Catégorie : Hôpital
Lannion : intervention au conseil de surveillance
Le comité de défense de l’hôpital Lannion-Trestel a interpellé les membres du conseil de surveillance en début de séance le 3 juillet.
Nous étions presque 40 présents, nous avons particulièrement alerté les nouveaux membres du collège des élus sur la situation déficitaire de l’hôpital et rappelé les lits fermés par manque de personnel médical.
Communiqué : De la canicule au budget de la Sécurité Sociale : l’urgence de répondre aux besoins
De la canicule au budget de la Sécurité Sociale : l’urgence de répondre aux besoins
L’hôpital public est débordé par la canicule. Pire, il ne sait en protéger ni personnel ni patients hospitalisés. Comme à chaque crise grave, toujours les mêmes réponses : cellules de crises, déclenchement de plans blancs ou autres, déprogrammation …
La réalité, ce sont des hôpitaux à la limite de l’implosion où tout événement surajouté devient un drame : personnel épuisé car trop peu nombreux, manque de lits d’hospitalisation. Ce sont des hôpitaux où l’on impose des plans de redressement : Aubagne (50 suppressions d’emplois), Marmande … Sans parler de la psychiatrie publique en train de s’effondrer avec des services fermés, des hôpitaux sans psychiatres, comme à Laval, chef-lieu de la Mayenne, ou à Sarlat … La canicule de 2003 avait attiré l’attention sur les personnes âgées mais la loi grand âge n’est toujours qu’une promesse non tenue !
La canicule révèle la nécessité d’investissements pour faire face au changement climatique. Alors que les hôpitaux sont majoritairement en déficit et incapables donc d’investir sur fonds propres, ce que la ministre de la santé a annoncé récemment, c’est un saupoudrage sur 10 ans de financement de projets renforçant l’efficience des établissements, en langage décrypté de projets accompagnant des fermetures de lits et de services !
La population considère largement que ce n’est ni sur la santé ni sur l’autonomie, que des économies doivent être faites. Des pistes existent, entre-autre la baisse voire la suppression des exonérations de cotisations sociales.
Le prochain budget de l’État doit prévoir la formation de professionnels de santé en nombre et le Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2027 donner aux hôpitaux, aux EHPAD les moyens de répondre aux besoins de la population.
Les comités de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité, réunis en assemblée générale, ont décidé de sonner l’alerte dès maintenant et de préparer des mobilisations multiples en octobre à partir des réalités de terrain avec toutes les organisations qui souhaitent y participer localement : des moyens pour les hôpitaux et EHPAD publics ! Mais il faut aussi arrêter de reporter sur les complémentaires le remboursement des soins (vigilance : des mesures pourraient passer par décret pendant l’été). C’est vers le remboursement à 100 % des soins par la Sécurité Sociale qu’il faut aller. La lutte contre les dépassements d’honoraires sera un élément fort de cette campagne, commencée dès maintenant par certains comités, comme à Montluçon et Montargis. Les rapports se multiplient, encore récemment celui du HCAAM (Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie), mais ce sont des décisions dont on a besoin !
Faisons respecter l’accès aux soins pour toutes et tous de qualité et de proximité sans barrière financière !
Communiqué : Une Ministre de la Santé en pleine contradiction !
Une Ministre de la Santé en pleine contradiction !
A l’occasion du salon Santexpo, Stéphanie Rist, la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes Handicapées a annoncé 6 milliards d’investissements sur 10 ans pour les hôpitaux. Cela représente 302 000 € par an pour les 1330 hôpitaux publics, 657 privés non lucratifs en espérant que cela ne concerne pas le privé lucratif (978 établissements). C’est dérisoire. Une annonce pour presque rien, alors ? C’est bien pire !
Car la seule allusion dans son discours aux déficits actuels des hôpitaux, c’est pour dire que ces investissements seront conditionnés à une meilleure « efficience », encore des fermetures de services et de lits au programme si on la laisse faire, d’autant plus qu’elle souhaite développer les alternatives à l’hospitalisation complète. A-t-elle compris que le problème majeur des services d’urgence, ce sont les malades qui nécessitent une hospitalisation, mais pour lesquels il n’y a pas de lit disponible ?
Elle justifie le conditionnement des investissements « pour que chaque euro d’argent public soit bien utilisé. » Mais elle veut le « dépassement public/privé ». Chaque euro de la Sécurité Sociale est-il bien utilisé dans les cliniques privées ? A l’évidence non, puisqu’il faut bien rémunérer les actionnaires ! Ces établissements privés répondent-ils aux besoins ? Non, puisqu’ils font le tri entre les activités rentables et celles qui ne le sont pas. Tout récemment par exemple, la polyclinique de Pau a annoncé fermer des services comme la maternité ! La Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP) s’est d’ailleurs félicitée des déclarations ministérielles.
La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité rappelle son attachement au service public, seul garant du bon usage de l’argent public, pour l’hôpital mais aussi pour le premier recours, avec la nécessité de créer un service public territorial de soins de premier recours.
Dole : rassemblement le 28 mai

