Creil : La MATERNITÉ de CREIL-SENLIS en cours de destruction !

L’Agence Régionale de Santé (A.R.S.) a confié à l’administration du Groupement Hospitalier du Sud de l’Oise le soin de fermer la Maternité Publique de Creil dans le cadre d’un regroupement contre-nature avec la Maternité de SENLIS, il y a maintenant un peu plus de deux ans.

Ainsi la Direction de l’Hôpital de Creil a-t-elle condamné des milliers des familles de notre Agglomération (Onze communes et plus de 86 000 habitants) à se déplacer de 10 à 20 kilomètres pour accueillir leurs nouveau-nés.

Alors qu’il n’existe que quelques autobus effectuant le déplacement entre Creil et Senlis (de centre-ville en centre-ville) chaque jour, l’engagement d’assurer le transport des mamans sur le point d’accoucher, n’a pas été tenu par l’Hôpital.

L’échec d’une telle mesure ne s’est pas fait attendre :

En deux ans cette invraisemblable fusion a vu fondre le nombre de naissances du quart du total de celles qui survenaient dans ces deux Maternités.

Plus grave, beaucoup plus grave, les postes de responsabilité du Pôle Mère-Enfant et du Service de Gynécologie-Obstétrique, seraient sur le point d’être confiés à deux médecins installés en ville (en activité privée) !!!

Il n’est pas question de laisser faire cette destruction du Service Public Hospitalier.

Nous appelons tous les élus de l’Agglomération, les syndicalistes, les Associations citoyennes, les organisations politiques à rejoindre le combat du Comité de Défense et de Promotion des Hôpitaux de Creil et de Senlis et à répondre nombreux à ses appels à la mobilisation contre ces mauvais coups.

Le communiqué du comité

Dole : infoflash n°11

Après le succès du rassemblement du 4 février devant l’hôpital de Dole, largement relayé par la Presse, la balle est dans le camp de l’ARS qui doit entendre les besoins de la population, de ses élus et des personnels soignants. Ils voulent le maintien de TOUTE la chirurgie à l’hôpital Pasteur et les moyens financiers nécessaires à son fonctionnement, à la formation et au recrutement de médecins et personnels revalorisés et en nombre suffisant.

Le Collectif parisien de Convergence des Services publics a organisé une vidéo conférence sur la perte d’autonomie

Réunion débat organisé par la Convergence Paris le 6 février 2021 avec Henri Sterdiniak, économiste de l’OFCE, Économiste atterré, Evelyne Ngo(Solidaires), Pierre-Yves Chenu (CGT) et Marylène Cahouet (FSU)

Atelier sur la psychiatrie organisée par la Coordination Nationale le 30 janvier

Le 30 janvier, la Coordination Nationale organisait une visio conférence sur la psychiatrie. Voici les textes de nos intervenants, et l’enregistrement « brut » de la conférence et quelques documents cités pendant cette conférence.

Présentation de Delphine Glachant

Point sur la pédopsychiatrie de proximité par Sandrine Deloche

intervention Serge Klopp 30 janvier 2021

La présentation d’Humapsy dans Pratiques

Le rapport du Contrôleur Général des lieux de privation des libertés intitulé  » soins sans consentement et droits fondamentaux « 

Reconstruire une psychiatrie humaine par Serge Klopp

Des articles de Loi structurants pour une psychiatrie humaine

 

 

 

 

Pas de profit sur la pandémie : communiqué de presse du 27 janvier 2020

Pfizer/BioNTech révise unilatéralement le contrat avec la Commission européenne. 

Une coalition européenne Right2Cure demande à la Commission européenne de briser le monopole de Pfizer sur les vaccins. 

(Rappelons que la Coordination Nationale est partie prenante de cette initiative)

L‘initiative citoyenne européenne (ICE) « Right to Cure », une coalition de plus de 130 organisations européennes issues de la société civile, veut soumettre une proposition législative à la Commission européenne afin de suspendre les droits de brevet pour les vaccins contre le coronavirus. Cela résoudrait les problèmes actuels de retard de production et d’inégalité d’accès au vaccin dans le monde et rendrait les gouvernements moins dépendants du secteur pharmaceutique. Pour ce faire, l’ICE doit récolter un million de signatures.

Grâce aux licences obligatoires, les gouvernements peuvent limiter les droits de propriété intellectuelle de sorte que le vaccin puisse être produit par d’autres pays et entreprises à un prix inférieur. La Commission européenne peut également décider de ne pas breveter un vaccin. Compte tenu des sommes importantes investies par les pouvoirs publics, la Commission européenne peut exiger des entreprises pharmaceutiques qu’elles fassent preuve de transparence en ce qui concerne les résultats médicaux et les coûts de production.

La semaine dernière, l’entreprise pharmaceutique Pfizer/BioNTech a délibérément réduit ses livraisons de vaccins à l’UE quand il a été découvert qu’il n’y avait pas cinq mais six doses du vaccin anti-COVID-19 par flacon. Le géant pharmaceutique demande désormais un prix plus élevé aux États membres européens. En outre, les livraisons d’AstraZeneca ne seront pas conformes au calendrier de livraison convenu. Tout cela entraîne des retards dans la vaccination de la population dans divers pays européens.

Selon la coalition, ces exemples montrent comment le modèle de revenus actuel des entreprises pharmaceutiques, basé sur des droits de propriété exclusifs, empêche la distribution rapide et abordable des vaccins. Les données sur les coûts de production, les contributions gouvernementales, la qualité et la sécurité des vaccins et des médicaments restent dans l’ombre du secret commercial.

Dans le passé, les crises de santé ont été abordées en s’attaquant aux droits de la propriété intellectuelle. Johan Salk, l’inventeur du vaccin contre la polio, a mis son invention sur le marché sans brevet. La maladie est maintenant presque complètement éradiquée. Pendant plus de dix ans, les médicaments pour traiter le VIH étaient trop chers dans de nombreux pays africains, entraînant des millions de décès. Finalement, à l’issue d’un long processus, les sociétés pharmaceutiques ont été obligées d’abandonner leurs brevets.

La campagne soulève des questions éthiques sur l’état actuel des choses. Bien que la recherche et le développement de vaccins et de traitements soient largement financés par l’argent public, les entreprises peuvent encore déposer des brevets. Cela leur donne un monopole sur ces biens essentiels. Ainsi, en pleine pandémie, le secteur pharmaceutique réalise d’énormes profits et ce au détriment de vies humaines. De plus, la plupart des recettes de la vente de vaccins et de médicaments ne sont pas consacrées à la recherche mais à la publicité, aux primes et même au rachat d’actions. En outre, l’achat de vaccins par l’UE et d’autres pays occidentaux crée une situation très injuste : la People’s Vaccine Alliance a calculé qu’en raison des pénuries, 9 personnes sur 10 dans les pays à faible revenu ne pourront pas être vaccinées cette année. 

Tout comme le déclare Anne Delespaul, initiatrice belge de l’initiative citoyenne « Right to Cure » : « Nos responsables politiques ainsi que la Commission européenne demandent aux citoyens de lourds sacrifices financiers et mentaux pour lutter contre cette maladie. Il est normal que la Commission européenne oblige également le secteur pharmaceutique à mettre de côté ses propres intérêts. »

L’initiative citoyenne européenne peut être signée ici : www.noprofitonpandemic.eu/fr

Communiqué de presse du 27 janvier 2020_ICE