Dôle : Infos Flash N°4

Nous saluons les élus locaux qui défendent les intérêts légitimes de leurs administrés et de leurs territoires. Ils méritent d’être entendus de l’Agence régionale de Santé et du ministère. Il faut que cesse la casse des services publics de santé dont la pandémie COVID a permis de mesurer les conséquences tragiques.

L’Info flash 4

Montbrison : rassemblement mercredi 16 décembre pour l’avenir de l’EHPAD publique

L’avenir de l’Ehpad public de Montbrison va se décider mercredi 16 décembre à 12h30 lors du vote du Conseil de Surveillance du CHF à Montbrison.

Le Conseil de surveillance va voter le repreneur de la gestion de l’EHpad, ce qui veut dire que le CHF n’aura plus la gestion de l’Ehpad.
Cinq repreneurs ont été retenus dont un dépendant de la FHF (Fédération Hospitalière de France) qui constitue un GCSMS ( Groupement de Coopération Sanitaire et Médico Sociale) qui est du domaine public, les autres sont du domaine privé, avec chacun un projet soit sur le site actuel de l’Ehpad, en Centre-Ville, soit sur le site de Curtieux, à l’extérieur de Montbrison.
Le choix de l’avenir de l’Ehpad dépend de l’unique responsabilité des 15 personnes qui vont se prononcer le jour du vote.
Ci-joint la liste des membres siégeant au Conseil de Surveillance.

Le Conseil de Surveillance est composé de quinze personnes, réparties en trois collèges, avec voix délibérative :

Cinq membres représentants d’élus
Mr Christophe Bazile : Président du Conseil de Surveillance, maire de Montbrison
Mr J.Pierre Taite : vice-Président du Conseil de surveillance, maire de Feurs
Mr Claude Montdésert : représentant la Communauté de Communes Loire-Forez-Est, Conseil Municipal Feurs
Me Marianne Darfeuille : représentante du Président du Conseil Départemental, Conseil Municipal Feurs
Mr Marc Archer : représentant la Communauté de Communes Loire-Forez-Agglomération, Maire de St Cyprien

Cinq membres représentants du personnel médical et non médical
Me le Dr Sylvie Massacrier-Imbert, médecin urgentiste, chef de service Feurs, représentante Commission Médicale d’Etablissement
Me Laure Mayaud, médecin urgentiste Montbrison, représentante Commission Médicale d’Etablissement
Me Martine Delrieu, cadre infirmier, représentante de la Commission de Soins Infirmiers, de rééducation et médico-techniques
Mr André Bouchet, Mr Hervé Perret : représentants syndicaux Montbrison et Feurs

Cinq membres en qualité de personnes qualifiées
Mr Julien Borowczyk : député
Mr Pierre Bayle : médecin coordonnateur retraité de l’Ehpad
Dr Nicolas Costa, médecin généraliste à Feurs, vient d’intégrer la CPTS Loire-Forez-Est, référent à la « Commission Vlle-Hôpital »
Me Sylvie Dessertine : représentante d’usagers – Association Vie-Libre
Mr Marcel leroux : représentant d’usagers – Président UDAF(Union Départementale des Associations Familiales)

Le comité de Feurs informe qu’en juin qu’un membre du Comité avait fait la demande de candidature pour être représentant d’usager au Conseil de Surveillance, le Collectif de Montbrison avait la même démarche. Les candidatures n’ont pas été retenues : aucune réponse ne nous a été adressée.
Nos mobilisations pour défendre le service public nous rendaient pourtant légitimes.

L’abandon de la gestion de l’Ehpad, signifie pour le CHF perdre l’activité rapportée par l’Ehpad auquel il est rattaché, de par leurs équipements communs (cuisine, lingerie…), de par la place du CHF dans le parcours de soins des résidents. C’est faire le choix d’affaiblir le CHF.
L’intégration de l’Ehpad au sein du CHF a pourtant montré son efficacité, tout au long de cette année de crise sanitaire.
Privatiser l’Ehpad, c’est abandonner la gestion publique de nos aînés, avec la perte d’un tarif journalier raisonnable, pour les résidents et leur famille, c’est faire un choix sur les personnes accueillies.

Le flyer

Communiqué de la Coordination Nationale

Ni frein financier, ni frein géographique à l’accès de toutes et tous au système de santé

Réunis en assemblée générale le 28 novembre, les comités de la Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité se sont insurgés contre l’aggravation des conditions d’accès aux soins en cette période d’épidémie.

Les obstacles se multiplient pour les malades, quand il s’agit d’obtenir des rendez-vous médicaux et se faire opérer. La déprogrammation des interventions chirurgicales et des consultations de suivi pour les patients atteints de maladies chroniques ou invalidantes aura à court et moyen terme des conséquences graves pour la santé, voire entraîneront une surmortalité. Cette perte de chance est inacceptable. Il en va de même pour les enfants et les adultes en situation de handicap dont l’accompagnement et la prise en charge ont été réduits ou suspendus en raison de la crise sanitaire.

Les admissions dans le secteur privé ont souvent pour conséquence une augmentation du reste à charge pour les patients : frais de dossier administratif, dépassement d’honoraires et supplément pour chambre seule non sollicitée par le patient.

Cela confirme l’extrême fragilité de notre système de santé que notre Coordination dénonce depuis plusieurs années, aggravée chaque année par les restrictions financières apportées par les lois de financement de la Sécurité sociale.

Nous réclamons :

– des réouvertures de lits et de services hospitaliers, pour que le Service Public puisse répondre aux besoins de soins en hospitalisation

– l’arrêt de la préférence donnée au développement du service privé, pénalisant les patients et contribuant à la perte de la proximité nécessaire

– l’augmentation du nombre de professionnels formés et leur répartition sur l’ensemble du territoire national avec une priorité absolue donnée aux territoires les plus mal dotés pour un accès immédiat aux soins de premiers recours.

Le communiqué