Le comité de Concarneau a tenu sa dernière permanence d’été sur le marché. Toujours beaucoup de discussions, le constat général d’un manque de moyens pour les hôpitaux partout en France. Signatures de la pétition Sécu et 6 adhésions au comité.

Le comité de Concarneau a tenu sa dernière permanence d’été sur le marché. Toujours beaucoup de discussions, le constat général d’un manque de moyens pour les hôpitaux partout en France. Signatures de la pétition Sécu et 6 adhésions au comité.

En plein été, le Premier ministre, sans légitimité démocratique, nous rejoue l’air trop connu du « trou » de la Sécurité Sociale, un trou artificiellement construit. En accusant les malades de trop consommer de soins, les professionnels de santé de mal s’organiser, il les rend responsables d’une situation dont les seuls fautifs sont les gouvernements successifs qui ont refusé toute augmentation des ressources de l’assurance maladie pour les adapter aux besoins de la population, à son vieillissement, aux progrès médicaux, au développement des maladies chroniques.
Et il ne fait pas dans la dentelle : doublement du plafond des franchises médicales, remise en cause des Affections de Longue Durée, arrêts de travail. Il demande aussi une meilleure efficience de l’hôpital, un leitmotiv répété depuis des années, qui a surtout conduit à l’augmentation de l’endettement des hôpitaux, à des fermetures de lits et de services – encore récemment, on apprend la fermeture des services de chirurgie d’Apt et de Rethel – à des urgences débordées, avec des personnels désespérés. Au total, ce sont 5 milliards d’Euros d’économie dans la santé qui sont annoncés pour 2026 et la perspective de nouvelles économies les années suivantes.
Mais ces mesures vont toujours à l’encontre de celles et ceux qui ont le plus besoin de la solidarité nationale ! Pas un mot par exemple sur les profits des laboratoires pharmaceutiques.
C’est la rupture de notre modèle social qu’il annonce, en voulant une réflexion sur la refondation du financement de notre modèle social, en cherchant d’autres bases que le travail et l’on sait combien par exemple la TVA est l’impôt le plus injuste, touchant proportionnellement plus les plus pauvres ! C’est de plus en plus clairement la volonté de brader au secteur privé la protection sociale et une grande partie du système de santé.
La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité appelle à se mobiliser dès maintenant contre ces mesures immédiates ou plus structurelles à venir, en particulier en signant et en faisant signer la pétition lancée par de nombreuses organisations à l’initiative de Convergence des Services publics : »La Sécurité Sociale, c’est vital !« . Elle appelle également à participer à toutes les mobilisations de la rentrée de septembre.
Avec Convergence des Services Publics et de nombreuses autres organisations (liste sur le site de Convergence), la Coordination lance une grande pétition : La Sécu, c’est vital !
Signez la pétition sur Change.org
Imprimez la pétition pour la faire signer à vos proches, dans vos quartiers et communes.
La pétition papier
Vous pouvez rajouter le sigle de votre comité ou mettre une adresse de retour différente pour centraliser les pétitions à votre niveau avant de les transmettre à Convergence.
Format modifiable
Tract sur la TVA sociale Format modifiable
Ce sont une quarantaine de personnes qui ont bravé la canicule ce mardi 1er juillet pour assister à ce débat sur la santé en milieu rural et les déserts médicaux.
Un grand merci à Laurent Péréa maire de St Capraise de Lalinde, à Esther Fargues maire de Lalinde, à Jean Marc Gouin président de la CDC Bastides Dordogne Périgord qui ont facilité la tenue de cette soirée, le maire de Lanquais Michel Blanchet était également présent comme Daniel Garrigue ancien député maire de Bergerac qui a ouvert le premier centre de santé municipal en Dordogne.
Mme la maire de Lalinde a pris la parole pour dire l’importance d’avoir à traiter de ces problématiques et remercié notre comité de défense pour être à l’initiative de ces échanges en prolongement de la réunion avec les élu-e-s en mars dernier.
Luc Cadillon a dans son intervention évoqué une partie des problématiques actuelles, leurs causes et de possibles actions à mener pour enfin répondre aux besoins des assuré-e-s sociaux et de se réapproprier collectivement ces enjeux fondamentaux que sont la sécurité sociale et la gestion du système de santé tant la médecine de ville comme hospitalière.
Jean Marc Gouin a pris la parole pour expliquer comment la décision collective de la CDC d’ouvrir un centre de santé , géré par eux même , a été pensée puis mise en oeuvre afin de répondre aux besoins urgent de médecins suite au départ à la retraite de 3 médecins généralistes
Daniel garrigue a expliqué comment il a été précurseur en ouvrant un centre de santé municipal à Bergerac suite aussi au départ de médecins généralistes con remplacés. Il a évoqué un avis récent de l’académie de médecine de réduire d’un ou deux la durée des études de médecine. Il a aussi évoqué le rôle fondamental du conventionnement médical en rapport avec la liberté d’installation et la nécessité de lier l’installation de nouveaux médecins au conventionnement afin de les inciter à travailler en zones sous dotée.
Un riche débat s’est ensuite institué avec la salle, parfois contradictoire , qui a permis de mieux comprendre ces enjeux fondamentaux et la nécessité d’agir face aux annonces du gouvernement (réduction de 1,7 milliards de PLFSS 2026, possible instauration d’une TVA sociale.