Mayenne : AUDACE 53 soutient les mobilisations de Laval

AUDACE53 soutient la population et les soignants lavallois et appelle tous ceux qui le peuvent à se rassembler devant l’hôpital de Laval lundi 30 à 18h.
Les habitants du nord-Mayenne savent combien il est important de maintenir la pression pour gagner !

Ne nous trompons pas : les difficultés du CHNM il y a 5 ans annonçaient celles que vit le CHL aujourd’hui.
Et le plan d’économies et de suppressions d’emplois imposé au CHL aujourd’hui augure du plan d’économies qui sera bientôt exigé du CHNM et du CHHA.
1,1 milliard de crédits aux hôpitaux gelés pour 2025.
Et Mme Vautrin vient d’annoncer 1,7 milliards d’économies à réaliser sur la Sécu. Or, un des premiers postes de dépenses de la Sécu, c’est l’hospitalisation !

On va imposer des réductions de postes et de lits qui vont plomber les budgets des hôpitaux par perte d’activité ! C’est la spirale infernale.
Il faut cesser de considérer la santé comme une marchandise, l’hôpital comme une entreprise et les patients comme des « parts de marché ».
Ça ne peut pas fonctionner comme ça.
Comme ça, ça ne fonctionne déjà pas.

Pau : rassemblement devant l’ARS le 1er juillet

SOS proximité soutient l’appel de la CGT et invite à y participer aussi nombreux que possible. Nous y serons avec les drapeaux de la Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité.

Le tract de l’USD CGT décrivant la situation dans tous les hôpitaux des Pyrénées atlantiques

 

Dourdan : une deuxième IRM privée

Au conseil municipal du 12 juin était présentée une délibération pour le renouvellement d’un bail permettant l’installation d’une deuxième IRM privée

Le communiqué du comité 

L’intervention au conseil municipal de Maryvonne Boquet, conseillère municipale d’opposition et membre d’honneur du comité

Communiqué : SANTÉ MENTALE : un plan com de plus

Le communiqué en pdf

Le Ministre Délégué à la Santé, M. NEUDER, a annoncé à grand renfort de communication un « plan pour la santé mentale ».

Dans sa communication laborieuse, le Ministre a été incapable de donner le moindre chiffrage de ce plan, ni la moindre programmation. Ce plan dit de « sursaut » part de la reconnaissance d’une « dette envers la psychiatrie publique ».

La lecture des 26 mesures laisse dubitatif sur le « sursaut » proposé. La mesure phare semble être la création de personnels repères dans les établissements scolaires. Le énième référent pour repérer les élèves qui vont mal. Les personnels de l’éducation qui dénoncent depuis des années la situation d’abandon de la médecine et psychologie scolaire apprécieront cette mesure qui consiste à transférer à des personnes peu ou mal formées le travail de professionnels qui n’existent quasiment plus. La deuxième annonce « phare » est le renforcement des CMP (Centres Médico-psychologiques). Là, on frise l’indécence car depuis huit ans les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de tronçonner les moyens de ces établissements. Seront « renfloués » ceux qui mettront en place des dispositifs « coupe file ». La liste de mesures sur le soin est une longue liste de mesurettes ou de vœux pieux comme « outiller les médecins généralistes pour prendre en charge la santé mentale ». La petite augmentation de postes en spécialité est tout aussi indécente lorsque l’on connaît le manque de psychiatre et notoirement de pédo psychiatre.

Le Ministre a aussi annoncé son intention de supprimer le numérus apertus. Nous avions dénoncé ce dispositif qui ne résolvait rien en matière de recrutement et cachait le refus du gouvernement de donner à l’Université les moyens de former davantage de médecins. Cette avancée administrative sans budget restera probablement comme les autres : une mesure cosmétique de communication politique.

De trop nombreux enfants, adolescents, adultes vont mal dans notre pays.

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité exige de vrais moyens pour la prévention, en particulier dans le cadre de la médecine scolaire, et pour la psychiatrie de secteur avec des recrutements massifs de personnels. Elle s’inquiète d’une standardisation nocive aux soins psychiques. Elle refuse de déléguer à des personnes non formées des missions de dépistage et de soins, délétères pour elles-mêmes et le public concerné.