Bulletin Semaines 32 et 33-2020

Ressources externes

Données Lettre

 

Édito :

Le chômage va se développer : une certitude qui « inquiète » les dirigeants prêts à mettre des milliards pour pallier à cette catastrophe sociale.
Mais pourquoi, alors, n'y a-t'il pas de créations d'emploi dans la Santé, L’Éducation, le Rail,...les Services Publics ? Ils ont pourtant souvent été aux avant postes pendant le confinement ces salarié-e-s qui nous « coûteraient un pognon de dingue ». Ils sont nécessaires, alors mettons l'argent public dans ces professions !

 

 

Sommaire :

  • L’écho des comités : pages 2, 3 et 4

  • Autres infos locales : page 5

  • Dossiers :

Position de l'AMUF et du SNPHARe sur le Ségur : page 6

- L'obstétrique pendant le confinement : page 6

- Position de l’AMF sur le Ségur : page 6

- Perte d’autonomie, une 5ème branche ? Page 7

  • Culture et santé : Paris Combo page 7 



L’écho des comités :

MONTARGIS – 45 



Une fleur le 14 juillet en hommage et soutien aux soignants en lutte pour notre santé

 

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Alors qu’elles ont rendu  hommage ce 14 juillet avec un défilé militaire et une distribution de médailles dont ils n’ont pour la plupart que faire, les autorités du pays n’ont toujours pas livré le moindre bilan des ravages du coronavirus chez les acteurs publics et privés du système de santé français. Saura-t-on jamais combien de celles et de ceux qui ont livré en « première ligne» la «guerre » à l’épidémie, selon les termes militaires qu’affectionne M. Macron, y ont laissé leur vie ? Seule certitude, les victimes de la Covid 19 se comptent par centaines, voire par milliers, dans les rangs des médecins hospitaliers, infirmières, aides-soignantes, aides à domicile, médecins de ville et de l’ensemble des autres personnels administratifs et techniques des hôpitaux, cliniques et EHPAD. Notamment parce que le gouvernement de M. Macron a été incapable de leur fournir à temps des moyens de protection en quantité et en qualité suffisantes, en raison de l’austérité qui sévit depuis des années, notamment dans l’hôpital public, avec des conséquences désastreuses tant pour les conditions de travail des personnels que pour les conditions d’accueil et de soins des patients ou futurs patients que nous sommes tous. 

 

Oui, elles et ils méritent un chaleureux hommage ces soignants que beaucoup d’entre nous, comme partout dans le pays, ont applaudis le soir à 20 heures pendant le confinement. Mais pas un hommage au pas cadencé près des Champs Elysées. Un hommage venu du cœur, pour leurs sacrifices à l’intérêt général. Mais aussi pour leur ténacité à être descendu-es une fois de plus dans la rue en ce 14 juillet, pour défendre le service public et exiger des moyens humains, matériels et financiers conséquents afin que le système de santé public français puisse répondre aux besoins de la population, ce qui vaut aujourd’hui à certains d’entre elles et d’entre eux d’injustifiables sanctions de leurs directions. Les résultats du « Ségur de la Santé », en effet, ne sont hélas pas à la hauteur des justes exigences de reconnaissance salariale des personnels, de maintien et de développement des hôpitaux et maternités de proximité qui continuent de fermer, de réouverture de lits et de services, de formation et de modernisation d’équipements, malgré la promesse présidentielle de « jours heureux » pour les jour d’après crise.  

 

Aussi, pour rendre à la fois hommage à l’ensemble des personnels des hôpitaux et des EHPAD et témoigner de notre soutien à leur combat pour une meilleure réponse aux besoins de santé de la population, le Collectif de soutien du CHAM a organisé le mardi 14 juillet le dépôt d’une gerbe au pied du monument aux morts, au cimetière communal de Montargis.



L’article

LURE-LUXEUIL - 70



Alors que le retour de la pandémie s'annonce possible, 

la situation sanitaire de notre secteur sous-vosgien reste très fragile, insuffisante voire dangereuse :



LES "URGENCES" DE LUXEUIL SONT TOUJOURS FERMÉES à 20H30



De nombreux patients-usagers et des élus se plaignent de ce vide luxovien et de cette fermeture le soir sur Lure. Ils nous interpellent sans cesse depuis des mois. Cette très grave limitation locale de notre service public de santé accroit les difficultés, les temps d'attente et de transferts, et donc les risques… 



CETTE POLITIQUE EST IRRESPONSABLE, PRISE NON DÉMOCRATIQUEMENT 
ET CONTRAIRE AUX BESOINS LÉGITIMES DES POPULATIONS CONCERNÉES.



Après la pandémie "on" nous avait promis un système de santé renforcé, plus proche des usagers,... 

C'est le contraire qui se produit à Luxeuil et à Lure !

Pire, la Covid a bon dos, car comme dans l'industrie ou ailleurs, elle permet de faire passer les restructurations-limitations-destructions avec de moindre résistance.



Leurs arguments sont irrecevables : les responsables administratifs et parfois politiques évoquent le manque de personnels. Or c'est une pénurie que leurs élus, leurs partis, leurs administrations ont sciemment créée depuis des années. Ce n'est pas à nous de la gérerC'est à eux de changer de politique nationale ! C'est à eux de chercher activement les personnels manquants ! C'est à eux de mieux répartir les personnels nécessaires, médecins et internes ! Et sur ces deux derniers points nous ne sommes pas sûrs que le GH70 fasse le maximum, loin de là.

CE N'EST PAS à NOUS USAGERS D'EN FAIRE LES FRAIS.

 

Les sites de LURE, LUXEUIL, GRAY, VESOUL 

doivent tous avoir des urgences 24h sur 24h et au moins un SMUR.



RAS le BOL : en Haute Saône comme ailleurs nos services publics sont réduits ou supprimés ou déplacés, 

avec de rares compensations toujours insuffisantes.



REFUSONS LA GESTION DE LA PÉNURIE QU'ILS ONT EUX-MÊMES PRODUITE.

RÉSISTONS, IMPOSONS des choix nationaux, régionaux et départementaux qui répondent aux besoins des populations !



Dans l'immédiat : 



EXIGEONS LA RÉOUVERTURE DES "URGENCES" et d'un SMUR sur LUXEUIL 



EXIGEONS POUR LURE LA RÉOUVERTURE DES "URGENCES" JUSQU'À MINUIT

https://www.facebook.com/michel.antony.104

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/haute-saone/vesoul/haute-saone-deuxieme-ligne-du-smur-vesoul-ete-suspendue-contexte-reprise-du-coronavirus-1862884.html?

Le communiqué

 

FEURS - 42



Pour la rénovation de l' EHPAD public au centre de Montbrison



 

Lettre ouverte d’un collectif en colère

 

Le 27 décembre 2018, entre Noël et le jour de l’an, M. Georges ZIEGLER, Président du Conseil Départemental de la Loire, et Mr Christophe BAZILE, président du Conseil de Surveillance du Centre Hospitalier du Forez, annonçaient à la surprise générale et par conférence de presse, leur projet de délocalisation à l’extérieur de la ville - avec construction nouvelle - et de privatisation de l’EHPAD. Les travaux devaient débuter fin 2019-début 2020 pour une livraison en 2022. 
Dès le 23 janvier 2019, le Conseil de Surveillance du Centre Hospitalier était réuni pour prendre connaissance du projet et voter le principe de l’abandon de l’autorisation d’exploitation des 209 lits de l’EHPAD par le Centre Hospitalier du Forez au bénéfice d’un gestionnaire privé, alors que la gestion de cet établissement ne faisait apparaître aucun déficit de gestion. Environ 300 citoyens s’étaient spontanément rassemblés dans les locaux de l’hôpital pour manifester leur désaccord avec le projet annoncé.



La lettre



Autres infos locales :



CAEN - 14



 

Le monde d'après: le fric, toujours le fric au CHU de Caen

 

A partir du lundi 3 août, le parking du centre anti-cancer François Baclesse va devenir payant. Une décision prise par le CHU de Caen pour entre autres fluidifier la rotation des véhicules, sur un site souvent saturé. Des patients montent au créneau, dénonçant une "double peine inhumaine".

 

L’article

 

 

SAINT-BRIEUC - 22

 

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Ils avaient promis des lits supplémentaires (temporaires), mais c'était encore trop ! Les médecins urgentistes de St Brieuc se mettent en grève à partir du lundi 18 août pour exiger des lits d'hospitalisation.



https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/saint-brieuc-les-urgentistes-de-l-hopital-yves-le-foll-se-mettent-en-greve-6935588?

 

Dossiers :



Ségur et permanence des soins: la déception du SNPHAR-E et de l' AMUF

 

 

Le communiqué



Des violences obstétricales pendant le Ségur ?


https://blogs.mediapart.fr/marie-helene-lahaye/blog/030820/conjoint-interdit-masque-declenchement-lexplosion-des-violences-obstetricales?utm_source=20200803&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20200803&M_BT=8631337866



Position de l’Association des Maires de France sur le Ségur

La contribution



Perte d’autonomie : un recul pour la Sécurité Sociale

Perte d'autonomie contribution intersyndicale HCFEA 08 2020
Perte d'autonomie contribution CGT 07 2020
20 08 01 Budget de la Sécurité sociale un effort pourrait être demandé aux retraités





Culture et santé :

Paris Combo : un hommage

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=8L9WHDd7H0o

 

 

« Toutes les infos sur le site de la Coordination Nationale »

 

http://coordination-defense-sante.org/

 

http://coordination-defense-sante.org/

 

http://coordination-defense-sante.org/

Pavé mis à jour le 2 Mai 2019

 

 

Images + infos semaine + pdf

  • Semaines: 32-33
  • Dates: du 03 août au 15 août 2020

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cid:part10.64D57038.4CCC07CC@orange.fr

Ressources internes

@ Lettres précédentes
 

Ségur et permanence des soins: la déception du SNPHAR-E et de l’ AMUF

Le Ségur de la Santé s’est conclu sur un simulacre de réussite gouvernementale. Le chantier de l’attractivité hospitalière a été éludé, traité sur un aspect quasi-exclusivement financier – et encore. L’activité d’urgence des établissements – que ce soit dans les services d’urgence, au bloc opératoire, en maternité, dans les services d’hospitalisation, en radiologie, dans les laboratoires… – souffre d’un manque cruel de reconnaissance :
– Absence de reconnaissance du temps travaillé

  • Nos interlocuteurs, jusqu’au ministre, ont bien conscience que le décompte du travail de nuit sur place pose un problème : la non-reconnaissance de ce travail équivaut à ce qu’une « garde » sur trois ne soit pas décomptée dans le temps travaillé… soit 500 000 euros d’économie CHAQUE JOUR pour l’Etat, sur le dos des praticiens.
  • L’activité d’astreinte, temps pourtant mis à disposition de l’employeur, n’est pas reconnu comme du travail effectif : seul les temps de déplacements sont reconnus comme du temps de travail.

– Insuffisance et inéquité de reconnaissance financière du travail

  • Le travail de nuit sur place est soumis à une indemnité dont le montant varie du simple au double selon le statut hospitalier ou hospitalo-universitaire des praticiens, pour un travail identique.
  • Le travail de nuit en astreinte – qui est de plus en plus une garde « déguisée » – connaît des variations de rémunérations en totale inadéquation avec le travail réellement réalisé.

 Absence de reconnaissance de la pénibilité de ce travail ; le travail de nuit a pourtant des effets secondaires bien connus sur la santé des praticiens – des troubles du sommeil à la réduction de l’espérance de vie par maladies cardio-vasculaires et cancers plus fréquents – et sur l’équilibre vie professionnelle – vie privée.

Pourtant, le travail de nuit, dimanches et jours fériés n’est pas – n’est plus, depuis très longtemps – une permanence « au cas où ». Il s’agit d’une activité clinique importante en temps et majeure en investissement, puisqu’il s’agit de prendre en charge, dans des contraintes d’effectifs réduits et de fatigue, les patients qui ont les pathologies les plus graves, ne pouvant attendre un traitement à heures ouvrables. Il s’agit d’un travail dont la pénibilité est majeure, très mal reconnue, facteur profond de démotivation et d’épuisement des praticiens, poussant de nombreux praticiens à abandonner une carrière hospitalière.

Cette demande de reconnaissance de la permanence des soins a été plébiscitée lors de la consultation à deux reprises de l’ensemble des praticiens hospitaliers (cf. enquêtes SNPHARE et APH-JM). Cette demande que nous avons relayée a été complètement balayée par le ministère et les syndicats signataires.

L’expression « permanence des soins » n’apparaît que quatre fois dans les 158 pages du rapport de recommandations du Ségur : soit pour parler du SAS – qui s’arrête à la porte de l’hôpital -, soit pour dire qu’il faudra travailler le sujet. Le ministre se défend ce lundi 2 août 2020 dans une dépêche APM de l’avoir proposé : seule une revalorisation de… 20 % (!) du tarif des gardes a été évoquée puis rapidement abandonnée, et la réévaluation du temps de travail a été d’emblée refusée, contrairement à ce qui est écrit.

La place même de l’hôpital public dans la permanence des soins n’a pas été évoquée, alors qu’il s’agit d’une de ses missions centrales, surtout depuis que cette activité est devenue optionnelle pour la médecine libérale quand elle est une obligation statutaire des praticiens hospitaliers.
La reconnaissance du travail des praticiens dans leur activité de permanence des soins – qui constitue environ 24 heures de travail par semaine (soit au moins la moitié de leur travail) est une condition majeure de l’attractivité hospitalière, là où 30 % des postes de praticiens sont vacants, principalement dans les spécialités à forte contrainte en permanence des soins.

En l’absence de réouverture du chantier de la permanence des soins, le SNPHARE et l’AMUF avertissent les pouvoirs publics de départs massifs ou de reconversions des praticiens de l’urgence, mettant en péril la santé de nos concitoyens tous les jours, et a fortiori à l’aube d’une deuxième vague de COVID.

 

La déception des praticiens vis-à-vis du Ségur est à la hauteur de leurs attentes : elle est IMMENSE.

 
Le Premier Ministre a clairement indiqué que les imperfections du Ségur laissaient augurer encore de grands moments de dialogue social.

Le SNPHARE et l’AMUF relaient la demande des praticiens et exigent l’ouverture de négociations sur la permanence des soins dès septembre 2020 au sein d’une deuxième phase du Ségur :

  • Reconnaissance de l’intégralité du temps travaillé et à disposition de l’employeur.
  • Revalorisation de la garde à hauteur de la rémunération des hospitalo-universitaires et du tarif des astreintes

URGENCES DE LURE ET DE LUXEUIL : DANGER !!!

Alors que le retour de la pandémie s’annonce possible,
la situation sanitaire de notre secteur sous-vosgien reste très fragile, insuffisante voire dangereuse :

 LES « URGENCES » DE LUXEUIL SONT TOUJOURS FERMÉES
LES « URGENCES » DE LURE FERMENT à 20H30

            De nombreux patients-usagers et des élus se plaignent de ce vide luxovien et de cette fermeture le soir sur Lure. Ils nous interpellent sans cesse depuis des mois. Cette très grave limitation locale de notre service public de santé accroit les difficultés, les temps d’attente et de transferts, et donc les risques…

 CETTE POLITIQUE EST IRRESPONSABLE, PRISE NON DÉMOCRATIQUEMENT
ET CONTRAIRE AUX BESOINS LÉGITIMES DES POPULATIONS CONCERNÉES.

            Après la pandémie « on » nous avait promis un système de santé renforcé, plus proche des usagers,…
C’est le contraire qui se produit à Luxeuil et à Lure !

Pire, la Covid a bon dos, car comme dans l’industrie ou ailleurs, elle permet de faire passer les restructurations-limitations-destructions avec de moindre résistance.

            Leurs arguments sont irrecevables : les responsables administratifs et parfois politiques évoquent le manque de personnels. Or c’est une pénurie que leurs élus, leurs partis, leurs administrations ont sciemment créée depuis des années. Ce n’est pas à nous de la gérer. C’est à eux de changer de politique nationale ! C’est à eux de chercher activement les personnels manquants ! C’est à eux de mieux répartir les personnels nécessaires, médecins et internes ! Et sur ces deux derniers points nous ne sommes pas sûrs que le GH70 fasse le maximum, loin de là.

CE N’EST PAS à NOUS USAGERS D’EN FAIRE LES FRAIS.

 Les sites de LURE, LUXEUIL, GRAY, VESOUL
doivent tous avoir des urgences 24h sur 24h et au moins un SMUR.

 RAS le BOL : en Haute Saône comme ailleurs nos services publics sont réduits ou supprimés ou déplacés,
avec de rares compensations toujours insuffisantes.

 REFUSONS LA GESTION DE LA PÉNURIE QU’ILS ONT EUX-MÊMES PRODUITE.
RÉSISTONS, IMPOSONS des choix nationaux, régionaux et départementaux qui répondent aux besoins des populations !

 Dans l’immédiat :

 EXIGEONS LA RÉOUVERTURE DES « URGENCES » et d’un SMUR sur LUXEUIL

 EXIGEONS POUR LURE LA RÉOUVERTURE DES « URGENCES » JUSQU’À MINUIT

 

Le communiqué

Pour la rénovation de l’ EHPAD public au centre de Montbrison

J’AIME MON EHPAD !

EHPAD Montbrison
Collectif des usagers pour la défense du service public hospitalier du Forez
11 ROUTE DE GRANDCHAMP – 42600 PRALONG

Lettre ouverte d’un collectif en colère

• Monsieur O. Véran, Ministre des Solidarités et de la Santé
• Monsieurle docteur J.Y. GRALLDirecteur de l’ARSAuvergne-Rhône-Alpes
• Monsieur G. ZIEGLER, Président du Conseil Départemental de la Loire,
• Monsieur C. BAZILE, Président du conseil de surveillance du Centre
Hospitalier du Forez,
• Monsieur E. MACKOWIAK, Directeur par intérim du CHF

Messieurs,

Le Collectif des Usagers pour la Défense du Service Public Hospitalier du Forez (*) tient à exprimer sa profonde colère face au traitement du devenir de l’EHPAD public de Montbrison (42600).

Le 27 décembre 2018, entre Noël et le jour de l’an, M. Georges ZIEGLER, Président du Conseil Départemental de la Loire, et Mr Christophe BAZILE, président du Conseil de Surveillance du Centre Hospitalier du Forez, annonçaient à la surprise générale et par conférence de presse, leur projet de délocalisation à l’extérieur de la ville – avec construction nouvelle – et de privatisation de l’EHPAD. Les travaux devaient débuter fin 2019-début 2020 pour une livraison en 2022.

Dès le 23 janvier 2019, le Conseil de Surveillance du Centre Hospitalier était réuni pour prendre connaissance du projet et voter le principe de l’abandon de l’autorisation d’exploitation des 209 lits de l’EHPAD par le Centre Hospitalier du Forez au bénéfice d’un gestionnaire privé, alors que la gestion de cet établissement ne faisait apparaître aucun déficit de gestion. Environ 300 citoyens s’étaient spontanément rassemblés dans les locaux de l’hôpital pour manifester leur désaccord avec le projet annoncé.

Face à cette annonce faite dans la précipitation, le Collectif des usagers pour la défense du service public hospitalier du Forez manifestait aussitôt sa consternation en présentant une pétition qui a recueilli rapidement plus de 2600 signatures et en organisant une chaîne humaine de plus de 400 personnes autour de l’EHPAD.

Le Collectif remet en cause l’abandon de la gestion de l’EHPAD par le Centre Hospitalier du Forez au bénéfice d’un gestionnaire privé, comme préalable à tout projet, alors que cette gestion, avec un résultat excédentaire, n’est pas remise en cause. C’est d’ailleurs ce que précise l’ARS, dans son courrier du 17 janvier 2019 : « …le transfert de gestion d’autorité ne pouvant s’engager que dans le cadre d’une défaillance du gestionnaire, qui n’est pas caractérisée ici. ». La difficulté pour l’Hôpital de Montbrison d’accéder à un emprunt pour une restructuration sur site ou un nouvel EHPAD ne peut constituer la raison de cet abandon. En effet, à titre d’exemple, la prise en charge de l’immobilier par un opérateur public comme l’OPAC de la Loire est une solution très largement utilisée dans notre département pour des gestionnaires aussi bien publics que privés. Le Collectif met également en avant l’impact négatif qu’aurait une cession de la gestion de l’EHPAD pour l’hôpital public de Montbrison, rendant difficile l’équilibre de gestion d’équipements comme la cuisine récemment remise à neuf et dimensionnée pour le Centre Hospitalier et son EHPAD. Le Conseil de Surveillance du Centre Hospitalier du Forez doit donc revenir sur sa décision de céder la gestion de l’EHPAD.

Le Collectif remet également en cause la délocalisation de l’EHPAD en dehors du périmètre urbanisé de la ville de Montbrison et donc loin de l’implantation centrale actuelle qui représente pourtant aujourd’hui un atout majeur de l’EHPAD. Montbrison est une ville au centre d’un vaste territoire. La maison de retraite est située idéalement au carrefour de différents lieux de vie : marché animé du samedi matin – « Premier marché de France » – jardin d’Allard où se rendent familles, enfants et jeunes, écoles, collèges, lycées, dont les effectifs sont parmi les plus importants de France, commerces et services. L’EHPAD se situe très exactement au coeur de cette organisation urbaine et participe ainsi au maintien des personnes âgées dans un réseau social intergénérationnel de première importance pour leur qualité de vie et leur santé.

Conscients de la nécessité d’améliorer profondément les conditions d’hébergement des résidents de l’EHPAD, soucieux de leur bien-être, nous sommes attachés à leur lieu de vie au coeur de la ville. Ils appellent de leurs voeux une rénovation in situ complétée de constructions neuves.

Nous sommes également soucieux que les décisions qui définiront le devenir de l’EHPAD, ses missions et sa place dans le territoire pour les décennies à venir ne reposent pas uniquement sur des approches économiques, statutaires ou immobilières, mais soient prises sur la base d’un projet global tenant compte de la qualité de soins et de vie des résidents, de l’intégration dans un parcours résidentiel, de l’articulation avec l’ensemble de la filière gériatrique et plus globalement de la consolidation des structures médicales et de santé sur le territoire.

Nous avons recherché et obtenu la certitude que d’autres possibilités opérationnelles existent, permettant de répondre à ces attentes- en particulier une construction neuve in situ associée à une restructuration d’une partie du bâti, gérée par le Centre Hospitalier du Forez.

Nous sommes aujourd’hui en colère devant les difficultés, voire les impossibilités, de pouvoir échanger avec les partenaires directement concernés par le devenir de l’EHPAD.

Soucieux de pouvoir dialoguer et faire part de nos attentes, de celles des familles de résidents qui ont rejoint le collectif ou que nous avons rencontrées, nous nous sommes heurtés à une accumulation de blocages : absences de réponse de l’ARS, du ministère des solidarités et de la santé, du sous-préfet de Montbrison, refus de l’ancien directeur du CHF de nous rencontrer, absence de réponse de son remplaçant, attente de neuf mois – après relance – pour une rencontre avec le Président du Conseil Départemental, une rencontre constructive avec le Maire de Montbrison, président du conseil de surveillance du Centre Hospitalier du Forez, mais suivie d’une lettre signée du même Maire, distribuée à l’ensemble de habitants de la Ville de Montbrison et mettant en cause de façon polémique et diffamatoire l’action du Collectif.

Nous sommes aujourd’hui en colère au regard du déroulement de la procédure d’appel d’offres en cours lancée par le Centre Hospitalier du Forez concernant le devenir de l’EHPAD
Cette procédure s’organise autour de 2 phases :
– Un appel à candidatures pour la reprise de l’EHPAD
– Puis, pour les candidats éligibles, un appel à projet.

La sélection des candidatures éligibles devait être traitée en conseil de surveillance durant la deuxième quinzaine de mars, séance ayant dû être annulée du fait du Covid 19. Nous avons pu obtenir du Cabinet SPQR qui assiste le Centre Hospitalier, l’information que les candidatures éligibles avaient été arrêtées, et les autres rejetées, ceci contrairement à la procédure établie. Nous avons été étonnés du caractère d’urgence qui a été retenu pour effectuer cette sélection et très choqués que la procédure retenue n’ait pas associé à cette sélection l’ensemble des personnes siégeant au Conseil de surveillance. C’est le cas de la représentante des familles des résidents de l’EHPAD qui nous a fait part de sa surprise et de son désappointement d’avoir été écartée alors qu’elle est participante avec voix consultative au Conseil de surveillance et qui plus est sur un sujet qui la concernait tout particulièrement.

De plus, malgré nos demandes et après délai de notification, nous n’avons pu avoir accès à la liste des structures retenues pour l’appel à projet…

L’éclairage que nous apporte malheureusement la crise sanitaire que nous subissons actuellement ne fait qu’accentuer notre colère.

Les services publics ont démontré qu’ils sont une réponse efficace aux situations difficiles comme la crise sanitaire que nous traversons. L’engagement fort des soignants durant cette crise pour s’adapter et être à la hauteur des événements mérite d’être souligné, comme mérite d’être soulignée la nécessité de préserver les établissements publics et le développement des moyens qui leur sont alloués en matière de matériel et de personnel.

Les personnes âgées et plus particulièrement les résidents des EHPAD ont été tout particulièrement touchés,
– touchés par cette pandémie qui a fait de très nombreuses victimes et notre EHPAD a malheureusement été tout spécialement concerné. Malgré tout, la gestion de l’EHPAD par le Centre Hospitalier du Forez a permis une synergie dans la conduite de l’action, elle a permis le renforcement des effectifs et la mise à disposition des compétences de l’équipe opérationnelle d’hygiène du Centre Hospitalier du Forez.
– touchés par le confinement, un isolement qui se prolonge, loin de leur famille et de leurs proches, loin de la vie, mettant encore plus en évidence la dimension relationnelle, intergénérationnelle, la dimension d’intégration à la cité que nous leur devons.

Sommes-nous prêts à dessiner ensemble un chemin qui tire « toutes les leçons de cette crise » et ne pas continuer de faire comme si rien ne s’était passé ? C’est l’espérance qui nous anime et qui nous fait aujourd’hui nous adresser à vous afin que soit recherché, en dehors de tout a priori et de solutions trop réductrices, le projet le plus à même de répondre aux aspirations de nos aînés et de la population.
Nous le leur devons bien.

Nous vous remercions de l’attention et du soutien que vous voudrez bien apporter à notre projet, espérant que notre colère et notre immense déception demeurent sans suite.

Nous vous prions d’agréer, Messieurs, l’expression de nos sentiments respectueux.

Les membres du Collectif des Usagers pour la Défense du Service Public Hospitalier du Forez

(*) Le Collectif est une association loi 1901 à but non lucratif. Créé en 2004 lors d’un projet de rapprochement entre l’établissement public et la Clinique du Forez, il s’est ensuite mobilisé contre la suppression du service réanimation. Il s’est restructuré en janvier 2019 lors de l’annonce du projet de délocalisation et de privatisation de l’EHPAD de Montbrison.

Lettre ouverte d’un collectif en colère

Bulletin Semaine 31-2020

Ressources externes

Données Lettre

 

Édito (ou point fort de la semaine) :

Qu’adviendra-t-il demain des mesures annoncées

en conclusion du Ségur de la santé :

l’exemple du Service d’Accès aux Soins ?

« Annoncé par Agnès BUZIN le 9 septembre 2019 comme mesure phare du Pacte pour la refondation des urgences, le Service d’Accès aux Soins (SAS) devait être un service universel, accessible par téléphone et en ligne et reposant sur un partenariat entre professionnels hospitaliers et libéraux. »

Le dossier de presse du Ségur de la santé de juillet 2020 propose de le concrétiser.

Un communiqué de presse du ministère des solidarités et de la santé, en date du 1 novembre 2019, précisait :

« Nouveau service d’orientation et de guidage dans le système de Santé, le SAS permettra à tous les Français de disposer d’un service apportant une réponse à toute demande de soins ou toute question sur la Santé.

L’équipe projet chargée de définir l’organisation du SAS a été reçue par Agnès Buzyn et lui fera des propositions d’ici deux mois. A l’issue des deux mois de concertation fin novembre, la ministre choisira un modèle d’organisation du SAS, afin de pouvoir mettre en place ce service à l’été 2020. »

Les hasards de calendrier peuvent être facétieux. Nous n’en tirerons pas de conclusions hâtives et nous limiterons à des interrogations de fond.

Que pourra proposer le SAS quand la désertification médicale sévit en médecine libérale et à l’hôpital ou quand les médecins sont en week-end et n’assurent plus la permanence des soins ?

Et comment feront les patients qui en plus des problèmes de santé ont des problèmes de déplacement lorsqu’il leur faudra aller consulter dans le département voisin ?

Et comment feront les médecins pour répondre à une demande supplémentaire alors qu’ils sont déjà surbookés, avec des délais de rendez-vous qui se déclinent en mois ?

Et quelle valeur accorder à cette proposition quand il n’est pas apporté de solution aux carences qui l’ont fait naître ? 

Depuis l’épidémie de COVID il semble qu’il y ait une volonté politique de corriger les effets désastreux de la politique de santé imposée ces dernières décennies et que le gouvernement, chantre de l’orthodoxie budgétaire en matière de services publics en général et de dépenses de santé en particulier, ait soudain trouvé « l’argent magique » qui, paraît-il, n’existait pas. L’examen, à l’échelle nationale et à celle des territoires, des promesses d’abord, de leur mise en œuvre et des résultats ensuite nous dira si elles sont de nature à répondre aux attentes des citoyens, des élus locaux et des soignants. Les premiers éléments dont nous disposons n’incitent ni à l’optimisme ni à la confiance.

 
 
 

Avocate, députée, auteure, militante au service des droits des femmes, Gisèle HALIMI s’est éteinte le 28 juillet 2020.

La coordination nationale, ses comités, ses membres saluent sa mémoire et gardent à l’esprit le message qu’elle adressait à ses lecteurs et lectrices en 2009 :

« NE VOUS RESIGNEZ JAMAIS. »

Sommaire :

L’écho des comités :                  Page 3

Autres infos locales :                 Pages 4 et 5

Dossiers :                                    Page 6

Culture et santé :                        Page 7

L’écho des comités :

 

SAINT AFFRIQUE - 12

 

Une émission - portée par le Manifeste, collectif de SAINT-AFFRIQUE - qui parle de santé et de maintien du droit à l’accès à un système de soin de proximité.

 

L’émission

 

REMIREMONT

 

L’Association suggère aux nouveaux élus locaux de se positionner en faveur de la défense et de l’amélioration l’accès au soin

 

Extrait de  la lettre aux élus

 

SARLAT

 

Le comité demande la gratuité des soins liés au COVID 

 

Le communiqué

  

Autres infos locales :

 

GUYANE

 
 

LES MOYENS DÉDIÉS A LA SANTÉ DES GUYANAIS·ES SONT INDIGNES DE LA RÉPUBLIQUE ET DE LA France

 

 

Depuis le début de l’année 2020, le coronavirus se répand dans le monde entier. En Guyane, l’épidémie est arrivée plus tardivement qu’ailleurs, pourtant rien n’a été préparé et anticipé correctement. Les moyens humains et matériels nécessaires pour empêcher la propagation du virus ne sont pas au rendez-vous et les stratégies mises en place ne sont ni adaptées ni efficaces. L’ensemble de la population est donc mise en danger de manière inacceptable et les réponses de l’état ne sont que mensonges et communication politique.

 

L’article

 

SEINE SAINT DENIS - 93

 

Covid-19 en Seine-Saint-Denis (1/2) : quand l’épidémie aggrave les inégalités sociales de santé

 

La Seine-Saint-Denis a été durement frappée par l’épidémie de coronavirus : Audrey Mariette et Laure Pitti présentent une analyse de l’épidémie à l’échelle de ce département et montrent ses incidences sur les inégalités territoriales de santé.

 

L’article

 

LIVRY-GARGAN - 93

 

Covid et après covid

L'inacceptable après l'indigne.

 

Des élu-es SUD menacées de sanctions pour avoir depuis début mars alerté la direction, en lien avec les élu-es CFDT, sur le manque de matériels, sur le manque de communication et de présence  de la direction sur le terrain, 

 

Le communiqué du syndicat et la lettre adressée à la direction de l’EHPAD

 

Et la réaction de M.D. soignante en psychiatrie et écrivain.

  

Non à l’amour, oui au soin...

 

Le malheur, lors de la crise sanitaire, ce n’est pas seulement d’avoir manqué de matériel, de moyens mais d’avoir vu tant de personnes âgées en EHPAD mourir privées de la présence, de l’amour de leur proche. Le malheur, c’est comprendre que des gens s’accommodaient de l’impuissance des soignants. Maintenant nous recevons des déclarations d’amour. Alors que nous voulons juste soigner. Dignement.

L’article

 

Dossier :

 

INTERNATIONAL

 

Commission de Reconstruction de la Santé: même aujourd’hui, la privatisation avance

 

L’article

 

COVID-19

 

"On les a condamnés avant même qu'ils ne soient contaminés" : 
> ces résidents d'Ehpad qui ont été privés d'hôpital au plus fort de l'épidémie de Covid-19

Plus d'un tiers des personnes décédées du coronavirus en France sont mortes au sein d'Etablissements pour personnes âgées dépendantes. Les difficultés d'accès aux hôpitaux pour les résidents les plus âgés, au plus fort de l'épidémie, alimentent la polémique sur la gestion de la crise par les autorités.

 

L’article

  

AUTRES

 

La pieuvre Microsoft et nos données de santé

 

Sous couvert de lutte contre l’épidémie et d’état d’urgence sanitaire, le gouvernement a donné le coup d’envoi à son projet de méga plateforme de données de santé hébergée chez Microsoft. Petite plongée dans l’intelligence artificielle en médecine avec le collectif inter-hop qui depuis le début du projet milite contre cette plateforme géante et pour une utilisation autonome des données de santé à échelle humaine.

 

L’article

 

Culture et santé :

 

En ce début de trêve estivale un peu de dépaysement :

 

https://www.youtube.com/watch?v=uOIHHMnI_Ig

 

 
 

« Toutes les infos sur le site de la Coordination Nationale »

 

http://coordination-defense-sante.org/

 

http://coordination-defense-sante.org/

Pavé mis à jour le 2 Mai 2019

 

 

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  • Semaine: 31
  • Dates: du 27 juillet au 31 juillet 2020

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