Actualités
Chateaudun : Information sur le Covid-19 dans le Grand Châteaudun
Comité pour l’amélioration du service public de santé du Grand-Châteaudun
Châteaudun, le 26 mars 2020
Information sur le Covid-19 dans le Grand Châteaudun
Nous avons appris que le centre hospitalier de Châteaudun avait supprimé le 1er mars 2020, 16 postes de paramédicales et 5 postes administratifs, alors que le coronavirus arrivait sur notre territoire. L’inquiétude est grandissante vue l’accélération de la contamination. Depuis lundi 23 mars 2020, 5 villes ont un centre d’accueil et des consultations « Covid-19 » ouvert de 14h00 à 18h00 : Châteaudun, Bonneval, Brou, Cloyes-les-Trois- Rivières. C’est une initiative des professionnels de santé du sud de l’Eure-et-Loir. Le but est de désengorger les cabinets médicaux, après un entretien téléphonique avec le médecin traitant si celui-ci considère que l’état de santé présente des signes inquiétants le médecin dirige le patient sur le site.
Lundi 23 mars 2020, 40 personnes ont été consultées dans ces centres, 7 étaient positives au coronavirus et 17 autres suspectées d’être porteuses du virus.
A ce jour, 96 cas confirmés en Eure-et-Loir, 5 décès selon l’Agence régionale de santé du centre val de Loire.
Hier (25.03.2020) une personne de la sécurité civile de Nogent-le-Rotrou annonçait sur notre radio locale, la création d’un compte facebook pour recevoir des dons pour acheter des moyens de protection ; un service de l’état qui espère des dons pour acquérir du matériel de protection, on peu craindre le pire.
Alors que l’on appelle la population à se confiner, beaucoup d’entreprises continuent de travailler sans mesurer les conséquences de ce virus et font encourir des risques inconsidérés à leurs employés et à leurs familles.
Nous soutenons tous les professionnels qui font tout pour sauver des vies, la reconnaissance est importante, mais il faudra que nos dirigeants qui ont déstructuré notre système de santé en tirent les conséquences, et nous serons là pour demander des comptes et exiger un changement total d’orientation en matière d’accès aux soins.
Le Comité reste plus que jamais mobilisé et attentif aux événements qui vont suivre.
Concarneau : Communiqué du 23 Mars 2020
Communiqué de presse
Dans le contexte actuel de pandémie, le Directeur du CHIC a pris la décision de fermer les urgences de Concarneau « pour un temps indéterminé » afin de porter tous les efforts sur le CHIC de Quimper.
Si nous pouvons comprendre la nécessité de renforcer les équipes soignantes en grande difficulté sur Quimper, nous ne pouvons accepter le fait que la population de CCA (50 000 habitants) soit laissée sans aucune consigne en matière d’accès aux soins d’urgence non vitales (plaies nécessitant sutures, entorses, fractures simples, fortes fièvres…).
Il nous semble que cette décision, même si nous devons tout mettre en œuvre pour faire face à cette épidémie, n’est absolument pas la bonne réponse à apporter à l’heure actuelle.
Depuis 12 ans les autorités sanitaires (l’ARS et la direction du CHIC) en rêvaient : fermeture des urgences de nuit en 2008, suppression du SMUR de nuit en 2018 ; depuis 12 ans le comité de défense de l’hôpital de Concarneau se bat pied à pied pour l’égalité d’accès aux soins, pointant le risque de mise en danger des populations du territoire.
La fermeture des urgences de jour relève de la provocation dans le contexte actuel.
Nous demandons au Président de Concarneau Cornouaille Agglomération ainsi qu’aux Maires du territoire de se mobiliser et d’exprimer officiellement leur opposition à cette décision qui pénalise la population.
Cette fermeture dite « temporaire » par le Directeur du CHIC nous appelle à la plus grande vigilance au regard des engagements pris par le passé et qui n’ont pas été tenus (2008) ; c’est une nouvelle attaque contre l’Hôpital de la 3e ville du Finistère, son bassin de vie et sa population.
La situation de crise sanitaire qui risque de durer nécessite des moyens : il faut que l’Etat les débloque de toute urgence.
Nous proposons que le service des urgences de Concarneau soit utilisé comme centre de dépistage du Covid 19, apportant ainsi un soutien logistique important à Quimper et qu’il reste en capacité de répondre aux besoins de la population du territoire pour les « petites urgences »
Même si le contexte actuel empêche toute manifestation, nous invitons chacune et chacun à faire part de son opposition à cette décision en utilisant les moyens numériques et réseaux sociaux :
Adresse mail : defendre-hopitalcc@hotmail.fr
Facebook : Comite Défense et promotion CH concarneau
Concarneau le 23 mars 2020
Coronavirus
Comme l’ensemble des Services Publics de notre Pays, le Service de Santé des Armées est victime depuis plusieurs années, de nombreuses restructurations, externalisations
et dissolutions (la plus scandaleuse étant la fermeture de l’ HIA du Val de Grâce survenue le 30 juin 2016).
NOUS NE SOMMES PAS DES HEROS ! NOUS SOMMES DES PROS !
Il nous faut des moyens matériels et humains !
Pontoise : Dépistage massif des personnels hospitaliers et équipement en masque FFP2
Communiqué de l’USP du 27 Mars 2020
COMMUNIQUE DE L’USP du 27 mars 2020
Madame la députée,
Vous nous invitez à vous faire remonter les difficultés rencontrées dans l’exercice des soins psychiatriques. Vous n’êtes cependant pas sans ignorer ces « difficultés », chroniques, que nous avons notamment rapportées lors de la commission parlementaire sur la psychiatrie à laquelle vous aviez convié notre syndicat : pénurie de moyens humains et matériel, abandon d’une politique de secteur facilitant l’accès aux soins psychiques pour toutes et tous sur l’ensemble du territoire, formations lacunaires des soignants dominées par la prévalence scientiste d’une pensée unique de la psychiatrie, restrictions drastiques des budgets alloués à la psychiatrie entrainant la fermeture ou le « regroupement » d’unités de soins dont le fonctionnement à « effectif minimum de sécurité » est depuis longtemps devenu la règle…
L’USP, dans son communiqué du 30 septembre 2019 [1], résumait les conclusions du rapport parlementaire en ces termes : « La psychiatrie était au bord du gouffre, elle doit faire un grand pas en avant ! ».
Force est de constater que la pandémie actuelle agit comme révélateur, aux yeux de tous et, hélas, comme élément potentialisant pour patients et soignants, de la crise organisée que connait la psychiatrie, en précipitant ce grand bond en avant… vers l’abime du démantèlement des services publics de santé et de santé mentale !
Il est en effet à craindre, à l’instar de la situation vécue lors de la seconde guerre mondiale, que les personnes atteintes de troubles mentaux soient les premières victimes indirectes de l’épidémie actuelle, en raison de l’incurie et de la négligence coupable d’un gouvernement qui a abandonné toute politique de prévention, depuis longtemps sacrifiée sur l’autel de l’austérité.
Dans les vœux que vous nous adressiez à l’orée de cette année 2020 figurait, en exergue, cette citation de Bernanos : « On ne subit pas l’avenir, on le fait »… Nous devons hélas constater, en miroir, la réalité de cette maxime dans le douloureux présent que subissent maintenant patients et soignants en psychiatrie, victimes d’un avenir qu’une gouvernance sanitaire dominée par le dogme de l’économie n’a jamais su ni voulu anticiper.
Au-delà de l’épisode actuel, nous exprimons à notre tour l’exigence que soit repensée, très globalement, l’organisation des soins psychiatriques sur le territoire afin d’éviter l’émergence d’autres situations « d’urgence » que, de fait, la psychiatrie connait en permanence depuis des années.
Veuillez croire, Madame la députée, à notre vigilance aujourd’hui et demain.
