Communiqué de l’USP du 27 Mars 2020

COMMUNIQUE DE L’USP du 27 mars 2020

Madame la députée,

Vous nous invitez à vous faire remonter les difficultés rencontrées dans l’exercice des soins psychiatriques. Vous n’êtes cependant pas sans ignorer ces « difficultés », chroniques, que nous avons notamment rapportées lors de la commission parlementaire sur la psychiatrie à laquelle vous aviez convié notre syndicat : pénurie de moyens humains et matériel, abandon d’une politique de secteur facilitant l’accès aux soins psychiques pour toutes et tous sur l’ensemble du territoire, formations lacunaires des soignants dominées par la prévalence scientiste d’une pensée unique de la psychiatrie, restrictions drastiques des budgets alloués à la psychiatrie entrainant la fermeture ou le « regroupement » d’unités de soins dont le fonctionnement à « effectif minimum de sécurité » est depuis longtemps devenu la règle…

L’USP, dans son communiqué du 30 septembre 2019 [1], résumait les conclusions du rapport parlementaire en ces termes : « La psychiatrie était au bord du gouffre, elle doit faire un grand pas en avant ! ».

Force est de constater que la pandémie actuelle agit comme révélateur, aux yeux de tous et, hélas, comme élément potentialisant pour patients et soignants, de la crise organisée que connait la psychiatrie, en précipitant ce grand bond en avant… vers l’abime du démantèlement des services publics de santé et de santé mentale !

Il est en effet à craindre, à l’instar de la situation vécue lors de la seconde guerre mondiale, que les personnes atteintes de troubles mentaux soient les premières victimes indirectes de l’épidémie actuelle, en raison de l’incurie et de la négligence coupable d’un gouvernement qui a abandonné toute politique de prévention, depuis longtemps sacrifiée sur l’autel de l’austérité.

Dans les vœux que vous nous adressiez à l’orée de cette année 2020 figurait, en exergue, cette citation de Bernanos : « On ne subit pas l’avenir, on le fait »… Nous devons hélas constater, en miroir, la réalité de cette maxime dans le douloureux présent que subissent maintenant patients et soignants en psychiatrie, victimes d’un avenir qu’une gouvernance sanitaire dominée par le dogme de l’économie n’a jamais su ni voulu anticiper.

Au-delà de l’épisode actuel, nous exprimons à notre tour l’exigence que soit repensée, très globalement, l’organisation des soins psychiatriques sur le territoire afin d’éviter l’émergence d’autres situations « d’urgence » que, de fait, la psychiatrie connait en permanence depuis des années.

Veuillez croire, Madame la députée, à notre vigilance aujourd’hui et demain.

USP – Communiqué du 27 03 20

Communiqué de la Convergence Nationale des Services Publics : Covid-19 : Alsace, Ile De France… Même politique, même résultat !

On entend M. Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance Publique / Hôpitaux de Paris (APHP) sonner l’alarme.

L’Ile-de-France serait sans tarder dans la même situation sanitaire que l’Alsace. La faute à qui ?

  1. HIRSCH OUBLIE DE PRÉCISER QU’IL MAINTIENT SES PLANS DE RETOUR À L’ÉQUILIBRE BUDGÉTAIRE. La réduction des moyens, de lits, la fermeture d’établissements sont toujours d’actualité. Pourtant, les syndicats, les médecins l’ont alerté depuis longtemps.

Ainsi pour l’hôpital Emile Roux dans le Val-de-Marne, IL MAINTIENT LA FERMETURE de 150 lits dans le cadre de son plan de fermeture de plus de 1000 lits de soins de longue durée. Et ce malgré les rapports parlementaires, les rapports officiels qui, depuis des années, tirent la sonnette d’alarme sur l’état de notre système de santé.

Après M. Hirsch, le gouvernement laisse entendre que c’est la fatalité si la France manque de tout. Or ce n’est que le résultat d’une politique délibérée. Mulhouse, Paris, Marseille sont dans la même situation ! La destruction de l’ensemble de nos services publics et de la sécurité sociale est planifiée méthodiquement sous l’égide de l’OMC, par nos gouvernements et la Commission européenne. Elle se poursuit et s’aggrave depuis des décennies.

LES POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ ONT CONDUIT À CE QUE «LA 5ÈME PUISSANCE DU MONDE» SERAIT IMPUISSANTE FACE À CETTE PANDÉMIE CONTRAIREMENT À LA CORÉE DU SUD, TAÏWAN OU LE VIET-NAM. CES DIFFICULTÉS SONT LE RÉSULTAT DE CHOIX POLITIQUES DE DESTRUCTION DE NOS OUTILS COLLECTIFS ET L’ABANDON DES POLITIQUES D’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE. IL EST TEMPS D’ARRÊTER CETTE POLITIQUE CRIMINELLE POUR BÂTIR, ENSEMBLE, UNE SOCIÉTÉ SOLIDAIRE AVEC AU CŒUR LES SERVICES PUBLICS, LA JUSTICE SOCIALE ET LA SÉCURITÉ SOCIALE.

Le communiqué

Lettre de l’Union Départementale Solidaires 93

Alors que la crise sanitaire s’amplifie et que les mesures de confinement touchent l’ensemble du territoire, la Seine-Saint-Denis est comme trop souvent à la fois stigmatisée et victime des politiques libérales qui ont précarisé ses habitant-es et détruits ses services publics.

Stop au mépris de classe

Nous dénonçons avec force le traitement médiatique et policier qui est fait de notre département. Une partie de la presse et de la classe politique s’est en effet indignée de voir les manquements au confinement dans certaines villes du 93, dénonçant le manque de civisme, l’irresponsabilité ou la bêtise de leurs habitant-es, appelant pour certains à une répression plus sévère, tandis que les témoignages de violences policière s’accumulent.

On ne les a en revanche pas entendu-es appeler à la répression des parisien·nes fortuné·es parti·es en masse dans leur maison secondaire à la campagne ou à la mer (15 à 20 % des habitant·es du 16e arrondissement ont fui) afin d’éviter les mesures de confinement. Le risque de ces attitudes étant de diffuser le virus dans des régions qui ne sont pas prêtes en termes de moyen à accueillir une importante population dans les hôpitaux.

Si le respect du confinement et des « gestes barrière » est une priorité, il est bon de rappeler qu’il est plus facile de rester confiné dans sa maison de campagne, dans son jardin, ou dans son grand appartement que lorsqu’on vit à 5 dans 30 m². Les amendes et la répression policière, doublées du mépris médiatique des classes populaires sont bien la continuité de la politique de classe menée en permanence par les gouvernements successifs : désigner les pauvres comme coupables, alors que les riches trichent, mentent, volent à grande échelle et restent très largement impuni-es.

La crise ajoute à la crise
En Seine-Saint-Denis comme dans de nombreux centres urbains le confinement est difficile. Mais plus qu’ailleurs l’état des services publics est dramatique. Les hôpitaux sont très largement sous-dotés : manques de lits, de machines de réanimation, de masques, de gel hydroalcooliques, de tests, et également de personnels !
A cela s’ajoute une population plus pauvre, plus précaire, et donc en plus mauvaise santé qu’ailleurs. Quand on sait que la gravité du COVID-19 explose pour les patient-es atteint-es d’autres affections cela laisse craindre un débordement rapide des hôpitaux du département.

Cette précarité de la population rend parfois le confinement lui-même insupportable. Entre les logements sur-occupés, trop petits, insalubres, les hôtels sociaux et les squats, une partie de la population ne peut simplement pas rester enfermée chez elle, où c’est déjà « la crise sanitaire » toute l’année et y être confiné est synonyme de souffrance et de mise en danger.

Et le COVID-19 ne fait qu’accentuer ces problèmes. Seuls 22 centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI) restent ouverts sur les 114 du département, les transports publics sont réduits à leur minimum empêchant les personnes non motorisées de se déplacer pour leurs courses ou leurs rendez-vous médicaux, les mineur-es placé-s sont incité-es à retourner dans leur famille, les EHPAD manquent de matériel de protection y compris pour les pensionnaires rentrant de l’hôpital, les enfants sont nombreux à ne pas avoir chez eux le matériel ou les conditions nécessaires pour l’enseignement à distance… Il est certain que plus la crise durera, plus ses conséquences sociale et sanitaires seront profondes dans le 93.

N’oublions pas non plus les chômeur-se-s, nombreux-ses dans notre département, qui sont appelé-es à continuer à faire comme si de rien n’était par Pôle emploi en continuant leur recherche de travail et sans que soit envisagé un report des jours d’indemnisation. Cela entraine un vrai danger pour ceux qui continueraient à chercher de l’emploi, mais aussi une angoisse profonde pour ceux qui ne peuvent pas le faire.

Les travailleuses et les travailleurs exposé-es
En Seine-Saint-Denis comme ailleurs, alors que la majorité de la population est confinée chez elle depuis une semaine, certain·es sont appelé·es à continuer le travail pour le bien commun
Dans les services publics, les soignant·es et les enseignant-es qui gardent leurs enfants, les administratifs qui permettent aux services de rester ouverts, les cheminot-es et machinistes qui les transportent, les pompiers et autres services d’urgence…autant de salarié·es qui voient aujourd’hui leur travail applaudi par les mêmes politicien-nes qui ont détruit depuis plusieurs années et avec force leurs outils de travail.

Ce sont les mêmes salarié·es qui ont fait grève pour un plan d’urgence pour les hôpitaux, pour des moyens dans l’éducation et contre une école à deux vitesse, contre la casse du service public ferroviaire, contre la casse de leurs retraites…Les mêmes qui ont été méprisé-es par le pouvoir, insulté-es publiquement, réprimé-es et tabassé-es par la police, poursuivi-es au tribunal.
Et ils et elles ne sont pas seul-es.

Dans le privé, si des entreprises sont à l’arrêt ou au ralenti, d’autres sont toujours actives voire redoublent d’activité. Les salarié·es des commerces alimentaires, de la logistique et du transport, mais aussi les livreurs, ceux du BTP, des usines qui n’ont pas fermé, les auto-entrepreneurs… Autant de secteurs dans lesquels la précarité et les bas salaires sont trop souvent la règle et où les salarié-es se retrouvent eux aussi en première ligne : exposé-es au virus car indispensables, car leur patron refuse de fermer, ou car ils et elles n’auront
aucun revenu si ils et elles s’arrêtent. Pendant ce temps-là les plus hauts salaires sont eux en télétravail, quand ce n’est pas au repos dans leur résidence secondaire.

Pour une action publique à la hauteur
Cette crise sanitaire accentue fortement les injustices et creuse les inégalités. Elle est très largement aggravée par les réductions de moyens des services de santé, par le manque d’anticipation des gouvernant·es qui n’ont pas voulu acheter ou lancer la production des masques, gels et tests nécessaires en temps et en heure, par leurs choix politiques qui favorisent les plus riches au détriment des services publics. Et ce sont comme toujours les classes populaires qui en payent le prix fort, à tous les niveaux.
Au lieu de faire voter des lois réduisant les libertés et les droits sociaux, au lieu de promettre des montagnes d’argent pour la finance, c’est un investissement massif dans les services public qui est nécessaire, la hausse des salaires, la fin de la précarité, des logements décents pour tou·tes, de l’argent pour la recherche publique.
Les richesses permettant de faire tout cela existent, il suffit d’aller les chercher là où elles sont.

Solidaires 93 revendique immédiatement :
– la suspension des loyers, des factures d’eau, d’électricité et de gaz.
– la prise en charge collective du confinement par des actes de réquisition
de logements vides, de centre de colonies de vacances…
– le versement automatique de tous les minima sociaux
– des distributions alimentaires
– la prise en charge à 100 % du salaire en chômage partiel
– le report des jours d’indemnisation du chômage
– des mesures exceptionnelles de prise en charge des mineur·es
– la libération des personnes incarcérées en Centre de Rétention Administrative
– le maintien des lignes téléphoniques et internet
– une communication prenant en compte les personnes en situation de précarité

Saint-Denis, le 23 mars 2020.

Le communiqué

Feurs : Appel du comité

Bonjour à tous,

Nous revenons vers vous pour vous informer que le Comité de Défense et de Soutien du CHF, le Collectif des Usagers de Défense du Service Public Hospitalier du Forez : jaimemonehpadpublic@gmail.com, la CPTS (Communauté Professionnelle Territoriale de Santé), mettons en place une chaîne de solidarité et d’aide auprès de tout les professionnels de Santé hospitaliers, libéraux en fonction de leurs besoins.

L’idée est d’utiliser chacun nos propres ressources, connaissances, contacts pour fournir des réponses efficaces et adaptées aux besoins de chacun pour faire face à la crise sanitaire causée par le Coronavirus. Et tout cela de manière gratuite bien-sûr.

LE CHF A BESOIN DE MASQUES CHIRURGICAUX EM146 83 , DE SUR-BLOUSES IN-TISSÉES, DE CHARLOTTES, DE LINGETTES DÉSINFECTANTES, DE GEL HYDROALCOOLIQUE (ATTENTION AUX DILUTIONS).

Les IDE, libérales de Bellegarde, Montrond, St Martin Lestra ont besoin de matériel également : masques, gel

Contact coordinatrice CPTS Valérie Baujeu : valbau@sfr.fr. Me Baujeu centralise les besoins, nous organisons les propositions d’aide et les mettons en acte.

L’entreprise Charles et l’entreprise Nigay sont en lien avec le CHF pour réceptionner du matériel.

D’autres entreprises se mobilisent.

Contact Site de Feurs

Contact : Céline Batarson,  secrétaire de direction CHF –  04 77 27 52 12. Mail : responsable.site@ch-forez.fr

Me Batarson centralise les propositions et organise la réception du matériel.

Contact Site de Montbrison : direction.generale@ch-forez.fr

 

Le CHF a également besoin de renfort notamment en personnel soignant et lance un appel aux volontaires. Les personnes qui souhaitent aider le CHF, peuvent envoyer leur candidature :  Service DRH : drh@ch-forez.fr

Précisez votre fonction, les services dans lesquels vous avez travaillé, vos compétences, site sur lequel vous pouvez travailler (Feurs, Montbrison, les deux). Si vous souhaitez travailler de jour, de nuit, votre disponibilité. Toutes les aides seront utiles.

Une communication du CHF, dans la presse, réclamée par la population, doit paraître prochainement.

Nous restons aussi un point de centralisation des informations, propositions et des actions à mettre en place.

N’HÉSITEZ PAS À COMMUNIQUER SUR NOTRE ADRESSE MAIL, À RELAYER À VOS CONTACTS, L’INFORMATION DOIT CIRCULER.

Nous contactons la presse pour relayer l’information.

Nous nous en sortirons mieux physiquement et psychiquement si nous nous entre aidons. Plus que jamais, ce Coronavirus, invisible à nos yeux nous montre que nous avons besoin les uns des autres.

La solidarité est la priorité aujourd’hui, chacun nous pouvons la vivre avec nos propres moyens et mettre en commun.

Merci à chacun de ce vous faites, de ce vous ferez, nous avons tous notre place dans cette crise.

Pour le Comité de Défense et de Soutien du CHF, le président Dr Olivier Nicolas; les membres du Comité,

TOUS ENGAGÉS POUR NOTRE HÔPITAL PUBLIC PLUS QUE JAMAIS.

Bulletin Semaine 12-2020

Données Lettre

 

 

Édito :

 

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« L’État compte les sous, nous compterons les morts « clamaient voici quelques semaines les soignant.es lors des manifestations réclamant des moyens humains et matériels pour l'hôpital public. Nous y sommes : nous ne sommes pas en guerre mais notre système de santé est dépassé, affaibli, démantelé par des années de politique austéritaire choisie et décidée par les gouvernements successifs depuis des dizaines d'années.

Le confinement, imposé en raison de ces carences, nous oblige à penser, imaginer, construire de nouvelles façons d'agir, de lutter. Il ne s'agit pas de faire une pause. Au contraire la gravité de la crise sanitaire, le bricolage gouvernemental montrent que nous sommes dans le vrai en exigeant des moyens pour reconstruire un système de santé public de proximité incluant la prévention, l'éducation sanitaire, la médecine de premier recours (les médecins généralistes) et les hôpitaux publics pour pouvoir répondre aux besoins de santé de toute la population, y compris les plus démunis, sur tout le territoire. 

 

 

Sommaire :

·         L’écho des comités : 3-5

·         Autres infos locales : 6-7

·         Dossiers : 8-11

- Coronarovirus ou COVID 19

 

·         Culture et santé : 11

 

 

L’écho des comités :

 

SARLAT - 24

 

Communiqué de presse

Le 17 mars 2020

 

Le comité de défense de l’hôpital public et de sa maternité de Sarlat prend acte des décisions gouvernementales.

Une fois encore nous rendons hommage au dévouement et au professionnalisme des soignants, face à cette crise.

Nous rappelons qu’il nous faut impérativement

*des moyens en urgence pour l'hôpital pour maintenant et demain"

* la réouverture de lits et de services, pour que l’offre de soins revienne sur notre territoire, à Sarlat, il nous faut retrouver nos services hospitaliers de 2013, donc un véritable hôpital avec sa réa, sa chirurgie orthopédique et viscérale…

 

*des embauches à l'hôpital aujourd'hui et demain

 

* des embauches dans les EHPAD aujourd'hui et demain

 

*conserver la Sécurité sociale qui nous protège alors protégeons-la !

 

SEUL L’HÔPITAL PUBLIC, SEULE LA SECURITE SOCIALE, NOS BIEN COMMUNUNS,

CORRECTEMENTDOTES EN MOYENS FINANCIERS ET EN PERSONNELS, PEUVENT FAIRE

FACE A CETTE CRISE ET A CELLES A VENIR.

 

*nous suspendons donc nos permanences du jeudi de 13h à 17h, devant l’hôpital.

 

FEURS - 42

 

Nous avons communiqué dernièrement avec vous, sur le document « le CHF est riche » qui faisait réponse aux propos de Mr Philippe Giouse, directeur du CHF, sur la situation financière et des activités du CHF. Notre Comité souhaitant montrer une autre vision de la situation du CHF, de manière plus positive et en expliquant les raisons des chiffres annoncés dans l’article.

 

Nous avons commencé à distribuer ce document aux professionnels de Santé hospitaliers du CHF, libéraux : cabinets de médecins, infirmiers, kinés, commencé également dans les mairies et aux usagers sur les marchés en expliquant notre positionnement et en échangeant avec les personnes rencontrées.

 

La suite

 

 

VIRE - 14

 

Le coup de gueule du comité

 

Panique à bord !

Depuis des années, hospitaliers, malades, population, condamnent les politiques suivies en matière de santé.

Depuis des années, ces soignants que nous applaudissons tous aujourd'hui, dénoncent la situation critique de l'hôpital public : suicides (notamment à Flers en août 2019), grève, démissions des responsabilités administratives...

Depuis des années nos dirigeants sont sourds, voire méprisants.

Aujourd'hui il y a panique : manque de personnels, de lits, de matériel et nous devrions regretter d'avoir eu raison de soutenir ces luttes.

Aujourd'hui nous ne pouvons que constater les dégâts et remercier les hospitaliers de leur professionnalisme : et demain ?

Demain nous n'entendrons plus le directeur du Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) de Flers se féliciter des économies faites l'année passée

Demain nous ne l'entendrons plus reprocher aux patients de « bloquer » des lits,

Demain l'hôpital aura les moyens de soigner, de prendre soins des malades,

Demain les personnels seront payés correctement (les salaires des infirmières-ers se situent à la 26ème place des pays de l'OCDE)

Demain la prévention sera une priorité de la Santé Publique

Demain les hôpitaux de Proximité retrouveront l'ensemble de leurs services

Demain la Sécurité Sociale sera une richesse à développer et non une « charge » du passé.

 

Mais cela ne se fera pas sans nous.et nous devrons nous battre pour que les moyens soient redonnés d'accomplir pleinement les missions de santé.

 

TOURS - 37

 

Épidémie de COVID-19: le collectif 37 Notre Santé En danger réagit

 

Partie d’un marché aux animaux en Chine, l’épidémie de coronavirus Covid19 est devenue une pandémie qui touche tous les continents. L’évolution dramatique, en quelques jours seulement, dans un pays comme l’Italie, au cœur de l’Europe, laisse présager de ce qui peut arriver à très court terme en France.

 

Le communiqué

 

 

DOLE - 39

 

COMMUNIQUE DU COMITE DE DEFENSE DES HOPITAUX PUBLICS DE DOLE

 

Nous vivons une situation inédite. La pandémie du Covid-19 nous amène à nous adapter à de nouvelles conditions de vie pour les prochaines semaines, à rester chez nous afin de préserver au maximum notre santé et celle des autres. Nous encourageons bien sûr chacune et chacun à respecter ces mesures barrières pour se protéger et protéger les plus fragiles.

Cette période de crise sanitaire majeure nous invite à soutenir les personnels soignants qui sont en première ligne et ne ménagent pas leurs efforts, dans des conditions difficiles. L'absence de masques dans de nombreux services hospitaliers et Ehpad met ces soignants, ces aides à domiciles et auxiliaires de vie dans des situations inadmissibles, où ils peuvent être contaminés et contaminer celles et ceux qu'ils soignent. Il y a urgence à fournir les masques indispensables !

C'est aussi le moment propice pour rappeler l'urgence de doter notre système de santé, nos hôpitaux des moyens indispensables humains et financiers pour répondre aux besoins de la population. La crise liée au COVID-19 a contraint le Président de la République à reconnaître l’utilité des services publics. Il y urgence, pour l'Etat, de leur attribuer les moyens nécessaires pour remplir leurs missions et pour leur permettre, dans la crise actuelle, de lutter efficacement contre cette épidémie dont les conséquences restent inconnues.

Les logiques libérales d’économies sur la santé publique se sont traduites par de nombreuses fermetures de lits avec pour corolaire des suppressions de personnels et de moyens. Dans la crise sanitaire actuelle, cela aggrave les difficultés pour faire face à la pandémie

Notre comité espère qu’elles ne deviendront pas insurmontables.

Nous voyons les résultats de la destruction du système de santé publique italien où les équipes soignantes doivent faire des choix entre les malades qu’elles tentent de sauver. Ces situations sont insoutenables pour les personnels hospitaliers. Elles pourraient survenir en France si l’épidémie ne pouvait être contenue avec des moyens affaiblis. Reconnaître la valeur du travail des personnels de tous secteurs ayant des fonctions sociales, c’est leur permettre de travailler dans de bonnes conditions et les rémunérer convenablement.

Nous réclamons des moyens pour tous les établissements des secteurs sanitaires, médico-sociaux et sociaux et un véritable plan d’urgence pour les hôpitaux publics.

Compte-tenu de la situation sanitaire.

- nous annulons bien sûr, la grande initiative publique de signature des pétitions pour le maintien de la chirurgie conventionnelle à l'Hôpital Pasteur, prévue le 28 mars.

Mais au vu des informations nouvelles qui nous sont parvenues, confirmant cette menace, nous interpellerons l'Agence Régionale de Santé et le Ministère de la santé. Et nous continuons à appeler à signer la pétition sur le site http://chng.it/dLmfy2BS .

- l'accélération prévisible du nombre de malades à soigner nous amène à demander la réouverture du service de réanimation de l'hôpital Pasteur.

N'hésitez pas à vous tenir informés en consultant notre site : www.defense-hopitaux-dole.fr

 

 

 

 

 

 

 

Autres infos locales :

 

HÔPITAL ÉMILE ROUX

 

La colère des « héros en blouse blanche » s’affiche sur les grilles

 

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Le CGT de l’hôpital d’Émile Roux APHP se bat depuis plusieurs mois contre un plan de réduction de lits et de licenciements sans précédent. Même en pleine crise sanitaire, la suppression de 150 lits sur les 400 de cet hôpital gériatrique n’est pas remise en cause.

 

L’article

 

DIEPPE - 76

 

La colère des hospitaliers s'affiche devant l'hôpital :

 

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Après l’Hôpital d’Emile Roux APHP, c’est au tour du CH de Dieppe de tendre une banderole à l’entrée de l’Hôpital pour rappeler la responsabilité du gouvernement dans la crise sanitaire actuelle.

Les banderoles sur nos établissements doivent se multiplier. 

Faites pareil partout et envoyez-nous vos photos.

 

L’article

 

HÔPITAUX DE SAINT MAURICE

 

On ne lâche pas nos revendications !

 

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« Ce gouvernement doit entendre les revendications du personnel sur leurs effectifs, leurs salaires, sur le manque de place et sur les pensions très basses de ce secteur. Il est urgent de changer de braquet pour un financement de la santé publique et du secteur médico-social à la hauteur des besoins de santé et de prise en charge du grand-âge. Nous exigeons des moyens financiers immédiats. ! »

 

L’article

AGEN : COVID-19 ET SYSTÈME D

 

Les infirmières d'Agen se protègent avec des soutiens-gorge

 

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Le personnel soignant de la résidence services "Les Ecrins d’Aliénor" à Agen a fabriqué des masques avec des soutiens-gorge récupérés chez des proches.

 

L’article

 

LILLE - 59

 

COVID-19 manque de matériel de protection au CHU de Lille

 

Les structures de santé de la métropole ne font pas encore face à un afflux de patients trop important mais elles s’y préparent activement. La principale inquiétude des soignants réside dans le manque, criant, de matériel de protection adapté.

 

L’article

 

SITUATION CATASTROPHIQUE DANS LE GRAND EST

 

La situation dans l'Est de la France

 

«Reste chez toi » : le message du Collectif inter-hôpitaux (CIH) à la population est net, à l’impératif. « Il faut tous nous préparer à une véritable catastrophe sanitaire », a prévenu, lundi 16 mars, ce collectif de soignants de toute la France, créé à l’automne pour défendre l’hôpital public. À l’origine espace de mobilisation des soignants, le CIH est devenu un lieu d’échanges d’informations médicales sur le Covid-19.

 

L’article

 

Dossier : Coronarovirus ou COVID 19

 

CORONAVIRUS : DES EFFETS IMPREVUS ?

 

C’est vrai, Monsieur le président, comme vous l’avez dit lors de votre visite à la Salpêtrière s’agissant de l’hôpital public, « on est passé par beaucoup plus d’un an de déni » sous la pression de ceux qui réclament toujours moins de charges, moins de dépenses publiques, moins de services publics, moins d’Etat et qui, en période de crise ou de difficultés, s’empressent de solliciter des aides financières.

Les personnels hospitaliers, leurs représentants, les élus, les usagers qui ont été exclus des organes de décision par les lois Bachelot, Touraine et Ma santé 2022, qui ont, pendant des années, multiplié les suppliques et les protestations sans résultat, qui ont assisté impuissants à la progression des déserts médicaux et au démantèlement des hôpitaux publics le savent bien et en subissent les conséquences tous les jours.

Alors oui, Monsieur le Président, prenez la main, corrigez ce qui peut encore l’être, assurez une juste répartition des professionnels de santé sur l’ensemble du territoire national et redonnez à l’hôpital public les moyens d’exercer ses missions et de répondre aux besoins de la population.

https://www.youtube.com/watch?v=-rMhq7S0G6g

  

BUZIN : LA HONTE!

 

La vidéo

 

INTERVIEW DU Dr SALACHAS, PRATICIEN HOSPITALIER

 

L’interview

 

Les communiqués Sud Santé Sociaux : Covid-19

 

La crise liée au COVID-19 a au moins le mérite de faire découvrir au Président de la République que l’Etat doit mettre les moyens s’il veut remédier à la situation.

Dans son discours du 12 mars, il a loué les mérites des personnels de santé. Il semble découvrir ce que nous lui répétons depuis des années, et ce avant même les mouvements de grèves dans les hôpitaux qui durent depuis plus d’un an.

Les logiques capitalistes de destruction de la santé publique ont conduit à de nombreuses fermetures de lits. Ce sont ces lits qui font défaut aujourd’hui face à la pandémie.

Ces même logiques ont conduit à la suppression de personnel: ce sont eux et elles qui manquent au-jourd’hui face à la pandémie.

Le communiqué

 

COVID-19 : pour pouvoir être soignés prenons soin des personnels

 

La Fédération SUD Santé Sociaux ne participera pas aux AG, réunions, rassemblements et manifestations auxquels elle devait prendre part suite au passage au stade 3.

Le problème actuel du gouvernement est un problème de lits de réanimation et de respirateurs disponibles sur le territoire.

Un certains nombre de personnes vont être contaminées par le COVID-19 et beaucoup d’entre elles n’auront que des symptômes bénins mais certain-es peuvent décompenser et nécessiter une hospitalisation en réanimation. Sauf qu’en France il n’y a que 5000 lits de réa, 7000 de soins intensifs dans le public, et 512 de réa dans les cliniques privées. Parmi ces lits la plupart sont déjà occupés par des patient-e-s qui en ont besoin …

Le but du passage en stade 3 est d’éviter qu’il y ait trop de patient-es ayant besoin de lits de réanimations en même temps…

 

Le communiqué

  

POUR UNE PROTECTION ÉGALITAIRE POUR TOUTE LA POPULATION

 

Exposés à un niveau élevé de risque de contamination, détenus et retenus sont des confinés forcés. Le «sens des responsabilités et de la solidarité» prôné par Emmanuel Macron s’arrête-t-il aux portes des établissements pénitentiaires et des centres de rétention surpeuplés ?

L’article

 

Jean-Paul BENOIT Président de la Fédération des Mutuelles de France

"L’orage finira, le soleil reviendra et nous serons présents pour reconstruire une société plus juste, plus solidaire, plus humaine."

 

Nous sommes face à une crise sanitaire sérieuse. Il est de la responsabilité de chacun de prendre toutes les mesures pour en diminuer les effets au maximum.

 

C’est pourquoi nous décidons de suspendre la tenue des rencontres territoriales préparatoires au congrès et les autres réunions initialement organisées en présence physique. Quand cela est possible, nous étudierons l’option de les organiser en téléréunions ou visioconférences, jusqu’à ce que la situation évolue.

 

Si la période est à la mobilisation individuelle et collective pour limiter les conséquences de la pandémie, nous ne saurions oublier que les attaques contre le service public et contre notre système de protection sociale solidaire, compliquent très significativement la prise en charge des personnes les plus atteintes. Nous avons, en France, moins d’un lit de réanimation pour 10 000 habitants, contre plus de 3 en Allemagne. Ce n’est pas dû à la fatalité. C’est le résultat d’une politique irresponsable de réduction des financements, cotisations et impôts, menée depuis de trop nombreuses années. Si elle a permis d’enrichir toujours plus les quelques « premiers de cordée » les plus fortunés, elle a dangereusement affaibli nos services publics, dont celui de la santé.

 

La lettre

 

COVID-19 ET PSYCHIATRIE

 

“Il y aura beaucoup de morts”, les services psychiatriques sous tension

L’article

 

Professeur André Grimaldi : "Il est temps de s'apercevoir que la santé doit échapper à la loi du marché !

En annonçant une série de mesures pour lutter contre la propagation du coronavirus, Emmanuel Macron a rendu hommage au modèle social français et plus particulièrement aux personnels de santé. Mais pour le Professeur de médecine de la Pitié-Salpêtrière André Grimaldi, "les mots ne suffisent plus".

 

L’article

 

La santé sans condition

Suite aux déclarations du président de la République, Mathieu Bellahsen, psychiatre, et Hugo Huon, infirmier du collectif inter-urgences rappellent la nécessité de mettre fin aux politiques néolibérales. « Arrêter les politiques de destruction de la santé, c’est arrêter de compter ce que coûtent les vies humaines. C’est le premier acte refondateur de la solidarité : toute vie vaut la peine d’être vécue, quoi qu’il en coûte. »

L’article

 

Gestion des stocks : La faillite des gouvernements successifs

 

L’article

 

Conférence du Pr Philippe Sansonetti sur le COVID-19

 

La conférence

 

COVID-19 : fin de partie ?

 

L’article

 

La situation dans l'Est de la France

 

«Reste chez toi » : le message du Collectif inter-hôpitaux (CIH) à la population est net, à l’impératif. « Il faut tous nous préparer à une véritable catastrophe sanitaire », a prévenu, lundi 16 mars, ce collectif de soignants de toute la France, créé à l’automne pour défendre l’hôpital public. À l’origine espace de mobilisation des soignants, le CIH est devenu un lieu d’échanges d’informations médicales sur le Covid-19.

 

L’article

 

La pétition lancée par un soignant du SAMU de Lille : des actes pas des discours !

 

La pénurie des masques les plus protecteurs (FFP2 - FFP3) semble devoir être suivie de celle des masques chirurgicaux. On note de fortes tensions pour l'approvisionnement et dans beaucoup de services, un rationnement est instauré.

 

La pétition

  

HISTOIRE BELGE

 

ça ne vous rappelle rien ?

 

 https://lasanteenlutte.org/

  

Culture et santé :

 

CHANSON À TEXTE

 

https://youtu.be/qVUxPC8qfsQ

 

« Toutes les infos sur le site de la Coordination Nationale »

 

http://coordination-defense-sante.org/

Pavé mis à jour le 2 Mai 2019

 

 

Images + infos semaine + pdf

  • Semaine: 12
  • Dates: du 16 au 20 mars 2020

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