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La psychiatrie en deuil

La réaction de l’USP

Une infirmière tuée à l'hôpital de Thouars (79). Premières réactions face à ce drame. « On est au bout du bout »

lundi 17 février 2020

Nous recommandons la lecture de billet de blog du journaliste renommé Jean-Yves Nau : https://jeanyvesnau.com/2020/02/14/au-lendemain-de-la-mort-de-linfirmiere-poignardee-le-cri-du-printemps-de-la-psychiatrie/

Nous avons lu dans La Nouvelle république des Deux Sèvres daté du 14 février cette poignante réaction d’ un infirmier psychiatrique CGT de cet hôpital, Alain Fouquet : »Les salariés sont bouleversés, les équipes vivent un calvaire ».

Entre émotion et froide colère, Alain Fouquet est venu s’exprimer devant les médias au nom des salariés du centre hospitalier Nord Deux-Sèvres (CHNDS), au lendemain du drame qui a coûté la vie à Elodie, infirmière de 30 ans décédée suite à un coup de couteau porté par un jeune patient du centre de psychothérapie de Thouars.

Il sortait d’une réunion de plus de deux heures, en présence notamment du délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie, Frank Bellivier, durant laquelle une centaine d’agents hospitaliers des unités de psychothérapie du CHNDS étaient réunis.

« On aurait préféré que la ministre Agnès Buzyn se déplace, mais c’est à elle qu’il faut demander pourquoi elle n’a pas jugé bon de venir, a ajouté Alain Fouquet, infirmier en psychiatrie depuis 1983 et élu CGT, syndicat majoritaire au sein de l’établissement. Cela dit, la considération d’un ministre, c’est bien joli mais il faut surtout donner enfin à l’hôpital les moyens de fonctionner correctement. »

« Dire que ce drame est uniquement dû au manque de moyens serait un raccourci dégueulasse, a-t-il poursuivi, ému aux larmes. Mais ça participe… C’est une effroyable goutte d’eau supplémentaire. C’est vraiment terrible ce qui arrive. »

« Nous alertons depuis des années sur le manque de moyens, de personnel, de formation, de médecins : ça ne peut plus durer ! Au service psy du centre hospitalier Nord Deux-Sèvres, quatorze postes sont budgétés mais seulement cinq sont pourvus. Ils touchent des salaires misérables pour risquer leur vie… »

« On ne devrait pas se retrouver avec seulement deux soignants pour gérer quinze à vingt patients. On a alerté le ministère à plusieurs reprises, et à chaque fois il nous renvoie vers l’Agence régionale de santé. C’est facile de laisser les ARS se débrouiller… Madame Buzyn doit arrêter les mots, les grandes annonces, et passer aux actes en donnant réellement à l’hôpital les moyens de fonctionner. Sinon on ne fera que repousser l’échéance de la prochaine catastrophe. On est au bout du bout, ici comme dans les tous les hôpitaux. »

Le témoignage d’une infirmière

un article de France 3 du 17 février

Nouvelle-Aquitaine – Cahier des charges des CMPP pour 2020

Les réactions critiquant ce cahier des charges sont nombreuses !
Communiqué de l’Association des Psychiatres de secteur Infanto-juvénile (API) – 13 02 20
Lettre de l’intersyndicale des CMPP de la Vienne à la ministre – 12 02 20
CMPP – Communiqué de soutien de l’Union Syndicale de la Psychiatrie – 13 02 20
CMPP : tract destiné aux familles – 13 02 20

Et, pour une information complète, le cahier des charges : Le cahier des charges

 

Candidature à la Conférence Nationale de Santé

Depuis sa création en 2004, les candidatures de la coordination reçoivent la même réponse.

Madame, Monsieur,

Vous avez bien voulu proposer votre candidature en qualité de représentant des usagers du système de santé de la Conférence nationale de santé (CNS), et je vous en remercie.

Votre dossier de candidature a été examiné par un comité rassemblant différentes directions du ministère chargé de la santé, qui a proposé une liste de représentants titulaires et suppléants. Cette liste a été transmise à Madame la Ministre des Solidarités et de la Santé qui a choisi les représentants et les représentantes appelés à siéger au sein de la CNS.

A l’issue de ce processus, j’ai le regret de vous informer que votre candidature n’a pas été retenue.

Sincères salutations,

Pascal Mélihan-Cheinin

Secrétaire général de la Conférence nationale de santé

Adresse mail : cns@sante.gouv.fr

Sa formulation sibylline ne permet pas de savoir si l’éviction systématique dont nous faisons l’objet est imputable aux directions du ministère ou à la ministre, ni de connaître les critères sur lesquels elle se fonde.

Force est de constater, année après année, qu’un phénomène identique se reproduit pour presque toutes les conférences régionales de santé et les conseils de surveillance des hôpitaux.

Face à ces constats, il nous est difficile de croire les autorités sanitaires quand elles prétendent permettre à tous de s’exprimer alors qu’elles choisissent leurs interlocuteurs et que certains sont invariablement écartés.

Brioude : Lettre ouverte du comité de vigilance de l’hôpital public de Brioude aux candidates et candidats aux élections municipales et communautaires

Vous vous présentez aux élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars prochains et nous souhaitons connaître votre opinion et vos propositions sur les sujets qui intéressent et préoccupent les habitants du bassin de santé de Brioude.

  • Médecine de ville et pénurie de médecins

En mars 2017, l’enquête menée par le Comité de vigilance dans le cadre de ses Assises de la Santé a montré que près de 10 % de la population n’avait pas ou n’avait plus de médecin traitant. Depuis, le Comité de vigilance a tiré à de nombreuses reprises le signal d’alarme et multiplié les interventions pour que cette situation soit prise en compte et que des solutions soient trouvées.
Alors que 14 médecins seraient nécessaires pour couvrir les besoins de la population, seulement 9 sont en exercice. Ce déficit de médecins sur le bassin de santé est devenu plus que préoccupant aussi des mesures doivent être prises urgemment pour faire venir de nouveaux praticiens.
L’échec du projet de maison de santé dans l’immeuble Flore nous a confirmé que la solution ne saurait reposer sur la seule initiative privée.
Pour notre comité, d’autres solutions existent, notamment celle d’un centre de santé (municipal, communautaire, ou associatif …). De nombreuses collectivités (y compris de petite taille) se sont engagées avec succès dans cette voie.
Un tel centre de santé pourrait fonctionner avec des médecins salariés, en collaboration avec le Centre Hospitalier de Brioude qui serait au cœur du dispositif.

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