Rapport de 2022 sur la démographie
Un appel avait été lancé à rassemblement devant la préfecture des Ardennes ce 10 février à 11h où la directrice générale de l’ARS devait annoncer devant un parterre choisi ses décisions concernant l’hôpital de Sedan, sa maternité, son service de néonatalogie, son service de soins critiques.
Les 30 participants, annoncés dans la déclaration de rassemblement étaient largement dépassés ! On notait en particulier la présence, outre des membres du comité, des conseillères municipales de Sedan et d’autres élus, des représentants de la LDH et de la CGT, en particulier du syndicat des hospitaliers.
Cette présence, un matin de semaine, après la manifestation du 4 février à Sedan, témoigne de l’attachement de la population à la possibilité de prise en charge hospitalière dans la proximité.
Les autorités ne s’y sont pas trompées … car la réunion prévue en préfecture avait été annulée précipitamment, moins de 24 h avant. Il est prématuré de vouloir en tirer des conclusions sur l’avenir des services de l’hôpital de Sedan, mais cela dénote au moins que la mobilisation les oblige à chercher des solutions ! Et, comme dit ce matin, si demain, des élus revendiquent la paternité du maintien de la maternité, ce sera un abus de langage : c’est la mobilisation qui les contraint à se remuer.
La mobilisation continue évidemment et le comité appellera à un rassemblement lors de la future réunion organisée par l’ARS … à une date encore indéterminée mais paraît il prochaine.
Le comité de défense apporte tout son soutien au personnel de l’hôpital de Sedan vivant dans l’incertitude du lendemain, En plus la direction a sorti une note de service, leur interdisant de s’exprimer dans les médias sans autorisation préalable ! Ce mépris pour le personnel est insupportable.
Un rassemblement a eu lieu à Decize 58300, il s’agit d’une cabale montée par 1 Maire (Colas Maire de Verneuil 58 des LR) afin de manifester un mécontentement sur la fermeture des urgences de l’hôpital de Decize pendant 24h faute de médecin urgentiste, et de préparer une manifestation devant la Préfecture pour le vendredi 10 Février pour une soit disant table ronde organisée par le Préfet en présence de l’ARS, des directions des hôpitaux de la Nièvre et des présidents des Conseils de Surveillance de ces mêmes Hôpitaux.
Celui-ci a averti 180 élus du territoire afin de rassembler, environ 70 personnes comptées par nos soins.
Il n’a jamais contacté le Comité de Défense de l’Hôpital, des EHPADs et de la Santé dans le Sud-Nivernais.
Nous avons appris ce rassemblement par Mme le Maire de Decize (PS) Présidente du conseil de surveillance, je le dis comme je le pense, Maire qui refusait de nous rencontrer depuis Juin 2019, malgré nos demandes de RDV.
Arrivés sur place nous nous sommes vite rendus compte qu’il s’agissait d’une pure et simple récupération politique que bien entendu nous avons dénoncée.
Ci-joint une petite vidéo et notre prise de parole.
A l’appel du comité de défense et du maire de Sedan, une manifestation a rassemblé 500 personnes ce samedi 4 février pour exiger le maintien de la maternité. De nombreux maires, élus ou simples habitants des communes concernées étaient présents, venus pour certains de la Meuse.
L’appel à venir avec des poussettes était bien passé : un territoire où on ne naît plus est un territoire que l’on dévitalise.
Un appel est lancé à rassemblement devant le siège de l’ARS des Ardennes à Charleville-Mézières le vendredi 10/2 à 11 h : la directrice générale de l’ARS vient y tenir une réunion sur l’avenir de l’hôpital de Sedan. Le comité n’est pas invité, mais a demandé une entrevue, sans réponse à ce jour.
Le député UDI de la circonscription, qui a soutenu à l’ Assemblée toutes les lois instituant l’austérité à l’hôpital public a été enfariné.
Encore cinq fermetures de maternités : inacceptable
La liste des maternités fermées est déjà trop longue. Et pourtant, après Ganges ces dernières semaines, quatre nouvelles maternités sont menacées de fermeture : Autun, Sedan, Guingamp et Porto Vecchio, cinq villes et leur bassin de population avec des femmes abandonnées par la République. A Ganges, c’est faute d’obstétriciens, à Sedan, faute d’anesthésistes, à Guingamp, faute de sage-femmes, à Autun faute de pédiatres ! Au delà des particularités locales – à Ganges et Porto Vecchio, ce sont des maternités privées – et du déficit national connu en personnel, la juxtaposition de ces situations est éclairante : pour faire passer la pilule de la fermeture, voulue pour raison économique, il faut la rendre inéluctable en compliquant le recrutement dans une des catégories professionnelles nécessaires, choisie en fonction des opportunités locales.
Cette politique met en danger des femmes et des nouveaux-nés et fait de ces bassins de populations des territoires à l’abandon : la naissance, signe de vie, n’y est plus possible.
La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité
– apporte son soutien aux revendications de Porto Vecchio, à ses comités de Ganges, d’Autun, des Ardennes et de Guingamp
– demande au ministre de la santé la reprise sous statut public de la maternité de Ganges et une politique volontariste de recrutement à Autun, à Sedan et à Guingamp, au besoin par des réquisitions de personnels libéraux. A Sedan, une manifestation est prévue le 4 février, à Guingamp le 11 !
La fermeture de ces maternités fait partie de la catastrophe sanitaire actuelle marquée aussi par des fermetures de services d’urgence multiples, des lits dans les hôpitaux officiellement non fermés, mais inutilisables faute de personnels, une psychiatrie à la dérive et un accès de plus en plus compliqué à des soins de premiers recours.
Santé, retraites, un lien étroit : l’atteinte à l’hôpital public, comme aux retraites, participe de la volonté d’affaiblissement de la Sécurité Sociale.