Lure : un communiqué sur les services publics

Le Comité de Vigilance 70 se félicite des actions en cours et des projets de réalisations concernant les services publics dans le secteur luron. Regrouper des services comme l’ONF, la MILO, la DDT, France Service à côté de ceux de l’État dans les locaux de la Sous-Préfecture, c’est contribuer à rendre aux citoyens l’usage d’un bâtiment symbolique et cela compense, certes à la marge, la suppression de l’accès au public des services de la Sous-Préfecture que nous avions autrefois dénoncée. Le projet plurimodal autour de la gare de Lure ne peut qu’aider à renforcer nos mobilisations incessantes pour le maintien de notre guichet, ce qui reste une victoire fragile à une époque où ceux-ci se réduisent et ferment quasiment partout.

Il est fondamental de rappeler que le CV70, en accord avec l’immense majorité de la population, accepte la numérisation et la dématérialisation, mais seulement en complément d’une présence physique, autour de personnels formés et compétents.

En écho au grand scandale judiciaire qui a touché Lure (fermeture du TGI et surtout non-respect de la promesse gouvernementale et du chef de l’État de maintenir la maison d’arrêt) la création d’un Centre éducatif fermé est une faible compensation, mais une compensation tout de même.

Il reste pourtant encore beaucoup et fort à faire. Ainsi la question des mobilité reste difficile, et nos indispensables lignes ferroviaires sont en difficulté, autant la Paris – Bâle qui ne correspond pas suffisamment aux demandes des habitants que la Belfort – Lure- Épinal qui souffrent de sous-investissements chroniques. La désertification médicale reste une profonde réalité départementale, notre Groupe Hospitalier pâtit d’un manque de personnels et nos urgences restent fermées la nuit à Lure et totalement à Luxeuil. Il n’y a tristement plus de service public sanitaire de premier recours à Lure (Centre de santé) alors que le salariat médical devient majoritaire en France. Dans l’éducation on ferme toujours des classes et on ne saisit toujours pas la chance d’avoir un peu moins d’élèves pour mettre en place une formation mieux adaptée. Bien des communes regrettent la nouvelle organisation centralisée des Finances publiques.

Bref les services publics restent insuffisants, trop peu démocratisés, réduits souvent, assurant de moins en moins la proximité demandée par tou.te.s les usager.e.s, et délaissés de plus en plus au point de démoraliser les agents qui les exercent. Ils sont pourtant la base essentielle de notre vivre ensemble et les moyens pratiques d’assurer la solidarité universelle, pour toutes et tous, dans tous nos territoires. Au delà de nombreux discours génériques et souvent creux sur l’attractivité de ces derniers, il faut rappeler que les services publics de proximité en sont la principale ossature, les habitants se fixant si la mobilité est assurée, si la santé est garantie et facile d’accès et bien prise en compte, si l’éducation la plus large est offerte à leurs enfants, etc.

Ami.e.s et camarades des associations, des syndicats, des collectivités territoriales, maintenons notre pression unitaire et permanente pour les conserver, les développer (par exemple pour l’alimentation et le logement) et les améliorer.

Le CV70 actif sur Lure et en Haute-Saône depuis 40 ans remercie toutes et tous qui agissent en ce sens pour nos bien communs et l’intérêt général, sans aucune exclusive.

Lannion : le comité a interpelé le conseil de surveillance le 27 juin

Le communiqué en pdf

Lannion 250627-1 : CDHPLT au conseil de surveillance de l’hôpital.

Lannion 250627-2 : CDHPLT au conseil de surveillance de l’hôpital.

Communiqué de Presse du Comité de Défense de l’Hôpital Lannion-Trestel

Le Conseil de Surveillance du vendredi 27 juin

Une occasion manquée pour les élus !

A l’appel du Comité de Défense de l’Hôpital de nombreux adhérents ont répondu présents et ont interpellé les membres du Conseil de Surveillance.

La situation en ce début d’été est grave :

– « Régulation/fermeture » des 4 sites d’Urgences du groupe hospitalier : Lannion, Paimpol, Guingamp et Saint Brieuc, chaque nuit de 18h30 au lendemain 8 heures, du 12 juillet au 24 août.

– A partir de juillet, fermeture des 12 lits du service de gastro entérologie.

– Fermetures cet été de lits en cardiologie, en médecine, en soins médicaux et de réadaptation…

– Un déficit cumulé de l’établissement de 65 millions qui étouffe la dynamique et le développement de l’établissement.

Le Comité de Défense s’adressait plus particulièrement aux élus, membres du collège 1 de l’instance : aux représentants des collectivités locales et départementales, au député, au maire de Lannion président de ce Conseil.

Le Conseil de Surveillance définit les orientations stratégiques de l’hôpital et assure un contrôle permanent de sa gestion. Représentants d’une population attachée à son hôpital public, les élus y jouent un rôle déterminant.

Le Comité de Défense les sollicitait pour adopter une motion adressée à l’ARS demandant en urgence une enveloppe budgétaire permettant la mise en œuvre du projet d’établissement en cours d’élaboration et assurant au quotidien le maintien de la capacité des services en personnels et en lits, garantie de l’accès aux soins pour tous.

Cette motion aurait pu être le juste écho des difficultés rencontrées au quotidien par la population du Trégor, le moyen d’obtenir de l’ARS un financement égal au budget du projet abandonné de la fusion avec la polyclinique.

Cette motion aurait été un signe fort d’une volonté d’assurer un avenir à l’hôpital et d’affirmer le rôle qu’il assure dans le développement économique du Trégor.

Mais les élus n’ont pas proposé de motion, monsieur le Maire, monsieur le Député n’en ont pas eu la volonté, pourtant dans le même temps le président du conseil communautaire de GPA se félicitait du projet d’établissement de 110 millions validé par l’ARS pour l’hôpital de Guingamp et soulignait la victoire de la ténacité des élus de ce territoire pour défendre l’hôpital !

Le Comité sera vigilant durant tout l’été et dès la rentrée invitera la population à se mobiliser pour gagner un projet d’établissement à la hauteur de l’évolution des besoins du bassin de vie.

Le Comité s’adressera à nouveau à tous les élus des 57 communes de LTC, à quelques mois des élections municipales ils portent la responsabilité de défendre l’hôpital, ses personnels et les usagers.

Bergerac : un riche débat à Lalinde

Ce sont une quarantaine de personnes qui ont bravé la canicule ce mardi 1er juillet pour assister à ce débat sur la santé en milieu rural et les déserts médicaux.

Un grand merci à Laurent Péréa  maire de St Capraise de Lalinde, à Esther Fargues maire de Lalinde, à Jean Marc Gouin président de la CDC Bastides Dordogne Périgord qui ont facilité la tenue de cette soirée, le maire de Lanquais Michel Blanchet était également présent comme Daniel Garrigue ancien député maire de Bergerac  qui a ouvert le premier centre de santé municipal en Dordogne.

Mme la maire de Lalinde a pris la parole pour  dire l’importance d’avoir à traiter de ces problématiques et remercié notre comité de défense pour être à l’initiative de ces échanges en prolongement de la réunion avec les élu-e-s  en mars dernier.

Luc Cadillon a dans son intervention évoqué une partie des problématiques actuelles, leurs causes et de possibles actions à mener pour enfin répondre aux besoins des assuré-e-s sociaux et de se réapproprier collectivement ces enjeux fondamentaux que sont  la sécurité sociale et la gestion du système de santé  tant la médecine de ville comme hospitalière.

Jean Marc Gouin a pris la parole pour expliquer comment la décision collective de la CDC d’ouvrir un centre de santé , géré par eux même , a été pensée  puis mise en oeuvre afin de répondre aux besoins urgent de médecins suite au départ à la retraite de 3 médecins généralistes

Daniel garrigue a expliqué comment il a été précurseur en ouvrant un centre de santé municipal à Bergerac   suite aussi au départ de médecins généralistes con remplacés. Il a évoqué un avis récent de l’académie de médecine de réduire d’un ou deux la durée des études de médecine. Il a aussi évoqué le rôle fondamental du conventionnement médical en rapport avec la liberté d’installation et la nécessité de lier l’installation de nouveaux médecins au conventionnement afin de les inciter à travailler en zones sous dotée.

Un riche débat s’est ensuite institué avec la salle, parfois contradictoire , qui a permis de mieux comprendre ces enjeux fondamentaux et la nécessité d’agir face aux annonces du gouvernement (réduction de 1,7 milliards de PLFSS 2026, possible instauration d’une TVA sociale.

Ardennes : Le grand chamboule tout des hôpitaux des Ardennes

Le communiqué en pdf

Le grand chamboule tout des hôpitaux des Ardennes

C’est la valse des directeurs ! Dans le nord le directeur du CHINA (Centre Hospitalier Intercommunal Nord Ardennes) est promu à l’ARS à Nancy, en remerciement de ses actions énergiques en faveur du redressement financier des hôpitaux : la fermeture de la maternité de Sedan, la réduction des effectifs des personnels (45 Équivalents Temps Plein en moins en un an).

Dans le Sud, la désignation d’un administrateur provisoire est suivie par la fermeture de la chirurgie de Rethel. Si la sécurité est nécessaire, on ne peut que s’étonner que des mesures n’aient pas été prises précédemment pour corriger les dysfonctionnements, sans devoir en arriver à la fermeture ! Ce n’est pas une direction commune avec le CHU de Reims qui assurera la sécurité ! Ce sont les moyens en personnels, en formation, en matériel !

Nous prenons acte de la fidélité des directeurs des hôpitaux et de l’ARS aux consignes gouvernementales, en particulier à la circulaire du premier ministre du 23 avril leur demandant de participer à l’effort de meilleure maîtrise du déficit public. Mais le déficit de soins, c’est un handicap supplémentaire pour notre pays !

Le Comité de Défense des Hôpitaux de Proximité des Ardennes enregistre de plus en plus de témoignages des difficultés d’accès aux soins en ville, comme dans les hôpitaux du département. Il est urgent que des réponses soient apportées, par exemple sur la qualité de la prise en charge des urgences dans le Vouzinois, un secteur géographique particulièrement isolé de notre département : ce n’est même pas dans la feuille de route donnée à l’administrateur provisoire du GHSA (Groupement hospitalier Sud Ardennes). Tout doit être fait pour la réouverture de la chirurgie de Rethel dans les plus brefs délais.