Bulletin Semaines 52-2022

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Données Lettre

Ne pas supprimer !

Édito (ou point fort de la semaine) : 

Sur fond de dérèglement climatique, de guerre en Ukraine, de révoltes populaires matées dans le sang au moyen orient et en Afrique, l’économie saigne les habitants de notre planète. Les maîtres du monde et de notre quotidien font mine de vouloir réorienter leur politique et ne font que pratiquer la fuite en avant, cherchant à imposer une mise en œuvre à vitesse accélérée des recettes libérales qui nous ont menés où nous en sommes.

Catastrophe en cours dans le système de soins en France, mais la sécu est étouffée à coup d’exonérations, les personnels toujours malmenés, les habitants appelés à sont lancées.se passer d’une médecine qui choisit de s’organiser sous l’injonction des profits maximum.

Les fermetures à répétition des urgences deviennent les marronniers des médias. Les maternités sont fermées pour être regroupées dans les mégapoles où des hôtels assureront un succédané de « proximité ». Les spécialistes se forment et s’installent en fonction des seules « lois du marché », délaissant les habitants d’un territoire qui leur a payé les études et permis leur situation sociale.

On croirait improbable les discours attribuant au passé les responsabilité de la situation, par ceux et celles qui, justement, l’ont mise en place, et pourtant…

On croirait impossible de voir ceux qui désertent les gardes et les territoires exiger le doublement de leurs revenus au prétexte de conditions de travail qu’ils ne proposent pas de changer. Car, pourquoi rester muets sur la solution du salariat dans des centres de santé ? A l’abri de la bien bien-pensance médiatique, les portes parole de l’Ordre exercent le chantage sans craindre d’être taxés de « preneurs d’otage » comme il est d’usage pour les grèves des services publics.

La pandémie continue, comme cela était prévisible avec l’irruption de ce type de virus dans une obligation de mondialisation. Les labos s’enrichissent sur le dos des populations sans organisation sociale et étranglant celles qui existent. Mais « pas touche aux profits », ils ferment quand des règles de la sécu prévoient de remettre au pot commun une partie de ces profits.

Ce monde nouveau ressemble furieusement à l’ancien qui se serait emballé.

Face à cette situation, et malgré les difficultés, de nombreux habitants s’engagent dans la refondation d’une société. Les tâtonnements et divergences, inévitables à ce moment, ne doivent pas nous empêcher de « converger » comme on dit.

La solidarité, le bien commun de la santé (comme d’autres) retrouvent sens dans les mobilisations, le service public dont se fut le socle, ne peut compter que sur la société, puisque l’État a trahi.

Au fait, bonne année à tou-te-s, on se retrouve très vite, pour que 2023 bouillonne !

Henri (Sud-Aveyron)

Sommaire :

L’écho des comités :

REMIREMONT - 88

ACHARNEMENT MEDIATIQUE CONTRE L’HOPITAL DE REMIREMONT

Notre association lutte depuis 7 ans, pour maintenir un hôpital général à Remiremont avec maternité, chirurgie et médecine, proche des populations.

Sans cet hôpital, beaucoup d’entre nous dans nos vallées de moyenne montagne, n’auraient souvent le choix qu’entre renoncement aux soins et perte de chance.

Or depuis 15 jours nous assistons à un déferlement médiatique à l’encontre de l’hôpital dont nous pensons légitiment qu’il ne sert pas les patients mais vise à enfoncer encore davantage le service public déjà bien affaibli par des dizaines ’année de choix politiques désastreux : tarification à l’activité, objectifs de dépenses annuelles largement en dessous des besoins, management importé des entreprises privés, et seulement orienté du point de vue financier vers la

réduction de la dépense notamment de personnel etc...

Ademat-H respecte la douleur des familles endeuillées et estime qu’une information claire n’a pas été suffisamment apportée aux familles.

(...)

www.ademat.org -defense.maternitéremiremont@gmail.com

TOURS - 37

Le 26 décembre 2022, une femme d'une soixantaine d'années en détresse respiratoire a été refusée par les urgences de la clinique de l'Alliance, ELLE EST MORTE. Elle est retournée chez elle, a respecté la procédure, son mari a fait le 15, ELLE EST MORTE avant l'arrivée des secours. Une enquête est diligentée par l'ARS. Les restrictions qui frappent l'hôpital public entraînent la suppression d'une partie de son activité ou son transfert vers le privé sachant que c'est le public qui prend en charge la majeure partie des crises sanitaires. Qui décide de la fermeture des urgences privées ? ELLE EST MORTE

https://collectifsante37.blogspot.com/2022/12/un-drame-qui-nest-pas-du-au-hasard.html

LONJUMEAU – NORD ESSONNE - 91

L'Hôpital Public de Longjumeau, menacé de fermeture par le Gouvernement, la Maire et ses élus complices, dessert 550 000 habitants.

Le Groupement Hospitalier du Nord Essonne (GHNE), avec l'accord de l'Agence Régionale de Santé (ARS), a fermé 450 lits et il continue. Il a vendu l'hôpital de Juvisy au groupe spéculatif privé Korian. De plus, le GHNE veut vendre pour des projets immobiliers spéculatifs, l'hôpital de Longjumeau à la ville de Longjumeau avec l'acceptation ravie de la maire de Longjumeau, Mme GELOT présidente du Conseil de surveillance du GHNE. La Communauté d'Agglomération Paris-Saclay (CPS), donne un avis favorable à ces projets.

Le Préfet de l'Essonne, alors qu'une pétition, avec 70.000 signatures, lui a été remise, n'a pas répondu à la demande de rendez-vous du Comité de Défense. Il s'en lave les mains. (...)

MANIFESTONS DEVANT LE THÉÂTRE DE LONGJUMEAU LORS DES VŒUX DE Mme LA MAIRE6 JANVIER 2023 À PARTIR DE 19H avec un concert de casseroles

« comitehopitaux91@gmail.com »

CREIL – SENLIS - 60

6 mois après la décision de justice qui condamnait la fermeture de la maternité comme étant illégale, une manifestation est organisée le 7 janvier pour revendiquer la réouverture pour assurer 2 hôpitaux, 2 services d’urgences, 2 maternités.

LE 7 JANVIER 14H30 DEVANT L’HÔPITAL DE CREIL

GANGES – 30

LA MATERNITÉ DE GANGES EST SUSPENDUE

Fin d'année, fin de maternité ? Officiellement, la maternité de Ganges est suspendue. Le directeur de l'ARS déclare qu'elle est toujours dans le schéma des établissements de santé et que cette mesure est provisoire. Malgré tout, dans les faits, il n'y a plus d'accouchement dans des conditions sécurisées à la clinique St Louis de Ganges.

Pétition contre la fermeture de la maternité de Ganges

https://chng.it/Vpp6xRpsp2

SUD AVEYRON - 12

Appel public à l’organisation des campagnes de mobilisation début 2023 sur :

- Le maintien et le fonctionnement des urgences de l’hôpital de St Affrique

- Le bouleversement du climat entraîne déjà des conséquences pour la santé, quelles réponses sont nécessaires dans notre système de santé.

- Il faut relancer et rénover les services publics (campagne du rassemblement de Mai 23 à Lure)

Nous vous proposons de participer le samedi 4 février après midi à partir de 14H à des ateliers qui se tiendront successivement, dans la salle Rose Blancard de St Affrique (dans les locaux des syndicats).

PSYCHIATRIE, mobilisation en construction.

Appel du « PRINTEMPS DE LA PSYCHIATRIE »

(...)En novembre, l'annonce d'une action des syndicats de psychiatres a amené les 5 organisations : Coordination, CGT, SUD, USP et Printemps à sortir un appel en « convergence » avec l'action des psychiatres.

Aujourd'hui, il apparaît que si nous voulons inverser le rapport de force, il est essentiel de nourrir les mobilisations par l'élaboration de propositions posant les bases d'une autre conception de la psychiatrie, fondée non plus sur la normalisation des personnes et des populations, mais sur la prise en compte de la souffrance psychique singulière de la personne et un accompagnement de la population et de la société pour que celles-ci puissent accueillir ce qu'elle nomme folie.

Il nous semble que toutes les parties prenantes de l'Interorga y ont  leur place.

C'est dans ce but que nous vous invitons à venir en débattre lors de la prochaine AG du Printemps qui se tiendra le dimanche 15 janvier

SUPPRESSION DU TIMBRE ROUGE.

MOMENT TRAGICO-COMIQUE A LA POSTE

C’est une page qui se tourne. Dès le 1er janvier 2023, la Poste met fin au timbre rouge, qui permettait d’affranchir un pli pour une distribution le lendemain. Le service est remplacé par l’e-Lettre rouge, un courrier dématérialisé. « C’est le courrier prioritaire de 2023 : hybride et plus écologique car évitant de nombreux trajets en camion et en avion », assure l’entreprise postale. Mais, concrètement, comment ça marche ?

« L’idée est… plutôt simple, grimace une employée de La Poste. Si vous voulez envoyer un courrier prioritaire à quelqu’un, vous devrez désormais le taper sur le site internet de l’entreprise, ou le numériser puis le joindre en PDF. »

La lettre sera ensuite transmise à la Poste la plus proche du destinataire. « Là, un postier imprimera le courrier et le mettra sous plis. » Plus question, donc, d’envoyer par ce biais un chèque ou une feuille de soins à la Sécurité sociale.

Un problème de fracture numérique

La lettre prioritaire totalement dématérialisée possède des avantages certains pour l’entreprise. Elle lui permet notamment d’abandonner les liaisons aériennes, et donc de réduire son empreinte carbone. Mais, selon une étude de l’Insee publiée fin 2019, 8 millions de personnes sont encore privées d’équipements informatiques à domicile, et plus d’un tiers des usagers d’Internet manquent des connaissances de base.

Les employés photographieront les lettres avec leurs téléphones

Selon une employée de La Poste, le dispositif pour venir en aide aux personnes manquant d’équipement ou mal à l’aise avec l’informatique est encore flou, et devrait être précisé dans les prochaines semaines. « Mais nous devrions tous être équipés de téléphones professionnels, estime-t-elle. Avec ces derniers, nous pourrons prendre une photo des courriers prioritaires, avant de les envoyer dans le serveur de La Poste. »

Une photo qui fait tiquer. Qu’en est-il du secret de la correspondance, inscrit dans l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui assure le maintien du caractère privé et secret des correspondances ?

Une « rematérialisation » dans des espaces sécurisés

La Poste précise également que les courriers seront « rematérialisés », imprimés donc, dans « des espaces avec accès sécurisés et restreints aux personnes dûment habilitées et formées ». Là encore, plusieurs employés de La Poste doutent de l’endroit où seront installés ces fameux espaces.


« Toutes les infos sur le site de la Coordination Nationale »

Ce message n'est pas un spam, mais une information militante

Pour vous désabonner, envoyer un mail à 

cda12550@coordination-defense-sante.org

COORDINATION NATIONALE des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité

(Fondée à Saint Affrique en avril 2004)

Siège social : 1 rue Jean Moulin 70200 LURE

Adresse postale : Chez JL Landas - 26 rue Gambetta - Avenue Mich - 44000 Nantes

SIREN : 503 711 988 - SIRET : 503 711 988 00025

Association agréée - Arrêté du 06/06/2018 - N2017RN0146

Site : http://coordination-defense-sante.org/ Facebook https://www.facebook.com/Coordinationdefensesante

Contact :cda12550@coordination-defense-sante.org

Présidente : Michèle LEFLON michele.leflon@orange.fr

Adresse : 34 Rue de la Porte de Bourgogne - 08000 Charleville-Mézières - Tél 06 08 93 84 93

Secrétaire : Rosine LEVERRIER boudchoum@wanadoo.fr

Adresse : 5 Rue Barbey d'Aurévilly - 14500 VIRE - Tél 02 31 67 07 54 - 06 41 29 08 02

Trésorier : Jean-Luc LANDAS jeanluc.landas@sfr.fr

Adresse : 26 rue Gambetta - Avenue Mich - 44000 Nantes - Tél : 07 50 45 06 87

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  • Semaines: 52
  • Dates: du 26 au 31 décembre 2022

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Bulletin Semaines 29-2022

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Données Lettre

Ne pas supprimer !

Édito (ou point fort de la semaine) : 

Luçon, 20h00, vendredi 22 juillet, la marche pour l'hôpital public se termine ( voir plus bas ), le rassemblement se disloque, un homme s'approche un téléphone à la main.

S'il vous plaît, pouvez-vous m'aider ? Mon cousin est malade, diarrhéique, depuis quelques jours, son médecin lui a prescrit un traitement, mais ça s'aggrave. Il ne peut plus se lever, a très mal au ventre, il vomit , la diarrhée est toujours présente. Pas moyen d'avoir le 15, ça sonne dans le vide depuis au moins un quart d'heure. Je prends le téléphone:quel âge a votre cousin ? 73 ans, nous ne savons plus quoi faire. Nous ne pouvons même pas l'amener aux urgences , ils ne le prendront pas, il faut passer par le 15 !

Surtout ne raccrochez pas , c'est tout ce que je peux conseiller . À l'heure où j'écris ces lignes, je ne connais pas la suite. Mais je connais ma colère et ma honte !

Quelle honte que ces hommes politiques qui n'ont de cesse que de mettre des barrières et des péages à l'entrée de l'hôpital public pour satisfaire leur credo et leur objectif de diminuer les dépenses publiques. Ils adaptent le flux des patient.e.s aux capacités de l'hôpital au lieu d 'adapter l'hôpital pour répondre aux besoins de soins et de santé de la population : ce qu'ils veulent c'est réduire l'hôpital public à la portion congrue.

Quelle colère de constater la détresse des patient.e.s et de leur famille laissées à l'abandon !

Et que d'espoir porté par ces citoyennes et citoyens, ces élu.e.s qui à Luçon et ailleurs se dressent et se battent pour une autre politique pour l'hôpital public .

jean-luc landas.

Sommaire :

L’écho des comités :

 

LUÇON

À l'appel de l' Association de Défense des Services Publics du pays de Luçon ( ADSP ) 75 personnes accompagnées par des élu.e.s ( maires, adjoint;e.s et conseiller.e.s, conseiller départemental ) ont participé ce vendredi 22 juillet de 18 à 20heures à une marche pour l'hôpital public, dynamique et ponctuée d'interventions d' Évelyne Deluze, Présidente de l' ADSP. Les revendications et leurs justifications de l' association tant sur les Urgences , le SMUR, l' imagerie ( IRM ), le bloc opératoire, le SSR et les EHPAD ont été rappelées et approuvées par les applaudissements nourris des citoyen.ne.s et des élu.e.s, des soignant.e.s aux fen^tres de l' hôpital.
À l'issue de cette marche, le directeur de l'établissement a rejoint les manifestant.e.s et a engagé le dialogue. Selon les services 45 à 50 % des postes ne sont pas pourvus cet été : aux postes non pourvus s'ajoutent les congés annuels bien mérités du personnel. Des fermetures de lits sont donc obligatoires et réduisent les possibilités d'accueil des patient.e.s comme a pu en témoigner une des participantes. Évelyne Deluze, M. le Maire de Luçon et Jean-luc Landas, représentant le Conseil d' administration de la Coordination Nantionale ont affirmé avec force qu'il est inadmissible et dangereux de vouloir adapter le flux des pateint.e.s aux capacités de l'hôpital et non de répondre aux besoins de soins et de santé de la population du territoire.

Comme la bataille pour l'hôpital public n'exclut pas l'humour l’Assemblée des personnes présentes le vendredi soir devant l’Hôpital de Luçon a adressé le courrier ci-dessous au nouveau ministre de la santé et de la prévention .

Luçon, juillet 2022

Monsieur le Ministre

Le manque de médecins urgentistes et de personnels est invoqué pour fermer les services d'urgences et de SMUR et les faire passer en mode dégradé.

C'est pourquoi pour palier à ce manque sur notre hôpital nous vous proposons de postuler pour une mutation sur le site de Luçon.

Urgentiste un jour, Urgentiste toujours !

Nous pouvons vous assurer que vous y serez bien reçu, et tous les vendredis, Elu(e)s, usagers et personnels seront présents pour vous soutenir et vous applaudir.

Un étage étant disponible, vous n'aurez pas non plus de souci pour pouvoir vous loger.

Nous espérons que vous donnerez suite à notre proposition.

Recevez, Monsieur le Ministre nos respectueuses salutations.

 

L’assemblée des personnes présentes le vendredi soir devant l’Hôpital de Luçon a mandaté l’ADSP pour recevoir votre réponse :

Forum des Associations

14, Place Leclerc

85400 Luçon

DOLE

les urgences ne ferment pas cet été, mais il faut trouver des solutions pérennes

infos flash

CHERBOURG VALOGNES

la situation dans le Cotentin :

le point de vue de l' association

« défense du CHPC et promotion de la santé »

Le Dr Braun est le rapporteur de la mission flash demandée par Macron au moment de sa visite à l’hôpital Pasteur.

Depuis il est devenu ministre de la santé après avoir été le conseiller santé de Macron pendant la campagne présidentielle.

Les 41 mesures présentées par la mission flash, mission flash-ball devrait-on dire, constituent une liste de mesures, un catalogue de propositions affligeantes qui ne font qu’officialiser les fonctionnements en mode dégradé qui se sont multipliés ces derniers mois : fermetures totales ou partielles de services d’accueil des urgences, filtrage des patients par le centre 15 déjà débordé d’appels, consignes aux patients pour ne pas se rendre à l’hôpital.

Elisabeth Borne a validé et retenu ces 41 mesures.

La généralisation du fonctionnement dégradé est officialisée :

  • le tri des patients est préconisé (mesure 23) il s’agit d’un triage paramédical alors que les urgentistes insistent sur le fait que l’orientation du patient est une mission médicale exclusive
  • la fermeture des services d’accueil des urgences est présentée comme un nouveau mode de fonctionnement « dans une logique territoriale » (mesure 24)
  • le remplacement du médecin urgentiste par un binôme infirmier-ambulancier appelé équipe paramédicale d’urgence est préconisé
  • il est prévu la création de gestionnaires de lits. Il serait préférable de créer des lits d’aval des urgences pour éviter l’encombrement des urgences et permettre aux patients de trouver des places en service approprié. On n’a pas besoin de gestionnaires mais on a besoin de lits.
  • il est demandé à tous les médecins de participer à la permanence des soins :

Il y a de moins en moins de médecins en ville et à la campagne. Alors la mission compte sur les médecins retraités. Quelle belle perspective d’avenir !

La mission semble considérer que la difficulté d’accès aux soins primaires n’est qu’un problème de service d’accueil des urgences quand il faut refonder tout notre système de santé en définissant les besoins dans les territoires avec les personnels et les élus.

Le gouvernement connaît les revendications des personnels exprimées depuis longtemps en termes de formation, d’embauches, de rémunérations pour éviter la fuite des professionnels. En termes de création de lits, de démocratie dans la gestion des objectifs et des moyens, il n’est visiblement pas prêt à prendre en compte ces demandes de moyens et de méthode.

Rencontre avec Benoit Arrivé, Président du conseil de surveillance et Madame Karrer directrice générale du CHPC le 1 juillet.

Comme toujours nos interlocuteurs ont monopolisé la parole pendant la durée de l’échange et il nous a fallu insister pour exprimer le point de vue des usagers que nous représentons.

Cependant nous avons remercié le Maire de Cherbourg de permettre cette rencontre entre usagers, élu et direction.

Les conclusions de l’entretien :

  • les urgences vont rester ouvertes cet été avec un tri des patients par une régulation et appel au centre 15 après 15h00
  • les projets d’internats à Valognes et Cherbourg pour accueillir comme il se doit les internes sont évoqués et retenus.
  • Le projet de création d’un nouvel institut de formation en soins infirmiers est en cours : la contribution financière de la ville est importante.
  • Séverine Karrer a évoqué l’étude de la réouverture du centre de soins non programmés de Valognes avec des généralistes : elle pense faire le point après les vacances.
  • un nombre de lits réduit par rapport aux autres années seront fermés cet été.

L’accent a été mis sur l’apport de la coronarographie et de la radiothérapie qui rendent d’éminents services aux patients en permettant des prises en charge plus rapides et sans transport jusqu’à Caen.

La présence d’un nombre important d’internes et de médecins juniors est présentée comme porteuse de perspective d’avenir pour les recrutements médicaux. Un effort d’embauches en cdi de personnels paramédicaux a été mis en avant.

Sur la question de création d’une antenne du centre de santé Brès Croizat à Valognes nous avons été renvoyés vers le Maire de Valognes en charge du dossier à la CAC.

Pour notre part nous avons rappelé les difficultés d’accès aux soins de premier recours pour un nombre important de patients sans médecin traitant y compris sur Cherbourg avec des situations aggravées dans le Valognais, le val de Saire et la côte des iles

Nous avons exprimé notre inquiétude sur la régulation qui risque de priver certains patients d’un accueil avec le retard de prise en charge ou le renoncement aux soins, la saturation du centre 15 et la difficulté de patients à exprimer par téléphone leurs difficultés.

Nous avons indiqué que la bonne façon de fidéliser les personnels ça n’est pas le CDI mais la mise en stage suivie d’une titularisation pour améliorer l’intégration des nouveaux embauchés et les fidéliser pour éviter la fuite des personnels. Cela améliore la rémunération et la perspective d’un développement de carrière.

Nous sommes opposés à toute fermeture de lits l’été car cela concourt à l’engorgement des urgences par manque de lits d’aval pour l’hospitalisation des patients examinés aux urgences et qui doivent avoir un lit dans un service dédié.

Par ailleurs Rémi Besselièvre , Président a participé à l’assemblée générale de la maison des usagers du CHPC pour échanger sur les difficultés rencontrées par les adhérents des associations de malades ou de personnes en situation de handicap.

CHATEAUDUN

Compte rendu sur le parcours moto pour les EHPAD

Le comité pour l’amélioration du service public de santé du grand Châteaudun a organisé un parcours moto pour les EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) le Dimanche 3 juillet 2022.

Si l’animation n’a pas été un grand rassemblement de motards mais plutôt une promenade entre amis, les visites des établissements ont été riches d’enseignement.

La pandémie a profondément affecté les résidents et les professionnels des établissements. Nous avons essayé de les distraire mais les sourires étaient attristés. Tous les décès ne sont pas liés au COVID 19, en 2020 l’isolement dans les chambres sans visite sont aussi une cause de l’augmentation de la mortalité.

Après la restriction de personnel dans les EHPAD et dans les services hospitaliers, aujourd’hui les ouvertures de postes ne trouvent pas de postulant. Les vocations se font rares, la difficulté du métier et les rémunérations trop faibles sont entre autre les causes de cette désaffection du métier. Cette situation engendre des conditions de travail dégradées pour les professionnels et également moins de temps pour les résidents.

Nous avons aussi échangé avec les familles, certains EHPAD n’ont pas de kinésithérapeute qui assure un suivi médical des pensionnaires ou le déplacement représente un prix trop élevé pour les familles ; ne pas oublier que les frais d’hébergement s’élèvent déjà à 2000 euros. Donc, celles-ci font le choix de transporter leurs parents eux-mêmes chez les praticiens avec toutes les difficultés que cela engendre.

Notre constat : les EHPAD sont en périphérie des villes, il manque du personnel et des jardins fleuris.

Pour Châteaudun, le terrain a été acheté et il se trouve au cœur de la ville. Nous sommes dans l’attente de la présentation du projet de construction de l’établissement.

Notre courrier adressé au Ministre de la Santé Olivier VERAN le 20 octobre 2020 sur l’état dégradé de notre Centre Hospitalier a enfin été reconnu, les travaux de mise en étanchéité du toit sont en cours de réalisation, mais il reste beaucoup à faire notamment l’accès aux personnes à mobilité réduite.

Pascal DELORME

Président du Comité

RAMBOUILLET

le Flash Info juillet août

les nouvelles du comité

le numéro

SARLAT

LE COMITE DE DEFENSE DE L’HÔPITAL PUBLIC ET DE LA MATERNITE DE SARLAT

a tenu son Assemblée Générale le 5 juillet dernier.

Les rapport d’activités et financier ont été adoptés à l’unanimité des présents.

Election des membres du bureau 

sont élus

  • Messieurs : Lauvie Michel, Hélion Claude, Lestrade Joël, Seve Jean, Boulet Pierre, Kureeman Issop, Lacrampette Marcel
  • Mesdames : Bencheikh Bernadette, Krinke Charlotte, Cormier Brigitte, Marty Nicole, Dufreche Danièle, Spagagna Danièle, Desmartin Maryline
  • Présidente : Marty Nicole
  • Vice-président Seve Jean, Vice-présidente Krinke Charlotte
  • Secrétaire Seve Jean, Secrétaire adjointe Krinke Charlotte
  • Trésorière Bencheikh Bernadette, Trésorier adjoint Lacrampette Marcel

Le Bureau du Comité travaillera et prendra les décisions collectivement.

Nouvelle dégradation de l'accès aux urgences

Les perturbations ont lieu du 18 juillet à 20 h 30 jusqu’au 20 juillet à 8 h 30, puis du 22 juillet à 20 h 30 au 23 juillet à 8 h 30. © Crédit photo : Archives Franck Delage

  • Pour la troisième fois en moins d’un mois, il est demandé au public de ne pas se présenter spontanément aux urgences et d’appeler le 15

  • Pour la troisième fois en moins d’un mois, les modalités d’accueil du public au service des urgences du centre hospitalier de Sarlat (Dordogne) vont être perturbées du lundi 18 juillet à 20 h 30 jusqu’au mercredi 20 juillet à 8 h 30, puis du vendredi 22 juillet à 20 h 30 jusqu’au samedi 23 juillet à 8 h 30.

  • La directrice de la communication des centres hospitaliers de Périgueux, Lanmary (à Antonne-et-Trigonant), Sarlat et Domme parle de « réorganiser » le service.

  • Il s’agira pour le public de ne pas se présenter spontanément aux urgences et d’appeler le 15. Pour la première période, le Smur du centre hospitalier de Sarlat restera opérationnel pour prendre en charge les urgences vitales sur le périmètre du Périgord noir. Les 22 et 23 juillet, le centre 15 (Samu 24) prendra en charge les appels et orientera les patients vers une prise en soin adaptée et/ou déclenchera les moyens adaptés au niveau d’urgence médicale requis.

https://www.sudouest.fr/dordogne/sarlat-la-caneda/dordogne-a-sarlat-l-accueil-aux-urgences-de-nouveau-regule-11740500.php

le comité agit : il fait signer une pétition exigeant le maintien d'un service d'urgence et d'un SMUR opérationnel

la pétition



Autres infos locales :

TOURS

la réduction de la réponse de l'hôpital public aux besoins de soins et de santé

https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/indre-et-loire-psychiatrie-et-anesthesie-deux-secteurs-en-difficulte-a-l-hopital

https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/au-chru-de-tours-on-ne-fait-pas-l-aumone-on-veut-des-postes-et-des-lits



NIORT

et ce n'est pas mieux dans les Deux Sèvres

https://www.lanouvellerepublique.fr/niort/lits-fermes-l-ete-a-l-hopital-de-niort-l-alerte-des-syndicats-et-la-reponse-du-directeur

BAGNÈRES DE BIGORRE

Bonjour

Responsable de l'association de défense de l'hôpital de Bagnères de Bigorre intitulée « Sauvons l'hôpital B2B », je me permets de vous communiquer notre dernière initiative. Notre hôpital a le service des urgences fermé la nuit depuis un an comme beaucoup d'autres dans le pays.

Au delà de toutes nos actions, ( pétition, tracts sur le marché, manif sur la ville, rencontres avec le directeur de l'hôpital, le préfet, l'ARS ) qui n'aboutissent pas en raison d'une politique de santé non anticipée et d'une situation générale catastrophique dans tout le pays sur la santé publique, nous avons décidé de passer à une stratégie différente.

Nous sommes dans un secteur très touristique lié à la montagne générant plus de 20 000 personnes l'été dans notre vallée qui en comporte moins de 10 000 en période creuse.

Nous avons donc décidé d'alerter le procureur de la République que nous ne nous tromperons pas de responsables si un ou plusieurs drames se produisaient par manque de prise en charge ou de prise en charge tardive liée à la distance.

ORTIZ Aitor

À Mme Renard Muriel Presidente du TGI de Tarbes

À Mr Pierre Aurignac, Pocureur de la Rébublique

Madame, Monsieur,

Depuis la fermeture du service des urgences la nuit et la succession de fermetures de lits dans tous les services de l'hôpital de Bagnères de Bigorre, la population de la vallée de haute Bigorre se sent en danger par les difficultés de prise en charge sur un territoire difficile d'accès dans certaines zones.

C'est pourquoi, une association de défense de l'hôpital de Bagnères de Bigorre vient d'être créée.

Cette association intitulée « SAUVONS L'HÔPITAL B2B » a organisé plusieurs initiatives de sensibilisation sur la nécessité de maintenir et développer l'hospitalisation de proximité en direction de la population, des élus locaux, de la direction de l'hôpital de Bagnères de Bigorre.

Rien ne justifie la fermeture des Urgences la nuit hormis des raisons économiques.

L'argument du manque de médecins est irrecevable face à la dangerosité de la situation compte tenu que cette situation est connue depuis de nombreuses années sans que des mesures concrètes n'aient pu voir le jour.

Cette fermeture crée une inégalité supplémentaire concernant la prise en charge des victimes sur notre territoire. L'égalité d'accès aux soins prévue par la loi n'est pas respectée.

Cette décision arbitraire met gravement en danger la population du Haut Adour la nuit, et fait peser des inquiétudes sur ce service y compris le jour.

Face à des difficultés exceptionnelles, des solutions exceptionnelles peuvent être envisagées comme par exemple les réquisitions de médecins qui par ailleurs sont utilisées régulièrement pour le personnel soignant ( infirmières, aides soignantes)

En conséquence, Le Conseil d'administration de l'association réuni le 09 juin 2022 a adopté la délibération suivante adressée ce jour à la Présidente du TGI de Tarbes et à Monsieur le Procureur de la République :

Délibération :

Faisant suite à la fermeture du service des Urgences la nuit voulue par le Directeur de l'hôpital, la Directrice départementale de l'ARS, le Préfet des Hautes Pyrénées, le député de la circonscription, l'association « SAUVONS L'HÔPITAL B2B » décide de dégager de toute responsabilité les personnels des services de secours ( pompiers et ambulances ) ainsi que les personnels soignants des hôpitaux de Bagnères de Bigorre et Tarbes dès lors qu'un doute réel et sérieux sur l'aggravation manifeste de l'état de santé d'une victime, lié à l'allongement des temps de trajets mais aussi du délai de prise en charge à son arrivée aux urgences de Tarbes du fait de l'engorgement est avéré.

D'autre part, l'association « SAUVONS L'HÔPITAL B2B » désigne nominativement, comme seuls responsables, civilement, juridiquement et pénalement pour mise en danger de la vie d'autrui et pour non assistance à personnes en danger, dès lors qu'un doute réel et sérieux sur l'aggravation manifeste de l'état de santé d'une victime peut être lié à l'allongement du temps de trajet et de prise en charge à leur arrivée à Tarbes :

Mr Christophe Bouriat Directeur multi site des Hôpitaux de Bagnères de Bigorre et Tarbes

Mme Manon Mordelet, Directrice Départementale Hautes Pyrénées de l'ARS

Mr Rodrigue Furcy, Préfet des Hautes Pyrénées

Mr Jean Bernard Sempastous, député de la circonscription

qui tous ont contribué à cette fermeture.

Recevez Madame, Monsieur l'expression de nos sentiments dévoués.

Pour Le Conseil d'administration de l'Association « SAUVONS L'HÔPITAL B2B »

Le Président , ORTIZ Aitor

LE BAILLEUL

Comment fermer la maternité du Bailleul sans le dire !
et
l'on sera étonné si ces sage femmes quittent le service public dans les mois à venir !

https://actu.fr/pays-de-la-loire/le-bailleul_72022/sante-dix-sages-femmes-de-lhopital-du-bailleul-en-renfort-a-la-maternite-du-mans_52529441.html

ALENÇON

les soignant.e.s alertent !

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/orne/alencon/saturation-des-urgences-de-l-hopital-d-alencon-un-syndicat-tire-la-sonnette-d-alarme-2585928.html#xtor=EPR-521-[france3regions]-20220723-[info-bouton5]&pid=726375-1437732574-2a072072

Dossiers :

l'appel de 88 organisations

donner un nouvel élan aux services publics !

Communiqué Faudra-t-il être riche à l’avenir pour se faire soigner, éduquer ses enfants?

 

HÔPITAUX PUBLICS

Le point de vue du SNPHAR-E

Les arrêtés d’augmentation des indemnités de sujétion pour la permanence des soins ont été publiés au journal officiel ces 08 ici et 12 juillet ici.

Le SNPHARE constate que le doublement des indemnités de sujétion annoncé par la mission flash pour les urgences n’a pas été entériné.
S‘il est évident que les urgences attirent l’attention particulière du Ministre de la Santé, Le SNPHARE rappelle que la permanence des soins concerne toutes les spécialités de l’hôpital et tous les jours de l’année sans lesquelles les urgences sont pieds et poings liés.

Le SNPHARE tient à rappeler que la revalorisation de la permanence des soins (gardes et astreintes) ne doit pas s’arrêter au dégel du point d’indice (ce qui représente, pour les gardes (14h de travail dont 12 de nuit) une revalorisation de 71 centimes de l’heure).
Le service public hospitalier a besoin de cette reconnaissance afin d’augmenter son attractivité et, de fait, améliorer les conditions de travail en étoffant les équipes médicales.

Le SNPHARE défend sans relâche depuis toujours l’importance de reconnaître la permanence des soins à sa juste valeur et de façon pérenne. Il a obtenu l’intégration des heures travaillées dans le temps de travail et le repos de sécurité.
Aujourd’hui le SNPHARE réitère sa demande de rendez-vous pour accompagner le Ministre de la Santé dans ce grand chantier qui aurait dû être débuté au cours du Ségur.

 

DÉSERTS SANITAIRES

le plan d'urgence de la Coordination Nationale

il faut de nombreux personnels de santé

pour répondre aux besoins de la population

le plan

PSYCHIATRIE

Les USIP : les symptômes de la dérive d’une psychiatrie sans boussole

Au moment où la place des unités de soins qualifiées d’Unités de Soins Intensifs en Psychiatrie (USIP) est à nouveau évoquée dans l’offre de soin hospitalière, les signataires tiennent à exprimer leur ferme opposition à la mise en place de toute structure de soins de ce type n’ayant pas de statut validé nationalement.Dans le contexte de crise majeure que connaît la psychiatrie publique, ils y voient les symptômes de la déliquescence annoncée pour laquelle ils avaient alerté les pouvoirs publics dès septembre 2018.


Ils rappellent que les travaux sur le régime des autorisations n’ont prévu aucun cadre légal pour des dispositifs qui ne font pas consensus dans la profession et dont l’installation a fait fi de l’opposition à leur création maintes fois exprimée par les représentants nationaux des patients et des familles. Ces dispositifs s’autoprévalant de soins intensifs n’ont aucun équivalent à l’étranger.


La généralisation de ces unités va à l’encontre des principes de la psychiatrie publique : atteinte à la proximité et à la continuité des soins, stigmatisation du patient réduit à un symptôme, éloignement de ses proches et de leur soutien, risque d’atteinte à la dignité et à aux droits par l’instauration de protocoles locaux, recours privilégié à l’enfermement, à la contention et à l’isolement comme principes thérapeutiques …
Ce registre d’indications de soins intensifs ne peut se concevoir qu’adossé aux UMD qui disposent des conditions techniques et légales de fonctionnement qui leur sont propres et de professionnels formés ce qui garantit des soins de qualité.


Le développement des USIP dont les indications principales affichées sont les décompensations des pathologies prises en charge par le secteur : schizophrénies et troubles bipolaires, amplifiera la perte de compétence et d’investissement des équipes de psychiatrie de secteur dans la gestion des situations de crise. Cela ne pourra qu’aggraver la dégradation de la qualité et de la sécurité des soins que nous observons aujourd’hui.


Tout se passe comme si n’était tenu aucun compte de la recommandation de bonnes pratiques de la HAS sur « Mieux prévenir et prendre en charge les moments de violence dans l’évolution clinique des patients adultes lors des hospitalisations en services de psychiatrie ».


Partir du constat que de nombreuses équipes n’ont plus un personnel formé et compétent en nombre suffisant pour conclure à la nécessité d’ouverture de nouvelles USIP ne résout en aucune façon le problème posé par ce déficit quantitatif et qualitatif. Il est d’ailleurs à souligner que de nombreuses USIP sont en difficulté de recrutement de personnel tant médical que soignant. Les difficultés actuelles ne sauraient excuser la réinvention des maisons de force des asiles d’aliénés dont patients, familles et professionnels ont abattu les murs au siècle dernier.


C’est pourquoi nous demandons un moratoire sur tout nouveau projet d’USIP et qu’une mission associant notamment les représentants des patients et des familles soit rapidement mise en place.


Marie-José CORTES, Présidente du Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux (SPH)
Claude FINKELSTEIN, Présidente de la Fédération Nationale des Associations d’usagers en Psychiatrie (FNAPSY)
Claude GERNEZ, Président de la Fédération Française de la Psychiatrie (Fédépsychiatrie)
Delphine GLACHANT, Présidente de l’Union Syndicale de la Psychiatrie (USP)
Pascal MARIOTTI, Président de l’Association des Etablissements du service public de Santé Mentale (AdESM)
Gladys MONDIERE, Présidente de la Fédération Française des Psychologues et de Psychologie (FFPP)
Annick PERRIN-NIQUET, Présidente du Comité d’Etudes des Formations Infirmières et des Pratiques en Psychiatrie
(CEFI-Psy)
Marie-Noëlle PETIT, Présidente de l’Association Nationale des Psychiatres Présidents et Vice-Présidents de
Commissions Médicales d'Etablissements des Centres Hospitaliers (ANPCME)
Marie-Jeanne RICHARD, Présidente de l’Union Nationale de Familles et Amis de personnes malades et/ou handicapés psychiques (UNAFAM)
Christophe SCHMITT, Président de la Conférence nationale des Présidents de Commissions Médicales
d’Etablissement de Centres Hospitaliers Spécialisés
Norbert SKURNIK, Président de l’Intersyndicale de la Défense de la Psychiatrie Publique (IDEPP)
Olivier TELLIER, Président de l’Association française des Unités pour Malades Difficiles (UMD)
Michel TRIANTAFYLLOU, Président du Syndicat des Psychiatres d’Exercice Public (SPEP)

LE RAS LE BOL DES PSYCHIATRES DU CENTRE HOSPITALIERS DE BLAIN ( 44 )

la lettre

Culture et santé :

une prescription pour l'été :

le tango corse


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Pavé mis à jour le 2 Mai 2019

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  • Dates: du 18 juillet au 24 juillet 2022

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Bulletin Semaines 28-2022

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Édito (ou point fort de la semaine) : 

Les incendies qui se préparent

Face à la pénurie des professionnels de santé, délibérément organisée par une gestion « libérale » des formations, recrutements, paiement, management, la fuite en avant est proposée comme seule solution.

Puisque votre territoire n’a plus les moyens vous devrez compter sur des consultations à distance : au téléphone vous joindrez le 15 où un « trieur » estimera votre situation et vous autorisera, éventuellement, à vous rendre aux urgences, dans une cabine, face à un écran, vous serez en liaison avec un médecin qui devra estimer votre état de santé.

Pour les spécialistes les semaines et les mois d’attente s’allongeront.

La maman qui accouchera sera stockée dans un hôtel, loin de sa famille, mais ainsi proche d’une maternité, puisque celle qui était proche aura fermée.

Ceux qui ont délibérément construit ce modèle de santé, prétendent que c’est la seule solution. La seule solution pour qui ? Pas pour toute la population. Ces services dégradés sont ceux proposés aux habitant-e-s qui n’ont pas les moyens d’accéder aux soins du système lucratif.

Une médecine à deux vitesse est volontairement mise en place.

La partie la plus pauvre de notre humanité est écarté de l’accès aux soins, les contributions publiques mises au service de la part de notre société qui peut et pourra. Le déversement permanent des publicités pour les sociétés privées d’accès aux soins est à la hauteur du basculement en cours.

Appauvrie, écartée des recours dont les « progrès » sont étalés dans la com, combien de temps faudra t il pour que la société prenne feu ?

Henri.

Sommaire :

L’écho des comités :

 

DOLE - 39

Le comité de défense de l’hôpital public aime la fête et l’hôpital. Il le fait savoir, le 9 juillet par un affichage sur l’étape du Tour.

Le Flash Info

IVRY - 94

Jeudi dernier le protocole de fin de grève des urgences de Tenon a été signé.

La mobilisation aura permis de gagner:

- 3.5 postes d'infirmières de psychiatrie pour les urgences permettant d'aider la prise en charge des patients de psychiatrie de plus en plus nombreux 7j/7.

- 4 postes répartis en 2 postes d'aides soignants+ 2 postes d'infirmière pour permettre une organisation de travail en 9h sur l'équipe de jour avec un bon chevauchement entre les 2 équipes de jour et permettant un jour de repos de plus par semaine.

- Du matériel: brancard + fauteuils roulants ( et oui même ça c'est les grèves qui permettent d'en gagner ! ).

- des protocoles de coopération pour les radios ou ECG ( que faisaient déjà les infirmières ou aides soignants) permettant un gain de 100 euros brut.

- Un protocole de fermeture de box d'urgences en cas de pénurie de personnel.

Vu finalement la faible mobilisation des collègues, ce qui a été gagné est plutôt pas mal, après les postes sont là sur le papier mais encore faut-il qu'ils soient pourvus vu la pénurie de soignants !

Par contre pour tout l'été on en est à 1/4 des lits fermés sur l'hôpital, ce qui est catastrophique, et malgré ça les personnels travaillent en sous effectif.

TOUL - 54

Les accouchements de la maternité se feront à Nancy faute d’anesthésistes pendant 12 jours

Le manque d’anesthésistes, problème national récurrent, contraint la direction de l’hôpital de Toul à réduire les services de la maternité pendant douze jours. Pour les accouchements et les chirurgies gynécologiques, les femmes seront ainsi transférées à Nancy du 14 au 17 juillet et du 22 au 29.

MARSEILLE - 13

Personnels hospitaliers venus des 4 coins de la région, soutenus par l'interpro, nous étions réunis hier matin devant l'ARS PACA à Marseille pour exiger des mesures d'urgence au regard de la situation chaotique que connaissent les hôpitaux.

👉 Ci-joint l'intervention de la CGT Santé et Action PACA en vidéo :

https://youtu.be/0SuH4O0jBps

St HILAIRE DU HARCOUET - 50

Préavis de grève de la CGT Hopital à dater du 12 juillet

« En effet, en cette période de recrudescence de la COVID, nous demandons l’arrêt de la fermeture des 8 lits de SSR et de médecine prévue à partir du 21 juillet, d’autant qu’il n’y a pas de problème d’effectifs IDE pour ces deux services. Avec cette nouvelle organisation, la qualité des soins et la sécurité des patients ne pourront pas être assurées correctement (ex : 1 IDE pour 36 lits la nuit…). De plus, les conditions de travail des salariés seront dégradées. »

Dossiers :

RECOURS EN JUSTICE POUR MISE EN DANGER PAR L’ETAT

Premiers échos médiatique de l’initiative à laquelle notre coordination et plusieurs de nos comités sont partie prenante.

RMC sur Twitter : "? "Nous attaquons l'Etat car la situation à l'hôpital est catastrophique et que nous alertons depuis 2019". Sophie Crozier, cofondatrice du Collectif Inter-Hôpitaux #ApollineMatin https://t.co/TE4nWYem0K" / Twitter

Hôpital : des associations lancent une procédure contre l’État pour « carences fautives » (sudouest.fr)

Hôpital : des associations lancent une procédure contre l'État pour «carences fautives» (lefigaro.fr)

SECU en DANGER

Le marasme continue à l' assurance maladie 93...

Après l' article Mediapart, reportage du Parisien...

https://youtu.be/2Pe36B7Su8Q

Projet de loi pouvoir d’achat et Sécurité sociale : l’aveu

Article 2 : Baisse des cotisations sociales pour les travailleurs indépendants

L’étude d’impact du projet de loi évalue le budget à 440 M € / an.

Mais les considérants sont instructifs :

  1. Chaque exonération justifie une suivante.

    En l’occurrence comme il n’y a plus de cotisation maladie ou famille pour un salarié au SMIC…le projet de loi en déduit qu’il faut réduire les cotisations sociales des indépendants dans la même situation, dont les autoentrepreneurs, les ubérisés

    • Rappelons que la fondation de la Sécurité sociale d’Ambroise Croizat, c’était de rassembler dans une caisse unique et un taux unique interprofessionnel de cotisation sociale.

    • Les baisses de cotisations jusqu’à 1,6 SMIC…non seulement détruisent la Sécurité sociale et les services publics, mais créent une trappe à bas salaire…qui réduisent les cotisations et les impôts. Résultat la désindustrialisation et l’augmentation des déficits de l’Etat et de la Sécu…

  2. L’universalité des impôts mais plus de la Sécu

    Parmi les options envisagées il y a une baisse de la CSG et de la CRDS. Ces options sont rejetées car « ce sont des contributions universellesdont les taux sont uniformes sur l’ensemble des revenus d’activité ».

    On ne peut dire plus clairement qu’ils ont délibérément cassé l’universalité de la Sécurité sociale.

  3. La compensation à la Sécu s’effectuerait par un nouvel accroissement de la TVA

    La réduction sans fin des cotisations, pas toujours compensées, la forte montée en puissance de la TVA après la CSG, c’est la poursuite de la fiscalisation – étatisation – destruction de la Sécu.

  4. Leur » justification » économique sur le pouvoir d’achat des indépendants doit s’appliquer au SMIC, aux bas salaires, aux retraites !

    Ils reprennent – mais uniquement pour justifier cette nouvelle baisse de cotisations sociales-la relance keynésienne : « En renforçant le pouvoir d’achat des travailleurs indépendants, en particulier de ceux dont la propension marginale à consommer est la plus importante, la mesure est susceptible d’avoir des effets positifs à court terme sur la consommation, l’activité économique et l’emploi.

    Comment peut-on développer une telle argumentation et s’opposer au moindre « coup de pouce » du SMIC… ?

Société à deux vitesses

Notre comité de Créteil « s’agace d’entendre dire – et pas seulement par les Macrono-Medef patentés - que les pensions sont revalorisées de 5,1 % cette année, ce qui est de surcroît présenté comme une augmentation de pouvoir d’achat, comme d’ailleurs la moindre augmentation de salaire, même très inférieure à l’inflation !

  1. Les pensions de base ont été revalorisées de 1 ,1 % au 1er janvier au titre d’un rattrapage de l’inflation ; ça ne s’additionne pas aux 4 % de cette année, très en deçà de l’inflation. Donc à ce jour une nouvelle baisse de pouvoir d’achat est programmée
  2. Encore moins pour les complémentaires Agirc-Arrco qui représentent une forte proportion de la pension, parfois plus de la moitié, et qui sont en chute libre depuis des années. A ce jour le MEDEF refuse toute négo. »

    En outre il y un plafond signé en 2019 : pas plus que l’augmentation des salaires, augmentation qui ne tourne qu’à 3 % en ce moment. Et en plus une modulation qui ne garantit même pas ces 3 %

    On est donc très loin d’une revalorisation de 5,1 %, très loin de l’inflation,…à moins de mobilisation à la rentrée, mais qu’on peut préparer dès maintenant.

    (NDLR. 8 organisations syndicales nationales ont publié une expression commune dans ce sens)

Manifester sans déclaration de manif n’est pas une infraction

Une jurisprudence utile à connaître quand on veut organiser une riposte rapide.

Cour de cassation Pourvoi n° 21-82.451Chambre criminelle -Formation restreinte hors RNSM/NAECLI:FR:CCASS:2022:CR00688Texte de la décisionN° E 21-82.451 F-DN° 00688ODVS8 JUIN 2022

(…) « Pour déclarer le prévenu coupable de violation des interdictions ou de manquement aux obligations édictées par les décrets et arrêtés de police, infraction prévue par l'article R. 610-5 du même code, le jugement, après avoir écarté l'application de l'article R. 644-4 du code pénal, énonce que toutes les manifestations sur la voie publique sont soumises à l'obligation d'une déclaration préalable, que la manifestation à laquelle a participé le prévenu n'était pas déclarée et était donc prohibée et que, contrairement à ce qu'il prétend, les poursuites ne sont pas limitées aux organisateurs de la manifestation.

8. En prononçant ainsi, alors que ni l'article R. 610-5 du code pénal, ni aucune autre disposition légale ou réglementaire n'incrimine le seul fait de participer à une manifestation non déclarée, le tribunal a méconnu le texte susvisé et le principe ci-dessus rappelé.PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu d'examiner le second moyen de cassation proposé, la Cour :CASSE et ANNULE, en toutes ses dispositions, le jugement susvisé du tribunal de police de Metz, en date du 6 avril 2021, et pour qu'il soit à nouveau jugé, conformément à la loi »

https://www.radiofrance.fr/franceinter/pour-la-cour-de-cassation-participer-a-une-manifestation-non-declaree-n-est-pas-une-infraction-2110097

Culture et santé :

Les Vieux chantés par Brel

https://www.youtube.com/watch?v=jDh9UeoIOjA


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Pavé mis à jour le 2 Mai 2019

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  • Dates: du 11 juillet au 17 juillet 2022

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Bulletin Semaines 27-2022

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Édito (ou point fort de la semaine) : 

Expérience d’un service hospitalier amené à dysfonctionner.

Un samedi de juin, 19h, sur les iles Chausey, face à Granville, Mme Durand (le nom est changé) fait une chute brutale. Le SAMU intervient rapidement avec un hélicoptère et la blessée est transportée aux urgences de Granville : double fracture ! Mme Durand est orientée vers l’hôpital d’Avranches où elle est opérée dimanche vers 13h30 et rentre chez elle, près de Granville, à 21h30.

Lundi matin la patiente fait un malaise après une chute de tension : les pompiers la ramène aux urgences de Granville l’hôpital ne peut la garder pour la nuit et, en l’absence d’ambulance sur Granville ou Avranches, c’est une ambulance de St Hilaire du Harcouêt ( 55 km) qui la déposera chez elle à 2h30 du matin !

Rosine Leverrier.

La Coordination Nationale répond au docteur Braun

M. Braun ne triez pas les malades !

Le communiqué

Sommaire :

L’écho des comités :

 

CREIL - 60

7 juillet 2022 - Le tribunal annule l’arrêté de transfert de la maternité de Creil vers Senlis

La décision du tribunal

Une première victoire que Paul Cesbron, grand défenseur de la Maternité, aurait tellement appréciée !

LUÇON - 85

Vendredi 8 juillet c’était la 59ème mobilisation

Depuis la fin 2021 le comité mobilise tous les vendredis devant l’hôpital pour le défendre et défendre le droit à la santé de la population : population, professionnels, élus tous sont présents. Cette lutte imaginative et unie a permis de garder, jusqu’à aujourd’hui, un service des urgences.

LURE - 70

Des urgences qui vont mal

Le comité de vigilance 70 et la ville tirent la sonnette d’alarme

L’article de l’Est Républicain

ST PIERRE DES CORPS - 37

Une pétition, qui a recueilli 500 signatures, remise au Conseil Municipal pour défendre le Centre de Santé

Un rassemblement avait été appelé par le collectif 37 Notre santé en danger pour porter la pétition de défense du CMS pour qu'il réponde au mieux aux besoins de la population en complémentarité avec le nouveau centre Régional de Santé.

L’article sur le blog du collectif 37

GUINGAMP - 22

Samedi 2 juillet

Face aux menaces de fermeture de la maternité et de la chirurgie 500 personnes se sont rassemblées pour défendre un hôpital qui réponde aux besoins de la population

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guingamp-22200/nous-ne-lacherons-rien-a-guingamp-l-avenir-de-l-hopital-reste-incertain-50f7f1a4-fa06-11ec-a7ca-214c8c56deac

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guingamp-22200/a-guingamp-une-manifestation-pour-defendre-l-hopital-98081d70-fa02-11ec-a7ca-214c8c56dea

https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/guingamp/a-guingamp-la-manifestation-pour-l-hopital-rassemble-entre-300-et-500-participants-02-07-2022-13094318.php

https://www.letelegramme.fr/bretagne/avenir-de-l-hopital-de-guingamp-le-rapport-devoile-le-5-juillet-nouvelle-manifestation-le-2-juillet-29-06-2022-13090115.php

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guingamp-22200/hopital-de-guingamp-l-agglomeration-prepare-son-contre-rapport-3427280e-76f0-11ec-9310-33052aa5b842

Autres infos locales :

QUIMPER - 29

Rassemblement devant l’EHPAD Ty Creach le 5 juillet

Le personnel demandait des professionnels supplémentaires pour accueillir les résidents.
Il a reçu le soutien d’une partie d’entre eux et de leur famille.

Manifestation devant les Urgences de l’hôpital à l’appel des syndicats CGT, SUD et CFDT

Dossiers :

PSYCHIATRIE

Souffrez et déprimez en paix, bonnes gens, le néolibéralisme veille.

Le communiqué de l’USP

Une enquête sur l’hôpital psychiatrique du CHU de Tours

Sur le site de RFI

Le service de psychiatrie de Tours en grève

HÔPITAL

L’hôpital à la dérive depuis 20 ans : une analyse de Bernard Granger (psychiatre) et Frédéric Pierru

Podcast sur le site de France Culture

Culture et santé :

Les Vieux chantés par Brel

https://www.youtube.com/watch?v=jDh9UeoIOjA


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  • Semaines: 27
  • Dates: du 3 juillet au 10 juillet 2022

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Bulletin Semaines 26-2022

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Édito (ou point fort de la semaine) : 

Le 31 mai 2022, au vu de la crise des Urgences, Madame BOURGUIGNON, alors ministre de la Santé confiait au docteur François BRAUN, président de SAMU – Urgences de France, une mission flash pour identifier les dysfonctionnements et leurs facteurs explicatifs c’est-à-dire d’inventorier ce que les soignants dénoncent de façon constante depuis 2019 sans être entendus.

Elle demandait aussi à la mission de proposer des solutions pragmatiques et rapidement applicables afin de constituer une boîte à outils opérationnelle ce qui donne à penser qu’un tel instrument de gouvernance faisait défaut malgré l’ancienneté et la durée de la crise.

La mission constate que la densité médicale est passée de 79,8 à 77,8 médecins pour 100 000 habitants en 5 ans avec de fortes disparités territoriales. Dans cet accroissement des déserts médicaux en ville et à l’hôpital et dans le fait « que les plus fortes difficultés des services d’urgences ne concernent pas systématiquement les départements les moins bien dotés en médecins libéraux » elle voit « un potentiel à exploiter »., vision que l’on a du mal à partager.

Alors que trop souvent les services d’urgences sont le seul recours possible en cas de besoin de soins certaines recommandations de la boîte à outils semblent pour le moins inappropriées.

C’est le cas par exemple de la recommandation n°23. Il sera difficile de « réguler les admissions par organisation d’un triage paramédical à l’entrée » alors que les services d’urgence peinent à fonctionner et même parfois à rester ouverts faute d’effectifs suffisants. Généraliser « la régulation médicale préalable systématique par le 15 et les Services d’Accès aux Soins (SAMU/SAS) » consiste à déplacer le problème mais ne le résoudra pas quand, sur de nombreux territoires et à de nombreux moments, les services d’urgence sont la seule offre accessible.

« Organiser la permanence des soins en établissement de santé à l’échelle d’un territoire en associant les spécialistes privés et publics sous la coordination de l’ARS » (Recommandation n° 25) est un vœu pieu quand on est en zone sous-dense et/ou que des postes d’urgentistes restent durablement non pourvus à l’hôpital.

« Redéployer les véhicules légers infirmiers des sapeurs-pompiers en fonction des besoins de la population – Zones blanches » (recommandation n° 21),ou « autoriser la suspension d'activité partielle d'un Service d’Urgence dans une logique territoriale » (recommandation n°24) ne sont pas non plus de nature à améliorer la réponse aux attentes.

Une recommandation essentielle aurait été que la recherche de solutions et leur mise en œuvre associent étroitement aux décisions les représentants des professionnels de santé, des citoyens et des territoires mais manifestement cela n’a même pas effleuré la mission flash.

Roland Vachon.

Sur le même sujet :

L’analyse de la fédération Santé et action sociale de la CGT

Le communiqué


Sur BFMTV

la-méthodologie-est-mauvaise


Sur Franceinfo l’interview de Christophe PRUDHOMME,
porte-parole de l’Association des Médecins Urgentistes de France


L’interview

Dans le même temps la Première Ministre retient toutes les propositions du rapport

L’article

Sommaire :

L’écho des comités :

 

TOURS

Malgré la mobilisation des personnels et des usagers et une réunion de concertation la direction du CHU maintient son objectif de suppression de lits de psychiatrie.



Le communiqué du comité



SARLAT -

Le comité plaide pour le service des urgences et pour son personnel

Le communiqué



Le service sera fermé pendant 24 h ce week-end faute de médecins

 

L’article



DOLE - 25

Le service des urgences va fermer mais un urgentiste restera affecté au Smur, la ligne mobile d'intervention d'urgence. La pénurie d'urgentistes est en cause.


L’article

 

 

Autres infos locales :




ORLEANS - 45

Témoignages de soignants sur la situation aux Urgences du Centre Hospitalier



La vidéo




MEULAN -78

La maternité qui assure 900 accouchements par an fermera en août faute de personnel.

 

L’article



FLEURY LES AUBRAIS - 45

Fermeture de lits et manque de personnel. Les soignants en psychiatrie au bord de la rupture.


L’article



NORD DEUX-SEVRES - 79

Le centre hospitalier nord Deux-Sèvres, contraint de procéder à la fermeture de 37 lits de Soins de suite et de réadaptation (SSR) dès le 1erjuillet et au moins jusqu'au 17 juillet en raison d'un manque d'effectifs.



Dossiers :



PSYCHIATRIE


Quatre organisations appellent à la grève pour la sauvegarde des services de psychiatrie



Le communiqué



Avec le soutien du Syndicat National des Médecins Hospitaliers Force Ouvrière

 

Le communiqué de soutien




Maternités

L’Organisation Nationale Syndicale des Sages-Femmes alertent sur l’évolution de la situation à l’hôpital et en libéral.

 

Le communiqué




Pour un service public territorial de santé

Nouvelle contribution à RESPUBLICA au sujet de la santé de la part de deux auteurs, Frédérick Stambach (médecin généraliste) et Julien Vernaudon (gériatre hospitalier).



L’article




RADIOLOGIE

Après les cliniques privées, les EHPAD, les plateformes de biologie médicale et plus récemment les maisons médicales, les fonds d’investissement s’intéressent maintenant aux cabinets de radiologie. Parallèlement la dégradation de l’hôpital public se poursuit sans correctif de la part des autorités sanitaires.

L’Académie de Médecine tire la sonnette d’alarme.

 

L’article

 

 

Culture et santé :

 

l’humour-un-puissant-mecanisme-d’adaptation-face-a-la-crise/


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Pavé mis à jour le 2 Mai 2019

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  • Dates: du 27 juin au 2 juillet 2022

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