COVID-19 : pour pouvoir être soignés prenons soin des personnels

La Fédération SUD Santé Sociaux ne participera pas aux AG, réunions, rassemblements et manifestations auxquels elle devait prendre part suite au passage au stade 3.

Le problème actuel du gouvernement est un problème de lits de réanimation et de respirateurs disponibles sur le territoire.

Un certains nombre de personnes vont être contaminées par le COVID-19 et beaucoup d’entre elles n’auront que des symptômes bénins mais certain-es peuvent décompenser et nécessiter une hospitalisation en réanimation. Sauf qu’en France il n’y a que 5000 lits de réa, 7000 de soins intensifs dans le public, et 512 de réa dans les cliniques privées. Parmi ces lits la plupart sont déjà occupés par des patient-e-s qui en ont besoin …

Le but du passage en stade 3 est d’éviter qu’il y ait trop de patient-es ayant besoin de lits de réanimations en même temps…

Le message des personnels de santé peut sembler alarmiste, mais si les gouvernements successifs n’avaient pas, par leurs politiques d’austérité, supprimés ou privatisés des milliers d’emplois hospitaliers, fermés 65 000 lits d’hospitalisation, favorisant l’ambulatoire, la situation ne serait pas aussi alarmante.

Pensons à nos ancien-ne-s, pensons à toutes les personnes qui ont déjà plusieurs pathologies qui les rendent plus fragiles, pensons à nos soignant-e-s qui pour beaucoup vont sacrifier leur famille et ami-e-s le temps de cette crise. Pensons aux 56 hospitalier-e-s de l’AP-HP et tous les autres déjà contaminé-e-s par le COVID-19…

Le prix de cette pandémie va être plus élevé pour les femmes car les mesures prises, aussi légitimes soient-elles, vont les placer en première ligne et risquent d’augmenter encore plus leur charge mentale. C’est bien souvent sur les épaules des femmes que reposent majoritairement les fonctionnements des hôpitaux, des Ehpad et des services à la personne. Les IDE, les AS, les ASH, les personnels techniques, et pour une moindre part les personnels administratifs ne peuvent pas télétravailler. Beaucoup d’entre elles assument seules la charge du foyer et des enfants. Ce quotidien-là est déjà difficile, il le sera encore plus dans les jours à venir. Le gouvernement doit être plus clair sur la prise en charge des enfants des personnels de la santé, certes les enfants scolarisés sont pris en charge, mais qu’en est-il des plus jeunes, les crèches étant fermées, les directions ne proposant au mieux que de les faire prendre en charge par des étudiant-es dans les hôpitaux. Qu’il mette en place une vraie alternative qui permettra aux personnels de partir rassurés au travail.

La Fédération SUD Santé Sociaux restera mobilisée et vigilante sur les conditions de travail des personnels, notamment par le biais des CHSCT et les CSE. Certes la situation est grave, mais elle ne doit pas entraîner des dérives de la part des directions.
Nous réclamons aussi qu’en cas de contamination par le COVID-19, et quel que soit le mode de contamination, les personnels soient reconnus au minimum en accident de travail.

Depuis quelque temps, nous sommes encensés par le président et son gouvernement, mais le ministre en charge de la santé est le seul à ne pas avoir reçu les organisations syndicales sur cette situation alors que nous sommes en première ligne. Nous demandons instamment qu’il nous reçoive de toute urgence, pour qu’il nous dise quels moyens financiers et humains il compte nous soutenir dans cette lutte contre ce coronavirus.
Nous reprendrons les AG, les manifs dans quelques semaines.
En attendant limitez vos déplacements et contacts…

Paris le 16 mars 2020

Le communiqué

Epidémie de COVID-19: le collectif 37 Notre Santé En danger réagit

Partie d’un marché aux animaux en Chine, l’épidémie de coronavirus Covid19 est devenue une pandémie qui touche tous les continents. L’évolution dramatique, en quelques jours seulement, dans un pays comme l’Italie, au cœur de l’Europe, laisse présager de ce qui peut arriver à très court terme en France.

Le communiqué

Communiqué de la Coordination Nationale du 17 Mars 2020 – Coronavirus : Des effets imprévus ?

CORONAVIRUS : DES EFFETS IMPREVUS ?

 C’est vrai, Monsieur le président, comme vous l’avez dit lors de votre visite à la Salpêtrière s’agissant de l’hôpital public, « on est passé par beaucoup plus d’un an de déni » sous la pression de ceux qui réclament toujours moins de charges, moins de dépenses publiques, moins de services publics, moins d’Etat et qui, en période de crise ou de difficultés, s’empressent de solliciter des aides financières.

Les personnels hospitaliers, leurs représentants, les élus, les usagers qui ont été exclus des organes de décision par les lois Bachelot, Touraine et Ma santé 2022, qui ont, pendant des années, multiplié les suppliques et les protestations sans résultat, qui ont assisté impuissants à la progression des déserts médicaux et au démantèlement des hôpitaux publics le savent bien et en subissent les conséquences tous les jours.

Alors oui, Monsieur le Président, prenez la main, corrigez ce qui peut encore l’être, assurez une juste répartition des professionnels de santé sur l’ensemble du territoire national et redonnez à l’hôpital public les moyens d’exercer ses missions et de répondre aux besoins de la population.

https://www.youtube.com/watch?v=-rMhq7S0G6g

Le communiqué

Fédération Sud Santé Sociaux : Communiqué Covid-19

Macron découvre l’Etat providence

 

La crise liée au COVID-19 a au moins le mérite de faire découvrir au Président de la République que l’Etat doit mettre les moyens s’il veut remédier à la situation.

Dans son discours du 12 mars, il a loué les mérites des personnels de santé. Il semble découvrir ce que nous lui répétons depuis des années, et ce avant même les mouvements de grèves dans les hôpitaux qui durent depuis plus d’un an.

Les logiques capitalistes de destruction de la santé publique ont conduit à de nombreuses fermetures de lits. Ce sont ces lits qui font défaut aujourd’hui face à la pandémie.

Ces même logiques ont conduit à la suppression de personnel: ce sont eux et elles qui manquent au-jourd’hui face à la pandémie.

La destruction du système de santé publique italien conduit les équipes soignantes à devoir faire des choix entre les personnes qui seront sauvées et celles qui ne le seront pas. Ces situations insoutenables pour les hospitaliers et hospitalières que nous sommes risquent de se produire en France et ont pour responsables les gouvernements successifs qui se sont attaqués à l’Hôpital Public.

Au-delà de la situation sanitaire, il faut aussi regarder la situation sociale de notre pays.

Emmanuel Macron annonce que la trêve hivernale est prolongée de 2 mois supplémentaires. Mais la dé-gradation structurelle des lieux d’hébergement d’Urgences et l’accroissement du nombre de personnes accueillies font craindre une explosion des contaminations de personnes en situation de grande détresse sociale. Et quid des établissements du médico-social?

Reconnaître le travail des personnels des secteurs sanitaires, médico-sociaux, c’est augmenter leur sa-laire et leur permettre de travailler dans de bonnes conditions.

La Fédération SUD Santé Sociaux dénonce la vision d’austérité budgétaire de nos responsables qui a con-duit notre modèle sanitaire et social dans une urgence quotidienne.

La Fédération SUD santé sociaux réclame des moyens pour tous les établissements des secteurs sanitaire, médico-social et social.

La Fédération SUD Santé Sociaux revendique l’inconditionnalité et la permanence des accueils. Si la lutte contre le COVID-19 est une priorité, personne ne doit rester sur la touche!

En première ligne avec nos collègues dans les services de soins, nous sommes déterminé-e-s à faire face à la pandémie et à reconstruire un système de santé au service de la population et non des intérêts bour-siers.

Paris le 13 mars 2020

Le communiqué 

Sisteron : 37ème Rassemblement le 9 Mars 2020

BONJOUR,

LUNDI SOIR, UN PEU PLUS DE 80 PERSONNES SE SONT RÉUNIES POUR CETTE 37ÈME MOBILISATION CONSÉCUTIVE DEVANT LES URGENCES DE SISTERON. LE THÈME DE LA MOBILISATION ÉTAIT « LES DÉSERTS » DANS LESQUELS ILS TENTENT DE NOUS FAIRE VIVRE : DÉSERT MÉDICAL, DÉSERT DE SERVICES PUBLICS ET DÉSERT DÉMOCRATIQUE.

CONCERNANT LES URGENCES ET LES DÉSERTS MÉDICAUX : À QUAND DE VÉRITABLES SOLUTIONS ?

LA DÉSERTIFICATION MÉDICALE EST ÉTROITEMENT LIÉE AUX POLITIQUES NÉOLIBÉRALES MENÉES EN FRANCE DEPUIS 40 ANS. LA PLUPART DES HOMMES ET FEMMES POLITIQUES EN DÉNONCENT RÉGULIÈREMENT LES EFFETS MAIS SANS REMETTRE EN CAUSE LE SYSTÈME, SES CAUSES ET SANS PROPOSER D’AUTRES CHOIX.

PARFOIS, IL Y A DES COUPS DE COM, DES FAUSSES SOLUTIONS COMME AVEC LES MAISONS DE SANTÉ OÙ SUR FONDS PUBLICS SONT AMÉNAGÉS DES LOCAUX POUR DES MÉDECINS LIBÉRAUX SANS ENGAGEMENT POUR CHACUN D’Y DEMEURER UN MINIMUM DE TEMPS NI D’ACCEPTER DE COLLABORER AVEC D’AUTRES PERSONNELS MÉDICAUX.

IL Y A UN CHIFFRE TRÈS IMPORTANT ET TRÈS RAREMENT MIS EN AVANT :

AUJOURD’HUI, SEULEMENT 9% DES JEUNES MÉDECINS S’INSTALLENT EN LIBÉRAL ! ET NOMBREUSES ET NOMBREUX SONT CELLES ET CEUX QUI VEULENT ÊTRE SALARIÉS POUR NE PAS AVOIR À VIVRE L’ENFER PROFESSIONNEL À 70H PAR SEMAINE QU’ONT VÉCU LEURS AINÉS. LA MÉDECINE LIBÉRALE N’EST PLUS UN MODÈLE D’AVENIR ! IL FAUT ARRÊTER DE NOUS VENDRE DU RÊVE CAR LE RÉVEIL EST EXTRÊMEMENT DIFFICILE !

AUJOURD’HUI CE SONT LES CENTRES PUBLICS DE SANTÉ ADOSSÉS AUX HÔPITAUX DE PROXIMITÉ QU’IL FAUT DÉFENDRE ET CE SONT DES PERSONNELS SALARIÉS, MÉDECINS, INFIRMIERS, SAGES-FEMMES… QUI DOIVENT POUVOIR S’Y INSTALLER.

ENSUITE, CONTRAIREMENT À CE QUI SE FAIT DEPUIS PLUSIEURS ANNÉES, IL FAUT IMPÉRATIVEMENT REDONNER TOUTE LEUR PLACE AUX HÔPITAUX DE PROXIMITÉ POUR QU’AUCUN CITOYEN NE SOIT À PLUS DE 30 MINUTES D’UN SERVICE D’URGENCE. BIEN ÉVIDEMMENT CES ÉTABLISSEMENTS DOIVENT POUVOIR BÉNÉFICIER DES MOYENS MATÉRIELS ET EN PERSONNELS SUFFISANTS.

ETRE À PLUS DE 30MN D’UN SERVICE D’URGENCE SIGNIFIE QU’IL Y A UNE PERTE DE CHANCES ENGENDRANT DE LA SURMORTALITÉ.

DANS LE MÊME TEMPS IL FAUT IMPÉRATIVEMENT FAIRE SAUTER LE NUMERUS CLAUSUS. NOUS AVONS BESOIN A MINIMA DE 12 000 NOUVEAUX MÉDECINS PAR AN.

MAIS AJOUTER SEULEMENT DES MÉDECINS EN PLUS NE SUFFIRA PAS.

ET LA SOLUTION NE VIENDRA NI D’UNE DÉPUTÉE DE MANIÈRE ISOLÉE NI D’UN DIRECTEUR  D’HÔPITAL TOUT SEUL DANS SONT ÉTABLISSEMENT.

 

NOUS AVONS BESOIN :

– D’UNE VÉRITABLE VOLONTÉ POLITIQUE DU GOUVERNEMENT ET DE SON RELAIS SUR LE TERRAIN, L’ARS PACA

– D’UNE POLITIQUE COORDONNÉE AU NIVEAU RÉGIONAL ET AU NIVEAU NATIONAL

– D’UNE MISE EN PLACE DE PROPOSITIONS STRATÉGIQUES COMBINANT DES SOLUTIONS D’URGENCE AVEC DES SOLUTIONS DE PERSPECTIVES.

C’EST POUR CELA QUE LUNDI SOIR NOUS AVONS DÉNONCÉ LES NOMBREUX DÉSERTS QU’ILS TENTENT DE NOUS IMPOSER À MARCHE FORCÉE.

TOUS CES DÉSERTS SONT INACCEPTABLES ET NÉCESSITENT UNE MOBILISATION À LA HAUTEUR DES ENJEUX.

C’EST POUR CELA UNE NOUS SOMMES DÉTERMINÉS ET QU’ON NE LÂCHERA RIEN !

 

LUNDI PROCHAIN, LE 16 MARS, LE THÈME DE LA 38ÈME MOBILISATION SERA :

« LA ROUE DE LA CHANCE DE LA SANTÉ »