Communiqué du Comité de Vigilance de Lure-Luxeuil du 4 Novembre 2019

SÉCURITÉ SOCIALE  : UN DÉFICIT CRÉÉ DE TOUTE PIÈCE !

UN PROJET DE BUDGET NOTOIREMENT INSUFFISANT PAR RAPPORT AUX BESOINS !

 

LE GROUPE LRM ET SES ALLIÉS, dont nos deux députés haut-saônois Barbara Bessot Ballot et Christophe Lejeune,  viennent de voter massivement le PROJET DE LOI DE FINANCEMENT DE LA SÉCURITÉ SOCIALE-PLFSS 2020.

La hausse prévue de 2,3 % ne compense pas, et loin s’en faut, les dépenses réelles estimées à plus de 4,5%.

Ce vote va donc va contraindre les hôpitaux à de nouvelles réductions : matériels, lits,  postes, services (pensons en ce moment dans notre proximité aux maternités de Thann et d’Altkirch ou au SMUR de Lons le Saunier), si indispensables à une prise en charge efficace et respectueuse des patient.e.s.

Le Comité de Vigilance 70 (CV 70) avait pourtant interpellé les deux élus de Haute Saône sur les conséquences néfastes du projet gouvernemental, malheureusement il n’a pas été entendu et n’a d’ailleurs reçu aucune réponse.

POUR NOUS CE VOTE EST UNE FAUTE POLITIQUE GRAVE. Ce  choix budgétaire est fait au détriment des populations qui ont de plus en plus de mal à se faire soigner, et surtout des personnels de la santé, presque tous à bout mais mobilisés comme jamais. Il est fait également au détriment d’un aménagement égalitaire du territoire.

C’EST AUSSI UNE ATTITUDE  INCOHÉRENTE car la plupart des élus LRM déplorent en local les difficultés qu’ils contribuent à renforcer par leur vote au niveau national. CETTE DUPLICITÉ EST DÉMOCRATIQUEMENT, TERRITORIALEMENT ET SOCIALEMENT INADMISSIBLE.

 

LE COMITÉ DE VIGILANCE POUR LE MAINTIEN DES SERVICES PUBLICS DE PROXIMITÉ EN HAUTE SAÔNE (CV 70)

Fermeture des maternités de Thann et d’Altkirch le 4 novembre: l’association REST matérialise l’échec des élus

Fermeture de la maternité de Thann le 4 Novembre : l’association REST matérialise l’échec des élus

Le reportage de France 2 du 4 novembre

Lure : Manifestation à Dijon le 14 Novembre

LE COMITÉ DE VIGILANCE 70 Y SERA AVEC SA PROPRE BANDEROLE, CELLE DE LA COORDINATION NATIONALE  ET CELLE DE LA CONVERGENCE

NOTRE SANTÉ EST EN TRES GRAND DANGER !!!

Pour celles et ceux qui ne seront pas à la Manifestation parisienne,

TOUTES ET TOUS À DIJON DEVANT L’ARS LE 14 NOVEMBRE À 14H30

Le Comité de Vigilance pour le maintien des services publics en Haute Saône y sera avec les banderoles de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité et de la Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics

 

 

L’affiche

Ruffec : Lettre aux parlementaires

Lettre aux parlementaires

 

A  Mesdames et Messieurs les député-e-s

A  Mesdames et Messieurs les Sénateur-trice-s

 

Madame, Monsieur,

Les réformes et lois multiples (dont la dernière en date est « Ma Santé 2022 ») de notre système de santé ont conduit l’Hôpital Public à la catastrophe d’aujourd’hui avec des milliers de lits fermés, nombre de services de proximité disparus, des populations qui n’ont plus de réponse sanitaire satisfaisante, des professionnels au bout du rouleau (les mouvements actuels dans le monde hospitalier en sont l’illustration) … etc …

Aujourd’hui, malgré la détresse des soignants et des populations qui s’exprime depuis des mois, le gouvernement présente aux parlementaires que vous êtes, un projet de loi de financement de la Sécurité Sociale avec un ONDAM général à 2,3% et un ONDAM hospitalier à 2,1% (plus faible que l’an dernier) exigeant de fait 4 milliards d’euros d’économies supplémentaires à faire.

C’est une véritable provocation !

La France dépense 20% de moins que l’Allemagne par habitant pour la santé, elle est au 11e rang des pays de l’OCDE. Même la Cour des Comptes chiffre la croissance spontanée des dépenses hospitalières à 4,4%. Augmenter le budget de l’assurance maladie est légitime et nécessaire pour sortir de la crise sanitaire actuelle et répondre aux besoins de la population quels que soit l’âge, le lieu de vie ou le milieu social.

Il y a urgence :

  • à arrêter toutes les fermetures programmées de services et de lits.
  • à arrêter toutes les fermetures de structures ambulatoires et fusions de secteurs en psychiatrie.
  • à ré-ouvrir des lits et des services déjà fermés, et ce tout particulièrement dans les hôpitaux de proximité.
  • à créer des postes de personnels médicaux, paramédicaux et d’accompagnement dans les Hôpitaux et les EHPAD ainsi que la revalorisation de ces métiers.
  • à créer des centres de santé publics.
  • à financer un véritable plan de formation pluridisciplinaire.

Sur notre territoire aussi, comme partout en France, la population rencontre des difficultés d’accès aux soins et les professionnels travaillent dans des conditions inacceptables.

Pour tous ces motifs, il y a urgence à augmenter l’ONDAM du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale au minimum de 5% dès 2020.

Par la présente, lors des débats parlementaires, nous vous demandons de faire évoluer le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale présenté par le gouvernement pour qu’il intègre une augmentation minimum de 5% de l’ONDAM et de vous engager à voter contre si cette augmentation minimum n’est pas intégrée.

Veuillez croire, Madame, Monsieur, en l’expression de nos salutations les meilleures.

Pour le collectif de travail de l’association

Edith POT

La lettre au parlementaires