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Sedan : 500 personnes manifestent pour le maintien de la maternité
A l’appel du comité de défense et du maire de Sedan, une manifestation a rassemblé 500 personnes ce samedi 4 février pour exiger le maintien de la maternité. De nombreux maires, élus ou simples habitants des communes concernées étaient présents, venus pour certains de la Meuse.
L’appel à venir avec des poussettes était bien passé : un territoire où on ne naît plus est un territoire que l’on dévitalise.
Un appel est lancé à rassemblement devant le siège de l’ARS des Ardennes à Charleville-Mézières le vendredi 10/2 à 11 h : la directrice générale de l’ARS vient y tenir une réunion sur l’avenir de l’hôpital de Sedan. Le comité n’est pas invité, mais a demandé une entrevue, sans réponse à ce jour.
Le député UDI de la circonscription, qui a soutenu à l’ Assemblée toutes les lois instituant l’austérité à l’hôpital public a été enfariné.
Communiqué de la Coordination : encore des fermetures de maternités. Inacceptable !
Encore cinq fermetures de maternités : inacceptable
La liste des maternités fermées est déjà trop longue. Et pourtant, après Ganges ces dernières semaines, quatre nouvelles maternités sont menacées de fermeture : Autun, Sedan, Guingamp et Porto Vecchio, cinq villes et leur bassin de population avec des femmes abandonnées par la République. A Ganges, c’est faute d’obstétriciens, à Sedan, faute d’anesthésistes, à Guingamp, faute de sage-femmes, à Autun faute de pédiatres ! Au delà des particularités locales – à Ganges et Porto Vecchio, ce sont des maternités privées – et du déficit national connu en personnel, la juxtaposition de ces situations est éclairante : pour faire passer la pilule de la fermeture, voulue pour raison économique, il faut la rendre inéluctable en compliquant le recrutement dans une des catégories professionnelles nécessaires, choisie en fonction des opportunités locales.
Cette politique met en danger des femmes et des nouveaux-nés et fait de ces bassins de populations des territoires à l’abandon : la naissance, signe de vie, n’y est plus possible.
La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité
– apporte son soutien aux revendications de Porto Vecchio, à ses comités de Ganges, d’Autun, des Ardennes et de Guingamp
– demande au ministre de la santé la reprise sous statut public de la maternité de Ganges et une politique volontariste de recrutement à Autun, à Sedan et à Guingamp, au besoin par des réquisitions de personnels libéraux. A Sedan, une manifestation est prévue le 4 février, à Guingamp le 11 !
La fermeture de ces maternités fait partie de la catastrophe sanitaire actuelle marquée aussi par des fermetures de services d’urgence multiples, des lits dans les hôpitaux officiellement non fermés, mais inutilisables faute de personnels, une psychiatrie à la dérive et un accès de plus en plus compliqué à des soins de premiers recours.
Santé, retraites, un lien étroit : l’atteinte à l’hôpital public, comme aux retraites, participe de la volonté d’affaiblissement de la Sécurité Sociale.


