Concarneau : Christophe Prudhomme ne mâche pas ses mots

Le comité de défense de l’hôpital de Concarneau organisait, vendredi, une conférence animée par Christophe Prudhomme, un médecin syndicaliste CGT, à la mode Patrick Pelloux, qui n’a pas la langue dans sa poche. « Nous sommes dans une période critique », a résumé le praticien de l’hôpital Cochin.

Christophe Prudhomme, médecin urgentiste à Paris: « La souffrance du personnel de santé est énorme. Le nombre de suicide est incroyable ».

 

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Bulletin d’information semaine 6

Mi mars le projet de loi « ma santé 2022 » commencera à être discuté en commission des affaires sociales du Parlement. L’enjeu est de taille avec, notamment la labellisation de près de 500 « hôpitaux de proximité » tels que définis par la Ministre : un peu de médecine gériatrique, un peu de surveillance de grossesses mais, surtout ni maternité, ni chirurgie, ni service d’urgence.

Le récent rapport de la Cour des Comptes se base, pour les urgences, sur des arguments purement économiques : et l’humain dans tout ça ?

Plus que jamais, nous devons défendre notre conception de ce que doit être un site hospitalier de proximité : médecine, chirurgie, maternité et centre IVG, laboratoire, radiologie dotée d’un scanner.

Si ce projet de loi était adopté, la carte sanitaire de nos territoires serait profondément modifiée, remettant totalement en cause l’accès aux soins de proximité, ce qui pourrait avoir de lourdes conséquences. NE LES LAISSONS PAS FAIRE !

Infos semaine 6 du 4 au 8 Février 2019

Mais quelle mouche a piqué Madame Buzyn

Maternités : quelle mouche a piqué Madame Buzin ?
Elle ferme, elle ferme, elle ferme…Après Le Blanc,
c’est Creil, maternité de niveau 3 !

 

La volonté du gouvernement auquel appartient notre Ministre de la Santé est très précisément de réduire les dépenses de Santé Publique. Inutile de le nier, la situation des Hôpitaux Publics en est la plus claire démonstration.

Seuls les établissements à but lucratif se portent très bien. C’est, que Madame Buzyn le reconnaisse ou non, la conséquence directe de la politique qu’elle soutient et qui prolonge celle menée depuis plus de 20 ans avec la fermeture de plus de 30% des maternités

Un de moyens choisis pour réaliser ces économies consiste, ce n’est pas nouveau, à regrouper les Maternités. Et ainsi réduire le prix de revient d’un bébé.

Madame Buzyn s’en défend vivement. Une telle dénégation serait risible si pour de très nombreuses femmes la fermeture d’une Maternité n’avait pour conséquence l’inquiétude qu’entraine l’éloignement. Les données épidémiologiques justifient leurs craintes. La France première dans le Monde pour les résultats de son organisation sanitaire à la fin du 20°s. ne cesse de reculer. La mortalité maternelle y est du double des premières nations dans ce classement. C’est aussi le cas pour la mortalité périnatale.

L’éloignement des maternités du domicile des futures mamans élève les risques de pathologie (données scientifiques publiées).

Madame Buzyn tente de dissimuler les orientations budgétaires de son gouvernement par l’insuffisance de médecins disponibles. C’est malheureusement en partie vrai en raison du choix délibérément fait depuis quarante ans de réduire le nombre de médecins formés. Le gouvernement actuel s’enorgueillit d’avoir augmenté celui-ci, c’est vrai mais insuffisant. Afin de répondre à ce déficit organisé, les professionnels de la Périnatalité avaient organisé la gradation des soins et l’activité en réseau.

Tout cela est bousculé par une politique de gribouille, désastreuse et surtout injuste pour les populations les plus pauvres, les plus éloignées des grands centres urbains.

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Maternités et Hôpitaux de proximité est bien décidée à s’opposer avec détermination à ces fermetures sans fin des Maternités et à la casse de nos Hôpitaux Publics.

 

Trop c’est trop, Madame Buzin,

 

Acte 1 de la riposte :
Rencontre Nationale le 26 Janvier à Bernay afin d’en définir les modalités.

 Le communiqué en pdf