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Droit, justice, libertés, discrimination

Manosque en action !

Vu l’accélération de la dégradation de notre Système Public de Santé (Urgences, fermetures de Services et/ou de parties de Services, fermetures de lits, suppressions d’effectifs, dégradation des conditions de travail, …) qui s’étend aux 3 hôpitaux de notre département (Manosque, Digne, Sisteron) et la désertification sanitaire croissante avec ses: plus de 20.000 personnes sans médecin traitant sur le 04, ses spécialistes qui désertent le 04 pour aller s’installer à l’HÔPITAL PRIVÉ D’AIX (scandaleuse appellation validée par l’ARS-Paca) et des spécialités qui disparaissent (dentistes, gynécologues, pédiatres, dermatos, ….), des délais entre 3 et 6 mois pour obtenir un RV et/ou un examen (la plupart du temps à Aix ou Marseille), – dessous de tables (rebaptisés pudiquement « compléments d’honoraires ») qui atteignent les 1.000€, – ruptures de médicaments de plus en plus longues et fréquentes, qui conduisent à une MISE EN DANGER PERMANENTE DES POPULATIONS,

le « Collectif Santé Haute Provence » et la « Convergence Urgence Santé Sud 04 » ont décidé d’élargir leur périmètre d’intervention et d’action à L’ENSEMBLE du Département des Alpes de Haute Provence ainsi qu’aux 7 Communes du Haut-Var de la « Communauté de Communes Provence Verdon » (qui sont sur le Bassin de Santé du CH Manosque)

La Conférence de Presse du 2 octobre dernier a été relaté par Radio « Alpes 1 » : https://alpesdusud.alpes1.com/news/alpes-de-haute-provence/104852/convergence-urgence-sante-enjoint-les-maires-bas-alpins-a-mettre-en-demeure-l-etat

En ce qui concerne la démarche que nous initions sur le 04 et le Haut-Var (semblable à celle des maires des Côtes d’Armor et à celle que vient de lancer Patricia Granet-Brunello – maire de Digne – sur la Communauté d’Agglomération « Alpes – Provence Agglomération » ) en proposant aux Maires des 205 communes (198 sur le 04 & 7 sur le Haut-Var) de prendre des arrêtés
– mettant l’état, le gouvernement et l’ARS en demeure d’initier dans les plus brefs délais UN PLAN D’URGENCE garantissant l’accès égalitaire de TOUS en tous points du Territoire, à une Santé des Soins et une Protection Sociale de qualité et de proximité.

Même s’il semblerait que celle-ci (comme dans les Côtes d’Armor) ne plaise ni à l’État, ni au Gouvernement, ni à l’ARS (ce qui est plutôt bon signe). Avec le préfet du 04 (comme dans les Côtes d’Armor) qui tente de mettre la pression sur les Elus qui ont déjà pris des arrêtés en leur écrivant qu’il les considère comme illégaux et en les menaçant de les traduire devant le tribunal administratif si dans les 2 mois ils ne les retirent pas (comme dans les Côtes d’Armor).

Ça aussi c’est plutôt bon signe, même si pour les Maires cela doit être une situation compliquée à gérer, car cela veut dire qu’au plus haut niveau de l’Etat, ils sont « aux abois », qu’ils ont senti le « souffle du boulet » que le Peuple et ses Élu(e)s viennent de leur envoyer et qu’ils ont donné les directives (aux préfets entre autres) pour tenter de désamorcer ce vent de révolte qui prend de l’ampleur sur l’ensemble de l’hexagone tout en « terrorisant » celles & ceux qui se lèvent pour dénoncer leur stratégie mortifère pour LE SEUL PATRIMOINE DU PEUPLE à savoir SA RÉPUBLIQUE & SES SERVICES PUBLICS dont celui de LA SANTE.

Donc, il nous semble primordial (malgré l’épée de Damoclès que brandissent les Préfets sur la tête des Élu-e-s) que nous amplifions, élargissons et accélérions ces prises d’Arrêtés avec l’APPUI DES POPULATIONS, car ce n’est qu’à ce prix là que nous parviendrons à faire bouger le Parlement (Sénat & Assemblée Nationale), le gouvernement (et ses ministres) et l’État avec à la clé des décisions politiques courageuses, des propositions de lois, des organisations, …. qui en finissent avec les bricolages-placébos et autres solutions « en trompe l’oeil » que les ministères successifs ont tenté de nous inoculer et qui n’ont fait qu’une chose accélérer et amplifier la MISE À SAC DE NOTRE SYSTEME DE SANTE REPUBLICAIN PUBLIC et son TRANSFERT (pour l’€ symbolique) DANS LES POCHES du MONDE ULTRALIBÉRAL DE LA FINANCE & DE L’ÉVASION FISCALE, des GROUPES INDUSTRIELS INTERNATIONAUX.

 

A part cela, cette dernière semaine, avant les vacances scolaires de Toussaint, aura été très chargée et très « pêchue » pour notre « tandem » – Collectif Santé Haute Provence & Convergence Urgence Santé 04 – et les « p’tites mains  » qui s’y agitent.

En effet nous avons été présents de façon TRES ACTIVE & VISIBLE lors des 2 événements de cette semaine:

– Manifestation du lundi 14 octobre à 10h30 devant l’ARS-Paca à Marseille (à l’initiative de l’Intersyndicale – CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, FSU, Sud, Solidaires, …. – des RETRAITÉS du 13): dont nous avons eu connaissance en dernière minute et à laquelle nous avons décidé de participer. Et nous avons bien fait car nous avons eu un excellent accueil, un temps de parole nous a été accordé et on s’est exprimés en présence de la presse (La Marseillaise). Pour plus de détails sur cette Manif, voir le paragraphe consacré à celle-ci sur le CR Réunion du 30-09 en pièce jointe et les photos en cliquant sur ce lien: https://we.tl/t-FQRSnTIljO (image.png vous n’avez plus que 36h pour les télécharger).

– Congrès des Maires du 04 du jeudi 17 octobre à 8h00 au Complexe « Osco-Manosco » de Manosque: là aussi nous avons décidé, un peu « à l’arrache », d’y être présents à l’ouverture (Denis.C, Dominique.D, Guy.S, Marcel.M & J-François.P) avec le soutien de maires & Élu-e-s, ….. présents  Là aussi, bien nous en a pris de « nous arracher » pour y aller, car au-delà de l’excellent accueil que nous ont manifesté les élu(e)s, personnalités et autres participants (excepté le maire de Manosque qui, en nous voyant, s’est enfui vers la salle du Congrès en vociférant et en refusant de nous saluer. Égal à lui-même !!!!), nous avons pu:

– populariser notre « Lettre aux Elu(e)s du 04 et du Haut-Var » & « L’Alerte aux Populations » et nos propositions-revendications (voir en pièce jointe), dont celle de mise en demeure de l’État, du Gouvernement et de l’ARS, d’apporter des solutions permettant, dans les plus brefs délais (voir articles Provence 24-10-18 en pièces jointes):

* de rebâtir une politique de Santé Publique & Privée capable de prendre en charge TOUS les besoins des Populations,

* un retour à un « Accès Égalitaire à la Santé, aux Soins et à la Protection Sociale de Qualité et de Proximité » pour tous en tout point du Territoire. Tels que prévus par la Loi n° 2022-217 du 21 février 2022 dite « 3DS » (Différenciation-Décentralisation-Déconcentration-Simplification) et sa transposition dans le « Code de la Santé Publique » et le « Guide des Collectivités Territoriales »,

* mettre un terme à la mise en danger des populations,

– relancer la signature de notre Pétition, (53 signatures recueillies en 1h30), dont celle de nombreux maires & élu(e)s,

– nouer des contacts avec de nombreux participants et personnalités, tout en mettant en perspective de futurs RV,

– rappeler au Préfet du 04 et au Directeur de l’ARS 04 que nous avions « sur le feu » deux dossiers majeurs dont nous avions retenu le principe lors de nos rencontres de janvier 2024:

* avec le Préfet du 04 suite à notre réunion du 30 janvier 2024: la tenue d’une « Table Ronde » visant à faire un bilan exhaustif de la dégradation alarmante de notre Système de Santé Territorial (ce qui ne devrait pas prendre trop de temps puisque tout le monde a l’air aujourd’hui d’être bien au fait et très préoccupé de cette situation) et surtout à trouver des solutions sur notre territoire tout en exigeant du Parlement & du Gouvernement des décisions politiques utiles (et non pas les placébos que l’on nous sert depuis des années) et courageuses,

* avec le directeur de l’ARS 04 suite à notre réunion du 23 janvier 2024 pour:

° la réactivation de la CPTS Sud 04 (Commission Professionnelle Territoriale de Santé) et du CTS 04 (Conseil Territorial Santé) en lui demandant de nous associer aux travaux de ces 2 structures départementales (comme la Loi 3DS le prévoit pour les Collectivités Territoriales et les Associations) qui n’ont, à ce jour, rien produit sur la façon de lutter contre la désertification sanitaire et la détérioration de de notre Service Public de Santé sur le 04,

° le lancement d’un audit externe sur le CH Manosque (et pas seulement sur les Urgences) sur le management, les conditions de travail, son organisation, sa structuration (effectifs, services spécialités et spécialistes, équipements) et la façon dont il va répondre ENFIN aux besoins sanitaires des Populations, ….

Le CR de la réunion du 24/10

Les propositions de la Convergence Urgence Santé Sud-04

Sarlat : la maternité ne rouvrira pas lundi 21 octobre

Le communiqué du comité en pdf

Nous apprenons, non pas par la voie officielle mais par la presse, une fois de plus, que la maternité (son plateau obstétrical ou plateau technique) ne rouvrira pas le lundi 21 octobre 2024 à 8h 30, comme encore annoncé sur le site de l’hôpital.

L’argument invoqué est une fois de plus, toujours selon les médias locaux, le manque de médecins.

Nous ne comprenons pas… pourquoi la MATERNITÉ de Sarlat, membre de la Fédération Médicale Inter Hospitalière avec la Maternité du Centre Hospitalier de Périgueux, en lien avec le réseau Périnat Aquitaine, n’accueille pas des professionnels de Périgueux pour la faire vivre.

Pourtant institutionnellement associées dans une fédération commune, cela fonctionne très bien entre Vannes, maternité de niveau 3 du CHU local et Ploërmel de niveau 1 (comme le montre un rapport sénatorial) *

NOUS DEMANDONS QUE CELA FONCTIONNE à SARLAT !

Ces fermetures répétées provoquent pour de nombreuses MAMANS, DÉSARROI, DÉTRESSE, ANGOISSE avant l’arrivée d’un ENFANT, premier évènement de la vie qui DOIT ÊTRE HEUREUX pour L’ENFANT et sa FAMILLE.

MAIS cela porte aussi un coup à toute l’économie locale, qui voit fuir ces jeunes couples vers des centres urbains mieux dotés.

Même rétrogradée au rang de simple centre de périnatalité de proximité (CPP), cette structure est gravement menacée par la fuite des mamans. Et ce n’est pas l’actuel projet Koala qui résoudra ce problème, leurs fonctions sont complémentaires mais non substituables.

Mais il y a plus grave, en ne faisant pas tout pour rouvrir rapidement ce plateau obstétrical, on met gravement en danger les femmes enceintes qui ont plus d’une heure de route, pour gagner la maternité la plus proche.

M. Elleboode, Directeur de l’Agence Régionale de Santé de Nouvelle-Aquitaine, a évoqué lors de la dernière conférence de presse, la présence d’une sage-femme 24h/24h et 7j/7j à l’hôpital de Sarlat, nous l’attendons avec impatience, ce serait une présence sécurisante pour les mamans et toutes les femmes.

Les divers secours : ambulanciers, pompiers, protection civile malgré tous leurs efforts pour se former, ne pourront pas toujours gérer les nombreuses situations critiques.

Peut-on admettre de voir une maman accoucher, ici ou là, seule ou au bord de la route ? Jusqu’où est-on prêt à aller ?

* https://www.publicsenat.fr/actualites/parlementaire/sante-perinatale-les-senateurs-demandent-une-strategie-nationale-et-le-retour-dune-ambition-politique-forte

Bagnères de Bigorre : des urgences ouvertes aléatoirement et un projet d’imagerie privé très contestable

Communiqué de l’association « SAUVONS L’HÔPITAL B2B »

Depuis plus de deux ans, notre association « SAUVONS l’HÔPITAL B2B » s’est mobilisée pour défendre et consolider les services de l’hôpital de Bagnères de Bigorre.
Après de multiples mobilisations de la population, l’ARS et le préfet des Hautes Pyrénées ont dû admettre le bien fondé des besoins hospitaliers de la vallée de Haute Bigorre.
En effet, à l’issue de la grande manifestation et opération ville morte du 04 octobre 2023 , ces mêmes dirigeants se sont engagés pour la nomination d’un directeur dédié à l’hôpital de Bagnères, la mise en place d’un scanner, à plus long terme celle de l’IRM et le maintien du service des urgences.
A ce jour, le nouveau directeur est arrivé depuis le 1er juillet et nous l’avons rencontré deux fois.

Bilan de l’été aux Urgences contestable

La direction de l’hôpital de Bagnères de Bigorre avec l’ARS a mis en place un fonctionnement aux urgences très insatisfaisant. Le service des urgences de Bagnères s ‘est soldé cet été par près de 90 % environ de fonctionnement sans présence de Médecins Urgentistes laissant le service qu’avec des infirmières ne pouvant réaliser que des prises en charge très limitées. Cet été, les médecins urgentistes ont été présents 6 journées au mois de juin, 5 journées au mois de juillet et 2 journées au mois d’août.
De plus il est bon de rappeler que le SMUR de Bagnéres ne fonctionne qu’en présence d’un médecin urgentiste. Le véhicule est la propriété de l’hôpital de Bagnéres qui l’entretient. iI reste garé à la caserne des Pompiers de Bagnéres. Sans SMUR et sans médecin Urgentiste le pronostic vital d’une personne faisant un infarctus, un AVC, une hémorragie est engagé et nettement aggravé par la distance à un centre de soin.
Il s’agit bien d’une fermeture déguisée des urgences de Bagnères.
La régulation par l’appel téléphonique du 15 s’est concrétisée par un transfert quasi systématique vers l’hôpital de Tarbes alors que des prises en charge sur l’hôpital de Bagnères aurait pu désengorger les urgences de Tarbes et les délais de prise en charge auraient été plus courts.
Ce fonctionnement va conduire à une baisse très importante de la fréquentation de patients sur Bagnères qui peut donner un justificatif de fermeture définitive du service des
urgences de Bagnères. La tarification des actes réalisés par les infirmières ne peut se faire que si le médecin urgentiste est présent.
N’est ce pas le calcul de l’ARS ?

Nous savons de source sûre que 4 médecins urgentistes volontaires voudraient venir travailler à Bagnères mais nous constatons aucun empressement ni volonté de l’ARS et de la direction de l’hôpital pour les recruter in situ.
Pourquoi ? La question se pose.
Que ce soit le scanner avec à plus long terme l’IRM, ou les urgences de Bagnères, nous considérons que l’ARS et le préfet doivent respecter leurs engagements qu’ils ont publié le 04 octobre 2023 pour l’hôpital public.

Un projet de centre d’imagerie médicale privé à Pouzac très contestable

Nous avons appris par la presse sans aucune transparence la mise en place d’un centre d’imagerie médicale privé à but lucratif sur la commune de Pouzac qui met en grand danger le service radio de l’hôpital.
Il s’agit d’un groupe financier : le cabinet « Christophe Nomblot dépendant de la société « Dole Investissement » qui s’installe dans beaucoup de territoires.
Ce centre aura comme activité la radio, l’échographie et la mamographie. D’après nos informations, la promesse de l’ARS de mettre en place un scanner public à l’hôpital est partiellement remise en cause .
En effet, le scanner de l’hôpital serait un outil mobile provisoire en location,qui ne pourra se maintenir s’il n’est pas rentable selon le directeur. Sauf que la notion de rentabilité n’a pas de place à l’hôpital public, celui ci ne devant pas demeurer un outil commercial.
De plus le financement du scanner, son entretien et le personnel dédié serait entièrement à la charge de l’hôpital de Bagnéres qui ne pourra faire face seul à ces dépenses.
Sur le fond, alors que l’ARS et le préfet se sont engagés sur la mise en place d’un scanner à l’hôpital, il revient à l’ARS de le financer !
Le centre d ‘imagerie privé de Pouzac aurait probablement une convention d’utilisation du scanner à l’hôpital à raison de deux jours par semaine .
Il nous semble inconcevable que ce dernier laisse un groupe financier utiliser un matériel public et la santé des populations dans un but marchand car au final les patients devront mettre la main à la poche.
De plus, si ce centre d’imagerie privé se développe, que deviendra le service radio public de l’hôpital de Bagnères.
Enfin, que deviendra le scanner public si la fréquentation des urgences baisse en raison d’un fonctionnement sans médecins. Nous savons tous qu’un scanner performant est très utile pour les patients pris en charge aux urgences. Il est donc impératif de rouvrir les urgences comme par le passé pour que le scanner demeure pérenne lorsqu’il verra le jour.
De plus le bon fonctionnement du Service de rééducation est intimement lié à la possibilité de réaliser des radios ,échographies et des examens spécifiques de type Scanner.
Sans service de radiologie et avec les restrictions drastiques sur les transports de patients, les médecins de l’hôpital de Bagnéres ne seront plus en mesure de soigner correctemnent.
Pour conclure, nous ne pouvons accepter que l’ARS privilégie la santé privée à but lucratif à la place de l’hospitalisation publique.
Bagnères de Bigorre le 17/10/202