Mayenne : deux communiqués d’AUDACE 53

COMMUNIQUÉ SUR LA FERMETURE DE LA MATERNITÉ DU CHNM

Une nouvelle fois, la maternité du CHNM est fermée jusqu’au 30 juillet, faute de médecin anesthésiste. Le médecin qui devait assurer la garde s’est blessé et est donc en arrêt maladie.
Comme pour les Urgences, nous sommes continuellement sur le fil. Quand le service fonctionne, c’est parce qu’il y a JUSTE de quoi le faire tourner. Au moindre problème de personnel, on est dans le rouge.
Comme pour les Urgences et le SMUR, la visite expresse du ministre n’aura apporté AUCUNE solution au problème récurrent du recrutement médical.
C’est pourtant à lui qu’il revient de garantir la sécurité des citoyens.

La Mayenne vit depuis quelques années au rythme d’une visite de ministre 3 ou 4 fois par an sans qu’aucun des problèmes de fond ne soit réglé.
Communication et efficacité ne vont apparemment pas de pair.

Et ce ne sont certainement pas les 5 milliards d’économies envisagés sur le budget de la Sécurité Sociale qui vont permettre d’améliorer une situation qui a déjà dépassé le seuil critique.
Le premier ministre culpabilise et prétend « responsabiliser » les patients. Mais l’Etat est incapable d’assurer sa mission de protection de la population en garantissant l’ouverture de TOUS les services des hopitaux et l’accès aux soins pour tous.
COMMUNIQUÉ APRÈS LES ANNONCES DU PREMIER MINISTRE LE 15 JUILLET 2025

5 milliards économisés sur le dos des assurés sociaux !

Le premier ministre Bayrou vient de présenter le 15 juillet dernier son projet de budget 2026.
Ce projet prévoit une économie de 5 milliards sur le budget de la Sécurité Sociale.

Il convient tout d’abord de noter que la Sécurité Sociale n’a pas de problème de dépenses. Elle a un problème de recettes lié aux multiples exonérations des cotisations sociales patronales dont le montant total a quadruplé en 10 ans (source Cour des Comptes – mai 2025).
Rappelons également que la « fraude sociale », estimée à une quinzaine de milliards d’euros par an est imputable aux 2/3 aux employeurs et aux professionnels de santé.
Les mesures d’économies présentées par le premier ministre ont pourtant ceci  en commun qu’elles touchent de plein fouet et uniquement les assurés sociaux et les malades.

Qu’il s’agisse de réduire le champ des bénéficiaires des affections de longue durée, de doubler le plafond des franchises médicales, de limiter le budget des hôpitaux publics, ce sont bien les malades qui sont mis à contribution et c’est toujours le principe fondateur de la Sécurité Sociale « De chacun selon ses possibilités, à chacun selon ses besoins » qui est attaqué et remis en cause.

Enfin, tout le panel de mesures , gel des prestations sociales, blocage du barème de l’impôt… va impacter au premier chef les plus modestes et les plus fragiles quand la contribution demandée aux grandes entreprises et aux plus hauts revenus n’est jamais abondée.

Près de 60% des français ont déjà renoncé à se soigner dont la moitié pour des raisons de coûts.
Alors que toute politique volontariste de prévention en matière de santé semble abandonnée ou au moins passée à l’arrière plan, il est à craindre que les mesures envisagées, qui culpabilisent toujours plus les patients, n’augmentent encore cette proportion, mettant en danger la santé et la vie dans les cas les plus graves de nombreux français.
C’est pourquoi AUDACE53 s’oppose à ce plan d’économies sur le budget de la Sécurité Sociale et contribuera, à la hauteur de ses moyens, à son rejet.

Communiqué : Pour une sécurité sociale à la hauteur de nos besoins de santé grandissants

Le communiqué en pdf

En plein été, le Premier ministre, sans légitimité démocratique, nous rejoue l’air trop connu du « trou » de la Sécurité Sociale, un trou artificiellement construit. En accusant les malades de trop consommer de soins, les professionnels de santé de mal s’organiser, il les rend responsables d’une situation dont les seuls fautifs sont les gouvernements successifs qui ont refusé toute augmentation des ressources de l’assurance maladie pour les adapter aux besoins de la population, à son vieillissement, aux progrès médicaux, au développement des maladies chroniques.

Et il ne fait pas dans la dentelle : doublement du plafond des franchises médicales, remise en cause des Affections de Longue Durée, arrêts de travail. Il demande aussi une meilleure efficience de l’hôpital, un leitmotiv répété depuis des années, qui a surtout conduit à l’augmentation de l’endettement des hôpitaux, à des fermetures de lits et de services – encore récemment, on apprend la fermeture des services de chirurgie d’Apt et de Rethel – à des urgences débordées, avec des personnels désespérés. Au total, ce sont 5 milliards d’Euros d’économie dans la santé qui sont annoncés pour 2026 et la perspective de nouvelles économies les années suivantes.

Mais ces mesures vont toujours à l’encontre de celles et ceux qui ont le plus besoin de la solidarité nationale ! Pas un mot par exemple sur les profits des laboratoires pharmaceutiques.

C’est la rupture de notre modèle social qu’il annonce, en voulant une réflexion sur la refondation du financement de notre modèle social, en cherchant d’autres bases que le travail et l’on sait combien par exemple la TVA est l’impôt le plus injuste, touchant proportionnellement plus les plus pauvres ! C’est de plus en plus clairement la volonté de brader au secteur privé la protection sociale et une grande partie du système de santé.

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité appelle à se mobiliser dès maintenant contre ces mesures immédiates ou plus structurelles à venir, en particulier en signant et en faisant signer la pétition lancée par de nombreuses organisations à l’initiative de Convergence des Services publics : »La Sécurité Sociale, c’est vital !« . Elle appelle également à participer à toutes les mobilisations de la rentrée de septembre.

La Sécu, c’est vital

Avec Convergence des Services Publics et de nombreuses autres organisations (liste sur le site de Convergence), la Coordination lance une grande pétition : La Sécu, c’est vital !
Signez la pétition sur Change.org
Imprimez la pétition pour la faire signer à vos proches, dans vos quartiers et communes.
La pétition papier
Vous pouvez rajouter le sigle de votre comité ou mettre une adresse de retour différente pour centraliser les pétitions à votre niveau avant de les transmettre à Convergence.
Format modifiable

Tract sur la TVA sociale                              Format modifiable

 

 

Bergerac : un riche débat à Lalinde

Ce sont une quarantaine de personnes qui ont bravé la canicule ce mardi 1er juillet pour assister à ce débat sur la santé en milieu rural et les déserts médicaux.

Un grand merci à Laurent Péréa  maire de St Capraise de Lalinde, à Esther Fargues maire de Lalinde, à Jean Marc Gouin président de la CDC Bastides Dordogne Périgord qui ont facilité la tenue de cette soirée, le maire de Lanquais Michel Blanchet était également présent comme Daniel Garrigue ancien député maire de Bergerac  qui a ouvert le premier centre de santé municipal en Dordogne.

Mme la maire de Lalinde a pris la parole pour  dire l’importance d’avoir à traiter de ces problématiques et remercié notre comité de défense pour être à l’initiative de ces échanges en prolongement de la réunion avec les élu-e-s  en mars dernier.

Luc Cadillon a dans son intervention évoqué une partie des problématiques actuelles, leurs causes et de possibles actions à mener pour enfin répondre aux besoins des assuré-e-s sociaux et de se réapproprier collectivement ces enjeux fondamentaux que sont  la sécurité sociale et la gestion du système de santé  tant la médecine de ville comme hospitalière.

Jean Marc Gouin a pris la parole pour expliquer comment la décision collective de la CDC d’ouvrir un centre de santé , géré par eux même , a été pensée  puis mise en oeuvre afin de répondre aux besoins urgent de médecins suite au départ à la retraite de 3 médecins généralistes

Daniel garrigue a expliqué comment il a été précurseur en ouvrant un centre de santé municipal à Bergerac   suite aussi au départ de médecins généralistes con remplacés. Il a évoqué un avis récent de l’académie de médecine de réduire d’un ou deux la durée des études de médecine. Il a aussi évoqué le rôle fondamental du conventionnement médical en rapport avec la liberté d’installation et la nécessité de lier l’installation de nouveaux médecins au conventionnement afin de les inciter à travailler en zones sous dotée.

Un riche débat s’est ensuite institué avec la salle, parfois contradictoire , qui a permis de mieux comprendre ces enjeux fondamentaux et la nécessité d’agir face aux annonces du gouvernement (réduction de 1,7 milliards de PLFSS 2026, possible instauration d’une TVA sociale.