud Yvelines »

Déclaration du collectif « Hôpital-santé publique-sud Yvelines » lors de la visite de Mme Autain tête de liste FI-PCF à l’élection régionale de la région parisienne devant l’hôpital de Rambouillet

Le 2 avril 2021

Merci de nous avoir invités à cette rencontre. 

Vous êtes à l’entrée d’un établissement de santé essentiel pour notre bassin de vie du sud Yvelines.

Comme dans tous les hôpitaux, et malgré les difficultés et les insuffisances de moyens humains et financiers, le personnel est entièrement mobilisé pour faire face à la troisième vague de la Covid qui est très grave. Nous leur rendons un hommage qu’il mérite bien.

Pour faire face à l’épidémie, la déprogrammation massive de soins nous préoccupe beaucoup pour la santé des malades non Covid. 

Malgré les conseils des scientifiques, les insuffisances des mesures gouvernementales contre l’épidémie aboutissent à la saturation des hôpitaux mettant les soignants dans une très difficile situation et la vie de nombreux patients en danger.

Les lenteurs de la mise en route de la vaccination, les insuffisances du nombre de doses en rajoutent aux difficultés actuelles. 

Le passage dans le domaine public des brevets de ces vaccins permettrait d’accroître rapidement la production mondiale de ceux-ci, ce qui rend très pertinente la campagne européenne de signature pour l’exiger.

Malgré les efforts des équipes, nos hôpitaux publics et le nôtre, manquent de personnels, de lits, d’appareils médicaux modernes et de locaux en bon état.

En ce moment, ici malgré cette situation, un audit décidé par l’ARS est en cours pour réaliser des économies financières en fermant des lits, en réduisant le personnel et pour rechercher des ressources nouvelles en augmentant l’activité par une rotation plus rapide des patients, en faisant appel à des sociétés privées qui feront le malheur de l’hôpital ! 

Et tout ça dans un contexte où la majorité parlementaire a décidé une réduction des moyens de 800 millions d’€ aux hôpitaux pour l’année 2021 !

On est bien loin du « Quoiqu’il en coûte ou de la santé n’a pas de prix » de M Macron !

Le lendemain de crise à l’hôpital ne peut pas être le statu quo et encore moins le retour à l’état d’avant avec les tableaux Excel comme boussole. Tout appelle à un changement de logique pour l’hôpital public.

Il faut refonder l’hôpital, lui donner les moyens humains financiers et matériels lui permettant de répondre à l’allongement de la durée de vie, à l’augmentation du nombre de patients souffrant de multiples affections, aux risques épidémiologiques qui vont perdurer, aux enjeux climatiques, au travail en réseau avec la médecine de ville….

Dans ce cadre, la région Ile de France, doit s’opposer aux fermetures de lits, de services et d’hôpitaux. Elle doit faire de la refondation de l’hôpital public, une de ses priorités même si ce n’est pas de sa compétence directe. Son poids politique et économique lui permet d’influer sur les décisions de l’Etat et de l’assurance maladie.

Enfin, vous le savez sans doute mais nous sommes dans un territoire marqué par une désertification médicale en cours. A ce titre, il nous semble que la région doit aussi cofinancer la création de centre public de santé de ville avec des médecins salariés qui appliquent le tiers payant.

La déclaration