HOPITAL Appel Manifestation du 9 mars_2024 9H30 devant lhopital de longjumeauLe tract d’appel


Une commission d’enquête parlementaire sur la situation des services d’urgences est demandé par Arthur Delaporte, (PS), Pierre Dharréville (PCF), Yannick Favennec (LIOT) Damien Maudet (LFI), Sabrina Sebaihi (EELV), Sébastien Peytavie (Génération’s) avec le soutien de nombreuses organisations. Les parlementaires se sont vus opposer un refus à l’automne.
Le courrier de demande d’enquête
La Coordination a confié aux députés impliqués une lettre de soutien à destination de la présidente de l’Assemblée Nationale
Madame la Présidente,
à nouveau, des députés vous sollicitent pour une commission d’enquête sur les services d’urgences. Pour la Coordination Nationale des Comités de défense des Hôpitaux et maternités de proximité, cela s’impose.
Il ne se passe plus une semaine sans que la presse ne relaie des histoires de patients décédés aux urgences, parfois sur un brancard, dans le couloir, faute de capacité de prise en charge adéquate.
De partout sur le territoire, en Dordogne, dans le Lot et Garonne, en Bretagne, dans les Vosges … mais aussi en Île de France, comme à Juvisy, nos comités nous remontent l’inquiétude, la colère de la population, avec des mobilisations fréquentes, encore récemment plus de 2000 personnes ont manifesté à Lannion. La fermeture de nombreux services d’urgence, l’admission dans d’autres soumise à une régulation par le 15, une régulation présentée comme temporaire, mais qui dure et s’étend, ne permettent pas une réponse adéquate aux besoins de la population. Attente au téléphone, incompréhension, renvoi vers le médecin traitant introuvable… tout cela contribue à l’insécurité, alors même que la difficulté majeure des services d’urgence est leur incapacité à trouver un lit disponible pour celles et ceux qui, régulation ou pas, ont besoin d’être hospitalisés. La désintégration des hôpitaux de proximité contribue d’ailleurs à la réduction des possibilités d’hospitalisation, à la surcharge des services d’urgence ailleurs qui voient affluer de plus en plus de patients éloignés.
Avant même la crise COVID, les soignants avaient alerté sur la dégradation des conditions de travail dans les services d’urgence et sur les risques pour les patients. Leur conscience professionnelle, leur dévouement évite de nombreux drames, mais ils ne peuvent faire l’impossible.
Cette commission d’enquête devra faire des propositions : notre coordination en porte ! Répondre aux revendications des soignants pour faire cesser leur fuite, en former en nombre, faire participer l’ensemble des médecins à la permanence des soins, pas seulement dans les territoires en grande difficulté, sauf à compliquer encore la lutte contre les déserts médicaux, rouvrir des lits dans les hôpitaux … Il faudrait redéfinir, territoire par territoire, les offres de soins nécessaires à la couverture des besoins des patients actuels et futurs, dans une démarche associant les représentants des élus, des usagers et des professionnels de santé concernés et dans l’arbitrage des moyens, aujourd’hui dans les seules mains des Agences Régionales de Santé.
La crise des urgences n’est pas inéluctable. Elle est la conséquence de choix politiques. C’est ce qui a amené notre Coordination, avec d’autres associations, à engager un recours au Tribunal Administratif en 2023 pour carence fautive de l’État en matière de service public hospitalier devant le Tribunal Administratif.
Cette commission d’enquête sur les services d’urgence est une exigence populaire à laquelle la représentation nationale ne peut se soustraire. Merci de l’autoriser.
Le Collectif Citoyen « Sauvons le seul Ehpad public de l’île de Ré » s’est formé le 2 décembre 2023, suite à la mobilisation des personnels soignants, des syndicats hospitaliers et des élus.es rétais.es, pour soutenir et défendre ce dernier rempart du service public de santé sur l’île de Ré. Il n’est pas pensable d’imposer aux familles de faire des dizaines de kilomètres pour visiter leurs aîné.es.
Depuis l’annonce de fermeture de lits et de l’unité protégée et malgré les engagements de la direction du Groupe hospitalier LR-Ré-Aunis et des autorités de tutelle (A.R.S. et Conseil Départemental 17) à l’issue du rendez-vous du 21 décembre avec nos élus.es, notre Collectif demeure mobilisé et déterminé : à la demande des familles, comment améliorer le bien-être des résidents, qui ont vu au fil des années une réduction de la qualité de leur prise en charge sans réduction de leur participation financière ? Où en sont les recrutements de personnels soignants ? Quels logements leur seront proposés ? Quelles améliorations des conditions de travail et d’accueil sont envisagées ? Quelles sont les mesures prises pour la mise en place d’un personnel de direction de l’Ehpad, comme dans tout service public, engagé et joignable sur place par les familles ?
Les réponses à ces questions joueraient en faveur de la pérennité et de la qualité de l’Ehpad, annoncée par le ministère de la santé (*).
Conscient et inquiet de l’évolution démographique vieillissante de l’île de Ré, notre collectif continue de soutenir les familles, les équipes, et les élus. Une motion a été envoyée le 3 février 2024 aux 10 mairies rétaises et à celle de La Rochelle, pour être présentée et votée en conseil municipal. Nous leur demandons une position claire, en faveur du maintien de notre Ehpad public.
Le recrutement de nouveaux personnels pour remplacer les postes vacants (5 à notre connaissance) permettrait d’ouvrir à nouveau les admissions pour se rapprocher de l’équilibre budgétaire.
Bien vieillir sur l’île de Ré, comme ailleurs, est un enjeu majeur.
Une pétition pour maintenir l’Ehpad, encore en ligne a déjà recueilli plus de 3000 signatures
https://www.change.org/p/p%C3%A9
Mobilisons-nous pour exiger le maintien de ce service public de santé sur l’île de Ré.
Signée Le Collectif Citoyen Sauvons le seul Ehpad public de l’île de Ré.
(*) 2023 : Aurore Bergé, Ministre de la solidarité et des familles se mobilise avec l’ensemble des services de l’État, face au défi du vieillissement de la population et devant les difficultés budgétaires majeures rencontrées par les EHPAD…