Les rencontres citoyennes de la santé dans le Val de Marne ont eu lieu le 7 Novembre 2024
Nous étions une centaine de participant·es à ces rencontres qui se sont tenues un an après la réunion que nous avons eu en octobre 2023, pour donner une suite à notre Plan régional santé 94. Un PRS qui fut l’objet de plus d’un an et demi de travail, de rencontres dans différentes villes hospitalières du département.
Depuis, il y a eu la dissolution de l’assemblée nationale, de nouvelles élections où un arc républicain a permis d’éviter qu’une candidature du Rassemblement national puisse nous représenter au Parlement. A cela s’est ajouté, l’incertitude dans la formation du gouvernement pendant l’été, et depuis nous sommes en plein Projet de Loi de Finance (PLF) et Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS), dont la discussion est encore en cours.
Toutes celles et tous ceux qui étaient présent.e.s n’ont pas caché leurs inquiétudes tant en ce qui concerne l’accès à la santé, et tout particulièrement aux soins, devant une désertification médicale loin de s’estomper, une prise en charge à 70% menacée, un hôpital en grande difficulté avec des personnels menacés à l’AP-HP d’une progressive généralisation des services aux 12H, des services et des lits qui risquent encore de fermer notamment avec la décision de ne plus recourir aux heures supplémentaires et à l’intérim (ex: les Urgences et la Cardiologie à Mondor), un secteur de psychiatrie-pédo psychiatrie-santé mentale en grand danger avec un projet ARS toujours rejeté par les personnels et malades de l’Hôpital Saint-Maurice, une filière gériatrique sinistrée, une formation des soignant·es en souffrance (seulement 1500 internes en 2025) du fait notamment de Parcoursup pour les infirmier·es, aboutissant à une privatisation rampante de la filière santé qui est, elle, dispensée de ce parcours.
En un mot aucun des dossiers que nous avons mis en avant comme prioritaire le 19 octobre 2023 à la Maison départementale des syndicats de Créteil, n’a avancé favorablement, mais au contraire la situation, de l’avis des présent.e.s, est de plus en plus préoccupante.
Le flyer que nous avons distribué à plus de 10 000 exemplaires « papier » et dans nos réseaux sociaux, pour inviter à cette soirée, fut très bien reçu par la population et les personnels de santé, ceci alors que nous pourrons nous prévaloir, en 2025, de 15 ans de coordination pour la défense de la santé au GHU H.Mondor comme dans les autres villes du département.
Un anniversaire qui ne devrait pas passer inaperçu, selon tous les participant.e.s et, pourquoi pas, être reconnu d’Utilité Publique !
Pour le moins, il serait indispensable de revenir un moment sur ces 15 ans et c’est la date du 15 mai 2025, qui a été retenue, si possible à l’Hôpital A.Chenevier de Créteil.
Nous y inviterons toutes celles et tous ceux (associations de malades, syndicats, élu·es territoriaux et parlementaires, militants politiques, associatifs, étudiant·es, retraité·es, …) qui ont permis tant de victoires depuis le maintien du service de cardiologie de Mondor qui fut le point de départ avec ses plus de 100 000 Pétitions pour sa défense.
Pour préparer cet événement départemental, nous proposons des rencontres dans des villes hospitalières du département, notamment en lien avec la défense de la psychiatrie/pédo psychiatrie/santé mentale, la filière gériatrique, la médecine de ville et hospitalière, les centres de santé, les urgences, la santé publique et la prévention, …
Nous souhaitons que le Département nous fasse part concrètement de sa volonté de faciliter la mise en place de centres de santé dans le Val-de-Marne, comme cela est souhaité à Créteil dans l’enceinte de l’Hôpital A.Chenevier.
Nous apporterons tout notre soutien au projet du Collectif des Hôpitaux de Saint-Maurice.
Nous avons décidé de soutenir la demande d’un état des lieux de la santé mentale dans le Val-de-Marne, et nous souhaitons que les parlementaires et les élu.e.s territoriaux s’associent à cette démarche auprès de l’ARS IDF en demandant un rendez-vous, pour la Coordination, à la Ministre de la santé.
Les participant.e.s ont demandé à Laurence Cohen, sénatrice honoraire, de se faire notre porte-parole auprès d’elles et eux, au moment où le Premier Ministre, Michel Barnier, affirme vouloir faire de la santé mentale la priorité de son mandat gouvernemental.
Comme vous pouvez le constater, ce fut des rencontres riches et pleines de perspectives pour ces 15 ans, qui ne seront pas, loin de là, qu’un anniversaire mais bien un rebond de notre Coordination pour de nombreuses années au service du GHU H.Mondor/A.Chenevier/E.Roux mais aussi de toute la santé dans le Val-de-Marne.
Une prochaine réunion de travail sera l’occasion de mettre en œuvre ces engagements.
Le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale est en cours, alors que le gouvernement prône toujours plus d’austérité !
Le Comité d’usagers pour la défense de l’ Hôpital Public, inquiet du déficit croissant des hôpitaux qui entraîne des retards de prise en charge pour les patients, vous convie à une soirée débat :
Mardi 19 novembre 2024
à 20 h, salle St Nicolas
Granville
débat portant sur les propositions de refondation de la santé publique permettant l’accès aux soins pour tous.
Le Comité d’Usagers pour la défense de l’hôpital public de proximité
Communiqué de Presse
Mercredi 13 novembre Réunion publique du Comité de Défense de l’Hôpital Lannion-Trestel
Depuis le début de l’année le Comité de Défense de l’Hôpital public a appelé à plusieurs reprises les adhérents, les usagers, la population à participer à des manifestations, à des initiatives pour défendre et maintenir les activités à l’hôpital.
Après la fermeture des Urgences chaque nuit depuis le 1er mars, l’annonce en octobre de la réouverture du service des Urgences 24H/24 le vendredi, samedi et dimanche est un premier soulagement pour la population et une première victoire à mettre à l’actif de la mobilisation des Trégorois.
Mais… il ne faut pas baisser notre vigilance.
L’hôpital de Lannion doit redevenir un hôpital de plein exercice et doit être en capacité d’assurer des soins de qualité avec les moyens humains et financiers nécessaires à son bon fonctionnement.
Le comité vous invite à une réunion publique à l’Espace Sainte Anne à Lannion
Le mercredi 13 novembre 2024 à 18H30 Salle de Conférence
Cette réunion permettra de faire un point sur la situation de l’établissement, sur l’offre de soins dans notre bassin de vie, de débattre sur les propositions d’initiatives à venir et d’apporter vos témoignages.
Nous comptons sur votre présence.
Donner des moyens financiers pour la santé est un choix politique !
L’hôpital public crève faute de moyens avec des conséquences dramatiques pour la population, mise en danger par des mesures comme la régulation des urgences, conduisant à la perte de chances pour les patients, voir à des morts indues et au renoncement aux soins.
Les déserts médicaux se généralisent et on apprend que l’an prochain encore, il y aura moins d’internes que prévu. A quand une mesure spécifique dans le budget de l’État pour donner aux facultés de médecine le moyen de former plus d’étudiants ?
L’accès aux soins est pourtant devenu la première préoccupation des Français.
La France n’aurait pas les moyens ! Pourtant les députés ont voté la partie recette du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS), avec 17 milliards supplémentaires. Rapporté au poids de chacune des branches de la Sécurité Sociale, cela fait 6 à 7 milliards pour la maladie dont plus de 3 milliards supplémentaires pour l’hôpital, de quoi augmenter l’ONDAM (objectif national des dépenses d’assurance maladie) hospitalier aux environs des 6 % demandé par la Fédération Hospitalière de France. C’est 1 milliard de plus pour la branche autonomie.
Avec ces milliards supplémentaires, plus aucune raison d’augmenter le ticket modérateur des consultations médicales. Certes, le gouvernement a retiré cette augmentation du texte transmis au Sénat, mais avec l’intention annoncée de la passer par voie réglementaire. Cette mesure inique, non seulement renforce les inégalités sociales, mais contribue à déconstruire l’idéal de la Sécurité Sociale en obligeant la population à se tourner encore davantage vers les complémentaires, à l’inverse du remboursement à 100 % des soins par la Sécurité Sociale qui serait nécessaire.
En jouant sur la procédure, le gouvernement a décidé de ne pas tenir compte du vote des députés et de transmettre au Sénat son texte antérieur, avec les quelques amendements qui lui plaisent. C’est totalement antidémocratique.
Mais la démonstration est faite : il est possible de donner de nouveaux moyens financiers à la santé. C’est un choix politique !