Communiqué : Face aux coupes budgétaires sur la santé, mobilisation !

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Face aux coupes budgétaires sur la santé, mobilisation !

Le gouvernement Bayrou en sursis veut promulguer en force des décrets, l’un pour doubler des franchises médicales, qui va accroître les restes à charge à payer par les malades, d’autres pour durcir l’accès à l’AME (aide médicale d’Etat) avec des conséquences sur la santé individuelle des personnes en situation irrégulière, mais aussi sur la santé publique. 

Ces mesures font partie du plan d’ensemble de réduction des dépenses publiques voulu par le Premier ministre en accord avec le président de la République et les forces politiques qui le soutiennent. Il y a urgence à un changement de politique pour répondre aux besoins vitaux de la population : le récent rapport du Sénat sur les aides aux entreprises les chiffrant à 211 milliards d’€ sans transparence sur leur utilisation ouvre des perspectives sur où trouver l’argent nécessaire !

Les hôpitaux sont exsangues, les médecins généralistes sanctionnés pour des arrêts de travail, alors même que des médecins du travail disent voir plus de gens continuer à travailler malades au détriment de leur santé que d’arrêts de travail injustifiés, les facultés de médecine manquent des moyens nécessaires pour former des professionnels en nombre suffisant. La santé ne peut supporter de nouvelles coupes budgétaires. Pour notre Coordination, l’accès aux soins doit être une priorité nationale.

La Sécu, c’est vital ! A l’initiative de Convergence des Services Publics et avec de nombreuses organisations syndicales, politiques et associatives dont la Coordination, une pétition a été lancée se terminant par : « Nous privilégions le financement de la Sécurité Sociale par la cotisation c’est à dire l’affectation d’une partie des richesses produites par le travail à la protection sociale solidaire. Les moyens financiers existent pour répondre aux besoins. Nous demandons l’accroissement des recettes de la Sécurité sociale par les cotisations, notamment en faisant contribuer les revenus financiers des entreprises. ». La Coordination appelle ses comités à continuer à la faire signer : son succès témoigne de l’attente : 4000 signatures sur Sarlat !

Des mobilisations s’organisent contre la réduction des dépenses publiques, le mouvement citoyen du 10 septembre, l’appel de l’ensemble des organisations syndicales le 18 septembre.

La Coordination Nationale des Comités de défense des Hôpitaux et Maternités appelle à y participer et à y porter ses propositions pour un accès aux soins et à la prévention pour toutes et tous, sans discriminations.

Elle soutient l’appel lancé par la CGT Santé et Action sociale à mobilisation pour l’hôpital et l’action sociale le 9 octobre et toutes les actions locales ou nationales visant à l’accès aux soins pour toutes et tous sans discrimination comme la manifestation à Nantes le 16 septembre à l’ appel de FO et CGT santé des Pays de la Loire et d’AUDACE 53.

Communiqué : L’obligation de présenter sa carte Vitale, un pas dangereux !

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L’obligation de présenter sa carte Vitale, un pas dangereux !

La Caisse Nationale d’Assurance-Maladie (CNAM) a décidé depuis le 17 juin de rendre obligatoire la présentation de la carte Vitale en pharmacie pour bénéficier du tiers-payant. Cette mesure complique l’accès aux médicaments particulièrement pour les plus fragiles, entraînant des risques de détérioration de leur état de santé, voire d’hospitalisation.

C’est une étape supplémentaire vers le tout numérique de la Sécurité Sociale, la surveillance par les algorithmes des prescriptions, ceux d’arrêts de travail par exemple, là où l’humain doit dépasser la dictature du nombre. 

La CNAM invoque la lutte contre la fraude. Nul besoin d’entretenir le mythe de l’usager fraudeur, du patient irresponsable et des étrangers qui viendraient abuser du système de santé. Les officines de pharmacie peuvent vérifier les droits ouverts de leur patientèle. La Fédération des syndicats pharmaceutiques le reconnaît elle-même, en indiquant que l’usage de la carte Vitale leur permet essentiellement d’accélérer les reversements qui leur sont dus par la Sécurité sociale.

La lutte contre la fraude est nécessaire en s’adressant aux vrais fraudeurs : celle des usagers est marginale par rapport à celles de quelques professionnels de santé, essentiellement des établissements de santé lucratifs comme ce réseau de 8 cliniques dentaires ayant établi plus de 10 millions d’euros de fausses facturations. La CNAM n’a heureusement pas eu besoin d’attendre cette mesure pour les épingler. De plus, comme l’expliquait le président du Haut Conseil au financement de la protection sociale (HCFiPS) en présentant un rapport sur ce sujet il y a un an : « les enjeux financiers sont beaucoup plus du côté du secteur économique et de la lutte contre le travail illégal ».

La lutte contre la fraude ne doit pas masquer l’urgence d’augmenter les recettes de la Sécurité Sociale pour répondre aux besoins de la population et permettre que nos hôpitaux arrêtent de se détériorer.

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité demande à la CNAM de revenir sur l’obligation de présentation de la carte vitale : cette décision est dangereuse tout autant qu’inutile.

Mayenne : deux communiqués d’AUDACE 53

COMMUNIQUÉ SUR LA FERMETURE DE LA MATERNITÉ DU CHNM

Une nouvelle fois, la maternité du CHNM est fermée jusqu’au 30 juillet, faute de médecin anesthésiste. Le médecin qui devait assurer la garde s’est blessé et est donc en arrêt maladie.
Comme pour les Urgences, nous sommes continuellement sur le fil. Quand le service fonctionne, c’est parce qu’il y a JUSTE de quoi le faire tourner. Au moindre problème de personnel, on est dans le rouge.
Comme pour les Urgences et le SMUR, la visite expresse du ministre n’aura apporté AUCUNE solution au problème récurrent du recrutement médical.
C’est pourtant à lui qu’il revient de garantir la sécurité des citoyens.

La Mayenne vit depuis quelques années au rythme d’une visite de ministre 3 ou 4 fois par an sans qu’aucun des problèmes de fond ne soit réglé.
Communication et efficacité ne vont apparemment pas de pair.

Et ce ne sont certainement pas les 5 milliards d’économies envisagés sur le budget de la Sécurité Sociale qui vont permettre d’améliorer une situation qui a déjà dépassé le seuil critique.
Le premier ministre culpabilise et prétend « responsabiliser » les patients. Mais l’Etat est incapable d’assurer sa mission de protection de la population en garantissant l’ouverture de TOUS les services des hopitaux et l’accès aux soins pour tous.
COMMUNIQUÉ APRÈS LES ANNONCES DU PREMIER MINISTRE LE 15 JUILLET 2025

5 milliards économisés sur le dos des assurés sociaux !

Le premier ministre Bayrou vient de présenter le 15 juillet dernier son projet de budget 2026.
Ce projet prévoit une économie de 5 milliards sur le budget de la Sécurité Sociale.

Il convient tout d’abord de noter que la Sécurité Sociale n’a pas de problème de dépenses. Elle a un problème de recettes lié aux multiples exonérations des cotisations sociales patronales dont le montant total a quadruplé en 10 ans (source Cour des Comptes – mai 2025).
Rappelons également que la « fraude sociale », estimée à une quinzaine de milliards d’euros par an est imputable aux 2/3 aux employeurs et aux professionnels de santé.
Les mesures d’économies présentées par le premier ministre ont pourtant ceci  en commun qu’elles touchent de plein fouet et uniquement les assurés sociaux et les malades.

Qu’il s’agisse de réduire le champ des bénéficiaires des affections de longue durée, de doubler le plafond des franchises médicales, de limiter le budget des hôpitaux publics, ce sont bien les malades qui sont mis à contribution et c’est toujours le principe fondateur de la Sécurité Sociale « De chacun selon ses possibilités, à chacun selon ses besoins » qui est attaqué et remis en cause.

Enfin, tout le panel de mesures , gel des prestations sociales, blocage du barème de l’impôt… va impacter au premier chef les plus modestes et les plus fragiles quand la contribution demandée aux grandes entreprises et aux plus hauts revenus n’est jamais abondée.

Près de 60% des français ont déjà renoncé à se soigner dont la moitié pour des raisons de coûts.
Alors que toute politique volontariste de prévention en matière de santé semble abandonnée ou au moins passée à l’arrière plan, il est à craindre que les mesures envisagées, qui culpabilisent toujours plus les patients, n’augmentent encore cette proportion, mettant en danger la santé et la vie dans les cas les plus graves de nombreux français.
C’est pourquoi AUDACE53 s’oppose à ce plan d’économies sur le budget de la Sécurité Sociale et contribuera, à la hauteur de ses moyens, à son rejet.

Communiqué : Pour une sécurité sociale à la hauteur de nos besoins de santé grandissants

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En plein été, le Premier ministre, sans légitimité démocratique, nous rejoue l’air trop connu du « trou » de la Sécurité Sociale, un trou artificiellement construit. En accusant les malades de trop consommer de soins, les professionnels de santé de mal s’organiser, il les rend responsables d’une situation dont les seuls fautifs sont les gouvernements successifs qui ont refusé toute augmentation des ressources de l’assurance maladie pour les adapter aux besoins de la population, à son vieillissement, aux progrès médicaux, au développement des maladies chroniques.

Et il ne fait pas dans la dentelle : doublement du plafond des franchises médicales, remise en cause des Affections de Longue Durée, arrêts de travail. Il demande aussi une meilleure efficience de l’hôpital, un leitmotiv répété depuis des années, qui a surtout conduit à l’augmentation de l’endettement des hôpitaux, à des fermetures de lits et de services – encore récemment, on apprend la fermeture des services de chirurgie d’Apt et de Rethel – à des urgences débordées, avec des personnels désespérés. Au total, ce sont 5 milliards d’Euros d’économie dans la santé qui sont annoncés pour 2026 et la perspective de nouvelles économies les années suivantes.

Mais ces mesures vont toujours à l’encontre de celles et ceux qui ont le plus besoin de la solidarité nationale ! Pas un mot par exemple sur les profits des laboratoires pharmaceutiques.

C’est la rupture de notre modèle social qu’il annonce, en voulant une réflexion sur la refondation du financement de notre modèle social, en cherchant d’autres bases que le travail et l’on sait combien par exemple la TVA est l’impôt le plus injuste, touchant proportionnellement plus les plus pauvres ! C’est de plus en plus clairement la volonté de brader au secteur privé la protection sociale et une grande partie du système de santé.

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité appelle à se mobiliser dès maintenant contre ces mesures immédiates ou plus structurelles à venir, en particulier en signant et en faisant signer la pétition lancée par de nombreuses organisations à l’initiative de Convergence des Services publics : »La Sécurité Sociale, c’est vital !« . Elle appelle également à participer à toutes les mobilisations de la rentrée de septembre.