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Bulletin Semaines 09-2021
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Données Lettre
Édito:
8 mars 2021 : journée internationale de lutte pour les droits des femmes
POUR LES DROITS DES FEMMES,
DES MOYENS POUR L’HÔPITAL, LA SANTÉ ET LE SOCIAL !
En pleine pandémie, derrière le « quoi qu’il en coûte » brandit par le président de la République, les fermetures de lits, les restructurations, les restrictions budgétaires se poursuivent à l’hôpital et dans le médico-social.
Les conditions d’accueil des patients se dégradent. Sorties prématurées de l’hôpital, éloignement des lieux de consultation et de soins, liste d’attente pour un EHPAD, heures passées à dégoter un rendez-vous pour la vaccination anti-covid ... Fatigue, anxiété...tout cela repose sur les aidants le plus souvent des aidantes.
Les fermetures de maternités, comme à Dinan en novembre dernier, les difficultés d’accès à l’IVG bafouent les droits des femmes.
Les conditions de vie et de travail des personnel-le-s n’en finissent plus de se dégrader. La COVID a démultiplié les situations de tension déjà existantes à l’hôpital depuis des années. Stress, course contre la montre, fatigue, épuisement sont présents quotidiennement.
2 millions de salariées travaillent dans la santé, le social et le médico-social, des aides-soignantes, animatrices, auxiliaires de vie sociale, assistantes familiales, assistantes maternelles, éducatrices spécialisées, assistantes sociales, infirmières, agentes de service hospitalier, administratives, ouvrières, sages-femmes, aides à domicile, agentes d’entretien, sages-femmes, chirurgiennes, médecins ..
Les métiers du prendre soin et de la santé sont occupés à 80% par des femmes. Leurs rémunérations sont de 20% inférieures à celles des hommes.
Ces professions pourtant essentielles sont sous-payées, dévalorisées et précarisées.
Le 8 mars, nous serons aux côtés des premières de corvée dans les manifestations !
Pour
- Une revalorisation des métiers du prendre soins incluant des augmentations de salaire
- Des formations massives de professionnels
- Des recrutements de personnels qualifiés
- L’ouverture de lits et de services dans le médico-social et à l’hôpital partout où c’est nécessaire
La lutte pour un hôpital public de qualité, de proximité, pour l’accès aux soins, aux services médico-sociaux et sociaux est essentielle pour le droit des femmes et pour toute la société !
L'APPEL DE NOTRE SANTÉ EN DANGER :
8 mars 2021- Grève Féministe-
La crise sanitaire liée à la pandémie du Covid 19 jette une lumière implacable sur une politique de santé qui depuis près de trente ans cherche à réduire les coûts de santé donc l’accès aux soins:
- regroupement et fermeture d’hôpitaux, de CIVG et maternités de proximité, 2/3 des maternités ont fermé en France depuis 40 ans, 519 restaient en activité en 2016, plus d’une dizaine ont fermés depuis ;
- réduction drastique de la formation du nombre de soignantes et soignants dans les années 1990, baisse autour de 3500 étudiant.es en médecine dans les années 1995 pour près de 8000 actuellement.
- externalisation de certains postes de travail hospitaliers, en particulier l’entretien des services,
- faiblesse et non-revalorisation des salaires,
- dégradation des conditions de travail.
Les femmes sont particulièrement impactées par la crise parce qu’elles sont les principales actrices dans les métiers du soin, de la santé et du médico-social ; la crise aggrave leurs conditions de travail ; la vaccination anti-Covid, non prioritaire pour les soignant.es, les fragilise encore plus. Le travail du soin, parce qu’il est féminisé, a été dévalorisé et explique l’insuffisance de leurs rémunérations.
Parallèlement, les difficultés d’accès aux soins pénalisent les femmes particulièrement, surtout les plus démunies. Il en va des déserts médicaux à la fermeture des maternités et CIVG de proximité jusqu’aux décisions politiques toutes récentes où les député.es LR entravaient l’amélioration de la loi sur l’IVG qui aurait dû inscrire l’augmentation des délais pour avorter de 14 à 16 semaines d’aménorrhée, la suppression de la double clause de conscience, la prise en charge par les sages-femmes des IVG instrumentales.
Actuellement, autour de 200 000 IVG sont pratiquées par an pour un peu moins de 800 000 naissances par an ; avant la crise sanitaire, 3000 à 5000 femmes devaient encore se rendre à l’étranger pour obtenir une IVG ! La crise n’a pu qu’aggraver leur situation.
Le 8 mars, journée internationale pour les Droits des Femmes, jour de Grève Féministe, nous dirons ensemble ce que Nous voulons :
-Urgence de l’amélioration de la loi sur l’IVG : augmentation des délais pour l’IVG de 14 à 16 semaines, suppression de la double clause de conscience, pratique par les sages-femmes des IVG instrumentales.
-reconnaissance de la valeur essentielle de tous les métiers du soin.
-ouverture à plus d'étudiant.es de toutes les écoles de formation aux soins ; les besoins sont majeurs, l'engorgement des services hospitaliers lié à la crise sanitaire et les déserts médicaux en témoignent ; déshabiller les pays fragiles de leurs soignant-.es est inadmissible.
-reconsidération des conditions de travail des soignantes et soignants ;
-augmentation des salaires des professionnel-le-s de santé en les alignant sur les meilleurs salaires des soignant-es de l'UE.
-ouverture de lits d'hôpitaux et de centres de santé de proximité.
-maillage sanitaire de toutes les régions.
-participation active citoyenne à l'évaluation des besoins de santé.
Manifestation parisienne : départ de Port Royal Paris à 12h
Sommaire :
-
L’écho des comités : p. 3 à 5
-
Autres infos locales : p. 6
-
Dossiers : vaccins, «vieillir vivant », une revue : p .7 et 8
- Culture et santé : p. 9
L’écho des comités :
DOLE - 39
avec le lien vers l'émission de Radio Bip consacré à la menace de fermeture de la chirurgie de l'hôpital public
COMITÉ DES ARDENNES - 08
Le comité sollicite un rendez-vous auprès du délégué territorial de l'ARS et propose un ordre du jour
NICE- 06
POUR LES DROITS DES FEMMES, PREMIERES DE CORVEE
DES MOYENS POUR L'HÔPITAL, LA SANTÉ ET LE SOCIAL
Sortie prématurée de l'hôpital, éloignement des lieux de consultation, de soins, liste d'attente pour un EHPAD ...tout cela repose sur les aidants, le plus souvent des aidantes !
La lutte pour un hôpital public de qualité, de proximité, pour l'accès aux soins, aux services médico-sociaux et sociaux est essentielle pour le droit des femmes, pour toute la société donc !
La Santé est devenue une marchandise livrée aux lois du marché. En pleine pandémie s'opèrent encore des restructurations avec des pertes d'emplois aggravant toujours plus les conditions de travail des personnels et les conditions d'accueil des usager-ères.
La situation que nous vivons est due à l'effondrement de notre système de santé classé désormais au 27ème rang mondial ! La Recherche au pays de Pasteur en est réduite à remplir des flacons de vaccins !
Il faut au contraire ouvrir des services, des établissements, des écoles professionnelles pour préparer le secteur sanitaire, médico-social et social à la pandémie actuelle, à venir, tout en assurant une prise en charge des pathologies de la population tout au long d'année de manière égalitaire sur tout le territoire.
LES PREMIERES LIGNES EXIGENT
DES MOYENS MATERIELS ET HUMAINS !
Elles sont 2 millions de salarié-e-s dans la santé, le social et le médico-social : aides-soignantes, animatrices, auxiliaires de vie sociale, assistantes familiales, assistantes maternelles, éducatrices spécialisées, assistantes sociales, infirmières, agentes de service hospitalier, administratives, ouvrières, sages-femmes, aides à domicile, agentes d'entretien, sages-femmes, chirurgiennes, médecins ...
Les métiers du soin sont occupés à 80% par les femmes.
Alors qu'ils sont essentiels à la vie, ils sont mal payés, souvent précaires, avec des horaires atypiques, souvent pénibles physiquement et psychiquement.
La revalorisation salariale de 183 euros ne bénéficie pour le moment qu'à une partie des salarié.es. Nombreuses sont celles qui n'en bénéficient pas comme les salarié.es des services d'aide à domicile par exemple ou du social. Sans oublier qu'elle ne compense que partiellement le blocage subi depuis de longues années,
Après 1 an d'une gestion anxiogène de la pandémie, les salarié-e-s toutes catégories confondues n'en peuvent plus de devoir supporter la dégradation de leurs conditions de travail avec aucune amélioration en vue.
A Nice, le 8 mars,
soutenons la manifestation des 1ères de corvées !
Usager-e-s, personnels, exigeons ensemble des formations, des recrutements, des pré-recrutements pour les jeunes en formation, la revalorisation des métiers du soin, l'égalité professionnelle et salariale...
à 14 h place Massena à l'appel de la CGT.
LUÇON - 85
Le comité s'adresse à la population sur la « place des services publics » le samedi matin deux fois par mois en distribuant le tract sur l'appel à la pétition "pas de profit sur la pandémie"
l'Assemblée Générale aura lieu le samedi 13 mars à 14h15 à la salle des Fêtes
MONTREUIL - 93
Nous sommes tous suspendu-e-s, encore et encore à l'annonce de "nouveaux dispositifs de confinement" sur notre département qui paie un lourd tribut à la pandémie !
Et pourtant, la multiplication des vaccins, mis au point en un temps record, devrait ouvrir "une nouvelle perspective collective et individuelle : ce n'est pas le cas !
En vérité ,la disponibilité des vaccins pour tous et partout, et dans tous les pays, est une question sociétale, citoyenne et éthique!
Les coûts, production et distribution sont en cause.
De partout en France, les associations, organisations syndicales et partis politiques s'expriment pour que les vaccins anticovid soient traités comme "bien commun mondial". L'Unesco, l'OMS se sont exprimés en ce sens.
Depuis plusieurs semaines, une pétition européenne circule pour recueillir un million de signatures...
Mais parce que le nombre de lits en réanimation et les moyens humains des hôpitaux n'ont pas évolué depuis le début de la pandémie -voire pire ils ont diminué-, la communication officielle devient surréaliste et anxiogène.
Les vaccins existent... mais sont rationnés!
De plus en plus de personnes souhaitent se faire vacciner, et se font renvoyer vers les cabinets libéraux, qui sont approvisionnés au compte -goutte!
La ville de Montreuil a proposé d'ouvrir un centre de vaccination, mais en l'état de l'approvisionnement, seul le CHI A. Grégoire a l'autorisation de vacciner, y compris avec le vaccin Astra Zeneca.
La SATURATION LE GUETTE A TOUS LES NIVEAUX
L'épuisement du personnel doit nous interpeller
AUTANT DE RAISONS POUR SIGNER ET FAIRE SIGNER MASSIVEMENT L'ICE "PAS DE PROFIT POUR LA PANDEMIE" ET PARTICIPER A LA JOURNEE NATIONALE D'ACTION DU 8MARS, MOMENT DE MOBILISATION DES PERSONNELS HOSPITALIERS,
DES HOSPITALIÈRES !
Dessin de Marco de Angelis, journaliste professionnel et dessinateur italien, illustrant la difficulté dans la course aux vaccins contre le Covid-19. © Marco De Angelis, Cartooning For Peace
Autres infos locales :
FOURMIES - 59
Mouvement de protestation jeudi 11 mars à 14h devant le Centre Hospitalier
pour le maintien du bloc opératoire et du service de chirurgie
pour le maintien d'une offre de soins publique sur le territoire
pour l'arrêt des fermetures de lits et des suppressions de postes
tout sur les raisons du mouvement
SEINE SAINT-DENIS - 93
Communiqué de Solidaires 93, 1ermars 2021
33 points d’accueil de l’assurance maladie en Seine-Saint-Denis en 2015. 18 aujourd’hui.
Et 3 de plus pourraient fermer d’ici un mois.
Après la fermeture du centre de soins dentaires de la Courneuve, malgré la mobilisation de la population, la CPAM 93 a décidé unilatéralement la fermeture définitive des points d’accueil assurance maladie de Bondy, Pantin et les Lilas. La liste risque de s’allonger avec la vente des immeubles de Saint Denis, Aulnay, Montreuil, Aubervilliers, Drancy à des promoteurs immobiliers.
Alors que la crise sanitaire et sociale touche de plein fouet notre département, ces points d’accueil physiques sont essentiels pour l’accès aux soins ses habitant·es. Les 18 centres encore ouverts le sont en moyenne uniquement deux jours par semaine et sur rendez-vous. Ce alors que la fracture numérique remet en cause l’accès de tout·es à la santé comme l’illustre dramatiquement la situation des centres de vaccination du 93 qui voient affluer les populations des départements voisins alors que les sequano-dionysien·nes représentent souvent moins d’un tiers des rendez-vous.
Les habitant·es du département, qui subissent chaque jour les inégalités territoriales qui touchent le 93 dans tous les services publics, refusent de voir sacrifier la santé.
Nous avons le droit d’être soigné·es et protégé·es, ici comme ailleurs.
Les services de la protection sociale nous appartiennent, ils sont notre bien commun.
Non à la fermeture des points d’accueil de l’Assurance Maladie en Seine-Saint-Denis !
Dossier
VACCINS
Oxfam et la People Vaccine Alliance sont allés demander aux Français-e-s s’ils/elles étaient favorables à la levée des brevets et au partage des technologies et savoirs sur les vaccins. Le constat est sans appel : 63% soutiennent l’idée, et même 70% sont favorables à ce que les gouvernements obligent les laboratoires pharmaceutiques à partager leurs connaissances sur les vaccins.
Sondage exclusif : plus des deux-tiers des Français-es favorables à ce que les gouvernements mettent fin au contrôle exclusif des entreprises pharmaceutiques sur la composition et les technologies des vaccins COVID19
Une large majorité de Français et Françaises estime que les entreprises pharmaceutiques - qui ont reçues d’importantes subventions publiques pour la mise au point des vaccins contre la COVID-19 - ne devraient pas maintenir de droits exclusifs sur ces vaccins mais au contraire partager largement savoirs et technologies avec d’autres producteurs qualifiés, tout en étant compensées de façon adéquate (63% de l’ensemble des sondé-es). Une majorité encore plus importante (70%) pensent que les gouvernements devraient obliger les laboratoires à partager publiquement ces savoirs. Et ce alors que le gouvernement français - comme le reste de l’Union européenne et des pays riches - bloquent depuis six mois les négociations allant dans ce sens à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Le sondage YouGov commandité par la People’s Vaccine Alliance, qui regroupe une coalition d’organisations telles Oxfam, ONUSIDA, ou Amnesty International, montre qu’une large majorité de Français-es est favorable à une levée des brevets et autres barrières liées à la propriété intellectuelle sur les vaccins COVID-19. La levée de ces restrictions pourrait permettre d’accroître les capacités de production à l’échelle globale.
Les trois-quarts (75%) des Français-es ont également le sentiment que la poursuite de la propagation du virus dans le reste du monde représente un danger important pour l’économie française et un peu moins de la moitié (41%) estime qu’il représente une menace importante ou majeure pour eux personnellement.
44% des sondé-es sont convaincus que si les entreprises pharmaceutiques rendaient public les compositions et technologies cela permettrait à l’ensemble de l’humanité d’avoir accès plus rapidement aux vaccins, contre 10% qui estime au contraire que ça ralentirait les efforts.
Robin Guittard, porte-parole d’Oxfam France a réagi : « Ces résultats soulignent l’incroyable décalage qui existe entre le bon sens de nos concitoyen-nes convaincu-es que seule une coopération large et réelle nous sortira de cette crise, et nos gouvernements qui s’obstinent à défendre les intérêts particuliers de certaines grandes entreprises pharmaceutiques au détriment de la santé de millions d’individus à travers le monde. »
« Ces dernières semaines les voix se sont multipliées pour demander la levée des brevets et ainsi permettre un partage large des savoirs et technologies. Scientifiques, médecins, économistes, intellectuel-les, représentant-es de la société civile, l’ONU, et jusqu’au Pape, ont fait échos aux demandes portées depuis des mois à l’OMC par une centaine de pays en développement pour temporairement mettre entre parenthèses les droits de propriété intellectuelle. »
« Nous sommes dans une course contre la montre. Or, les monopoles exercés par les entreprises pharmaceutiques sur les vaccins ralentissent dangereusement le combat contre le virus. En levant les brevets on permettrait que tous les pays en capacité puissent produire des vaccins sûrs et efficaces, et ainsi accélérer les campagnes de vaccination partout dans le monde. Alors que les mutations du virus deviennent une menace pour l’efficacité des vaccins sur le long terme, il y a urgence. »
Ces derniers jours, le président Emmanuel Macron a porté auprès de ses partenaires européens et du G7 une approche visant à redistribuer 3 à 5% des doses qu’ils détiennent aux pays à faible et moyen revenu.
« Un effort louable, mais clairement insuffisant, et qui évite de poser la question de la levée des brevets pourtant largement soutenue par l’opinion publique, » explique Robin Guittard.
« Privilégier les profits des entreprises pharmaceutiques ne peut plus passer avant mettre fin à la pandémie et récupérer du choc économique planétaire. Cela nous coûtera d’innombrables vies et prolongera les difficultés sociales et économiques qui touchent en premier les plus pauvres, notamment les femmes. »
Oxfam avait déjà alerté que près de 70 pays à faible et moyen revenus ne seront en capacités cette année de vacciner contre la COVID-19 qu’une personne sur dix, sauf si les gouvernements et l’industrie pharmaceutiques prennent des mesures urgentes pour s’assurer que suffisamment de doses sont produites.
Notes aux rédactions
Toutes les données, sauf indication contraires, sont de YouGov Plc. La taille totale de l’échantillon est de 1010 adultes, pondéré pour être représentatif de la population française. La collecte des données a été menée les 24 et 25 février 2021.
La People’s Vaccine Alliance est une coalition d’organisations qui incluent Amnesty International, Free the Vaccine, Frontline AIDS, Global Justice Now, Oxfam, ONUSIDA et le centre Yunus.
COMME PRÈS DE 100 000 PERSONNES
SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA PÉTITION
« PAS DE PROFIT SUR LA PANDÉMIE ! »
Près de 100 000 citoyen-nes européen-nes ont déjà signé l’initiative citoyenne européenne lancée en novembre dernier et qui demande à la Commission européenne plus de transparence dans les contrats signés avec les entreprises pharmaceutiques pour l’approvisionnement en vaccin COVID-19 et la levée des brevets sur ceux-ci pour permettre un accès plus équitable à l’échelle planétaire.
VIEILLIR VIVANT !
Écoutez la présentation et les échanges sur le dernier numéro de la revue
« Pratiques, cahier de la médecine utopique » intitulée : Vieillir vivant
LES CAHIERS DE LA SANTÉPUBLIQUE ET DE LA PROTECTION SOCIALE
Un numéro 36 alléchant !
Culture et santé :
le nouveau clip des soignant.e.s du CHU de Toulouse
« Toutes les infos sur le site de la Coordination Nationale »
http://coordination-defense-sante.org/

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APPEL DE PARIS : Il faut libérer les vaccins
Bulletin Semaines 08-2021
Ressources externes
Données Lettre
Édito (ou point fort de la semaine) :
Le 23 février le journal LIBERATION révélait qu’un fichier contenant les informations de 500 000 patients a fuité sur Internet et fait la une des médias ces derniers jours. Ce fichier comporte 491 840 lignes. Et à chaque ligne, jusqu’à 60 informations différentes sur une même personne : numéro de Sécurité sociale, date de naissance, groupe sanguin, adresse, numéro de téléphone portable, médecin prescripteur, etc et même e-mail, mot de passe et données de santé.
Ce fichier, dans lequel 478 882 personnes sont identifiées par leurs noms de famille, est majoritairement constitué de résultats provenant de laboratoires de biologie médicale dans le Morbihan, l'Eure, le Loiret, les Côtes-d'Armor et le Loir-et-Cher. Les données sont datées de 2015 à 2020, avec une large partie de 2018 et 2019. Plus inquiétant encore, d'après Damien Bancal, spécialiste de cybersécurité, ces quasi 500 000 profils médicaux ne constitueraient qu'un "extrait" d'un fichier plus large.
La presse nous apprend aussi que le fichier n'était effectivement pas anonymisé et qu’il n'était nullement protégé par une couche de chiffrement ; des mesures pourtant fortement recommandées, et même obligatoires pour certaines informations de santé.
La CNIL indique dans un communiqué de presse qu’elle procédait actuellement à des contrôles pour constater officiellement la mise à disposition du fichier.
« Les constatations préliminaires semblent indiquer qu’il s’agit effectivement d’une violation de données d’une ampleur et d’une gravité particulièrement importante, et laissent à penser que les données proviendraient de laboratoires d’analyse médicale. » explique la commission. Si ces éléments devaient être confirmés, il incombe aux organismes concernés qui ne l’auraient pas déjà fait, de procéder à une notification auprès de la CNIL, dans les 72 heures suivant le moment où ils en ont pris connaissance.«
La CNIL rappelle les obligations des entreprises concernées, surtout quand la fuite de données est susceptible d’engendrer un risque élevé pour les droits et les libertés : « Les organismes responsables ont l’obligation d’informer individuellement les personnes concernées du fait que leurs données ont été compromises et publiées en ligne.
Certes le risque zéro n’existe pas et des intrusions malveillantes dans un dispositif informatique sont toujours possibles mais notifier les fuites à la CNIL et en informer les victimes ne suffit pas. En qualité de client potentiel d’un quelconque cabinet médical ou laboratoire d’analyses je m’étonne que l’acquisition ou la location de logiciels n’offrant pas toutes les garanties d’anonymisation et de chiffrement puissent faire l’objet d’offres commerciales en leur direction et que ces offres puissent être retenues.
R. VACHON
Sommaire :
-
L’écho des comités : Pages 3 et 4
-
Autres infos locales : Page 5
-
Dossiers : Pages 5 à 7
- Culture et santé : Page 8
L’écho des comités :
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AUCH 32 |
Description d’une lutte syndicale exemplaire qui a su mobiliser largement et obtenir gain de cause dans l’équipement en imagerie médicale d’un hôpital public.
| BRIOUDE 47 |
Le Comité de Vigilance de l'Hôpital Public de Brioude voit dans la révision du Schéma Régional de Santé (SRS) concernant les équipements matériels lourds la possibilité pour le Centre Hospitalier de Brioude de se doter d'une IRM qui viendrait compléter l'offre en imagerie médicale après l'installation du scanner.
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DOLE 39 |
Malgré un projet de construction d’un nouveau bloc opératoire, d’un montant de 12 millions d’euros l’ARS entend limiter l’activité du service à la chirurgie ambulatoire.
Le comité s’adresse au ministre.
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DOURDAN 91 |
Le comité de défense de l’hôpital de Dourdan s’oppose au transfert du service de pédiatrie lance une pétition
| THOUARS 79 |
Un an apprès le meurtre d’Elodie, le cri du cœur des anciens soignants en psychiatries
Autres infos locales :
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CHATEAUROUX – LE BLANC 36 |
Chirurgie : Conséquence des insuffisances d’effectif, les fermetures temporaires de lits ne passent pas.
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TOURS 37 |
Le pôle Psychiatrie, en souffrance depuis des années, réclame des moyens et des effectifs supplémentaires.
Article de France Bleu - 18 02 2021
Article de La Rotative - 17 02 2021
Dossier :
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Organisation Nationale Syndicale des Sages-Femmes |
L’intervention du ministre de la santé devant le Sénat le 17 février fait réagir les sages-femmes qui ne tolèrent plus ces écarts de langage dont usent certains pour dénigrer et dévaloriser leur profession.
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Le 8 Mars Journée internationale pour les droits des femmes |
Le collectif analyse des difficultés d’accès aux soins qui pénalisent plus spécialement les femmes, exprime leurs attentes.
Rassemblement festif et politique à l’appel du Collectif « On arrête toutes »
Dimanche 7 mars 2021 Place de la République à Paris de 13h à 17h
Le 8 mars 2021, lundi « Grève féministe »
Manifestation départ de Port Royal Paris à 12h
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SAINT-CLAUDE |
Les membres du Comité ont souhaité affirmer leurs ambitions de lutter contre les inégalités qui touchent les femmes et ainsi s’associer à l’appel
L’affiche et l’appel du comité
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Vaccins contre le COVID |
Le Comité international de bioéthique de l’UNESCO (CIB) et la Commission mondiale d'éthique des connaissances scientifiques et des technologies de l’UNESCO (COMEST) lancent un appel en faveur de l’équité et de la solidarité mondiales en matière de vaccins. (Extrait)
3.Coût, production et distribution : les vaccins en tant que «bien commun mondial»
La disponibilité des vaccins pour tous, dans tous les pays, est une question éthique essentielle. La nécessité de faire en sorte que tous les individus aient accès à des vaccins abordables revêt une importance primordiale sur le plan éthique. Il existe un risque que les pays les plus développés puissent acheter la production encore naissante de vaccins au détriment des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (PRITI). Le CIB et la COMEST soutiennent l’initiative COVAX (OMS, Gavi, CEPI) pour éviter ce risque. Un soutien financier accru est nécessaire pour permettre à l’initiative COVAX de répondre aux besoins des PRITI
Le texte complet de l’appel
OXAM France combat le nationalisme vaccinal
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Et encore le COVID |
Parce que le nombre de lits de réanimation et les moyens humains des hôpitaux publics n’ont pas évolué positivement depuis le début de la pandémie la communication COVID reste anxiogène. Pourtant la progression régulière des nombres de personnes vaccinées et de personnes contaminées et guéries devrait logiquement « réduire le terrain de jeu du coronavirus » et inciter à l’optimisme
Mise en place d’un confinement à DUNKERQUE
Situation préoccupante dans les Alpes Maritimes où le taux d’incidence atteint 600 pour 100 000 habitants et où les hôpitaux arrivent à saturation.
Même tension en région parisienne
Culture et santé :
https://www.youtube.com/watch?v=pLV61J_sM04
« Toutes les infos sur le site de la Coordination Nationale »
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SAINT-CLAUDE – Journée internationale des droits des femmes
by Rolland
24 février 2021
8 h 45 min
Commentaires fermés sur SAINT-CLAUDE – Journée internationale des droits des femmes
Le 8 mars 2021, est la journée internationale des droits des femmes. A cette occasion, les membres du Comité ont souhaité affirmer leurs ambitions de lutter contre les inégalités qui touchent les femmes et ainsi s’associer à l’appel de la Coordination nationale des hôpitaux et des maternités de proximité à laquelle nous adhérons. Depuis presque quatre ans, ensemble nous affirmons notre ambition de voir les services fermés du centre hospitalier Louis JAILLON rouvrir.
Localement, il sera important en cette journée, de mettre en lumière la violence faite aux Haut-Jurassiennes en fermant la maternité de Saint-Claude, et d’accepter qu’à notre époque des accouchements ont lieu au bord des routes !
La rentabilité décidée par l’Agence Régionale de la Santé prive encore plus ces femmes à un accès égal aux soins. C’est pour lutter en faveur de la réduction des inégalités de santé qu’un rassemblement est prévu le 8 mars 2021 à partir de 15 heures sur la place du 9 avril 1944 à Saint-Claude. Vous trouverez ci-joint une affiche à diffuser le plus largement possible.
En raison de la pandémie et des contraintes imposées, le port du masque est obligatoire et nous vous recommandons de respecter les mesures de distanciation entre manifestants.
Nous avons décidé de vous informer et de mettre en place un bulletin d’information. Le premier numéro est consultable en pièce jointe. Je vous en souhaite bonne lecture.
Vous pouvez si ce n’est pas encore fait renouveler votre adhésion, montant de 5 euros, à la Maison des associations, située au 1 avenue de Belfort à Saint-Claude, pendant les horaires d’ouverture ou par courrier à cette même adresse à l’ordre du Codesoho.
Dans l’espoir de vous retrouver le 8 mars prochain, masqué mais pas muselé !
Le Président,
André JANNET

