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Infos semaine 34

UN MONDE A DEUX VITESSES

Les personnels des Urgences en grève continuent de réclamer les moyens nécessaires pour améliorer au plus tôt et de façon pérenne la sécurité et la rapidité de la prise en charge des patients qui s’adressent à eux.

De son côté, le ministère fait seulement état « de mesures nouvelles pour la rentrée ».

Leur perception respective de l’Urgence est radicalement différente. Chez les soignants, qui risquent d’être inquiétés en cas de décès, elle découle de considérations sanitaires et constitue un problème immédiat et quotidien.

Pour la ministre, la direction de l’offre de soins, les directeurs d’ARS, qui ne risquent pas d’être personnellement mis en cause, elle correspond à des préoccupations financières dont l’échéance est annuelle.

Entre les deux, les directeurs d’hôpitaux composent avec les directives des uns et les attentes des autres en fonction du contexte local et de leurs sensibilités personnelles.

Les usagers ont compris.

Ce n’est pas parce que les personnels des Urgences sont en grève qu’ils attendent, c’est parce qu’ils attendent que les personnels des Urgences sont en grève.

Ils attendent que les services d’Urgences :

– soient confirmés dans leurs missions actuelles,

– soient dotés des moyens en matériel et en personnel leur permettant de les assurer pleinement, de jour comme de nuit, de façon uniforme pour l’ensemble de la population nationale.

Le bulletin

Bulletin semaine 33

Nous sommes au cœur de l’été : les plages sont pleines, des forêts brûlent, Bison Futé voit rouge ou noir, le Président s’emmure à Brégançon, les ministres sont en vacances…

Et après les EHPAD l’an dernier, ce sont 217 services d’urgence d’hôpitaux publics sur les 524 existant sont en grève depuis des mois pour nombre d’entre eux et ça ne faiblit pas. Chaque semaine de nouveaux services rejoignent le mouvement. Hier c’était Lille, le SAMU de Nantes, aujourd’hui c’est Marseille. Nos comités ne sont pas en reste et proposent aux citoyen.nes, vacanciers ou non, de soutenir les personnels hospitaliers qui réclament des moyens humains et matériels pour pouvoir exercer correctement leurs métiers et respecter la dignité des patient.es.

Ces explosions revendicatives répétées aux urgences mais aussi dans les autres services hospitaliers(chirurgie classique ou ambulatoire , médecine, maternités), les actions des citoyen.nes, des élu.es pour garder leurs hôpitaux, leurs maternités, leurs SMUR, leurs médecins généralistes sont la preuve qu’une autre politique sanitaire est nécessaire : un projet doté de moyens humains et matériels qui réponde aux besoin de santé de la population. Assez de paroles, assez de mesurettes, des actes et des moyens pour le développement de l’hôpital public !

Soyons soucieux de faire converger nos actions pour avoir la force de les imposer à ce gouvernement qui, petit à petit, après tant d’autres, organise la casse de l’hôpital public.

Le bulletin