Catégorie : Hôpital
Créteil : OÙ VA L’HÔPITAL MONDOR SUR CRÉTEIL ET DANS LE VAL-DE-MARNE ?
COMMUNIQUE DE LA COORDINATION DE VIGILANCE DU GHU H.MONDOR/A.CHENEVIER
Créteil, le 28 Janvier 2018
Jeudi 25 janvier, lors de notre débat public, nous posions la question: « _OÙ VA L’HÔPITAL MONDOR SUR CRÉTEIL ET DANS LE VAL-DE-MARNE ?»
_. Des témoignages donnés par les personnels médicaux et paramédicaux présents, des syndicats comme des élu-e-s, la réponse est claire : _L’HÔPITAL VA TRÈS MAL AVEC M.MARTIN HIRSCH, LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ASSISTANCE PUBLIQUE-HÔPITAUX DE PARIS._
Et pourtant, à la lecture des propos du Pr Samuel, doyen de la Faculté de médecine du Kremlin Bicêtre, comme ceux du Pr Dubois-Randé, doyen de celle de Créteil, nous pouvons nous réjouir d’avoir, dans le département, deux services d’hépatologie d’excellence, avec des équipes capables touTEs deux de faire des greffes dans d’excellentes conditions.
Alors la question reste entière, après avoir rencontré le 18 janvier le Ministère de la santé, puis l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île de France le 22 janvier : POURQUOI FERMER LE SERVICE DE MONDOR ?
Ceci d’autant qu’aucune des deux institutions n’a eu sur son bureau un quelconque projet de fermeture, aucune étude d’impact.
Mieux encore, l’ARS affirmait dans un document public, il y a encore quelques mois, la nécessité d’avoir 4 voire 5 services de greffe hépatique dans notre région. Quant à penser que la fermeture d’un service, même en mutualisant les moyens, ferait des économies, personne n’y croit.
Alors une autre question reste entière : si ce n’est ni l’ARS, ni le Ministère de la santé : QUI DÉCIDE DE LA POLITIQUE DE SANTÉ POUR RÉPONDRE AUX BESOINS GRANDISSANTS DE LA POPULATION EN HÉPATOLOGIE, COMME L’INDIQUENT DIFFÉRENTES ENQUÊTES ÉPIDÉMIOLOGIQUES ?
Vendredi 26 janvier à la faculté de Médecine de Mondor, à l’invitation de son Doyen, après un hommage appuyé au Pr Alain
Rahmouni dont la disparition brutale a meurtri la communauté hospitalière, nous avons ensemble, élu-e-s, communauté médicale, non médicale et universitaire rassemblée, Intersyndicale CFDT-CGT-SUD santé, citoyens et politiques, uni-e-s au sein de la Coordination de vigilance du GHU, nous avons decide, dans un même combat, de ne rien lâcher :
ENSEMBLE NOUS GARDERONS LA TRANSPLANTATION HEPATIQUE DE MONDOR.
Le 8 février, Mme Buzyn recevra l’ensemble des parlementaires du Val-de-Marne, accompagnés par une délégation de la Coordination, avec toutes ses composantes, personnels médicaux et non-médicaux, élu-e-s et syndicats. Ils présenteront , UN VRAI PROJET de transplantation hépatique, pour toutes les équipes de Mondor, pour le futur bâtiment RBI, pour la recherche et l’enseignement, …. autour du MALADE !
CONTACT : DR FABIEN COHEN, 0607285022,
PORTE-PAROLE DE LA COORDINATION DE VIGILANCE DU GHU H.MONDOR/A.CHENEVIER
Creil : succès de la manifestation pour le maintien de la maternité
Journée d’action du 30 janvier
MANOSQUE, NANTES:
les collectifs locaux dela CN, solidaires, appellent à manifester devant les Conseils Départementaux
à 10h00 à Nantes
à 14h00 à Digne
Tours : le personnel de neurochirurgie en lutte s’invite aux vœux de la direction du CHRU
Le 23 janvier avaient lieu les vœux de la direction du CHRU de Tours en présence de directeurs de pôle et des établissements publics et privés du Groupement Hospitalier de Territoire, quelques cadres et médecins, le maire de Tours et le doyen de la faculté de médecine et de la presse.
Le personnel de neurochirugie en grève depuis le 28 décembre s’est invité pour montrer qu’il continuait la lutte malgré les 3 suppressions de postes en moins concédés la veille, suite aux négociations après plus de 3 semaines de grève. Pour rappel, il était prévu initialement pour le 1er février la fermeture de l’hôpital de semaine de ce service avec la suppression de 12 postes et 6 lits.
A l’entrée de l’hôpital Trousseau, où se déroulait la cérémonie des vœux, les grévistes soutenus par la CGT et SUD avaient mis des « sous vêtements » en exposition avec des panneaux, signifiant ainsi que la direction déshabillait le service de neurochirurgie. Le collectif santé est venu également en soutien tout en posant les conséquences de la restructuration pour les usagers.
Le personnel de neurochirurgie est d’abord intervenu pour dire que les diminutions de postes qu’il refuse ne permettent pas de prendre soin correctement des malades et de travailler humainement.
Le collectif santé a également exprimé sa colère face à un plan de suppression de lits, qui a déjà commencé, alors que les urgences sont débordées. En ce moment, des personnes âgées, en fin de vie, peuvent rester 2 jours aux urgences faute de place disponible dans les services.
Il a dénoncé la fermeture du seul hôpital pédiatrique de la région, l’hôpital Clocheville et a donné l’exemple du refus du CHRU de garder un médecin chirurgien cardiaque pour les enfants, comme un acte de démantèlement de l’hôpital public.
Il a également dénoncé les conséquences pour les usagers de la fermeture des hôpitaux de semaine. Ceux-ci ont pour vocation d’accueillir, sur plusieurs jours, les usagers soit pour des bilans de santé soit entre autre en médecine pour l’éducation des diabétiques, essentielle dans le cadre de la prévention.
Les manifestants ont ensuite quitté la salle pour marquer leur refus de participer à ces vœux compte tenu du contexte et signifier que la lutte continue!

