

Nous souhaitons vous informer des menaces qui pèsent à nouveau sur l’hôpital de Dourdan suite au rapport public de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) au sujet de la situation financière du CHSE.
Voir le rapport complet en pièce jointe ou l’article qui résume la situation sur « l’Actu Essonne ».
Ce rapport pointe clairement le site de Dourdan et la CRC appelle à une restructuration et transfert d’activités dans le cadre de son label « hôpital de proximité ».
Notre comité de défense savait que ce moment arriverait et c’est la raison pour laquelle nous nous étions mobilisés contre cette demande de labellisation dans le projet médical 2021-2025.
L’appellation « hôpital de proximité » désigne surtout un accès aux soins limités transformant peu à peu le site de Dourdan en gériatrie. En effet dans le décret du 12 mai 2021, qui nous avait particulièrement alerté, il est clairement exprimé qu’un établissement bénéficiant du label « hôpital de proximité » assure les soins de premiers recours, les consultations avancées spécialisés se font avec des partenaires externes/internes privés, il n’y a pas d’obstétrique ni de chirurgie. C’est comme cela que la gynécologie a été remplacé par un cabinet privé PointGyn, que la chirurgie ne se fait plus en hospitalisation court séjour et que la radiologie se voit concurrencée par Olympes-Ramsay santé en centre-ville.
Nous sommes inquiets suite aux recommandations de la CRC sur le sujet de la pédiatrie qu’elle désigne comme un service coûteux sur les lignes de gardes et préconise un transfert sur Étampes comme d’ailleurs pour les soins critiques (réanimation, soins continus et intensifs) et la chirurgie ambulatoire. Le site d’Étampes étant transformé dans le dernier projet médical d’établissement en « Campus santé », c’est à lui d’accueillir ses services spécialisés.
La CRC explique que selon l’article L. 6111-3-1 du code de la santé publique, un hôpital de proximité assure le premier niveau de gradation des soins et oriente les patients vers des établissements de santé ou des structures adaptés à leurs besoins. À titre dérogatoire et dans les conditions prévues par décret en Conseil d’État, il peut pratiquer certains actes chirurgicaux programmés et conserver certaines activités spécialisées. Or ce décret n’a jamais été publié, ce qui ouvre des possibilités de maintenir des activités qui ne devraient plus être accueillies à l’hôpital de Dourdan. Ces activités pourraient être supprimées en cas de parution du décret du conseil d’état.
Nous avions prévenu que les dérogations envisagées par le gouvernement et utilisées par le maire de Dourdan pour garantir le maintien à long terme des services spécialisés dans l’hôpital de Dourdan pourraient être remises en cause un jour.
Le pire c’est que la CRC reproche une baisse d’activité en obstétrique et chirurgie alors que c’est l’ARS elle-même qui a fait supprimer ces activités sur le site de Dourdan lors de la fermeture de la maternité en 2015 et lors de la labellisation en « hôpital de proximité » en 2022 en échange des subventions promises !
De plus lors de la fusion des 2 établissements en 2011 l’hôpital de Dourdan était en bonne santé financière contrairement à Étampes.
Nous avons discuté avec des patient-es et du personnel de l’hôpital venus à notre rencontre sur notre stand lors du marché Noël qui se questionnent beaucoup et craignent des suppressions de services sur le site de Dourdan.
Nous avons demandé un RDV d’urgence au directeur du CHSE qui nous a répondu favorablement en nous le fixant au 26 janvier 2026.
Nous avons également envoyé un email au député de notre circonscription afin qu’il évoque cette question sur le devenir de notre hôpital de Dourdan avec la ministre de la santé.
Nous restons mobilisés pour sauvegarder nos 2 hôpitaux sur les sites de Dourdan et Étampes avec tous leurs services
Les co-président-es du comité de défense de l’hôpital
L’association Ma santé j’y tiens, mon hôpital, mon bassin de vie je soutiens a été alertée par le collectif des familles des résidents de la maison de retraite Bellevue.
Depuis le mois de septembre, aucun médecin senior n’est en poste au sein de l’établissement.
L’interne actuellement présente exerce sans encadrement médical senior, ce qui fait peser un risque réel de retard dans la prise en charge médicale des résidents. Ces retards entraînent des hospitalisations plus fréquentes, dont certaines pourraient être évitées.
Le personnel soignant — infirmières et aides-soignantes — travaille ainsi dans une situation d’insécurité, faute de pouvoir s’appuyer sur un médecin senior capable de prendre des décisions médicales au quotidien.
Par ailleurs, une convention indispensable avec des orthophonistes devait être mise en place.
Promise depuis deux ans, elle n’a toujours pas été signée.
Combien de temps encore les résidents devront-ils attendre pour bénéficier de soins adaptés ?
À ce jour, aucune information n’a été communiquée aux familles concernant les tarifs du prix de l’hébergement envisagés par la direction.
Pourtant, les familles disposent théoriquement de la possibilité de contester ces tarifs avant le 31 décembre — encore faudrait-il être informées.
Le collectif des familles demande donc transparence et communication sur les chiffres transmis au Conseil départemental.
Pour rappel, en janvier 2025, une augmentation de 21 % avait été imposée sans concertation. Grâce aux mobilisations, celle-ci a été ramenée à 13 %.
Après cette hausse déjà inacceptable, le collectif des familles refuse toute autre augmentation pour 2026 — et pour les années à venir — tant qu’un audit indépendant de la maison de retraite n’aura pas été réalisé.
Elles disent non au racket des familles mis en œuvre par le maire de Château-Thierry, Président de la CARCT et Conseiller Départemental, avec la complicité du Directeur de l’Hôpital de Soissons et responsable de Bellevue et de la partie soin des maisons de retraite de la CRCT.
La question de la qualité des repas suscite également de fortes inquiétudes.
Si ces repas peuvent être tolérés lors d’un court séjour hospitalier, ils ne sont pas adaptés sur la durée pour des personnes âgées vivant en établissement toute l’année.
Enfin, le rapport de la Cour régionale des comptes a pointé des dysfonctionnements du Conseil de la vie sociale (voir document ci-dessous) :
Force est de constater que ces observations ne semblent pas avoir été suivies d’effets.
Nous souhaitions relayer les inquiétudes légitimes des familles, qui concernent la sécurité, la dignité et la qualité de vie de nos aînés, et apporter sans réserve notre soutien au personnel soignant, lui aussi en grande difficulté.
Et on peut se demander si le maire de Château-Thierry qui se félicite d’avoir obtenu le label « ville amie des aînés » après avoir augmenté fortement le prix des repas, des services aux anciens à domicile et de l’hébergement en maisons de retraite, saura se mobiliser pour défendre nos aînés ?
Le bureau
Présidente : Michèle Leflon – michele.leflon@orange.fr – 06 08 93 84 93
Secrétaire : Guillaume Grandjean – guillaume.grandjean38@gmail.com – 06 58 94 04 10
Trésorier : Jean-Luc Landas – jeanluc.landas@sfr.fr – 07 50 45 06 87
Membre : Chantal Lecomte
Membre : Jean Pierrel
Membre : Jean Sève
Démocratie en Santé ou arbitraire et simulacre ?
Pour une représentation démocratique et pluraliste des usagers de la santé
Des fermetures de services, d’hôpitaux de maternités décidées pour concentrer le système de santé.
Une installation des médecins décidée sans prendre en compte l’éloignement des habitants.
Des dépassements d’honoraires sources de discriminations.
Des logiques d’intérêts financiers dominant les productions et distributions de médicaments, les investissements et choix technologiques.
Des remboursements qui diminuent et sont reportés sur des assurances complémentaires Bref l’intérêt des habitant.e.s n’est pas au cœur de la gestion de la santé.
Au-delà des décisions législatives, la gestion locale est aussi en cause.
Comment en serait-il autrement quand la parole des usagers, leur réelle consultation, leur participation aux décisions n’existe pas ?
Dans les établissements de santé un timide pas en avant a été fait avec la création de « Représentants des Usagers » au sein de Commission Des Usagers et aux Conseils de Surveillance des établissements publics.
Mais la démarche affichée est vite remise en cause par sa mise en œuvre :
– Ce sont les Directions, ARS et Ministères qui choisissent leurs interlocuteurs.
L’« agrément », géré par le ministère (et les ARS) leur permet de nier l’existence d’associations.
Le « pluralisme » sert à la Direction à traiter différemment les Représentant.e.s qu’elle a pourtant désignés.
– Même au sein des Commissions Des Usagers, la représentation des Usagers est minoritaire et les fonctionnements entravés par des règles paralysant les capacités d’informations, d’enquêtes, de contacts avec les usagers.
Et, selon le bon vouloir des Directions, les Représentants des Usagers peuvent être purement et simplement exclus.
C’est ce qui vient de se produire dans plusieurs hôpitaux, où des Représentant.e.s de notre coordination, parfois en exercice depuis plusieurs mandats, viennent d’être écarté.e.s. Les louanges apportées par l’ARS à leurs activités et l’argument du pluralisme ne trompe personne. Il s’agit du désir des Directions de faire taire des représentants qui portaient un point de vue des habitants, parfois différent de celui des Directions, en particulier sur les choix de fermetures.
La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité dénonce ces exclusions et demande une véritable démocratie en santé qui passe par
– une représentation réelle des usagers décidée par les usagers
– un fonctionnement des CDU avec une réelle capacité des Représentants des Usagers à défendre les Droits des Usagers
– le retour à un pouvoir décisionnel des Conseils de Surveillance