Voiron : manifestation devant la permanence de Yannick Neuder ce 6 déc. 2024

Le Collectif Santé Voironnais était présent à cette manifestation (voir le tract d’appel joint), pour rappel Yannick NEUDER est député de la 7éme circonscription de l’Isère et Rapporteur Général de la Commission des Affaires Sociales à l’Assemblée Nationale.
Une centaine de personnes, surtout des retraités et des personnels soignants de la CGT.
Yannick Neuder a reçu une délégation pendant 1h30 au cours de laquelle la délégation syndicale a posé en préalable la nécessaire défense de notre Sécurité Sociale dont le financement doit être assuré par les cotisations (le député parle beaucoup de charges et d’impôts).
Le porte parole a insisté sur les difficultés d’accès aux soins dans le territoire Entre Bièvre Et Rhône – EBER- (l’ARS a classé en ZIP -Zone d’Intervention Prioritaire- et ZAC -Zone d’Action Complémentaire les 37 communes de EBER).
La délégation a demandé la fin du numerus apertus (accord du député) ainsi que la nécessaire régularisation des travailleurs et travailleuses sans papiers aussi bien dans la santé que dans toutes les activités.
Elle a réaffirmé que la défense de leurs droits, un salaire digne de leurs qualifications, la reconnaissance de leurs compétences permet leur intégration en France car nous avons besoin d’eux et d’elles.
Elle a mentionné la disponibilité de 50 médecins cubains et une urgentiste algérienne qui a échappé à une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) grâce au soutien la CGT mais qui n’a toujours pas le droit d’exercer (on lui demande 4 ans d’études médicales supplémentaires en langue française !).
Le député a accepté que CGT soit membre du comité de pilotage pour la création d’un Centre de Santé sur EBER
La délégation considère qu’une victoire est possible sur ce Centre de Santé et qu’il faudra s’en servir pour faire « tache d’huile » sur le département puis sur la région avec l’ARS.
C’est par ces actions qu’on avance !

Le tract d’appel

Communiqué : La santé des immigrés ne peut être l’objet d’un marchandage

Le communiqué en pdf

La santé des immigrés ne peut être l’objet d’un marchandage

Pour faire passer par 49.3 sans être censuré un budget de la Sécurité Sociale catastrophique pour l’accès aux soins et les personnes en perte d’autonomie, le Premier ministre est prêt à une odieuse concession : « réduire le panier de soins » auquel ont droit les étrangers dans notre pays, réduire l’Aide Médicale d’Etat (AME).

Ce serait une faute éthique grave, l’oubli des valeurs de fraternité de notre République. Une précédente tentative en 2022 de remise en cause avait d’ailleurs soulevé un tollé chez des médecins de tout bord politique en s’appuyant sur le code de déontologie médicale et le serment d’Hippocrate.

Ce serait une erreur sanitaire majeure en facilitant la transmission de maladies infectieuses, en retardant des prises en charge au stade de complications évitables.

C’est enfin économiquement absurde, les dépenses liées à l’AME, au demeurant inscrites au budget de l’État, représentent moins de 0,5% des dépenses de l’assurance maladie.

En donnant des gages au Rassemblement National sur une mesure avant tout symbolique d’une volonté de division, là où il faudrait au contraire rassembler notre pays pour améliorer l’accès aux soins de toutes et de tous sans aucune discrimination, Michel Barnier commettrait une faute politique gravissime.

L’AME ne souffre pas d’abus quand, d’après une étude de l’IRDES de 2019, seul un sans papier sur deux éligibles en bénéficie ! Pour la Coordination des comités de défense des Hôpitaux et Maternités de proximité, Il faudrait au contraire en faciliter l’accès.

Lannion : réunion publique du comité de défense

Communiqué de Presse

Mercredi 13 novembre Réunion publique du Comité de Défense de l’Hôpital Lannion-Trestel

Depuis le début de l’année le Comité de Défense de l’Hôpital public a appelé à plusieurs reprises les adhérents, les usagers, la population à participer à des manifestations, à des initiatives pour défendre et maintenir les activités à l’hôpital.

Après la fermeture des Urgences chaque nuit depuis le 1er mars, l’annonce en octobre de la réouverture du service des Urgences 24H/24 le vendredi, samedi et dimanche est un premier soulagement pour la population et une première victoire à mettre à l’actif de la mobilisation des Trégorois.

Mais… il ne faut pas baisser notre vigilance.

L’hôpital de Lannion doit redevenir un hôpital de plein exercice et doit être en capacité d’assurer des soins de qualité avec les moyens humains et financiers nécessaires à son bon fonctionnement.

Le comité vous invite à une réunion publique à l’Espace Sainte Anne à Lannion

Le mercredi 13 novembre 2024 à 18H30 Salle de Conférence

Cette réunion permettra de faire un point sur la situation de l’établissement, sur l’offre de soins dans notre bassin de vie, de débattre sur les propositions d’initiatives à venir et d’apporter vos témoignages.

Nous comptons sur votre présence.

Communiqué : Donner des moyens financiers pour la santé est un choix politique !

Le communiqué en pdf

Donner des moyens financiers pour la santé est un choix politique !

L’hôpital public crève faute de moyens avec des conséquences dramatiques pour la population, mise en danger par des mesures comme la régulation des urgences, conduisant à la perte de chances pour les patients, voir à des morts indues et au renoncement aux soins.

Les déserts médicaux se généralisent et on apprend que l’an prochain encore, il y aura moins d’internes que prévu. A quand une mesure spécifique dans le budget de l’État pour donner aux facultés de médecine le moyen de former plus d’étudiants ?

L’accès aux soins est pourtant devenu la première préoccupation des Français.

La France n’aurait pas les moyens ! Pourtant les députés ont voté la partie recette du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS), avec 17 milliards supplémentaires. Rapporté au poids de chacune des branches de la Sécurité Sociale, cela fait 6 à 7 milliards pour la maladie dont plus de 3 milliards supplémentaires pour l’hôpital, de quoi augmenter l’ONDAM (objectif national des dépenses d’assurance maladie) hospitalier aux environs des 6 % demandé par la Fédération Hospitalière de France. C’est 1 milliard de plus pour la branche autonomie.

Avec ces milliards supplémentaires, plus aucune raison d’augmenter le ticket modérateur des consultations médicales. Certes, le gouvernement a retiré cette augmentation du texte transmis au Sénat, mais avec l’intention annoncée de la passer par voie réglementaire. Cette mesure inique, non seulement renforce les inégalités sociales, mais contribue à déconstruire l’idéal de la Sécurité Sociale en obligeant la population à se tourner encore davantage vers les complémentaires, à l’inverse du remboursement à 100 % des soins par la Sécurité Sociale qui serait nécessaire.

En jouant sur la procédure, le gouvernement a décidé de ne pas tenir compte du vote des députés et de transmettre au Sénat son texte antérieur, avec les quelques amendements qui lui plaisent. C’est totalement antidémocratique.

Mais la démonstration est faite : il est possible de donner de nouveaux moyens financiers à la santé. C’est un choix politique !