La Coordination Nationale a mis à jour son plan d’urgence
Auteur/autrice : cncdhmp
Communiqué : Les ministres valsent, le système de santé continue de décliner
Les ministres valsent, le système de santé continue de décliner
Les ministres se succèdent à la santé tandis que l’hôpital et tout le système de santé agonisent ! Le changement de nom ne suffit pas : il faut des moyens, à commencer par annuler le projet de faire faire plus de 5 milliards d’économies sur le budget de l’Assurance Maladie. Nos hôpitaux n’en peuvent plus. Ils étaient déjà en difficulté. La circulaire de F. Bayrou au printemps, demandant aux ARS de leur serrer la vis, a encore aggravé la situation, favorisant la mise en place de plans de retour à l’équilibre financier (PRE), en fait des plans de suppressions de lits ou d’activité, de restrictions de personnels. Le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2026 doit donner aux hôpitaux les moyens de répondre aux besoins, de même qu’il doit arrêter de faire payer les malades avec les franchises. Et pas touche à l’AME.
La nouvelle ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, Stéphanie Rist, n’est pas une inconnue du monde de la santé. Elle s’est illustrée en faisant voter une loi voulant moraliser l’intérim médical. Il s’agit là en effet d’un fléau entravant le développement d’équipes soignantes stables, indispensables à la qualité des soins, et narguant les médecins hospitaliers titulaires par des salaires astronomiques. Mais sans aucune mesure d’accompagnement, sans augmenter le nombre de médecins formés, sans évolution vers une égalisation des revenus entre public et privé, cette loi a surtout mis de nombreux hôpitaux en difficulté, a justifié des fermetures de services, au prétexte du manque de médecins et a servi le secteur privé !
La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité rappelle ses exigences d’une loi de financement de la Sécurité Sociale répondant aux besoins et cela nécessite d’augmenter les recettes par les cotisations. Il est nécessaire d’inscrire dans le budget de l’État des crédits supplémentaires pour permettre aux universités de former plus de soignants. La Coordination défend le service public à l’hôpital et en ambulatoire avec un service public territorial de soins de premier recours autour des centres de santé, contre une financiarisation de la santé, pesant sur les finances publiques et les malades. Elle appelle à signer et à faire signer la pétition « La Sécurité Sociale, c’est vital ».
Rethel : rassemblement du 9 octobre
A l’occasion de la journée d’action de la CGT Santé et Action Sociale le syndicat CGT de l’hôpital de Rethel avait organisé un rassemblement auquel s’était joint d’autres militants de la CGT, dont la secrétaire de l’UD CGT des Ardennes, mais aussi le Comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes. Des habitant.e.s du Rethélois et du Vouzinois et le maire de Bouconville étaient venus manifesté leur exigence du maintien et du développement du groupement hospitalier Sud Ardennes.
Le projet d’une direction commune avec le CHU de Reims inquiète : ne s’agit-il pas de dépouiller le GHSA au profit du CHU ? Par ailleurs, les récentes déclarations du maire de Vouziers, accusant les élus parlant de menaces sur le SMUR de Vouziers de désinformation agacent : la suppression éventuelle d’un SMUR dans cette zone figure dans la dernière révision du projet régional de santé du Grand Est.
Communiqué : L’exigence de répondre aux besoins de santé de la population s’affirme.
communiqué du 7 octobre en pdf
L’exigence de répondre aux besoins de santé de la population s’affirme.
Dans la situation de crise politique à laquelle nous continuons d’assister, la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité souhaite rappeler ses propositions : le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale doit répondre aux besoins de la population et l’assurance maladie ne peut être la variable d’ajustement des finances de notre pays. Une population en bonne santé est essentielle pour l’avenir de notre pays ! Face à la financiarisation du système de santé, le service public est la solution comme le propose la Coordination dans sa plaquette pour un service public territorial de soins de premier recours. Il y a besoin de personnels de santé respectés, en nombre et bien répartis comme l’explique la Coordination dans son plan d’urgence.
L’heure est à la mobilisation pour faire connaître les exigences populaires : la santé est une des premières préoccupations !
La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité se félicite de la multiplicité des initiatives de ses comités à l’occasion du 80ème anniversaire de la Sécurité Sociale : Dourdan, Sarlat, Bergerac, Aubenas, Alès, Vire, Voiron … Toutes dépassent la commémoration pour exiger des recettes supplémentaires afin que l’Assurance Maladie réponde aux besoins de santé de la population, pour en finir avec les restes à charge pour les malades, en particulier les dépassements d’honoraires et aller vers une prise en charge à 100% des soins prescrits et de la prévention par la Sécurité Sociale. La Coordination appelle à poursuivre les campagnes de signatures de la pétition « La Sécu, c’est vital » en expliquant comment toute augmentation de salaire net, sans augmentation du salaire brut ne fait qu’appauvrir les salariés : moins de Sécurité Sociale, ce sont des dépenses supplémentaires de complémentaires à payer ou des frais de santé non remboursés.
Ce sont aussi les multiples initiatives locales auxquelles participent les comités de la Coordination qui s’ajoutent à la manifestation nationale organisée le 9 octobre à Paris devant le ministère de la santé par des organisations syndicales de la santé et de l’action sociale comme à Oloron Sainte Marie, Marmande, Rethel, Ruffec … Avec les personnels, les usagers veulent dire non à la casse du service public hospitalier !
Tours : alerte sur la psychiatrie
Le Collectif 37 Notre Santé En Danger transmet l’alerte des syndicats sur le danger qui pèse sur la psychiatrie à Tours avec la suppression programmée de 84 lits et les suppressions de postes. Une grève démarrera le 6 octobre.


