Infos de la première semaine de mai

Covid et personnels infectés : l’enquête de la CGT

Analyse de l’enquête faite par la CGT auprès de ses syndicats – le dossier de presse

Le diaporama

St Denis

L’intersyndicale répond au Dr Wargon

Articles

Lles soignants redoutent un retour en arrière à l’hôpital public après l’épidémie de coronavirus. L’article de France Info du 7 mai

Au CHU de Nantes, les personnels s’étonnent d’avoir encore des masques périmés. L’article de France 3 du 6 mai

Communiqués

Soigner n’est pas ficher : le communiqué du SMG du 5 mai

Covid 19 : stop à la mise à mort du service public de santé : le communiqué de Sud Santé du 6 mai

État d’urgence sanitaire : la lettre d’info de la LDH

Un appel de Vincent London

Communiqué de la Coordination Nationale : ASSEZ !

ASSEZ !

Exigeons la gratuité des masques ! Reprenons les choses en main : réapproprions-nous notre Sécurité Sociale en exigeant le remboursement des exonérations scandaleuses, en augmentant ses ressources et en rétablissant une gestion démocratique.  Ouvrons partout la concertation sur la politique de santé dont nous avons besoin pour que la crise que nous venons de vivre, qui va durer encore un certain temps, ne se reproduise plus : états généraux, cahiers de doléances, observatoires locaux de la santé…Usagers, personnels, élus, inventons ensemble la politique de santé dont notre pays a besoin, il y a urgence et, dès maintenant, exigeons la prise en charge du Covid 19 à 100% par la Sécurité Sociale comme pour tous les soins.
Assez de belles paroles sur l’hôpital, assez de sanglots longs sur les hospitaliers, Mesdames et Messieurs qui nous gouvernez, un peu de dignité, lorsqu’on fait des choix, il faut les assumer.
La population a applaudi les soignants à juste titre : les personnels ont montré la remarquable capacité d’adaptation de l’hôpital et cela n’a été possible que parce que c’est un service public.
Et cela, malgré tous les obstacles sur leur route, conséquences des choix politiques calamiteux depuis de nombreuses années.
Un petit rappel historique :
1979
La Loi pour la première fois permet de supprimer des services et des lits
1990
Premiers grands plans de suppression de lits et d’effectifs
2004
Mise en place de la tarification à l’activité (T2A). L’hôpital est rémunéré selon son activité et devient ainsi une entreprise qui doit maximiser sa production (les actes de soin) en diminuant sa masse salariale
De 2008 à 2018
L’austérité budgétaire s’accentue : 8 milliards d’euros sur le dos des hôpitaux
De 2010 à 2017
La productivité augmente de 15% dans les hôpitaux, les effectifs seulement de 2%
2018
4200 lits fermés sur cette seule année
Au total, c’est près de 100 000 lits qui ont été fermés dans notre pays ces 30 dernières années. Si certains pays arrivent à mieux affronter cette crise sanitaire (avec moins de décès), en plus d’une politique de tests généralisée, c’est qu’ils ont fait le choix de mettre plus de moyens dans la santé, l’Allemagne c’est 8 lits pour 1000 habitants, la Corée du sud 14 lits… pour seulement 6 lits pour la France.
Pour les EHPADs, une récente commission parlementaire préconisait un ratio de 0,6 personnel par résident, sans l’obtenir alors que certains pays pratiquent la politique du 1 pour 1.
Faut-il ajouter le secteur de la Psychiatrie en très grande souffrance encore augmentée avec le covid 19 ?
Les gouvernements successifs ont fait le choix de saborder l’hôpital public. Le choix de l’argent et non de l’humain.
Et n’allez surtout pas croire les belles paroles, le « plus jamais ça » de notre Président car la casse continue de plus belle et la crise actuelle va permettre d’accélérer l’application de la dernière loi « ma santé 2022 », dite loi Buzyn, avec Véran aux manettes qui opérait déjà sous…Touraine.
Les fermetures de lits et suppressions de postes vont continuer comme au CHU de Nancy, au Vinatier de Lyon ou à l’hôpital de Douai les fermetures de services « provisoires » pour cause de Covid 19 comme les Urgences à Concarneau et à Lavelanet, la Chirurgie au Blanc, qui risquent de s’éterniser.
Cela va permettre de labelliser les fameux « hôpitaux de proximité » dans lesquels il n’y aura plus que des soins de suite et de réadaptation (SSR) ou de la médecine à orientation gériatrique. Le reste des établissements, les hôpitaux « pivots » des Groupements Hospitaliers de territoire (GHT) ne vont plus pouvoir faire face à l’augmentation d’activité à moyens constants mais, comme pour le Covid 19, le secteur privé sera là et, comme pour le Covid 19, il prendra en charge ce qui lui rapportera le plus : chirurgie programmée, cancérologie…
Tout cela est déjà bien huilé et permettra ce que la loi appelle : aller au bout des GHT en mutualisant avec le secteur privé. C’est vrai quoi, nous sommes un peu ringards à vouloir défendre le public à toute force !
Mais, comme le dit la formule, quand tout sera privé, nous serons privés de tout et pour les soins : dépassements d’honoraires, refus de prise en charge, notamment des bénéficiaires de la CMU… Voilà ce que le privé va nous offrir et nous n’aurons plus d’autre choix que le renoncement aux soins.
L’hôpital public a donc bel et bien été bradé sur l’autel de la rentabilité financière, mais il en est de même pour la recherche avec les conséquences dramatiques suite à l’arrêt des recherches publiques sur les vaccins, par exemple.
Le premier recours a été abandonné à la « liberté d’installation », en fait la privation du droit d’être soigné correctement dans toute une partie de notre pays
Même catastrophe avec le choix d’externaliser la production de matériels nécessaires à la santé : masques, gels, réactifs pour les tests, respirateurs…
Il est plus que temps de nous mêler de ce qui nous regarde : notre santé.
Le Président a dit que nous étions en guerre, argument plus que discutable qui va permettre de museler la démocratie pendant un bon moment.
Il est vrai que notre pays, à l’issue de la pandémie, va se trouver presque aussi exsangue qu’à la sortie de la 2ème guerre mondiale. Alors, rappelons-nous que c’est à ce moment que le Conseil National de la résistance (CNR) a créé la Sécurité Sociale, a nationalisé les industries dont les productions étaient indispensables à la vie de la nation. Reprenons les choses en main !

La déclaration

Montceau Les Mines : un témoignage

Avec son agrément le Codef relaie  
le cri d’alarme du Docteur Pierre VAILLER*
 
« Tout va pour le mieux nous dit le Ministre de la Santé. Ne vous inquiétez pas, les masques ont été distribués. Le matériel va inonder les hôpitaux. Tout est sous contrôle.

Dans nos cabinets de médecine générale 18 masques par semaine et par médecin. Pour ma part au bout de deux journées le stock était épuisé, donnant 1 masque à chaque personne qui arrive en toussant et gardant pour ma part le même masque chaque jour en voulant espérer qu’il me protège un peu. Aucune protection autre que les masques, pas de surblouses.

Nous attendons toujours le gel hydroalcoolique que nous avions commandé et qui a été réquisitionné pour les élections municipales (12 bidons de 500 ml). Il ne nous en reste que quelques fonds de flacons.
 
A l’hôpital les infirmières de réanimation se protègent avec des sacs poubelles qu’elles enfilent en guise de blouse de protection. Des infirmières libérales en font autant. On réutilise des tenues de bloc opératoire non souillées pour refaire des soins ou de l’entretien. On re-stérilise du matériel à usage unique.
 
Nous sommes en guerre et les soignants sont envoyés au front sans protection sous la satisfaction des cyniques et incompétents qui nous gouvernent depuis des décennies avec comme seul objectif commun, quelle que soit la famille politique, de faire des économies sur la santé. 
 
Fermetures de lits d’hôpitaux, suppression massive de postes soignants au détriment de la qualité des soins, restrictions budgétaires sur la quantité et la qualité du matériel, « Urgences » en grève depuis près d’un an.
 
La mise en place de la tarification à l’activité a encouragé et accéléré cette politique de gestion comptable à court terme que nous payons cash en ce moment.
 
Au terme de ces semaines à venir il faudra que les responsables qui nous gouvernent rendent des comptes.
 
L’avenir du système de santé ne pourra plus être construit sur le mépris des soignants et des patients.
 
Je l’espère.
 
Coût d’une journée de réanimation : 3000€ => Coût d’un missile M51, fleuron de l’armement français : 120 Millions d‘€uros soit 40 000 journées de réanimation. Ne reste plus qu’à trouver des services, du matériel, et accessoirement du personnel compétent, et oui , la réanimation c’est apparemment très spécialisé et on peut dire merci à tous ceux pour qui le seul souci a été de fermer des lits depuis 15 ans. »
 
  • Médecin généraliste, Médecin hospitalier à l’Hôpital de Mâcon

Epidémie de Covid 19 : l’actualité des premiers jours d’avril

Le tract de la CGT pour le 7 avril

Texte de Jean-Claude Marx du 4 avril 2020

Le cri d’alarme de Jean Paul Mira, Chef de service de médecine intensive et de réanimation à l’hôpital parisien Cochin

Lettre ouverte d’hospitaliers du CHU d’Angers – 2 04 20

L’Espagne n’hésite pas à réquisitionner – L’humanité – 17 03 20

Le confiné combattant N°2 – 01 04 20

Le récit de l’incroyable demi-tour d’un autocar transportant des malades du Covid-19 – L’union – 01 04 20

Masques, gels, respirateurs, bouteilles d’oxygène, anesthésiques, médicaments, tests : Il est urgent de réquisitionner l’industrie pour les soignant-e-s et la population

Les hôpitaux risquent ils une pénurie des médicaments utilisés en réanimation ? 20 Minutes – 31 03 20

L’urgence absolue de créer des structures de prise en charge des patients peu symptomatiques  – Le Monde – 27 03 20

Communiqué de presse : qui plante l’hôpital sème la mort.

QUI PLANTE L’HÔPITAL SÈME LA MORT.

L’épidémie de Covid19 survient dans un contexte de grandes difficultés du système de santé français, de nos hôpitaux publics, des difficultés que la Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité dénonce depuis des années.

Elle apporte tout son soutien aux personnels soignants : elle ne se contente pas d’applaudir leur travail, mais surtout prend l’engagement de continuer et d’amplifier la défense et la promotion de la protection sociale, d’un service public de santé de premier recours autour des centres de santé, d’un service public hospitalier jouant la carte de la proximité, pour des soins accessibles à toutes et tous partout et cela passe par une amélioration durable des conditions de travail et de rémunération des personnels hospitaliers.

Le manque scandaleux de moyens, de masques, de solutions hydroalcooliques, les hésitations et contradictions du gouvernement sur la politique à suivre, sont les signes les plus voyants de l’impréparation de notre pays.

La liste des difficultés actuelles, comme la limitation des tests de diagnostic malgré les recommandations de l’OMS, est beaucoup plus longue : l’urgence sanitaire nécessite que l’État français se donne les moyens d’y répondre.

Qu’ils meurent infectés par le COVID ou non, des résidents d’EHPAD vont vivre dans la solitude, des malades en attente de soins non urgents vont voir leur santé s’aggraver … Le confinement, actuellement nécessaire en raison de l’absence d’autres moyens adaptés, de l’état de dénuement des hôpitaux publics, doit durer le moins longtemps possible. Il sera d’autant mieux supporté qu’il sera expliqué et non l’objet de mesures autoritaires. Il sera d’autant mieux supporté que toutes et tous auront l’impression que tout est fait pour sortir de la crise, en donnant les moyens des équipements nécessaires, en donnant les moyens de limiter la contagiosité par le développement des tests de diagnostic permettant des mesures de confinement sélectives, en donnant les moyens à la recherche, virologique, pharmacologique, clinique et épidémiologique ! La santé doit passer avant les équilibres financiers.

Le communiqué