Lure : le soutien du CV 70 au Dr Laine

Le Dr Lainé, médecin généraliste retraité de la commune de Saulnot en Haute Saône, a été condamné par la justice ordinale pour exercice illégal de la médecine, car il continuait à répondre à des demandes urgentes de ses anciens malades. Il lui est reproché de ne pas en avoir informé le médecin traitant. A juste titre, il répond à cela de la difficulté de prévenir les confrères puisque le téléphone ne débouche que sur des plateformes !

Le communiqué du CV 70

Soutien au Docteur Laine

Par voie de presse, le Comité de Vigilance pour le maintien des services publics de proximité (CV 70) a appris le blâme prononcé par la chambre disciplinaire régionale de l’ordre des médecins à l’encontre du docteur Patrick Laine

Ce médecin, aujourd’hui en retraite, a toujours privilégié l’intérêt de ses patient·es avant sa propre cause. Sa grande disponibilité a permis de préserver une médecine de qualité et d’accompagnement. Libéral, il a pourtant su également dénoncer les dérives de ce système, notamment en remettant en cause la  liberté d’installation qui n’a aucune justification sanitaire, sociale et éthique. Il a milité toute sa vie pour maintenir un accès aux soins pour toute et tous, à tout moment, et en tout lieu, notamment dans son secteur (la région de Saulnot)  comme tant d’autres touchés par la désertification médicale. Désintéressé, il avait même offert son cabinet et sa maison pour permettre de trouver une solution de remplacement.

Le CV 70 est atterré de la condamnation d’une telle personne, qui a toujours pris à bras le corps le problème de l’accès aux soins.

Pour notre Comité et  notre Coordination Nationale Santé, il faut un accroissement massif des formations et une répartition égalitaire des professionnels dans toutes les régions, sans exclusive. La santé de nos populations est un bien commun pour lequel nous devons maintenir une totale égalité et solidarité.

Nous exprimons notre appui amical et éthique à Patrick Laine. Au nom de la lutte que mène notre comité depuis les années 1980, dans notre région et nationalement, on ne peut que dire un grand merci à un professionnel dévoué qui a su, malgré sa formation et sa situation initiale, évoluer vers une médecine plus axée sur le service public et la nécessaire proximité.