Ce vendredi 22 août, comme chaque semaine depuis plus de trois ans, un peu plus d’une vingtaine de personnes se sont rassemblées devant les urgences du centre hospitalier de Luçon à l’appel de l’ADSP ( Association de Défense des Services Publics du pays de Luçon) .
Évelyne Deluze, Présidente, a annoncé que le service de rééducation, qui a été un des fleurons de cet établissement, était fermé suite au départ des médecins. D’autres sont recherchés, personne ne sait quand l’activité reprendra. Yvette Bulteau informa que le service de gastro- entérologie du Centre Hospitalier départemental de la Roche sur Yon est sursaturé : une dizaine de malades qui, selon les médecins du service, devraient être hospitalisés, sont suivis à domicile par téléphone par l’équipe hospitalière en attendant qu’un lit d’hospitalisation se libère. Voilà la réalité de l’hôpital public que l’a ministre dit prêt à faire face à une canicule !
Le débat s’est poursuivi avec de nombreuses interventions des personnes présentes témoignant de la dégradation de l’hôpital public et de l’accès aux soins en général. Jean-Luc Landas, membre du Conseil d’Administration de la Coordination Nationale, rappela la responsabilité des différents gouvernements de ces dernières dizaines d’années qui ont systématiquement et volontairement attribué des moyens financiers insuffisants par rapport aux besoins de soins de la population. Ceci aboutit à la perte d’attraction de l’hôpital public pour les professionnels de santé de toute catégorie qui ne peuvent exercer leur compétence faute de moyens et de conditions de travail satisfaisantes.
Ce débat très animé engloba ensuite l’avenir de la Sécurité Sociale, la défense de son principe fondateur : « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins «
La parole revint alors aux « gazetiers ». Ce fut l’occasion de faire notamment le parallèle avec la dégradation du service public de météorologie nationale qui se dégrade en raison des coupes sombres réalisées dans son personnel : la moitié a été supprimée !
Le rassemblement s’est alors terminé par le traditionnel applaudissement du personnel hospitalier.



