Communiqué de la Coordination : Accès aux soins : les femmes doublement pénalisées

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Accès aux soins : les femmes doublement pénalisées

En cette journée internationale des droits des femmes, il est utile de rappeler combien la situation catastrophique de notre système de santé les pénalise particulièrement : ce sont elles qui le plus souvent prennent en charge les membres malades de leur famille, aides à domicile bénévoles, souvent rongées par l’inquiétude, comme après une hospitalisation écourtée faute de lits dans les hôpitaux, seules pour obtenir l’impossible rendez-vous urgent avec le cardiologue ou autre spécialiste demandé par l’hôpital ou le médecin généraliste, chauffeuses pour conduire parents ou enfants à une consultation ou pour des soins, de plus en plus lointains …

Les femmes sont aussi majoritaires parmi les soignants, avec le mythe vivace du deuxième salaire, du salaire d’appoint, justifiant, à niveau d’étude équivalent, des salaires particulièrement faibles. Comment peut on supporter qu’en 2025 subsistent de telles inégalités de salaires entre les femmes et les hommes ? Pour l’hôpital public, c’est dramatique, car être infirmier.e ne fait plus rêver, sans même parler des conditions de travail. Les écoles d’aides soignant.e.s se vident.

Et quand il s’agit de leur santé, c’est encore la galère, avec des maternités qui se sont éloignées, devenues des usines à bébé, déshumanisées pour plus de rentabilité, un recours à l’IVG compliqué. Pour faire passer la pilule de la fermeture des maternités de proximité, des centres périnataux ont été mis en place, ne répondant que partiellement aux besoins, en particulier d’un avis urgent la nuit ou le week end. Et en plus, le temps passant, on les réduit. A Ruffec le recours à l’avis spécialisé d’un médecin gynécologue n’est plus possible. A Brioude, l’ouverture du centre serait réduite à portion congrue.

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité apporte son soutien à toutes celles et ceux qui se mobilisent le 8 Mars. Elle fait part de sa solidarité totale avec son comité de Brioude, les soignants et toute la population brivadoise mobilisés contre la fermeture partielle de leur centre de périnatalité.

Nord Essonne : les initiatives à venir et soutien à l’action du 20 devant l’hôpital Paris-Saclay

Relevé de conclusions de la réunion du 03/03/2025

1/ le point sur les initiatives locales

De nombreuses réunions ont lieu en Essonne, prenant pour thème la santé. Nous ne pouvons que nous en réjouir car cela conforte notre combat et le fait que la santé est une thématique transversale qui permet de dépasser les clivages traditionnels…des prémices d’assises en quelque sorte.

Saluons l’initiative du comité de Dourdan qui propose le samedi 15 mars une « rencontre santé » avec assemblée citoyenne et tables rondescf PJ.Laurence ira pour représenter le Nord-Essonne. Covoiturage possible.

2/ Les actions à soutenir

Lundi 7 avril: journée mondiale de la santé soutenue par notre collectif national notamment ainsi que par de nombreux autres collectifs. Les organisateurs proposent de signer une lettre communecf en PJ.

Jeudi 20 mars, appel de la CGT du GHNE à un rassemblement sur le parvis de l’hôpital de Saclay pour défendre l’hôpital public. Rédaction d’un communiqué de soutien et déplacement d’une délégation du comité sur place; possibilité de co-voiturage. le tract a été envoyé sur la boucle Whatsapp.

Lancement d’un « Printemps des services publics en Essonne »,suite à l’initiative du collectif « Nos services publics » et de la convergence nationale des collectifs de défense et développement des SP ». A la manoeuvre ,Alban pour Attac et Hadrien pour LDH. Voir sous quelle forme nous pouvons participer, sachant que nous aurons d’autres événements plus spécifiques à la santé et aux hôpitaux en mai/juin.

3/ Nos actions

Juvisy, le samedi 17 mai,ateliers sur la santé dans le nord Essonne de 13h30 à 20h. Contenus et intervenants à définir.

Longjumeau:autour de la 1ère quinzaine de juin, date et forme à définir.

Le communiqué de soutien à la manifestation du 20 mars devant l’hôpital Paris-Saclay

Le Comité de Défense des Hôpitaux du Nord Essonne soutient l’action des personnels initiée par la CGT  du Groupement Hospitalier Nord Essonne du jeudi 20 mars à 10h sur le parvis de l’hôpital de Saclay pour défendre l’hôpital public , la qualité des soins dispensés et leurs conditions de travail. 
        Il dénonce l’impréparation manifeste qui a conduit à ouvrir un hôpital prématurément alors que celui-ci n’était manifestement pas près à accueillir les patients dans de bonnes conditions: problèmes informatiques graves nuisant à la communication à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment, obstacle au suivi  des malades et à la cohérence des soins, matériel de base insuffisant etc. tout ceci conduisant au départ massif de personnels pourtant attirés par l’image high-tech entretenue par l’administration.
         La situation actuelle confirme que ce montage qui a conduit à déposséder les villes de Juvisy, Longjumeau et Orsay de leurs hôpitaux de plein exercice pour mettre toutes les ressources financières du Groupement Hospitalier dans cet hôpital de prestige ne répond en rien aux besoins de santé des habitants de ce territoire. et a accentué la désertification médicale du Nord Essonne. 
           Il faut redonner des moyens pour ré-implanter des structures de proximité publiques en reconstituant un maillage territorial correspondant aux véritables besoins d’une population en pleine expansion.

Communiqué de la Coordination : L’Ordre des Médecins et le procès Le Scouarnec : indigne indignation

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L’Ordre des Médecins et le procès Le Scouarnec : indigne indignation

Ce chirurgien est jugé actuellement à Vannes pour des actes de pédophilie, actes pour lesquels il a déjà été condamné en 2005.
L’Ordre national des Médecins avoue avoir eu connaissance de cette condamnation en 2008, n’a pas demandé la radiation du praticien, mais ose aujourd’hui se porter partie civile dans le procès en cours, comme s’il était lui-même une des victimes.
Indignation bien tardive alors que l’Ordre est déjà resté silencieux dans une affaire similaire il y a quelque temps (affaire Hazout en 2014)
Cette actualité invite à revenir sur la triste histoire de cette institution.
Créé sous le régime collaborateur de Vichy, l’Ordre a participé au recensement et à la dénonciation de médecins juifs, il s’est par la suite vivement opposé à la légalisation de l’avortement, et a activement participé à la mise en place du numerus clausus dont nous continuons à payer les conséquences, pour ne donner que ces quelques exemples.
Aujourd’hui encore, il freine des quatre fers sur le salariat des médecins alors que c’est le souhait principal des jeunes diplômés et n’hésite pas à mettre des bâtons dans les roues lors de la création de centres de santé, s’arc-boutant ainsi sur la défense de l’activité libérale pourtant en perte de vitesse.
Rappelons enfin que l’Ordre, que ce soit pour les médecins ou pour d’autres professions de santé, c’est l’obligation de payer pour avoir le droit d’exercer : un comble !
Pour toutes ces raisons, la Coordination Nationale des comités de défense de hôpitaux et maternités de proximité sera toujours aux côtés des médecins et autres professionnels qui se battent depuis de nombreuses années pour demander la dissolution des Ordres professionnels. »

Ce chirurgien est jugé actuellement à Vannes pour des actes de pédophilie, actes pour lesquels il a déjà été condamné en 2005.

L’Ordre national des Médecins avoue avoir eu connaissance de cette condamnation en 2008, n’a pas demandé la radiation du praticien, mais ose aujourd’hui se porter partie civile dans le procès en cours, comme s’il était lui-même une des victimes.

Indignation bien tardive alors que l’Ordre est déjà resté silencieux dans une affaire similaire il y a quelque temps (affaire Hazout en 2014)

Cette actualité invite à revenir sur la triste histoire de cette institution.

Créé sous le régime collaborateur de Vichy, l’Ordre a participé au recensement et à la dénonciation de médecins juifs, il s’est par la suite vivement opposé à la légalisation de l’avortement, et a activement participé à la mise en place du numerus clausus dont nous continuons à payer les conséquences, pour ne donner que ces quelques exemples.

Aujourd’hui encore, il freine des quatre fers sur le salariat des médecins alors que c’est le souhait principal des jeunes diplômés et n’hésite pas à mettre des bâtons dans les roues lors de la création de centres de santé, s’arc-boutant ainsi sur la défense de l’activité libérale pourtant en perte de vitesse.

Rappelons enfin que l’Ordre, que ce soit pour les médecins ou pour d’autres professions de santé, c’est l’obligation de payer pour avoir le droit d’exercer : un comble !

Pour toutes ces raisons, la Coordination Nationale des comités de défense de hôpitaux et maternités de proximité sera toujours aux côtés des médecins et autres professionnels qui se battent depuis de nombreuses années pour demander la dissolution des Ordres professionnels. »