Catégorie : Actions et interventions
Millau : le Manifeste invite les candidats aux élections législatives à venir répondre publiquement à ses questions
Le comité a sélectionné trois points : La situation urgente de nos deux hôpitaux, le budget de la sécu, le projet d’hôpital médian.
Il va envoyer le plan d’urgence de la coord nat. et avoir un journaliste en position de médiation pour garder sa capacité à rebondir sur certaines réponses.
La population est invitée à venir écouter les réponses des candidat-e-s le 19 Mai à partir de 18H salle de la menuiserie de Millau.
Montargis : rassemblement contre l’extrême droite
Le comité de soutien du CHAM s’est associé à l’appel national unitaire de mouvements associatifs et de syndicats « Non à l’extrême droite, pour la justice et l’égalité ! » qui proposait des rassemblements dans toute la France.
Nous avons appelé à participer au rassemblement qui s’est tenu le 22 avril devant la Sous-préfecture de Montargis, à l’initiative de la section locale du Mouvement contre le Racisme et l’Antisémitisme (MRAP).
De nombreux collectifs, associations, syndicats et partis politiques étaient présents, avec une centaine de manifestants.
Le Collectif de soutien du CHAM a dénoncé le programme ultralibéral et les valeurs racistes et xénophobes du rassemblement National en matière de santé.
Saint-Affrique – Journée mondiale de la santé
A l’occasion de la journée mondiale de la santé, le 7 avril 2022, le comité a tenu une conférence de presse
LE MANIFESTE : CONFERENCE DE PRESSE à 11H à St Affrique
Le 7 avril 2022 : Journée mondiale de la Santé
Les complexes militaro-industriels alimentent les destructions des sociétés.
Partout dans le monde, des personnels et des organisations se mobilisent pour sauver des vies à cause des conflits et des guerres : civils tués et blessés en Ukraine, en Afghanistan, en Syrie, en Birmanie, au Yémen, en Palestine, migrants jetés sur les routes sans terre d’accueil… La liste est, hélas, longue.
En France, nos hôpitaux publics se trouvent dans une situation critique.
– casse de nos hôpitaux publics par un mode de gestion copié sur le privé, privilégiant la rentabilité à l’humain ;
– entrée du secteur privé à l’hôpital avec des entreprises comme par exemple Happytal ou doctolib,
– les fermetures de lits, de services, au mépris de l’accès aux soins, poussant la population à recourir au secteur privé lucratif ;
– d’exiger le retour des SSR (services de soins de suite) et des EHPAD dans le secteur public, avec les moyens et effectifs nécessaires. Le récent scandale d’Orpéa a mis en lumière le hold-up sur l’argent public, sur l’argent de la Sécurité Sociale, par le monde de la finance.
Les groupes pharmaceutiques se comportent en profiteurs de pandémie
Les gouvernements du monde entier et de notre pays, doivent mettre les enjeux de santé et
de protection sociale des populations au cœur des priorités essentielles, avec un accès gratuit aux vaccins et aux médicaments.
La crise sanitaire que nous venons de traverser montre l’urgence d’un pôle public du médicament : il est inadmissible que les grands groupes pharmaceutiques engrangent des milliards avec l’argent public.
La fermeture des services hospitaliers est en cours
Sur St Affrique :
– Imagerie Médicale: départ du seul médecin du service (démission effet 1° juillet) pas de remplacement prévu.
– Biologie: départ effectif dès le 15 mai (suite rupture de contrat pour raisons financières). Le service a déjà été fermé 1 semaine en Mars, les examens ne sont plus assurés sur place et partent 2 fois par jour à Millau par navette; pas de remplacement prévu.
que vont devenir les urgences et la maternité sans pouvoir assurer ces examens indispensables à leurs activités ?
– psychiatrie : départ du psychiatre arrivé il y a un an . Le secteur sud Aveyron n’a que deux psychiatres sur 5 prévus. Il n’y a plus de psychiatre sur St Affrique.
Ces départs vont être suivis de ceux d’une pédiatre et d’un chirurgien obstétricien avant la fin de l’année.
Sur Millau :
-Un des deux SSR (soins de suite réadaptation) de Millau est officiellement fermé.
Fermé provisoirement faute de personnel pour cause COVID et congés à l’été 2021. Depuis ce service n’a pas rouvert. Le personnel servant à combler les manques d’autres services.
L’ARS vient d’officialiser cette fermeture de service dans le cadre du nouvel hôpital.
– Départ d’un urgentiste de Millau en Mars. Aucun remplacement par titulaire n’est prévu.
Ces départs vont être suivis de ceux d’une pédiatre et d’un chirurgien obstétricien avant la fin de l’année.
1°) La perspective de fusion sur le nouvel hôpital Millau rive gauche n’enraye pas la
fermeture de services.
2°) L’engagement de l’ARS a maintenir tous les services jusqu’à l’ouverture du nouvel hôpital de Millau n’est pas respecté
3°) Les élus qui se sont engagés à ne pas accepter que l’ARS franchisse cette « ligne rouge » se taisent et entretiennent la passivité. Sans réaction de la population, des médecins et personnels, des élus, les deux hôpitaux se
dégradent très rapidement.
A St Affrique l’hôpital disparaît et se transforme en service gériatrique.
A Millau l’hôpital s’affaiblit et s’enfonce dans l’endettement.
Pour plusieurs situations les habitant-e-s sont contraints de s’adresser ailleurs ou de renoncer aux soins.
L’ARS doit répondre aux inquiétudes et besoins de la population
– Quels sont les temps d’accès prévus pour le nouvel hôpital ?
Communication des villages en zones blanches et des moyens d’assurer l’accès à la prise en charge d’urgence à 30 mn.
– Le maintien d’un SMUR (urgences) sur St Affrique dont « la recherche d’une solution (était) à l’étude » en est où ?
– Quelle est la situation budgétaire du futur hôpital ?
Y a t il un effacement de la dette créée par la non nomination des médecins ? (déjà de l’ordre de 30+10 millions et qui augmente fortement avec les choix de gestion actuels). A Montauban le gouvernement n’a parlé de prendre en charge que 7 millions).
– Quelle est le régime juridique du futur établissement ? Sera t il de la Fonction Hospitalière ou sera t il dans une situation financière et de gestion de l’installation des médecins telle que le service public ne pourra exister ?
Les responsables politiques doivent redonner des moyens au service public de santé.
Le MANIFESTE au moment des élections présidentielles, appelle les habitants à porter une attention particulière
– à ce que font ou ont fait les gouvernants qui se représentent et
– aux promesses des candidats
sur les questions de santé et de moyens pour les hôpitaux publics pour exprimer leur choix aux présidentielles
au moment des législatives :
– ORGANISERA LE 19 MAI A MILLAU UNE REUNION PUBLIQUE, INVITANT LES
CANDIDAT-E-S AUX LEGISLATIVES DANS LE SUD AVEYRON A REPONDRE SUR LES
QUESTIONS DE SANTE
Communiqué : 7 avril, journée mondiale de la santé, journée de lutte contre sa marchandisation !
Le communiqué de la Coordination
La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité et ses comités, en lien avec le réseau européen contre la marchandisation et la privatisation de la santé et de la protection sociale et toutes les organisations associatives, syndicales et politiques qui défendent le service public, les biens communs, contre les intérêts privés, appellent à participer à toutes les actions prévues à Paris et en province le 7 avril, pour l’accès aux soins de toutes et tous, sans barrières financières ni géographiques.
Il s’agit :
– de dénoncer la casse de nos hôpitaux publics par un mode de gestion copié sur le privé, privilégiant la rentabilité à l’humain ;
– d’alerter sur l’entrée du secteur privé à l’hôpital avec des entreprises comme par exemple Happytal ou Doctolib ;
– de s’insurger contre les fermetures de lits, de services, au mépris de l’accès aux soins, poussant la population à recourir au secteur privé lucratif pour ceux qui le peuvent ;
– d’exiger le retour des SSR (services de soins de suite) et des EHPAD dans le secteur public, avec les moyens nécessaires. Le récent scandale d’Orpéa a mis en lumière le hold-up sur l’argent public, sur l’argent de la Sécurité Sociale, par le monde de la finance.
– d’affirmer l’impérieuse nécessité de la levée des brevets sur les vaccins et les médicaments. La crise sanitaire que nous venons de traverser montre l’urgence d’un pôle public du médicament : il est inadmissible que les grands groupes pharmaceutiques engrangent des milliards avec l’argent public.
– de refuser le démantèlement de notre Sécurité Sociale au profit des surcomplémentaires privées.
Toutes et tous dans l’action le 7 avril ! A Paris, manifestation à 14 h au départ de la Bastille et rassemblement festif et revendicatif à 17 h à République.


