Sarlat : la maternité ne rouvrira pas lundi 21 octobre

Le communiqué du comité en pdf

Nous apprenons, non pas par la voie officielle mais par la presse, une fois de plus, que la maternité (son plateau obstétrical ou plateau technique) ne rouvrira pas le lundi 21 octobre 2024 à 8h 30, comme encore annoncé sur le site de l’hôpital.

L’argument invoqué est une fois de plus, toujours selon les médias locaux, le manque de médecins.

Nous ne comprenons pas… pourquoi la MATERNITÉ de Sarlat, membre de la Fédération Médicale Inter Hospitalière avec la Maternité du Centre Hospitalier de Périgueux, en lien avec le réseau Périnat Aquitaine, n’accueille pas des professionnels de Périgueux pour la faire vivre.

Pourtant institutionnellement associées dans une fédération commune, cela fonctionne très bien entre Vannes, maternité de niveau 3 du CHU local et Ploërmel de niveau 1 (comme le montre un rapport sénatorial) *

NOUS DEMANDONS QUE CELA FONCTIONNE à SARLAT !

Ces fermetures répétées provoquent pour de nombreuses MAMANS, DÉSARROI, DÉTRESSE, ANGOISSE avant l’arrivée d’un ENFANT, premier évènement de la vie qui DOIT ÊTRE HEUREUX pour L’ENFANT et sa FAMILLE.

MAIS cela porte aussi un coup à toute l’économie locale, qui voit fuir ces jeunes couples vers des centres urbains mieux dotés.

Même rétrogradée au rang de simple centre de périnatalité de proximité (CPP), cette structure est gravement menacée par la fuite des mamans. Et ce n’est pas l’actuel projet Koala qui résoudra ce problème, leurs fonctions sont complémentaires mais non substituables.

Mais il y a plus grave, en ne faisant pas tout pour rouvrir rapidement ce plateau obstétrical, on met gravement en danger les femmes enceintes qui ont plus d’une heure de route, pour gagner la maternité la plus proche.

M. Elleboode, Directeur de l’Agence Régionale de Santé de Nouvelle-Aquitaine, a évoqué lors de la dernière conférence de presse, la présence d’une sage-femme 24h/24h et 7j/7j à l’hôpital de Sarlat, nous l’attendons avec impatience, ce serait une présence sécurisante pour les mamans et toutes les femmes.

Les divers secours : ambulanciers, pompiers, protection civile malgré tous leurs efforts pour se former, ne pourront pas toujours gérer les nombreuses situations critiques.

Peut-on admettre de voir une maman accoucher, ici ou là, seule ou au bord de la route ? Jusqu’où est-on prêt à aller ?

* https://www.publicsenat.fr/actualites/parlementaire/sante-perinatale-les-senateurs-demandent-une-strategie-nationale-et-le-retour-dune-ambition-politique-forte

Bagnères de Bigorre : des urgences ouvertes aléatoirement et un projet d’imagerie privé très contestable

Communiqué de l’association « SAUVONS L’HÔPITAL B2B »

Depuis plus de deux ans, notre association « SAUVONS l’HÔPITAL B2B » s’est mobilisée pour défendre et consolider les services de l’hôpital de Bagnères de Bigorre.
Après de multiples mobilisations de la population, l’ARS et le préfet des Hautes Pyrénées ont dû admettre le bien fondé des besoins hospitaliers de la vallée de Haute Bigorre.
En effet, à l’issue de la grande manifestation et opération ville morte du 04 octobre 2023 , ces mêmes dirigeants se sont engagés pour la nomination d’un directeur dédié à l’hôpital de Bagnères, la mise en place d’un scanner, à plus long terme celle de l’IRM et le maintien du service des urgences.
A ce jour, le nouveau directeur est arrivé depuis le 1er juillet et nous l’avons rencontré deux fois.

Bilan de l’été aux Urgences contestable

La direction de l’hôpital de Bagnères de Bigorre avec l’ARS a mis en place un fonctionnement aux urgences très insatisfaisant. Le service des urgences de Bagnères s ‘est soldé cet été par près de 90 % environ de fonctionnement sans présence de Médecins Urgentistes laissant le service qu’avec des infirmières ne pouvant réaliser que des prises en charge très limitées. Cet été, les médecins urgentistes ont été présents 6 journées au mois de juin, 5 journées au mois de juillet et 2 journées au mois d’août.
De plus il est bon de rappeler que le SMUR de Bagnéres ne fonctionne qu’en présence d’un médecin urgentiste. Le véhicule est la propriété de l’hôpital de Bagnéres qui l’entretient. iI reste garé à la caserne des Pompiers de Bagnéres. Sans SMUR et sans médecin Urgentiste le pronostic vital d’une personne faisant un infarctus, un AVC, une hémorragie est engagé et nettement aggravé par la distance à un centre de soin.
Il s’agit bien d’une fermeture déguisée des urgences de Bagnères.
La régulation par l’appel téléphonique du 15 s’est concrétisée par un transfert quasi systématique vers l’hôpital de Tarbes alors que des prises en charge sur l’hôpital de Bagnères aurait pu désengorger les urgences de Tarbes et les délais de prise en charge auraient été plus courts.
Ce fonctionnement va conduire à une baisse très importante de la fréquentation de patients sur Bagnères qui peut donner un justificatif de fermeture définitive du service des
urgences de Bagnères. La tarification des actes réalisés par les infirmières ne peut se faire que si le médecin urgentiste est présent.
N’est ce pas le calcul de l’ARS ?

Nous savons de source sûre que 4 médecins urgentistes volontaires voudraient venir travailler à Bagnères mais nous constatons aucun empressement ni volonté de l’ARS et de la direction de l’hôpital pour les recruter in situ.
Pourquoi ? La question se pose.
Que ce soit le scanner avec à plus long terme l’IRM, ou les urgences de Bagnères, nous considérons que l’ARS et le préfet doivent respecter leurs engagements qu’ils ont publié le 04 octobre 2023 pour l’hôpital public.

Un projet de centre d’imagerie médicale privé à Pouzac très contestable

Nous avons appris par la presse sans aucune transparence la mise en place d’un centre d’imagerie médicale privé à but lucratif sur la commune de Pouzac qui met en grand danger le service radio de l’hôpital.
Il s’agit d’un groupe financier : le cabinet « Christophe Nomblot dépendant de la société « Dole Investissement » qui s’installe dans beaucoup de territoires.
Ce centre aura comme activité la radio, l’échographie et la mamographie. D’après nos informations, la promesse de l’ARS de mettre en place un scanner public à l’hôpital est partiellement remise en cause .
En effet, le scanner de l’hôpital serait un outil mobile provisoire en location,qui ne pourra se maintenir s’il n’est pas rentable selon le directeur. Sauf que la notion de rentabilité n’a pas de place à l’hôpital public, celui ci ne devant pas demeurer un outil commercial.
De plus le financement du scanner, son entretien et le personnel dédié serait entièrement à la charge de l’hôpital de Bagnéres qui ne pourra faire face seul à ces dépenses.
Sur le fond, alors que l’ARS et le préfet se sont engagés sur la mise en place d’un scanner à l’hôpital, il revient à l’ARS de le financer !
Le centre d ‘imagerie privé de Pouzac aurait probablement une convention d’utilisation du scanner à l’hôpital à raison de deux jours par semaine .
Il nous semble inconcevable que ce dernier laisse un groupe financier utiliser un matériel public et la santé des populations dans un but marchand car au final les patients devront mettre la main à la poche.
De plus, si ce centre d’imagerie privé se développe, que deviendra le service radio public de l’hôpital de Bagnères.
Enfin, que deviendra le scanner public si la fréquentation des urgences baisse en raison d’un fonctionnement sans médecins. Nous savons tous qu’un scanner performant est très utile pour les patients pris en charge aux urgences. Il est donc impératif de rouvrir les urgences comme par le passé pour que le scanner demeure pérenne lorsqu’il verra le jour.
De plus le bon fonctionnement du Service de rééducation est intimement lié à la possibilité de réaliser des radios ,échographies et des examens spécifiques de type Scanner.
Sans service de radiologie et avec les restrictions drastiques sur les transports de patients, les médecins de l’hôpital de Bagnéres ne seront plus en mesure de soigner correctemnent.
Pour conclure, nous ne pouvons accepter que l’ARS privilégie la santé privée à but lucratif à la place de l’hospitalisation publique.
Bagnères de Bigorre le 17/10/202

Les fiches de formation

FICHE PLFSS 2023
FICHE_centres de sante 2022
Diaporama fait par le comité de Ruffec sur le financement du système de soins

Les fiches de formation 2023

FICHE FORMATION_0_présentation des fiches
FICHE FORMATION_1_Présentation de la Coordination
FICHE FORMATION_2_Démocratie-sanitaire
FICHE FORMATION_3_ politiques de santé
FICHE FORMATION_4_organisation de l’hôpital
FICHE FORMATION_5_Commission des Usagers
FICHE FORMATION_6_ Une privatisation rampante

Fiche sur les GHT 2016

Argumentaire contre la loi HPST – Février 2009

 

Présentation de la CN et prises de position

La plaquette anniversaire des 20 ans de la Coordination
(un format de meilleur qualité pour impression peut être disponible sur demande)

La plaquette de présentation de la Coordination

Maternités : la proximité, c’est la sécurité 2023

Plan d’urgence pour la démographie des personnels de santé – 2022

Diaporama fait par le comité de Ruffec sur le financement du système de soins

Le texte de l’AG des comités du 19 mars 2023

Pour un service public sanitaire égalitaire et solidaire de proximité février 2022

Appel unitaire à manifester pour la défense des services publics – 26 mai 2018

Les propositions de la Coordination Nationale janvier 2017

Motion sur les maternités et les déserts médicaux Rencontre de Briançon 11 novembre 2012

Dénonciation de la privatisation et de la marchandisation de la santé Rencontre d’Aubagne – Mars 2012

Maternités fermées, centres d’IVG menacés, notre santé en danger ! – aout 2011

« Manifeste pour la santé, la solidarité et la proximité  » Rencontre de Brive 28 novembre 2010

Pour le retrait de la loi Bachelot 2008

Résolution : Pour maîtriser la démographie médicale Rencontre de Gisors Novembre 2006

Programme issu des rencontres de Thouars 2005

Appel fondateur 4 avril 2004